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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » La Fiction à France Culture

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La Fiction à France Culture    Page 39 sur 39

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Curly 


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La radio sauvera le moooooooooooooooooooooooonde - Dim 03 Juil 2022, 11:14

Philippe Garbit parti, plus de grands feuilletons d'aventures. Finis les Mystérieux docteur Cornélius, Mystère de la chambre jaune, Comte de Monte-Cristo, feuilletons puisés dans les programmes des années 70/80, période où la fiction sur France Cu, riche, variée, avait les moyens de ses ambitions.

Retour à l'Histoire, à la politique, avec pour l'été 2022 un grand feuilleton politico-historique une fois de plus présenté comme s'il était tout frais de cette année. Mensonge par omission comme d'habitude. Le feuilleton, de quand date-t-il ? En l'absence de date, la direction peut semer le doute, mais, et c'est le plus probable, peut ne pas en semer du tout dans l'esprit de nombreux auditeurs qui vont tout simplement penser que ça va de soi, c'est du tout frais pondu pour cet été.


Les vraies nouveautés de cet été sur le plan fiction, ce sont encore, une nouvelle fois, les fameuses lectures sinistres et en public du festiv' d'Av'.
Entre les "Textes nus" de Claude Santelli des années 80 et ça, quel grand écart, calamitas... calamitas... Faut avoir du courage, ou alors être inconscient, ou alors encore penser que la fiction radio est forcément chiante, forcément politique, souvent mal jouée, et forcément à partir de textes qui doivent tous dire quelque chose de notre aujourd'hui qu'ils prennent à bras le corps. Parce que c'est la Ligne Générale.
Le texte écrit par la direction et la cheffe de ce qui reste du département fiction, surtout par la première dont on retrouve ici le style inimitable, pour présenter cet ensemble de huit lectures est une fois de plus pompeux à souhait, balançant à la volée les formules les plus prétentieuses pour masquer la misère, et éviter que les éventuels lecteurs de ce bidule se rendent comptent qu'ils se font enfumer.

"ambition de toucher tous les publics...
Notre monde a plus que jamais besoin de récits…
Et le sens que nous entendons leur donner est une nécessité pour lutter contre tous les bouleversements qui fragilisent nos sociétés : guerres, catastrophes climatiques, pauvreté, exils.
Les poètes, écrivains, dramaturges, mais aussi les acteurs et les musiciens (...) Ce qui les relie, c’est leur extrême attention au monde qui est le nôtre. Ils et elles témoignent du désir de justice et d’humanité, et nous rappellent à la vie. C’est pourquoi nous aimons convoquer chaque soir de juillet un public nombreux, imaginant pour chacun d’entre vous des alliances et des rencontres inattendues, des promesses d’émotions et de partage
 »
Il manque à ce texte un accompagnement musical. Le final de la neuvième ? La Marseillaise ? Ou, pourquoi pas, L'Internationale ?

Pour les noms qui ont l'honneur de figurer dans cette programmation, nous reconnaîtrons toujours les mêmes, comme si l'esprit d'ouverture interdisait tout autre nom que ceux qui tournent déjà en rond toute l'année sur la même radio, comme si en dehors d'eux il n'existait personne d'autre.
Donc, Svetlana Alexexievitch, Erri de Luca, Keren Ann (qui vadrouille comme chez elle sur tout le Radio France Group), Denis Lavant (La poésie sauvera le monde, rien que ça), Sofiane Zermani au jeu si puissant - tout le parc à huîtres de la baie de Cancale en est violemment jaloux - qu'il revient chaque année (c'est un rappeur, donc il attirerait des jeunes), Anne Sibran (deux feuilletons ces dernières années, dont un diffusé deux fois), Daniel Auteuil, acteur connu, qui peut faire n'importe quoi n'importe comment because c'est Daniel Auteuil, et Philippe Sands, qui vient pré-vendre avec sa lecture son livre à paraître en septembre. Oui, parce qu'il vient en lire quelques extraits choisis. Opération promo...
Le partenariat avec les Inrockuptibles vient couronner l'ensemble de l’œuvre.
Comme une grosse partie de la presse écrite pointe son nez partenarial dans l'une ou l'autre émission de France Cu, le service après-vente est garanti, l'article promo de quelques lignes mais élogieux sera au rendez-vous, peu importe la qualité radiophonique des zémissions.

Retour au feuilleton d'été, qui est donc un feuilleton politico-historique datant de 2001, adaptation en 60 épisodes de 20 mn de « Vie et destin » de Vassili Grossman.
Vassili Grossman est un tube de France Cu : 20 émissions tout ou partie sur cet auteur entre 2020 et 2022, et pas moins de 40 entre 2010 et 2019.
Il est donc logique qu'un esprit fermé continue à faire tourner dans la grille Vassili Grossman, même l'été.
Le feuilleton date de 2001. A cette date, le budget fiction de la chaîne avait déjà fortement fondu au soleil de l'actu. Ce « Vie et destin » est constitué d'une lecture de passages choisis (un lecteur pour la narration + dialogues joués par des acteurs). Mais ce n'est pas ainsi que cela va nous être présenté : sur le site on nous parle d'adaptation et non de morceaux choisis (si l'on écoute le générique de fin, il est bien question de passages choisis et non d'adaptation).
Pour assurer la cohérence des 60 épisodes, plusieurs acteurs vont se relayer pour assurer la voix du narrateur : Denis Lavant (surprise !), Anne Alvaro, Andrej Seweryn, Christiane Cohendy, Pierre Santini...
Des voix dites de prestige pour vendre le tout, pour qu'on oublie le manque d'ambition de l'ensemble, pour masquer l'absence d'adaptation. Parce que dans le récit du narrateur de nombreuses scènes auraient pu se prêter facilement à une adaptation radio, que le manque de moyens a totalement empêchée.

Mais ne croyez rien à ce que je viens d'écrire, ne vous fiez pas à vos oreilles mal embouchées. La direction nous certifie que la fiction n'a jamais été aussi flamboyante que depuis que la direction actuelle directionne.  Et si elle nous le certifie, c'est que c'est vrai. Discutez pas. Admirez.

Curly 

Curly

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La reine Margot - Mar 06 Sep 2022, 19:08

Cette année, France Culture a annoncé deux nouveaux feuilletons. On ne peut pas dire que le choix soit d'une folle originalité.
"Illusions perdues" de Balzac, pour surfer sur le succès de la récente adaptation cinéma, et "La reine Margot", parce que commémoration des 450 ans du massacre de la Saint Barthélémy. C'est ce que l'on peut supposer, puisqu'une série documentaire sur ce massacre a été proposée dans la semaine de rentrée.
On peut supposer aussi qu'à part ces deux adaptations, nous aurons en guise de feuilletons des lectures d'extraits (et plein de rediffusions) puisque c'est ce qu'est devenu en gros la case feuilleton depuis quelques années.
Le début du premier épisode montre que l'adaptation a juste redécoupé le texte. Le rôle dévolu à la narratrice est considérable, des pans entiers de la narration du roman se retrouvent tels quels. Le même choix avait été fait dans les précédentes adaptations, je pense en particulier à Germinal.
Le premier épisode : une longue narration entrecoupée de quelques dialogues. Il semblerait que France Culture ait mis quelques moyens dans ce feuilleton, tourné en décors naturels. Quelques photos du tournage sont visibles sur le site.
L'interprétation n'est pas calamiteuse, on a entendu tellement pire sur cette chaîne récemment... mais pas non plus de quoi s'exalter outre mesure.
La réalisation a beau être soignée, c'est l'ennui qui domine. Encore une fois, serait-on aussi indulgent avec une adaptation au cinéma qui baignerait autant dans la mollesse ?
France Culture a tellement habitué ces dernières années ses auditeurs à se réjouir de presque rien (et souvent à se réjouir de moins que rien), qu'à la radio l'on en est à accepter avec enthousiasme une interprétation moyenne et une adaptation peu inventive. Plutôt qu'adaptation, on pourrait parler de redécoupage du texte de Dumas, ce serait plus honnête.

A titre de comparaison, voici le début de cette "Reine Margot" (2022), [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13026-29.08.2022-ITEMA_23115867-2022C3480E0047-21.mp3" debut="00:00" fin="06:24"]

et le début d'une autre adaptation de Dumas,  "Le Comte de Monte-Cristo" (1980) [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11495-02.07.2018-ITEMA_21740431-0.mp3" debut="01:17" fin="06:21"]

A vous de trouver lequel des deux est académique, poussiéreux.

Philaunet En ligne

Philaunet
Admin

383
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Franz Liszt pour les enfants ? - Mer 21 Sep 2022, 14:05

Très curieux : cet "Atelier fiction", "Le plus grand pianiste de tous les temps " de Christophe Fiat diffusé le 9 janvier 2021, ne signale pas l'âge du public auquel il s'adresse et qu'on évalue, après écoute (pénible) des dix premières minutes, entre 5 et 10 ans.

La Fiction à France Culture - Page 39 Scree159
Résumé
"Franz Liszt raconté par Christophe Fiat, ou la naissance d’une star en plein 19ème siècle avant l’invention des icônes de la pop"
Le fichier n'est plus disponible à l'écoute, ce qui est rare pour cette émission. Une future commercialisation en audio-livre ? Cela ne lésera aucun auditeur ayant dépassé l'âge d'aller à l'école primaire.

Les adultes se tourneront vers les archives de la RTBF et les "Voyages" d'Axelle Thiry, s'il existe une bourse d'échanges d'émissions ou des recoins d'Internet qui proposent ces émissions :
  • Franz Liszt et Marie d'Agoult en Italie 13 août 2018
  • Liszt à Weimar, 02 août 2015
  • Liszt à Prague, Leipzig et Londres, le 15 février 2015
  • Franz Liszt et Marie d'Agoult, le 30 juin 2013
  • Franz Liszt en Italie, le  29 septembre 2013

Curly 

Curly

384
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L'atelier fiction, fin - Jeu 22 Sep 2022, 18:34

Dans Téléram', une information peu surprenante. La création radiophonique agonise, et chaque année la direction de la Ligne Générale l'achève un peu plus. L'Atelier fiction est supprimé.
Difficile de le regretter, il était déjà la cinquième roue du carrosse tout actu/tout promo/tout politique de la radio des idées. Sa programmation était misérable, ça sentait la fin de vie.  Peut-être n'était-ce qu'en vue de son arrêt définitif que la misère régnait en reine.

Donc Téléram' nous apprend que
Depuis la rentrée, L’atelier fiction de France Culture a fermé ses portes. Sur la grille depuis dix ans, cette heure consacrée aux textes fictionnels contemporains est suspendue. Non pas supprimée, mais suspendue, insiste la direction de la station. À la place, le samedi, de 23 heures à minuit, les auditeurs et auditrices pourront entendre l’épisode de Toute une vie déjà diffusé le même jour à 15 heures.
Les réalisateurs et réalisatrices ont appris la nouvelle par mail quelques jours avant la rentrée.

Réponse de la direction :
la direction veut rassurer auditeurs et réalisateurs et assure réfléchir à “réalimenter cette tranche” de création et de défrichage.

Cela rappelle l'histoire des Papous. La soi-disant réflexion s'était terminée, après une nouvelle émission nullissime qui fut vite supprimée, par une nouvelle émission d'entretiens planplan avec les mêmes invités que ceux qui tournent déjà dans la semaine dans la grille.
Contrairement à ce qu'affirme l'article par la suite, ces ateliers n'étaient pas à proprement parler des plaisirs d'écoute. Nous sommes dans Téléram', ne l'oublions pas, et les techniciens concernés ne vont pas cracher dans la soupe.
Pourtant, tout indique que cette suppression brutale dès la rentrée (cf les Papous) ne sera pas suivie d'une nouvelle (et meilleure) émission de création, mais d'une installation provisoirement définitive d'une rediffusion. Le programme du ouik-end est maintenant aligné sur celui de la semaine : à partir de 23h, c'est redif'.
L'annonce brutale, juste avant la rentrée, est visiblement bien calculée, elle rappelle la technique de management décrite dans l'article de Libé du 22.

Cette décision affaiblit plus encore la création radio sur France Cu, comme si c'était encore possible.
Les podcasts originaux de la rentrée sont des copiés-collés de France Inter, et les thématiques de la trouille, du fait divers crasseux, de la catastrophe, de la lutte des classes, se sont répandues sur la grille de manière plus appuyée encore que les années précédentes, qui étaient dans le genre déjà pas mal du tout.

Que cette affaire oblige Radio France à recadrer France Cu pour en refaire une radio culturelle est peu probable : la dégradation de France Cu a commencé il y a plus de vingt ans, et l'amélioration de la qualité de ses programmes ne semble pas préoccuper Libé, ni les autres journaux qui ont relayé l'enquête, surtout Téléram', qui dans son article-relais de Libé, persiste et signe :
Riche de programmes éclectiques, exigeants et pédagogiques, la station réunit chaque jour plus de 1,6 million d’auditeurs (selon les chiffres de Médiamétrie sur la période avril-juin 2022), soit son meilleur score en vingt ans.

Les programmes riches et éclectiques, c'est-à-dire les débats d'actu sur toujours les mêmes sujets et les entretiens promo avec toujours les mêmes artiss' peuvent continuer à tourner, il semblerait que ce soit sans rapport avec le management de l'équipe de direction.

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Re: La Fiction à France Culture -

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