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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » La poésie à France Culture

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Accueil / France Culture

La poésie à France Culture    Page 7 sur 7

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Philaunet 


Admin

61
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''Qui couche assez tranquillement avec son père'' - Sam 06 Fév 2021, 11:44

Une seule émission sur la poésie chaque semaine à France Culture, et il fallait consacrer une heure entière à une seule "poétesse, romancière, essayiste et militante féministe américaine" (Wiki), " écrivain féministe pro-sexe" (Babelio + bio ), "adepte de la French Theory " (FC), admirée par Virginie Despentes (sur France Inter 2015).

Pour cela, comité restreint exclusivement féminin, comme souvent à France Culture, où l'on ne tarit  pas d'éloges sur K. Acker (de voix discordante ou de nuance, point).

Sur les pas de Kathy Acker le 05/02/2021.

Présentation : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-05.02.2021-ITEMA_22565064-2021C23850S0036.mp3" debut="01:57" fin="03:00"]

"Résumé du roman" Sang et stupre au lycée [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-05.02.2021-ITEMA_22565064-2021C23850S0036.mp3" debut="11:32" fin="13:01"]

Interview de K.A avec Laure Adler (apprécions les mots anglais de cette dernière, niveau France Culture normal Smile) en 1985 [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-05.02.2021-ITEMA_22565064-2021C23850S0036.mp3" debut="21:18" fin="24:40"]
Avec Laurence Viallet, éditrice de Sang et stupre au lycée de Kathy Acker,  Laure Limongi, auteure d’Indociles (Editions Léo Scheer), manifeste esthétique dans lequel elle évoque Kathy Acker et sa capacité à renouveler sans cesse la forme et les codes et Catherine Corringer, performeuse, actrice et réalisatrice d’un cinéma résolument queer.
C'était un petit coup de projecteur sur une personnalité incarnant la poésie à France Culture. Pas inintéressant.

Curly 

Curly

62
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Ego surdimensionné cherche universalité pour repenser le vivant - Jeu 13 Mai 2021, 11:39

Si l’on en juge le nombre d’invitations, Nastassja Martin est une penseuse majeure pas seulement du vivant en train de se repenser mais aussi du XXIème siècle.
Voyez plutôt :
                    
                                                                                        La poésie à France Culture - Page 7 1191
                                                                                        La poésie à France Culture - Page 7 2130
                                                                                        La poésie à France Culture - Page 7 3117

Mais revenons en haut, et à l’adaptation de son nœuvre ultra promue : Croire aux fauves , un récit à la fois poétique et politique. Whaaaa ! Les deux pour le prix d’un, mais on fonce, allonzi !
Nous avons sacrément envie de picorer un bout de vivant dans cet atelier fiction, lecture d’extraits dits par une voix sèche, qui tente d’allier poétique et politique sans s’emmêler les pinceaux ni les cordes vocales.

1ère minute :
« Car je fus longtemps garçon et fille, arbre et oiseau, et poisson perdu dans la mer »
Le vivant ne fait qu’un, et si vous avez compris cette belle parole poétique, c’est que vous avez tout compris, vous n’avez plus qu’à plonger dans la poésie qui se repense. Ce n’est ni de la poésie symboliste, ni de la poésie romantique et encore moins surréaliste, mais de la poésie de l’école naïve niveau primaire. Mais après réflexion, je trouve que c’est cruel pour les écoliers du primaire. Donc pas de niveau du tout.

5ème minute : Il est temps de rappeler que l’expérience est celle de l’autrisse qui s’est fait complètement repenser par un ours dans les montagnes du Kamtchatka, et qui s’est fait conséquemment repanser à l’hosto.
« C’est une vieille femme qui ferme mes plaies. Avec une infinie précaution je la vois manier le fil et l’aiguille. Puis passé le stade de la douleur je ne sens plus rien mais je suis toujours consciente. Je n’en perds pas une goutte. Je suis lucide au-delà de mon humanité. »
Nous voyons à quel point le vivant, tout le vivant, est la principale préoccupation de la narratrisse. A quel point cette expérience intime devient universelle quelque part. Que le « je » peut devenir un « nous » à condition de ne pas plier. Jeu de mots lamentable vous conviendrez, mais il n’en est pas moins ni poétique ni politique.
Comme on cause humour, la phrase « je n’en perds pas une goutte » n’en manque pas, ou alors l’autrisse a fait exprès de ne pas faire exprès de faire une blaguounette entre deux passages au-delà de son humanité.

10ème minute :
« En atteignant brutalement mon estomac la bouillie me fait hurler de douleur. L’infirmière cheffe alertée par mes cris entre dans la salle, s’approche et rabroue sa cadette qui me lance un regard assassin. Je me dis qu’elles me font payer cher ma survie de femme face à l’ours. »
Vous avez compris que l’héroïne est à l’hosto et que les infirmières la prennent pour une buse qu’a un peu cherché les emmerdes en se jetant dans la gueule de l’ours. L’héroïne de son lit observe les jeux de pouvoirs entre les Hommes, ici les infirmières. Elle partage son temps entre la réflexion et la douleur. C’est la partie politique du truc.

15ème minute :
« Cela fait plusieurs jours que je demande qu’on me rende mes effets, mon téléphone surtout, pour pouvoir appeler ma famille. Sans succès. Pourtant ce jour-là l’assistant du médecin chef fait son entrée en trombe et s’avance vers mon lit: ‘’Tu connais un certain Charles ?’’ L’espoir renaît d’un coup. Mes mots s’emballent alors que je tente de lui expliquer. Charles, mon compagnon de recherche, mon ami, mon camarade au laboratoire d’anthropologie sociale. »
Vous avez le droit de ne pas trouver ce texte suffisamment poétique. Je vous l’accorde, bien que je n’en panse pas moins.

20ème minute :
« Non, rien n’est sa faute. Ce qu’il a fait, il a guidé mes pas pour que j’aille au devant de mon rêve. Daria elle aussi a toujours su. Elle sait qu’il me visite quand je dors. Je lui raconte au petit matin les ours de ma nuit, familiers, hostiles, drôles, pernicieux, affectueux, inquiétants. Elle écoute en silence. »
L’inconvénient lorsque vous subissez un trauma, c’est que ça affecte votre inconscient de manière durable. Votre conscient aussi, mais ça c’est trop fastoche. Alors après le choc, c’est le cirque aux ours dans la tête de l’aventurière. C’était fatal. Admirez seulement la poésie qui fouette grave dans ce passage, comme dans les autres non reproduits ici parce que j’ai pas que ça à foutre.

25ème minute :

« Les analyses post-opératoires sont bonnes. Nous nous préparons à plier bagage pour rentrer en France. Ma mère et moi passons des heures à discuter pour savoir dans quel hôpital il serait préférable que je sois transférée. »
Ce passage n’est ni politique ni poétique. Ç’aurait pu être un journal intime, mais ça ne l’est pas, parce que ça nous parle à tous à nous les vivants. Il faudrait juste, afin qu’il devienne vraiment universel, qu’il soit traduit en langage des plantes et en langage des animaux. Sûr que ça les passionnerait autant que nous.

30ème minute :

« L’informe se précise, se dessine, se redéfinit tranquillement, brutalement. Désinnervée, réinnervée, mélangée, fusionnée, griffée. »
L’alliance des contraires, l’alliage savant des oppositions fait tout le sel de ce passage excessivement original. La référence finale aux griffures reste à décrypter. Poil au nez.

35ème minute :
« De grosses larmes roulent sur les joues de ma mère. Je suis revenue hier, nous sommes à table, il est midi. Je ne sais pas lui annoncer autrement que d’une façon brutale. La délicatesse n’a pas toujours été mon fort.
- Je vais repartir là-bas.
- Quand ?
- Dans deux s’maines. Je suis hors infection, les radiographies sont bonnes et ne prêtent pas à confusion. »
Et nous, que ressentons-nous ? Nous pleurons avec la mère, et nous admirons le courage de notre héroïne qui en recevant l’ours en pleine poire a eu la Révélation. Le passage est violent, l’écriture est austère, mais nous avons basculé sec dans le religieux. La religion du vivant, faut pas rigoler avec. Vous la recevez de par un ours, et elle ne vous quitte plus.

40ème minute :
« Je ne sais pas où je vais, peut-être nulle part. Je suis dans une tanière, et ça me suffit. Je prends la mesure de l’immensité autour et des minuscules gestes du quotidien à l’intérieur. Expression d’une patience infinie propre aux humains qui se tiennent au chaud en attendant l’explosion du printemps. »
Superbe métaphore de notre misère humaine. Après avoir été atomisée par un ours, voilà notre héroïne prête à se prendre l’explosion du printemps en pleine gueule. Quel courage.

45ème minute :
« Lorsque Daria dit que les ours en me rendant saine et sauve au monde des humains leur ont fait un cadeau, l’ours et moi devenons une fois de plus l’expression d’autre chose que nous même. »
Le meilleur moyen pour qu’on gobe avec admiration son aventure extraordinaire est de faire passer son ego surdimensionné pour l’expression d’une universalité qui va parler au dedans de chacun de nous. Et voilà, le tour est joué.

50ème minute :
« J’ouvre les yeux. La respiration des garçons est constante. Il fait encore nuit. Daria est allongée près de moi qui m’observe, les yeux ouverts.
- Tu as rêvé, elle chuchote.
- Oui.
- Qu’as-tu vu cette fois ?
- Des chevaux. Des centaines de chevaux dans la neige.
- Bien, elle dit. Les chevaux, c’est toujours bon signe. Ils ne sont pas loin. Ils te parlent.
- Ils n’ont rien dit, je réponds.
- Ce n’est pas avec des mots qu’ils parlent, parce que tu ne les auraient pas compris. Si tu les a vus, c’est qu’ils te parlent. »
La symbolique des rêves est un puits poétique sans fond. Notre aventurière de l’extrême progresse, elle ne se contente plus des ours, il lui faut aussi des dadas.
Décryptons les symboles : c’est la symbiose avec la nature (les ch’vaux, la neige), et la communion avec icelle.
Le point info : les animaux ne parlent pas, ils vont pas vous réciter l’appel du 18 juin comme ça, sans filet, en français. Les animaux, ça parle pas avec des mots à nous, bien que ça communique quand même. Vous m’encadrez ça en rouge svp, c’est super important, vous me l’apprenez pour la prochaine fois.

55ème minute :
« Je marche sur ce plateau d’altitude aride sur lequel je n’ai à priori rien à faire. Je sors du glacier. Je descends du volcan. Derrière moi la fumée créé (sic) un halo de nuages. Je m’imagine seule, pour toute les raisons personnelles, historiques et sociales que l’on sait. Mais pourtant je ne le suis pas. Un ours, tout aussi déboussolé que moi se promène lui aussi sur ces hauteurs, où il n’a rien à faire non plus. Il est presque comme un alpiniste alors. C’est vrai, que fait-il là ? (…) Alors qu’il pourrait être en pleine forêt en train de pêcher. Nous tombons l’un sur l’autre. Si le kairos doit avoir une dimension, c’est celle-ci. »
A quoi voit-on que nous arrivons à la fin de cette aventure spirituelle quoique physique aussi quand même ? A ce que notre aventurière de l’extrême ne se fait plus fracasser par l’ours, mais ne fait presque (je dis bien presque) plus qu’un avec l’ours, avec la nature, parce qu’enfin elle a découvert qu’elle en faisait partie ! Alléluia !
Le vivant qui se repense a été enfin repensé !

Curly 

Curly

63
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Testez vos connaissances de la correspondance Pingeot/Mitterrand - Ven 21 Mai 2021, 15:03

France Culture s’intéresse aux grandes œuvres littéraires de notre temps.
Par exemple la correspondance entre François Mitterrand & Anne Pingeot.
Apprenons à avoir les idées claires, à trier le fake de l'ivraie.
Petit jeu. Parmi les extraits de la correspondance, des répliques des "Feux de l'amour" se sont malencontreusement glissées. Saurez-vous les retrouver ?
Attention il y a des pièges. Plein.

« Souviens toi de cette nuit, c’est la promesse de l’infini. C’est une promesse qui vient récompenser le courage de ceux qui ont affrontés seuls tant d’années. C’est la preuve de la confiance entre deux êtres qui est le fondement même de l’amour. C’est un effort de volonté pour oublier et s’affranchir des peines du passé. C’est un serment qui lie deux âmes à l’exclusion de toute autre. »

« Je suis profondément heureuse. Moments merveilleux de la vie qui émerge enfin de l'inconscience. »

« Je m'en veux du mal que je te fais. J'ai pourtant le sentiment de t'apporter plus que tu ne le dis, plus que tu ne le crois. J'ai envie de le hurler. Tu sais bien que je t'aime. Et puis c'est tout. Il pleut, il pleut à crever le cœur. C'est le moment de croire au soleil. »

« Chaque trait de ton visage était gravé à jamais, j’ai traversé le temps pour toi, je t’aime tu es la seule que j’aime. »

« Lune de mes jours, soleil étoilé de ma vie.»

« Le souvenir de ce bonheur qui est grand, solide, bon. »

« Un jour la mer aura emporté tout le sable. Les océans s’assécheront, et le soleil s’éteindra. Mais quand ce jour viendra, je t’aimerai encore. Mon amour sera éternel. »

« Le temps guérit toutes les blessures. Tous autant que nous sommes nous voulons plus de temps. Du temps pour se relever, du temps pour grandir, du temps pour lâcher prise. Du temps. »

« Envie de penser à autre chose. De l'eau qui descend en torrent sur la roche, du ciel profond. Toi, près de moi, marchant parmi les herbes fleurs de juin, ton beau regard vert, et la passion, le plaisir. La paix d'un après midi de bonheur. »

Réponses : jamais, débrouillez-vous.

Philaunet 

Philaunet
Admin

64
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Re: La poésie à France Culture - Ven 21 Mai 2021, 22:40

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t731p60-la-poesie-a-france-culture#37034) a écrit:France Culture s’intéresse aux grandes œuvres littéraires de notre temps.
Par exemple la correspondance entre François Mitterrand & Anne Pingeot.
Apprenons à avoir les idées claires, à trier le fake de l'ivraie.
Petit jeu. Parmi les extraits de la correspondance, des répliques des "Feux de l'amour" se sont malencontreusement glissées. Saurez-vous les retrouver ?
(...)
Réponses : jamais, débrouillez-vous.
Il faut craindre que tout soit authentique, fautes comprises. Le temps manque pour faire un copié-collé de vérification.

Et c'est cela qui fait se pâmer d'admiration la directrice de France Culture et ses employées. On se pince.

Curly 

Curly

65
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Woke on The Wild Side - Ven 04 Juin 2021, 18:49

Art et Création présente
                                                                                                     Woke On The Wild Side

Avertissement :
Cet article est rigoureusement déconseillé aux Frédérics Martels.


France Culture vous invite en douceur à acheter le dernier Pléiade.
Enfin en douceur, c’est un euphémisme. On sent à peine l’invite.
L’auteur de ce pavé promotionnel est Frédéric Martel, un des hommes-sandouiches de la station.
Titre : « Jean Genet dans la Pléiade : un poète fabuleux et périlleux  »
Carrément un slogan pub. Fabuleux et périlleux.
Comment un poète peut-il être périlleux ?
Faites chier, je vous ai dit que c’était un slogan pub, pas une analyse de fond !
L’article-pub est maquillé en « enquête » parce que Martel pond du long. Mais du long pour les djeunes.
En intro : « Notre enquête (spoiler : âmes sensibles et esprit "woke" s’abstenir.) »
Ah ah ah, quel est le meilleur moyen d’attirer le max de lecteurs que d’annoncer que ça va croustiller ?
Les woke de tout poil vont au contraire adorer, parce qu’on les prévient que ça va croustiller, donc y’a plus aucun danger, le périlleux s’est fait la malle avant même d’avoir le temps de débouler.
Le début n’incite pas à aller plus loin. L’enquête – l’enquêquête - ce jeu de mot uniquement pour faire chier les woke et les âmes sensibles - tourne court.
Les romans de Genet sont comparés aux séries Netflix et autres. Balaise : du racolage direct. De là à dire que Martel fait le trottoir, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas car nous avons l’esprit woke. La provoc, c’est pas le genre de la maison.

Tiens, en parlant provoc : « Genet est sans doute, avec Proust et Camus, l’un des plus grands écrivains français du XXe siècle. A mes yeux, il dépasse d’une tête Céline, même s’il s’en rapproche avec ses emprunts littéraires à l’argot »
Mais c’est un article littéraire ou les résultats des courses à Longchamp ?

Nous ne savons plus. Et nous ne souhaitons pas répondre à cette provocation qui n’en est pas une puisque l’enquête nous invite non pas à gloser sur les résultats des courses, mais droit en librairie où vous allez acheter fissa le dernier Pléiade de Genet et que ça saute bouge toi le jeune qu’est-ce tu fous encore à me lire ?
Le reste de l’enquête ressemble à un tract publicitaire, ce qui est logique quand on connaît la passion de France Turture pour les tracts.
Ce qu’il faut retenir :
« première fois dans la Pléiade »
« Il fallut donc attendre longtemps cette Pléiade »
« une édition remarquable à la fois accessible et savante, avec un appareil de notes rigoureux, des notices efficaces et des variantes précises »
« entrée grandiose des romans de Genet sur papier millimétré et sous cuir marron « pleine peau » est (...) un évènement »

Mais attention, promo certes, mais sachons mettre un bémol à la clé :
« l’introduction, honorable mais scolaire, donne l’impression que ses auteurs universitarisés ont osé s’encanailler en employant les mots « enculer » et « bander » sans guillemets, pour épater le bourgeois et faire plus voyou ! (on s’interroge d’ailleurs sur les préfaces souvent « popotes » de la Pléiade alors qu’il faudrait peut-être penser à les confier à (...) par exemple un Michel Houellebecq, un Philippe Sollers ou un Édouard Louis pour Jean Genet). »

Mais pourquoi Martel, lui, met des guillemets ? Pourrait pas faire preuve un peu d’audace et les enlever. Ou alors les utilise-t-il juste pour faire du clic, puisqu’ici ils sont détachés de leur contexte, et trônent pour faire de la gonflette.
Alors que si on y pense une minute, bander c’est quelque part de la gonflette, et que si vous bandez avec guillemets, comment enculer correctement ?
Je pose la question, mais n’y répondez pas – malheureux ! - surtout sans vaseline.
Le name dropping racole grave, outre les suce-cités c’est le BVH  : Ivan Jablonka, Renaud Camus, Jean-Marie Le Pen, Maurice Sachs, Martin Heidegger, Jacques Mesrine, Tariq Ramadan, Agatha Christie… et même la série HBO « The Wire ». Stupéfiant.

Et cette obsession de Martel pour le woke, sachant que seuls les woke sont obsédés par le woke, les autres n’en ont strictement rien à secouer (je vous fais pas de dessin).
L’article reprend ce que l’ensemble de la presse avait déjà révélé au moment de la révélation du contenu des valoches que Genet avait laissées à Roland Dumas.
Une enquête qui va loin.
Et dont la conclusion is : « la parution de Genet en Pléiade est un évènement »
Un conseil de lecture ?
« Pour aller plus loin :
   • Jean Genet, Romans et poèmes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1590 p, avril 2021 (65 euros jusqu’au 30 septembre, 72 au-delà). 
»      
Quelle surprise !

A propos de woke, j’avais prévu de fracasser La compagnie des Poètes-Poètes, mais finalement, après une réflexion intense d’un millième de seconde, je trouve que La compagnie des Poètes-Poètes n’a nullement besoin de quiconque pour la fracasser, elle le fait très bien toute seule :
« Qu’est-ce qu’une femme poète ?
Comment appeler une femme poète?
(…) "Chaque mot prononcé est du terrain que nous gagnons." Aujourd'hui retour sur le  colloque / festival Poét.e.s.s.e.s, histoire, création, politique, qui a eu lieu en mai 2021, soutenu par l’École Normale Supérieure (ULM), l’Université Paris 8 et l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et s’est intégré dans une programmation culturelle plus large ayant réuni poètes, traducteur.rice.s, éditeur.rice.s, libraires et chercheur.euse.s autour de tables rondes, lectures, performances, ateliers d’écriture et de traduction, dans des lieux universitaires et culturels, afin de faire entendre les voix des poete.s.s.e.s d’hier et d’aujourd’hui.
 »
Ça donne vraiment une putain d’envie de poèter.

                                                                               

Curly 

Curly

66
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Charcuterie Thiebaut 19 r Xavée, 88200 REMIREMONT Prestations : traiteur, plat cuisiné, rôtisserie, Boucherie, Charcuterie, Cave à vins, Plats à emporter, plateau repas, boucher,...Produits : charcuterie artisanale, boeuf limousin, volaille, boudin noir.. - Ven 08 Oct 2021, 19:36

Quel est le comble du pathétique  ?
Sans hésiter : qu’un kronikeur sémillant et sinistre (c’est possible, commencez pas à gonfler), qui plus est fadasse, aseptisé, tout plat, encore plus plat qu’une crêpe, comme si c’était possible et pourtant c’est possible,  raconte à la radio un sketch des Monty Python comme si c’était la page 1345 des Pages Jaunes du département des Vosges. Je précise bien : la page 1345. La comparaison ne marche pas avec la page 1235, ni avec la 456, et encore moins avec la 760. Seuls ceux qui connaissent bien la page 1345 peuvent me comprendre. Pour les autres, imaginez que cette page est aussi drôle qu’un kronikeur sémillant & tcétéra qui raconterait à la radio un sketch des Monty Python. Est-ce plus clair ?
La clarté s’éclaircit encore plus si vous tombez sur un machin qui s’appelle « La pièce jointe », qui vient compléter la gnangnante émission dans laquelle elle est insérée.
Le kro (j’abrège) raconte celui du concours de résumés en 15 secondes de La Recherche de Proust. Pas la peine de vous le raconter, il y a une vidéo qui existe, suffit de la regarder.
Mais le kro estime que pour remplir ses quelques minutes d’expressions jointes il faut nous la raconter parce qu’on va rire.
Pas la peine d’épiloguer : un zozo qui vous raconte une scène d’un film drôle, rien de plus sinistre. Non, pas sinistre : pathétique, dont il est le comble.
Alors le zouzou nous passe la bande son, traduit le début, puis résume le concours de résumés. Le tout est ponctué des rires forcés de l'autre zozo dans le studio, qui fait la claque discretos.
Le kro nous décrit ce qu’on voit à l’image, traduit les titres anglais des tomes de Proust en français, ce qui est faut dire super sympa.
Il y a même une chorale qui chante dans le sketch, alors le kro nous lit le texte en v.o non sous-titré, ce qui n’est pas grave parce qu’il fait deux lignes.
Le comble est dépassé à la fin lorsque le krokro décide d’être aussi drôle en participant lui-même au concours et en nous invitant à y jouer chez nous. Le comble est dépassé, et maintenant perdu de vue loin derrière nous.
La fin de la kro n’est pas passée à l’antenne, faute de temps sans doute, mais le texte est visible sur site. Une belle histoire de masturbation, que les connaisseurs du sketch connaissent, et qui, si elle était passée à l’antenne, m’aurait permis de terminer mon billet par un trait d’humour scabreux à l’encontre du kronikeur et de la page 1345 des Pages Jaunes du département des Vosges.

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Re: La poésie à France Culture -

La poésie à France Culture     Page 7 sur 7

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