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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » La défaite de la culture (© Nessie)

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La défaite de la culture (© Nessie)    Page 6 sur 7

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Curly 


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Franzce Chulcture sauve la Chulture en rythme binaire - Jeu 23 Juil 2020, 11:59

Les extraits musicaux et l'image qui vont suivre vous sont offerts par La Série musicale d’été & Le monde des espions .

Tiens, un article sur la culture sur le site de FranceTructrure. Il est de nature sociologique, ce qui est étonnant.

La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 Sheila10

Alors comment les jeûûnes ont « consommé » de la culture ? Dans l’article on met bien les guillemets parce que le terme est vraiment moche, et puis l’auteur a mauvaise conscience à l’utiliser. Mais faut pas avoir peur gars ! Faut pas avoir peur ! Tu parles bien de consommation dans ton article, alors vazy, fonce, ne crains rien.

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13959-22.07.2020-ITEMA_22387347-2020C28978S0204-1779455909.mp3" debut="39:11" fin="40:01"]

L’article est construit en deux parties : thèse/antithèse, parce que c’est comme ça qu’on apprend en 3ème. Pitié n’allons pas complexifier les choses, les camemberts sont formels, les français aiment bien le binaire.
Première partie : les français ont une énorme envie de consommer de la culture, surtout les jeüünes. Mais, car il y a un mais qui permet de transiter vers l’antithèse, les jeüûnes ils foncent pas vers du consommé de Proust ou de Debussy, for example, non, il consomment du jeu vidéo et de la plateforme de forage de streaming, et du youtube en veux-tu en voilà. Mais mais mais… mais alors...les sites de cul sont logiquement considérés comme du consommé de culture, logique mon cher Watson. C’est du streaming en vidéo, non ?

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13959-22.07.2020-ITEMA_22387347-2020C28978S0204-1779455909.mp3" debut="56:33" fin="58:40"]

Deuxième partie : il y a fracture, eh bien oui mon Dieu, c’était fatal. La culture dite classique fout le camp, alors que faut-il faire ? Le public des concerts dits classiques vieillit, c’est une misère. Tout a une fin, et quand les vieux ne seront plus et que les jeunes seront vieux, que va-t-il se passer mon Dieu aide-moi vite, que va-t-il se passer ? Comment va-t-on faire pour faire apprécier autre chose que du hip hipitihop et du rap sans fromage ? PNL, ne nous abandonnez pas, devenez classique afin de résolver le problème .

Heureusement voici la synthèse, qui n’est hélas pas dans l’articulet. France Tructure innove, fait preuve de créativité, crée du puissant, du fort, du durable pour aider la culture dite classique qui part en sucette grave. Finies les émissions qui passent de la musique de cabinet pour rehausser les propos de l’invité, à tel point que  sa voix est paumée dans la daube.

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/20177-18.07.2020-ITEMA_22384968-2020C35412E0003-1779455909.mp3" debut="02:42" fin="03:43"]

Finies les émissions à thèmes avec chansons à thèmes déjà entendues ailleurs sur Nostalge, Nova et quecétéra, même les plus nulles parce qu'elles sont ton sur ton avec les blagues nulles second degré parce que c'est super trop cool. Finies les émissions de variétoches qui déboulent parce que France Inter n’en a pas voulu mais c’est pas grave on leur pompe de l’audimat, ça va déchirer sa race.
Oui, fini tout ça, vous l’aurez compris, France Tructrure a posé le bon diagnostic et veille à culturer la France afin que la consommation de culture classique reprenne dans tous les bons supermarchés.

Curly 

Curly

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Le Crime d'Orcival d'Emile Gaboriau, une enquête du GIEC - Lun 03 Aoû 2020, 20:39

Chic, diffusion du «Crime d’Orcival » , feuilleton en 18 épisodes de 1984 réalisé par Jeanne Rollin-Weisz
Générique minimaliste sur le site.
« Réalisation Jeanne Rolin-Weiss (sic)
Avec François Marthouret, Marie-Hélène Breillat,  Fred Personne
1ère diffusion du 13 août au 1er septembre 1984 »

Ah et puis aussi surtout ça

La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 Opera640

Alors pour info,
Henri Weitzmann est le nom du monsieur (comme il s'appelle Henri, c'est ce que je suppose) qui a adapté le roman d’Émile Gaboriau.

Il y a eu confusion avec

La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 Opera641

Après, la culture, à France Cutlture, en dehors du sociétal, du politique, et de l’éco, de la popolémique du moment qui clashe & buzze, ils connaissent moyen, faut pas leur en vouloir.

Petite info, les 18 épisodes sont déjà podcastables.

Curly 

Curly

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France Cultuuuure = la non-imagination au pouvoir - Ven 21 Aoû 2020, 20:00

Une Excellente nouvelle pour la rentrée :
Le Grand Mamamouchi de la Disputeuuuuh a donné un titre plus honnête à son émission :

La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 Opera652

Au moins, il n’y a pas tromperie sur la marchandise, Excellent choix de titre.
Avec ce retour aux affaires, on sait tout de suite qu’on est dans le business avant tout.
Définition de « affaires » = Ensemble des activités économiques et financières (Le P’tit Larousse)

Autre Excellente nouvelle, le Captain Iglo de la Méthode Scientifique joue à « Allez bandes d’auditeurs, trouvez-moi des idées parce que moi, a pus ».
Une station culturelle est censée faire « découvrir » des machins trucs aux auditeurs, et non leur servir sur un plateau pile ce qu’ils veulent entendre, c’est-à-dire toujours la même chose. Mais business is business, and audimamate is audimamate.
Donc voici la proposition :

La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 Opera650


Et voici le résultat ébouriffant d’originalité :

La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 Opera651

Curly 

Curly

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Le Croque-mort et la Chiffonnée - 1/2 - Mar 01 Sep 2020, 14:35

« Signes des temps
      Épisode : L’Irréconciliée : Fatima Daas, entre la loi du groupe et la tyrannie du désir »

Avant de jeter une oreille à la mixture, le titre.
« Signes des temps » = décryptage (ou mise en code ?) de l’actu, soit le concept des 3/4 des émissions de la station, qui laboure tous les titres possibles et inimaginables autour de cet unique concept original.

La colère : ça y en a être bon. Mais là aussi, il faut faire mieux, donc substantivons l’adjectif « irréconciliée », ça fait précieux et ridicule. Il y avait aussi « la Chiffonnée ». Dommage, je trouvais ça plus rigolo.
Pour rester dans la joie et la bonne humeur : « entre la loi du groupe et la tyrannie du désir » Ce qui signifie que la Chiffonnée se retrouve emprisonnée entre « la loi du groupe », et « la tyrannie du désir ». Elle est donc coincée dans le mur épais qui se trouve entre les deux cellules. C’est la double peine, la triple même si l’on y songe en son gîte.

J'ai déjà un coup de mou. Pause.


Dire dès le départ que le titre est légèrement putassier est excessivement raisonnable.
Générique de pub Tahiti douche et après un bonjour qui donne déjà le cafard, une intro de croque-mort : « Qu’est-ce qu’une identité ? Comment être soi, quand on est plusieurs choses sans se reconnaître dans aucune, comment faire concilier en soi, ce dont on hérite et ce que l’on croit choisir, l’ordre du groupe et la loi du désir, la nostalgie de l’appartenance et la quête d’autonomie ? »
Là-dessus il existe trois solutions afin de résoudre le problème :
- la pendaison
- suivre une psychanalyse, mais c’est cher, alors vaut mieux écrire un livre où l’on raconte sa life Chiffonnée en la romançant, c’est pareil et en plus ça rapporte des pépettes.
- devenir Dieu, et ça tombe bien pour une émission dominicale.

Puis, nous avons un texte unique qui lui aussi se dédouble. Sur le site il est écrit (verset 2) « Légitimes ou absurdes, ou les deux à la fois, ces questions sous-tendent une bonne part des débats autour du genre et de l’origine de la France post-attentats et post-mouvement MeToo. »
Mais le croque-mort dit (verset 2bis) « Légitimes ou absurdes, ou les deux à la fois, ces questions sous-tendent en tout cas une bonne part des débats de notre modernité et dans la France post-attentats et post-MeToo elles ont tacquis une acuité particulière autour des questions de genre et de religion. »
Une correction bienvenue.  J'en connais certains qui regretterons « les débats autour de l’origine de la France post-attentats et post-mouvement MeToo ».

Rien qu’après l’intro, qui fait passer le curé de la messe qui précède pour un joyeux luron, nous avons déjà envie d’en savoir plus, car notre curiosité est aiguisée, bien tranchante, mais pas pour découper le gigot du dimanche midi.

Fin de l’intro : présentation-promo du livre tout chiffonné.

Pause musicale sans ça je tiendrai pas.


Les deux protagonistes se disent bonjour, et le croque-mort déroule tout le CV de l’invitée comme pour un entretien d’embauche puisque nous savons tout de ses études exceptionnelles qui n’ont en soi rien d’exceptionnel.
Ce qui donne cette conversation à côté de laquelle la messe n’est autre qu’une vaste parodie des Grosses têtes :
- Fatima Daas bonjour.
- Bonjour Marc.
- Vous avez euh 25 ans.
- J’en ai 24.
- 24 même oui. Euuuuuuh vous avez une licence de lettres et blablabla… » Déroulement du CV.

Pour commencer en douceur, la première question est une reprise avouée d'un entretien donné aux Zinrocks. La réponse est la même.
Je continue parce que mon assistant de vie vient de m’apporter une dose de Xanax. Le temps que ça fasse effet et je reprends.

La Chiffonnée a travaillé sur les contrefictions, notamment les contrefictions liées à l’Islam.
- C’est quoi une contrefiction ?
- Bin c’est comment euh réinventer euh d’autres euh imaginaires euh concernant euh bin là en l’occurrence l’Islam.
- Ah d’accord.
- Comment repenser euuuuuh…
- D’autreuh imaginaires par rapport à quoi ?
- Repenser des histoires...
- Ah ok.
- ...qui peut-être euh pourraient être nouvelleuh selon c’qu’on voit présenté déjà.
- D’accord.
- Euuuuuuuh et donc avec mon groupe on avait décidé de travailler-euh sur cela/ceux-là (?) et on s’était donné comme euh première consigne de euh d’écrire un texte sur notre rapport à l’Islam qui était différent d’une personne à une autre et j’étais la seuleuh euuuuuh femme musulmaneuh croyanteuh pratiquanteuh. Et donc à partir de là euh y a un texte qui euh qui a surgi. Et euh j’ai continué ce texte petit à petit euh et ça a donné « La p’tite dernière ».

Pause musicale, sans ça je vais devenir accro au Xanax.


- Alors on va parler avant d’entrer dans le vif du sujet euh je voudrais dire un mot sur la forme. C’est vous dites que c’est une auto-fiction, c’est un roman c’est c’est une sorte moi je dirais que c’est une sorte d’autoportrait semi-fictif c’est-à-dire que euh y’a y’a plusieurs points communs entre la narratrice et l’auteur…

Analyse technique du contenu : l’auteureuh a écrit une auto-fiction qui vient de sortir et qui est très très intéressante. Elle a commencé par en écrire un bout, puis un autre, et encore un autre, jusqu’à ce que ça fasse assez de pages pour faire un livre qui puisse être publié.

                                                                                                                                                                                                                                                          ...

Curly 

Curly

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Le Croque-mort et la Chiffonnée - 2/2 - Mer 02 Sep 2020, 07:55

Ne souhaitant pas rajouter des maux de tête à ceux que vous risquez à la lecture de ce qui suit, j'ai fait en sorte que cette seconde partie soit simplement une suite logique de la première.

« Signes des temps
    Épisode : L’Irréconciliée : Fatima Daas, entre la loi du groupe et la tyrannie du désir »

Nous en étions au début. Va falloir mettre l'accélérateur.

Donc,
après un résumé de la quatrième de couv’ :
- Tout à fait, j’ai décidé de prendre euh ce pseudo qui est euh qui est euh le nom euh et le prénom euh de ma narratrice parce que j’avais envie de de porter l’histoire de Fatima Daas euh qui n’est pas tout à fait mon histoire parce que je n’avais pas envie de raconter-euh ma vie raconter-euuuuuh ma vraie vie…
- Mmm mmm…
- C’était plutôt euh j’ai essayé en fait de de d’écrire à partir de c’qui m’a questionné et c’est pourquoi euuuuuuuuuuuuuuuuuuuh y’a beaucoup de de similarités avec Fatima Daas le personnage.
- Mmm mmm euuuuuh l’autre point qui qui  qui est fictionnel on on on va en reparler faut que je le signale tout d’suite c’est le rapport au temps c’est-à-dire queuuuh vous avez donc on vient d’le dire 24 ans et euh votre narratrice à la fin du livreuh en a 29. Euuuuuuuuuuh c’est un décalage temporel qui euh qui euh…

Pause musicale


Allez, nous avons pitié, ça rame dur dur dans le studio, profitons du décalage temporel pour passer à la 37ème mn qu’on en finisse. Je ne suis pas sûr que la Chiffonnée paraisse ici sous son meilleur jour. Pour l’opération promo, merci France Curture, même ça, c’est tout mal fichu. L’émission, même pas remontée, sans coupure, n’est pas audible, en tout cas pas avec les oreilles.
Quant au croque-mort, il est fier de présenter son Cygne d’Étang pour la troisième année consécutive, mais il semble parler au micro pour la première fois de sa vie.
Tiens le revoili qui repart :
- ...la question c’est la possibilité de dé d’écrire, publier, de vivre qu’on se ces c’est-à-dire c’est ça la possibilité de vivre le conflit qui est l’vôtre ou les conflits qui sont les vôtres de les vivre publiquement, ne serait pas possible ailleurs.
- J’entends. Mais ça veut pas dire qu’on le vit bien. C’est tout.
- Mais un conflit ça s’vit pas bien, mais vous-même vou voul…
- Mais même ! Non mais...
- .. parce que vous-même expliquez vous n’avez pas envie de la réconciliation vous n’avez pas envie… (Là-dessus la Chiffonnée essaie d’en placer 1 en 20)
Mais tout a une fin, et elle peut à nouveau nous en placer une bien bonne :
- C’que vous dites c’est parce que j’ai publié un roman et du coup c’est c’est c’est quand même euh important de prendre conscience que euh c’que j’ai fait euuh euuuuh et est permise et pas ailleurs. Ok certes.
- C’est pas seulement ça que j’ai dit, j’ai dit autre chose, j‘dis, j’dis que yeuh euh on peut vivre quand j’dis ici c’est pas seul’ment en France, j’dis euh euh euh euh dans dans des vieilles (= « pays » mal articulé, amazing isn't it ?) comme les nôtres on peut vivre la douleur de li de la non-réconciliation…
- Mmm mmm...
- La douleur de c’que c’est qu’d’écrire un livre…

En fin d’émission, admirez tous le tour de passe-passe du croque-mort : il est devenu son propre invité, et la Chiffonnée, eh bien, du haut de ses 24 ans, elle est aplatie par la toute puissance du maître de cérémonie qui au lieu de se la péter comme un bon gros kéké devrait faire un stage pour apprendre la radio.
La preuve, je reprends :
- La douleur de c’que c’est qu’d’écrire un livre de de dans et de vivre le conflit à découvert à visage découvert, c’qu’on n’peut pas faire publiquement ailleurs. Ça veut pas dire que les choses sont bien...
- Ok…
- Ça veut pas dire que les choses sont confortables…
- Ok…
- C’est y’a c’est le conflit c’est l’conflit…

Pffff...pause nom de Dieu !


Bon : le conflit, c’est le conflit. C’est imparable, d’ailleurs la réciproque se vérifie. C’est quand même beau de repenser la modernité.

- ...le conflit c’est le conflit (je ne m’en lasse pas) mais au moins vous pouvez le vivre et vous pouvez le le l’exprimer.
- Ok.
- C’est ça que je dis.
- Bin sur ça je peux dire ok.
- Donc il y a quand même un léger avantage à vivre dans la société affreusement euff aff...
- Mais j’dirais pas j’dirais pas…
La Chiffonnée soit elle est d’accord avec le croque-mort, soit elle la boucle et elle écoute la leçon du bafouilleur à gros melon, qui est admirable, surtout exprimée avec autant de brio. Lorsque l’invitée essaie d’en placer une pour donner son désaccord, que se passe-t-il ?
- Ah oui d’accord (dit-il dans un rire condescendant, car n’oublions pas que la Chiffonnée de 24 ans a forcément besoin d’une leçon du Grand Croque-mort de la langue françoise) Mais c’est pas une position un peu idéologique ?
- Ah je répondrai pas à cette question.
- Ah d’accord.
- Poursuivons.
Mais le Croque décide de ne pas poursuivre aidé en cela par la question du siècle :
- Euuuuhieuhhh (c’est combien ça au scrabble ?) est-ce que vous écrivez en ce moment ?
- Euh pas beaucoup non j’ai pas vraiment l’temps. Mais j’ai vraiment envie de de euh d’écrire j’ai envie mais je n’trouve pas l’temps encore.
- Et vous aveille (pas terrible au scrabble, celui-là) sur quoi ?, dit le Croque d'un ton sec mais inarticulé.
- Je sais pas sur quoi. Euuuuuuuuuuuuuh j’pense euuuh à des endroits qui m’travaillent en c’moment.
- Mmm mmm.
Silence, puis la chiffonnade reprend la parole, mais le Croque lui fait une queue de poisson.
- Et ce sera la même forme de de de de euh de 'fin la même formeuh fragmentaire ou z’who ou ou ce s’ra un…
- Je sais pas encore.
- Vous savez pas encore.
- Tout dépend de euh en fait j’écris vraiment au fur et à mesure et j’découvre à chaque fois. J’suis aussi surprise.
- Vos parents ooon

Pause j’en peux plus




on oooont lu ce le soit le livre soit les articles qui s’écrivent dessus ?
-Euuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh mon père ne lit pas n’écrit pas.
- Oui.
- ...mais euh toute ma famille l’a lu. Ouais.
- Votr’père en a entendu parler ou ou ou…
- Euh vaguement. Mais en tout cas tout le monde est très content tout le monde est très fier. Donc c’est super.
- D’accord. Très bien.
Termine le Croque en faisant la gueule car il a pas eu sa réponse à sa question et qu'il est revenu bredouille malgré tout le tact déployé pour arriver à ses fins.

Coupure brutale, aïe, avec un témoignage sur la montée de l’extrémisme en Algérie, extrait d’une ancienne émission récente des Cygnes. Témoignage qui entrait dans le cadre d'une promo ciné.
Pourquoi ? Admirez la justification inutile, le taux de remplissage de vide est à son maximum :
- J’voulais que queuuh quand même qu’il y ait cet écho euuuuuuuh de de deuuuuuh qui tout proche de nous. J’voulais quand même que ce soit là quelque pârt parce que y m’semble que euh ces débats autour deuh euh autour deuh de l’Islam autour de la place des femmes et autour de la de du voile et de la liberté des femmes ne peut pas complètement s’tenir sans avoir en ligne de fond à l’horizon euuuuuh c’qui s’passe de l’autre côté de la Méditerranée d’où vous venez ou douv ou d’vient votre famille plus exactement euh Fatima Daas. Donc j’voulais qu’ce soit là quelque part dans un coin.
- C’est vot’choix.
- Mais vous pouvez l’commenter si vous voulez.
- Non j’trouve ça dommage, mais c’est bon je comment’rai pas.
(En)Fin !
Musique de fin différente de celle du début : nous passons d’une musique de pub pour gel douche à une musique de pub de bagnoles, qui clôture avec à propos cette grande série Z radiophonique et maintenant mon traitement vite.

Curly 

Curly

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France Cultutre, la radio de l'actu qui clashe & de la promo - Lun 14 Sep 2020, 18:48

Lundi 14 septembre , une journée comme les autres, la radio des savoirs reste ouverte à 2° vers le monde extérieur, et à 360° vers toutes les catastrophes culturelles. Vous allez en baver. Mais avant de baver, n’oubliez pas d’acheter, de consommer tous les produits culturels vendus en vrac sur l’antenne.
Sur France Tructrure, on n’oublie jamais que notre mort est proche, et c’est vrai, nous allons tous mourir, mais avant il se passe quelque chose qui se nomme la vie, et cette vie n’est que souffrance. Bavez baves gens, bavez !

6h00 : « Les pauvres en 1870, c'était ça. Parce que c'était comme ça : la France coupée en deux. Tout était organisé pour que les riches achètent des pauvres et les envoie mourir à la guerre à leur place.»

6h57, la bonne humeur de Guillaume-horloge-gueulante-Erner : « L’historien Dominique Kalifa (un poly-invité de la chaîne) s’est donné la mort ce samedi… »

7h La mamate culturelle : crise, coronavirus, coronavirus & crise, crise du coronavirus.
Autre actu culturelle, réfugiés de Lesbos, talibans, reconfinement, arbres morts.
Pour les arbres morts, nous avons la double dose.
La dose du billet popolitique avec Fabrice à Waterloo, l’homme à côté duquel Candide ressemble au Prince de Machiavel.
La dose de la Transition du Granule, qui, lui, est incomparable. Il se plaint que le mini-buzz envahisse les médias, mais lui nous en tartine pendant toute sa chronique pour récurer les restes du buzz, comme Fabrice d’ailleurs.
Le billet beauté et bien-être-philo de Didine, lui, est à déconseiller aux dépressifs, ainsi qu’aux non-dépressifs : « Ce week-end, je n’ai pas trié, organisé ou rangé. Au contraire, je me suis mise devant la télé, et j’ai eu la chance de découvrir un nouveau programme sur Netflix : Chaque chose à sa place. Je n’ai donc pas rangé, ni trié, ni organisé : j’ai regardé des personnes le faire sur mon écran. »
Eh bien, elle a un emploi du temps chargé notre Didine, ou alors elle se fout de notre gueule.  

                                                La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 Aquoip10

C'est vrai ça, « A quoi pensez-vous ?».
That is the question qui coûte que dalle sur le plan préparation et qui vaut zéro sur le plan réponse : c'est la question la plus pourrie qui puisse commencer un entretien, mais le Grand Mamamouchi, lui, il pense l'inverse, parce que justement, ça demande zéro préparation.
Le compositeur invité est préoccupé par l’actu à peu près comme tout le monde, et il travaille toute la journée, à peu près comme tout le monde aussi.
A déconseiller aux dépressifs, aux chômeurs, aux chômeurs dépressifs, aux chômeurs non-dépressifs, et bien sûr aux non-chômeurs non-dépressifs.

9h Histoire, cf l’humeur de Guillaume-horloge-parlante-Erner
Quittons la mort un petit moment, mais pas la désolation avec cette belle tranche de savoir sur l’art pariétal : « Dans les grottes ornées il n’y a pas que de très beaux dessins, il y a aussi des dessins plus malhabiles. Sur l’art mobilier, on a des catégories d’objets où on a très spécifiquement des tentatives, des supports sur lesquels certaines personnes se sont exercées et cela, on le voit par la maladresse du dessin et par la maladresse de la circulation de l’outil sur l’os […] Je ne pourrais pas attribuer cela à l’âge d’un enfant mais, c’est certain, il fallait s’exercer. » Ça c’est sûr et certain.

10h Philo, on suit la sortie d’un gros blockbuster, parce que France Tructure, c’est la radio de la curiosité et de la découverte.
Machin, de retour après ses magnifiques conclitusions et sa stratosphérique Quarantaine, nous recause des attentats de 2015.
Même le correcteur d’orthographe a refusé de bosser. C’est dire. C’est un gros pâté de texte bouffant une page du site histoire de le remplir, trois minutes d’antenne qui s’écoutent sans le son.

11h Actu mondiale. Élections US : « chaos » et « secte QAnon ».

12h : Musique avec Marc Minkowski. Un « artiste caméléon ». Ça change des artistes « à multiples facettes ». Après, qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Qu’il aime « se frotter à différentes partitions ». Dieu merci (et son fils surtout, puisqu’il s’agit du Messie de Haendel) il ne dirige pas toujours la même partition.
Il est qualifié aussi de « Pionnier du baroque » : sympa pour les chefs des années 60/70 comme Harnoncourt, Léonardt, Christie…
Minkowski, fin du texte de la tablinette méridienne : « sans oublier son amour pour le basson, son instrument de cœur aux sonorités multiples. »
« sonorités multiples » : comme tous les instruments de cœur, évidemment.

12h30 : Retour aux fondamentaux, la trouille et la mort : le coronavirus, « de l’enfance confinée à la jeunesse sacrifiée ? »
Enlevez ce point d’interrogation que je ne saurais voir.

L’aprèm’ : du crack, de la crise économique, littérature avec Alain-Fournier « une vie de grands désirs écrasés », les « tueurs d’abeilles », racisme, pandémie...
Un vrai film radiophonique d’horreur.

19h, déjà : Business culturel avec le retour du Grand Mamamouchi accompagné du compositeur qui pensait ce matin. Zut de crotte de zut, la tablinette a piqué « artiste caméléon », « à multiples facettes » est un peu usé, attendons quelques jours pour le refourguer. Reste « inclassable ».
Allez, hop, on prend : « George Aperghis, compositeur inclassable »
Il semblerait que le « s » de Georges ait disparu corps et âme, perdu dans l’inclassable.
Présentation mystérieuse de George avec -s en bas de page :
« Georges Aperghis
Compositeur et ami d'Adamov. »

20h : A voix nue. Au programme, on « capte l’esprit du vivant ». Vite vite parce qu’on va tous crever, c’est le fil rouge de la station.

20h30 : Redif’ de fiction pas fraîche du tout. La direction nous refile les fictions en mode Nattes & Tifs. On y questionne le vivant aussi, en ex-podcast original.

21h : On interroge la figure du père. Un programme culturel, qui aurait pu atterrir dans le Téléphone sonne ou sa vague copie Le temps du débat.

22h : L’instant précieux avec la dernière promo du jour. Les temps trottinent avec cette haute pensée en haut de page : « Ma cuisine doit rester droite vivante, tendue, sincère et singulière ». Esprit d’ouverture sur moimoi jeje à tous les étages pour conclure en beauté la soirée.

Encore une bien belle journée, ouverte sur la culture, la connaissance, le savoir. La création radiophonique débordait de partout.
Un seul bémol : trop, c’est trop. Nous les simples auditeurs, on est pas assez outillés sur le plan neurones pour suivre de telles orgies d’intelligence.

Curly 

Curly

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Hommage - Lun 21 Sep 2020, 18:06

En préambule (ou préliminaire diraient les plus galopins & pines), une page de clitoris, un des marronniers de la chaîne de tous les savoirs.

                                                            La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 865

Voici maintenant de larges extraits du programme du jour, vous allez retrouver le clitoris, ne vous inquiétez pas. Par contre, suite à une erreur de manipulation, quelques oiseaux nocturnes sont venus parasiter cet harmonieux brouet de programmes diurnes.

                                                            La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 195

                                                                                                                    [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-13.01.2019-ITEMA_21947420-2.mp3" debut="01:36" fin="21:05"]

                                                            La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 280

 La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 672

                                                            La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 375

La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 763

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                                                                                                                        [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-04.07.2019-ITEMA_22103991-2.mp3" debut="01:42" fin="07:56"]

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Curly 

Curly

58
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Le cours du dance floor de l'histoire - Lun 28 Sep 2020, 21:29

Le Monsieur Histoire de France Tututre fait la jonction avec Radio Nostalgie : de l’histoire agrémentée avec goût, distinction.

Titre du jour  
La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 6 1104

Sons infusés, c’est sans trucage
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[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-28.09.2020-ITEMA_22439812-2020C36128S0272-1779455909.mp3" debut="31:20" fin="31:31"]


Nous sommes sur la chaîne de tous les savoirs, et de toutes les musiques, des plus nulles aux plus ringardes.
Un bémol à la clé toutefois. Monsieur Histoire aurait pu passer la version belge, au point où on en était…

                                                                

Philaunet 

Philaunet
Admin

59
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Re: La défaite de la culture (© Nessie) - Lun 28 Sep 2020, 22:16

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t149p50-la-defaite-de-la-culture-nessie#36135) a écrit:Le Monsieur Histoire de France Tututre fait la jonction avec Radio Nostalgie : de l’histoire agrémentée avec goût, distinction.

Titre du jour  
À la radio "Rires et chansons", où se trouve l'émission ci-dessus, nous avons la chanson. Mais il y a aussi le volet "Rires" illustré par la folle drôlerie de l'introduction :
"Les Russes craignent leur présence, car ils sont terribles et ils sont partout, surtout dans les zones humides. Les Russes les appellent комар et leur seule évocation provoque des démangeaisons. En russe, комар signifie moustique.

Toutefois, aussi omniprésents que les moustiques en Russie (dans l’histoire de la Russie), il y a les mystiques
".

Franchement, être nul à ce point, c'est consternant (mais pas unique, voir les calembours pas frais de NicoMar). Mais pour Sandrine Treiner, la directrice, l'important est de ratisser l'audience "Grosses Têtes".

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Récapitulatif hebdomadaire : 34 contributions du lundi 21 au dimanche 27 septembre 2020 (semaine 39)

Curly 

Curly

60
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Encyclopédie de la bêtise - Aujourd'hui : La Critique, une émission précieuse & ridicule - Lun 05 Oct 2020, 07:51

« La Critique » , c’est pareil que « La dispute » (pas celle de Marivaux, celle avec les précieuses ridicules). La seule différence c’est que quand on tape dessus, ça sonne toujours aussi creux, mais moins longtemps.
Débattons de ce qui fait l’actu cette semaine, pour changer un peu.
Cette semaine, théââââtre puis lits & ratures.
Deux grand textes, deux grands zauteurs, « deux adaptations de grands textes ». Les textes sont tellement grands qu’on les a adaptés parce qu’en fait ils étaient grands mais pas assez grands pour l’aujourd’hui et le maintenant dedans lequel nous baignons dans l’actuel qui nous engloutit là tout de suite vite vite oh oui.
Les deux auteurs, Antonin Arthaud d’abord, dans le mitan duquel les connaisseurs de la culture que sont les spécialistes de la station-service-culturre ont planté un h, et Marivaux ensuite, dont les répliques sont tellement bien millimétrées qu’elles ont été fracassées par un plumitif qui croit qu’en mettant des mots de l’aujourd’hui on peut mettre le Marivaux à portée de tous, comme si Marivaux tout seul était inaccessible au commun des mortels.
Pour la partie lits & ratures, aucune présentation particulière si ce n’est le copier/coller des quatrièmes de couv’.
L’avis des critiques est important, il infantilise un maximum les auditeurs pour les inciter à consommer vite vite oh oui.
Vous allez comprendre ce qu’est une analyse critique pointue.

I- Marivaux réécrit.
Le sous-titre est déjà magique : « une relecture jubilatoire de l’utopie formulée trois siècles ».

1- « C'est un spectacle qui m'a galvanisé. »
Galvaniser, définition du Larousse : «Provoquer l'enthousiasme de quelqu'un, le plus souvent d'une manière passagère ».
Explication de la phrase du critique : Sur le coup on prend son pied, et puis après on se rend compte que c’était de la daube.

Le Marivaux adapté fait l’éloge du polyamour, et critique « les excès de l’écologie ».
L’avantage par rapport à Marivaux, c’est que ce spectacle est jetable.

2- Plus précis encore : « L’expérience spectateur est tout à fait plaisante. » Au choix, soit il manque un mot, soit il y en a huit en trop.

Puis cette découverte hallucinante : « Le spectateur se retrouve vraiment en position d'observateur. On est en hauteur par rapport à cette scène. »
Et il paraît que les acteurs ils font même semblant ! Et que l’histoire elle est pour de faux !

Conclusion de Marie Sorbier, que je nomme parce qu’il bon de nommer de temps en temps ceux qui nous font rire : « C'est un spectacle qui réunit toutes les générations et c'est agréable d'être dans une salle avec des âges aussi différents, des collégiens et lycéens jusqu'à (sick) public traditionnel de théâtre, et de vivre tout ça ensemble. »
Tous ensemble tous ensemble ouaiiiis !
Une critique galvanisante, que le théâtre ravi fera imprimer dans le prochain Pariscope.


II- Pour « Le théâtre & son double »
, la lecture du sous-titre ressemble par certains aspects à un rappel, je ne sais pourquoi, de notre prochain rendez-vous au coiffeur  :  « un programme touffu, échevelé, contradictoire et fascinant ». Piqué sur la présentation fournie par le théâtre, faut pas la jouer trop perso quand même. La promo est servie sur un plateau, à quoi bon changer une virgule ?
Les critiques sont plus que touffues, c’est carrément la forêt vierge.

1- Quel est le point commun entre
« Il y a dans cette pièce un sens esthétique doublé d’un sens très fin du texte. » et « on va être traversé par les acteurs traversés par les mots » ?
Quand on est critique de pointe comme c’est le cas ici, ce sont des machins que vous pouvez caser pour tous les spectacles. Vous les sortez de votre catalogue à généralités, et hop, vous remplissez le vide !

2- Comme c’est de l’Antonin Artaud, il faut caser tous les mots qui sont livrés avec l’auteur. C’est ce qui s’appelle en langage technique « des clichés ».
Cliché 1, l’inconfort : « J'ai trouvé l’inconfort très pertinent, parce qu’ Artaud, est dans un inconfort permanent avec les mots », « nous mettre dans une position d'inconfort (on est assis par terre pendant une heure et demie), c'est quand même pas si simple à vivre. »
Mais c’est Marie-Chantal qu’on torture ! Au secours !
« Cet inconfort permanent, de notre propre corps à nous, est en résonance assez juste avec ce qui est entrain d'être dit »
Clichés 2 & 3, La cruauté & la transe : « aller humblement (???), vers le théâtre de la cruauté », « C'est un spectacle qui vous rentre de façon bizarre dans la tête (???) et qui nous emporte ailleurs dans une forme de transe.»


III- Le premier ouvrage de lits & ratures
 : « une plongée dans la Belle Époque, sous le regard acéré de Julian Barnes »
Et voici la plongée dans la critique acérée. Attention au choc.

1- « C'est mon livre Doudou. _On sent clairement que l'époque avait besoin de ce livre_. »
Damned, un livre qui ressemble à un Bisounours ! Mais l’époque va-t-elle s’en remettre ?
Oui, elle s’en remettra grâce à cette description précise du doudou : « Ce n'est pas un roman, c'est quelque chose d'autre (…) C'est l'histoire d'un homme et d'une époque. D’une époque qui est très loin de la nôtre et en même temps qui lui ressemble beaucoup. »
Et il est comment le doudou ?
« Passionnant » & « magnifique » bien sûr !
Et pourquoi ?
Mais arrêtez avec vos questions indiscrètes !

2- L’autre critique dit pareil, mais avec des synonymes.
Mais surtout, «c'est vraiment un roman qui m'a beaucoup plu. » Et ça c’est vraiment chouette. On est content pour lui.
 
IV- Le second ouvrage de lits & ratures
: « "Sexy Summer", un récit initiatique de Mathilde Alet au coeur de l'été »
Les mots qui fanfaronnent, qui flashent, qui Paris matchent : sexy / initiatique / au cœur de l’été.
Normalement, là, tout de suite, après cette sonnerie de clairon, les hormones rappliquent au garde-à-vous sans traînasser.

1- Analyse littéraire niveau Agaga. Le livre il est « joli », mais « Il y a quand même une noirceur à certains moments ». Il y a « des scènes très fortes ».
« Il  y a du talent dans cette façon de traiter le sujet, de raconter cette histoire... »
Le cricrique est habile, il pourrait définir « cette façon », mais il ne le fait pas, il se retient. On reconnaît là la marque des grands artistes.

Mettons bout à bout l’introduction et la conclusion afin de saisir l’évolution de la pensée :
« C’est un joli roman initiatique. » / « c’est un joli roman. »

2- Le second critrique, il est moins enthousiaste encore : « On est vraiment dans un roman qui veut donner une leçon. » Quelle leçon ? Le critrique se retient lui aussi, et il a raison.
La leçon du maître :
« Est ce qu'on ne peut pas raconter autre chose que de donner des leçons aux gens ? »
Pas d’accord. Si le livre est joli, je n’en vois pas l’inconvénient.

Allez, on range les hormones au vestiaire avec ce joli résumé de 4 de couv’. « Juliette souffre de la « maladie des ondes ». Raison de son déménagement au cœur d’une zone blanche loin de Bruxelles. Fille de la ville, que va-t-il lui arriver dans ces paysages plats et mornes où la violence couve autant que l’humanité ?
L’étrangeté des campagnes belges forme le décor de ce roman âpre, l’histoire d’une jeune fille dont les rêves enfantins se heurtent à la difficulté de grandir. »

Joli & original, ville civilisée contre campagne sauvage, innocence de l'enfance contre monde horrifique des adultes.

V- Le coup de cœur !

Un beau et joli roman sur l’Amérique : « Un précipité de l'Amérique, époque pré-Trump, qui est totalement sombre et terrifiant. »
L’explication de ce choix : « C'est vraiment un de mes coups de cœur de la rentrée. »
Ce qui explique sa présence dans la rubrique « coup de cœur ».

Curly 

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La performeuse de la Belle Epoque - Lun 19 Oct 2020, 21:04

Tous les mots clés dans le wind de la Ligne Générale ont couru, et tous sont arrivés gagnants, c’est la vraie cohue sur la Ligne d’arrivée.
Aujourd’hui, Ida Rubinstein  : la méthode ? La rédactrice récupère la fiche Wiki, assaisonne le tout de propos d’une chorégraphe qui est en réalité au centre de l’article puisque c’est une promo ouverte pour un spectacle prochainement en tournée venez nombreuses et -eux. Chorégraphe dont les propos résument aussi la fiche Wiki.
Les mots de la fiche Wiki passés à la moulinette de la rédactrice, Camille Renard, qui suit la Ligne, n’est pas à un terme anachronique près (performeuse !) :
Performeuse, donc
Pionnière
Tomber dans l’oubli

Bisexuelle (Les artisss bisexuel.les ont la côte sur France Trucrture)
Scandaleuse
Provocation
Sulfureuse

la Lady Gaga de l’époque
elle n’est pas dans les codes
se libère sur scène comme dans sa vie intime
art hybride
art total
femme qui prenait des risques (...) c’était un peu trop tôt pour son époque.


= Bingo !

Ajoutons qu’« elle (…) a fait travaillé les plus grands : Paul Valéry, Paul Claudel, tous enfin. Et puis les musiciens ! Qu’est-ce qu’elle a fait ! »
Autant dire tout de suite qu’elle l’a fait à leur place. Là, d’un coup soudain, le mécène devient plus important que l’artiss.

La fin est délectable : « elle meurt en 1960, anonyme et pour longtemps oubliée »
- « Meurt anonyme » : nous comprenons bien ce que la rédactrice veut écrire, mais l’ambiguïté ne manque pas de charme. Qui lui a dégommé son extrait de naissance ? Où en est l’enquête ?
- « longtemps oubliée » : comme pour de nombreux artiss’ mises en avant sur le site, comme par hasard. Oubliées, oui, mais oubliées par les incultes de France Cultrture, qui ne ratent jamais l’occasion de se poser en héros qui réhabilitent des gloires non défaites, pour leur offrir le lifting qui va les rendre hideuses, les faire rentrer dans le moule de l’aujourd’hui de maintenant, et les oublier dès demain.
Si Camille Renard avait été honnête, elle aurait écrit un article présentant par le menu le spectacle de la chorégraphe en tournée bientôt venez nombreuses et -eux.
Sur la pastille-vidéo, en lieu et place de la musique de Ravel ou de Debussy (« Le Martyre de Saint Sébastien »), qu’on aurait pu attendre logiquement, c’est de la musiquette d’ascenseur, classique mais d’ascenseur, qui ne donne nullement envie d’aller plus avant. A la fin, le micro-extrait du spectacle promu est, au choix selon l’humeur, navrant, comique, ou les deux.

Encore une artiste mise en avant pour son sexe : eh oh, à France Tructtuture, ça commence à se voir, là, et si vous osiez le féminisme, rien qu'un peu ?

Pour Ida Rubinstein : Le passage de midi , par Denisa Kerschova (03/05/2016), sur France Culture Musique

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Re: La défaite de la culture (© Nessie) -

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