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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » La défaite de la culture (© Nessie)

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Accueil / France Culture

La défaite de la culture (© Nessie)    Page 8 sur 8

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Curly 


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L'atelier du rien - Mar 23 Nov 2021, 19:42

1-
Nul ne sait la différence qu’il peut y avoir entre bon nombre d’émissions de France Clutrue.

Sans oser le demander du 23

                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 1250

Invité : Alex Beaupain, viendu pour faire la promo de son disquounet dont nous pouvons deviner sans peine ce qu 'en penseront les générations futures.

Affinités culturelles du 13

                                     La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 2156

Invité : Alex Beaupain, viendu pour faire la promo de sa disquette musicale que les générations futures auront la chance de méconnaître.


A suivre dans d’autres émissions de la grille enfermée dans l’ouverture ? Sans doute.

2-

Tiens, en parlant des générations futures, France Curture y pense beaucoup avec son super Festival des Idées de demain.
Dans le programme, déjà évoqué avec émotion précédemment, des descriptifs pathétiquement drôles.


La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 3140

Ceux qui les ont pondus se sont-ils pris la tête pour trouver des idées à festivaler ? Nous nous plaisons à imaginer la réunion brainstormée qui a donné lieu à ce grand bidule dont on se demande moyennement ce qu’en foutront les générations futures.


La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 4118                                                  

Voici archivée pour l’éternité la preuve ultime de notre intelligence suprême, de notre capacité à broyer du noir dans du vide, recette miracle pour faire monter l’audimat. Car la peur est une émotion qui buzze à tout va, c’est bien connu. Et pour la créer, il suffit de jouer l'excès jusqu'au délire, pour se foutre les jetons collectivement, pour nourrir nos peurs qui ont toutes un appétit insatiable.

Curly 

Curly

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Culture beauf - Dim 09 Jan 2022, 11:21

L’opération commando Proust continue. De force, à coups de marteau, Proust doit rentrer dans la grille pour que la com’ soit parfaite et qu’une farandole de podcasts Proust défile devant nos oreilles atterrées.

Suite donc, avec une nouvelle productrice, qui aborde Proust sous un angle nouveau : l’angle mort.
Elle avoue d’entrée qu’elle n’a jamais compris que pouic à Proust, ce machin long et illisible.
Opération Proust avec plein de producteurs qui ne l’ont pas lu. Cela se passe de commentaire mais en fait on va en faire quand même.
L'ignorance avouée fait partie du plan com’. Le producteur l'avoue pour montrer qu’il est au même niveau que l’auditeur, qui, je le rappelle, est supposé être ignorant, sortant de l’œuf, sorte de sous-Candide ultra con.
« Je dois ici faire un aveu… Je n’ai jamais lu Marcel Proust. Ou plutôt, je n’ai jamais réussi à lire Proust. Trop long, trop aride, trop difficile. Et finalement, je suis bien loin d’être seule à éprouver cette difficulté. »
La littérature, ce sont deux choses : le pognon et les prix. Et alors que pendant des décennies l’obtention du Goncourt par Proust a été grosso & modo le cadet des soucis de tout lecteur, le prix revient au devant de la scène, parce qu’à part les prix et le pognon, que voulez-vous dire quand on ne l’a pas lu ?

Comment faire une émission quand on n’a pas lu le sujet dont au sujet duquel il est question. Simple : La Recherche est un fait social total, et plus que le texte qu’on comprend pas, il reste la marque Proust, label de qualité d’une gamme de produits dérivés ma foi plus compréhensibles que le produit de base.
« Comment des lors (sick) expliquer cette passion pour l’écrivain, devenu icone (sick), alors même qu’il est peu lu ? Qui sont aujourd’hui les aficionados du prix Goncourt 1919 ? »
1919, c’est ultra vintage ! Comment peut-on lire un truc aussi antédiluvien ?
Que penser alors des lecteurs de Chrétien de Troyes ? D’Homère ? Mais qui les lit ces vieux machins ?
La beauté d’une œuvre ne se mesure pas à ses chiffres de vente. La littérature n’est pas une épicerie, contrairement à ce que l’on entend toute la semaine dans les multiples émissions promo de la chaîne.
Quand on pense au tollé qui avait suivi le traitement empreint de beaufitude subi par La Princesse de Clèves
Mais qui lit La Princesse de Clèves ? Hein ? Qui ? Des noms ! Vite !

Sur France Turtucucutre, on cire les pompes de livres mal fichus, bourrés de clichés, qui viennent de sortir et qu’il faut vendre. Business business.
Mais La Recherche, elle, est supposée être illisible.
La direction de la chaîne a claironné qu’elle voulait faire dans le « pédagogique ». En avouant tout de suite que le livre qui va faire l’objet d’une opération commando spécial est illisible, c’est sûr que les auditeurs qui n’ont pas lu La Recherche vont se jeter dessus, LOL.
Alain Proust ? Du sous Marcel Ernaux, rien de plus.
Alors qu’en fait, La Recherche est tout sauf illisible. Mais quand on ne s’intéresse pas à l'art, à la littérature, mais uniquement à la popolitique et au sociétal, la lecture de Proust est tout simplement inenvisageable.

Faire de la pédagogie aurait consisté à rendre accessible l’œuvre de Proust, mais comment voulez-vous rendre accessible une œuvre qui vous gonfle au plus haut point, à tel point que vous ne l’avez pas lue ?
« Peut-on faire découvrir, et aimer cette littérature, notamment aux plus jeunes, quand le temps dévolu à la lecture s’amenuise génération après génération ? » s’interroge mollement la productrice qui n’a pas lu La Recherche.
La réponse est une énième émission qui invite les auditeurs à se baigner dans le doux bain de l’inculture. Finalement, si on y réfléchit deux secondes, à part respirer, manger, aller au petit coin et dormir au chaud, de quoi a-t-on vraiment besoin ? A-t-on besoin de s'emmerder à lire Proust ?

Cette émission sociologique qui fait de Proust un artiste vintage dont il faut acquérir les produits dérivés (madeleines, expos, livres de sociologie) fait suite à un reportage de la rédaction qui allait dans le même sens, intitulé « Qu'on le lise ou pas, 100 ans après sa mort, Marcel Proust fascine toujours »
La rédaction nous joue donc Fascination avec « c’est pas une lecture facile », et le fameux effet « début de siècle », moulinades clichetonnantes autour du « c’était mieux avant ».
Le reportage donne la parole à ceux qui sont les mieux placés pour causer :
« Nombreux sont ceux qui ont tenté de lire À la recherche du temps perdu sans jamais en atteindre la fin. "J'ai déjà essayé de lire Marcel Proust mais je ne suis jamais allée au bout", sourit Solange. »
La suite est du même tonneau, et dérive vite vers une pub même pas déguisée pour un entrepreneur qui fait son beurre avec le commerce de madeleines, qu’il a eu l’ingénieuse idée d’appeler « madeleines de Proust ».
« En plus d'être une icône littéraire, Marcel Proust se révèle être un ambassadeur de la madeleine, produit qui s'exporte très bien aux États-Unis et au Japon où l'on compte de nombreux fans de l'écrivain. La "madeleine de Proust" est d'ailleurs la plus recherchée sur internet. »
Business & fétichisme. Conclusion du reportage :
« À chaque fois que l'écrivain est venu à Cabourg, il dormait au Grand Hôtel. Aujourd'hui, la chambre 414 lui est dédiée. À 380 euros la nuit, elle est réservée près de 300 nuits par an. »

« Comment (...) expliquer cette passion pour l’écrivain, devenu icone (re-sick), alors même qu’il est peu lu ? »
Question débile. Je l’ai reproduite deux fois pour mettre vos nerfs à l’épreuve.
En tout cas, la réponse que nous offre la radio culturelle (culturelle, dingue non ?) est simple : soyez passionnés, bande de moutons, mais surtout, vous cassez pas la tête à lire ce pavé illisible, achetez plutôt le livre de notre sociologue de la lecture invitée, achetez des madeleines, allez à l’expo du moment, allez dépenser votre pèze à Cabourg.
Cassez votre tirelire, mais surtout ne lisez pas Proust, c’est trop long et trop chiant.
Suivez les conseils éclairés des producteurs de France Tructrucucure.

Curly 

Curly

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Les jeux du ouik-end - Sam 09 Avr 2022, 12:25

Le ouik-end, c'est le ouik-end, et nous avons besoin de reposer notre esprit. Les quatre jeux suivants sont donc très faciles. Il n'y a aucun piège. Pourquoi ? Parce que c'est le ouik-end.

                                                                                                                            Les jeux du ouik-end


Jeu n°1
Parmi ces trois radios de service public, une sort des clous pour gratter des oreilles à l’une de ses voisines. Saurez-vous la retrouver ?

France Inter

                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 1291

France Musique

                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 2190

France Idées la radio des idées, anciennement France Culture

                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 3163

France Idées et ses lanceurs d’idées

                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 4139


Jeu n°2
Dans l’obligation de ne plus parler de la campagne jusqu’à dimanche soir, France Idées doit se rabattre sur ce qui reste, et comme elle a l’esprit ouvert, il reste Disneyland et la peur sous toutes ses formes, ukrainienne de préférence.

Question  : Parmi ces deux idées culture du ouik end (peur / Disneyland), laquelle a votre préférence ?

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 5112

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 6119

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 7104

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 8101

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 979
avec Hubert Védrine, dont on attend avec impatience sa nouvelle analyse de la situation, celle du 9 avril. Les milliers autres analyses d’Hubert Védrine de la situation en Ukraine sont encore disponibles partout, qu’attendez-vous pour rattraper votre retard ?

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 1061


Jeu n°3 Les fictions du samedi 9
Elle sont annoncées comme des nouveautés. Mais la radio à idées a-t-elle masqué la misère en cachant des redif’ ? Pour répondre, aidez-vous des documents suivants.

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 11109

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 1292

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 1342

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 1436

                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 1532

Jeu n°4
Pourquoi le choix de Annie Ernaux ?
Parce que
A) ...Annie Ernaux est la plus grande prosatrice de langue française du XXème & XXIème siècle réunis.
B) ...« Passion simple est un livre magnifique sur la passion amoureuse mais aussi sur le temps, si particulier, de l'écriture »
C) ...la lecture du paragraphe qui suit fait monter dans vos yeux déjà embués un torrent de larmes :
« Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de la mer. Plus tard, j'ai cru que c'était de mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme. »
D) …Annie Ernaux, what else ?

Curly 

Curly

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Etude sociologique de la journée du 27 sur France Cu - Mer 27 Avr 2022, 15:00

Le 27, France Cu du petit mamate à la mimi-journée.

Comment rentabiliser le vivier de socio-popos en les utilisant dans ce qui ressemble plus à un programme de chaîne d'actu qu'à un programme culturel ? Oui, la sociopo, c'est de la culture. C'est même la seule culture, l'unique. Y en-a-t-il d'autres ? No sé.

Rentabilisons, et parmi les invités / intervenants du jour, qui tous avaient un livre à vendre, donc une visibilité médiatique à obtenir, il y avait :

Les Cours du Collège de France > Naissance de la santé publique par Didier Fassin
Didier Fassin explique en début de cours :
« Je reprends ici une enquête historique et sociologique... »
Didier Fassin, sociologue

Les Enjeux territoriaux > Le vote RN des travailleurs de Provence
Christèle Marchand-Lagier
maître de conférence de science politique à l'Université d'Avignon et chercheure associée au Cherpa, laboratoire de l'IEP d'Aix en Provence

La Question du jour > Comment interpréter le niveau record des dépenses militaires mondiales en 2021 ?
Samuel Faure
Maître de conférences en science politique à Sciences Po Saint-Germain en Laye, chercheur associé au laboratoire Printemps (Université Paris-Saclay, CNRS)

L'Invité(e) des Matins > Présidentielle : les territoires du RN
Violaine Girard
Maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Rouen
Hugo Touzet
sociologue

Le Pourquoi du comment : histoire
Production
Gérard Noiriel
Historien, directeur d'études à l’EHESS

Cultures Monde > Urgence climatique : qu’est-ce qui bloque ?
Antonin Pottier
Chercheur à l’EHESS au Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement
Amandine Orsini
Professeure en science politique à l’Université Saint Louis Bruxelles
Kari de Pryck
Chercheuse en science politique au laboratoire PACTE de l’Université Grenoble Alpes

La Grande Table idées > Démocratie : faut-il changer de logiciel ?
Chantal Delsol
philosophe, romancière, éditorialiste, professeure émérite de philosophie politique et membre de l’Institut, Académie des Sciences morales et politiques
Myriam Revault d'Allonnes
Philosophe, chercheure associée au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po) et professeure émérite des universités à l'École pratique des hautes études.

Entendez-vous l'éco ? > La Belle de Mai : une gentrification en friche
Claire Duport
Sociologue, directrice de recherche à Transverscité-Marseille, coordinatrice de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives

Il y a le reste. Dans le reste :
"Journal de 12h30
A sept semaines des législatives, La République En Marche peut-elle espérer conserver son magot de 2017 ? »
Le titre donné à ce journal est une promesse de spéculations qui ne font que répéter ce qui a lieu actuellement sur tous les plateaux de chaînes info. Mais au fait, une spéculation est-elle une information ?

« La Grande Table culture
Blackwater : l'événement littéraire ! »
Autre reste, le pognon. Oui, ne chipotez pas, c’est pas de la littérature, mais du business.
Le chant lexical entonné est suffisamment éloquent :
« La maison d'édition Monsieur Toussaint Louverture est une maison d'édition originale. Elle publie, à partir du 7 avril et ce jusqu'à juin, une saga feuilleton en six tomes, Blackwater, dont les deux premiers tomes, La Crue et La Digue, sont déjà en librairie. Le troisième tome, La Maison, sortira le 5 mai.
cette saga a remporté un grand succès commercial
Blackwater est un succès commercial très spécifique
C’était un succès commercial
Dominique Bordes crée sa propre maison d'édition Monsieur Toussaint Louverture en 2004. Il prend le parti de publier peu de livres, mais qui marchent bien,
Blackwater est un gros défi éditorial, risqué mais ambitieux : remettre au goût du jour le roman-feuilleton à l'ère Netflix.
'Mon travail, c’est fabriquer du désir, pour le texte d’un auteur. C’est génial de créer une frustration dans une société d’immédiateté…' »


Plus tard dans l'après-midi : LSD, le résidu de documentaire, qui est en fait une succession d’entretiens (une vision quelque peu étroite du documentaire). La seule différence avec les émissions en table ronde en direct ? Les propos sont montés parce que c’est pas en direct, et il y a plein de musique d’ascenseur pour montrer qu'y’a plein d’émotion.
Déjà y’a eu l’écologie le matin avec la filo, alors comme nous sommes en fin d’aprèm, il est temps de passer à l’anticapitalisme.
« Lutter ensemble contre le validisme »
Tout n’est que lutte, mais ensemble. Ce n’est pas une radio culturelle mais un think tank.
« La lutte antivalidiste s’est affirmée comme anticapitaliste dès les années 70.
Récemment, des voix émergent et montrent comment elle s’articule à d’autres luttes. »

Vous me direz, et le féminisme dans tout ça ?
Saviez-vous qu’il était possible de combiner business et militantisme ?
Retour à la grande tablinette à tuture :
« La saga Blackwater raconte l'histoire d'une ''société totalement matriarcale, un monde unique dirigé par les femmes, bien qu’en apparence par les hommes.''»
Les deux/trois mêmes idées (anticapitalisme / écologie à la mode EELV / féminisme tendance radical) plusieurs fois par jour et tous les jours, ce n’est plus « la vie des idées », c’est du martelage, donc du militantisme pur et dur.

Pour se changer les idées, une promesse d’hilarité avec :
« Sans oser le demander > Proust est-il drôle ? »
« Plus d'informations à venir le jour de la diffusion. »
Non merci.

Curly 

Curly

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Et maintenant 2 le retour - Et maintenant on fait quoi avant de crever comme des chiens ? - Dim 29 Mai 2022, 11:33

Parmi des programmes tournés de plus en plus vers l'actu et de moins en moins vers la culture et la création radio, voici un communiqué qui a de quoi redonner du baume au cœur : le retour (déjà !) du Festival des Zidées de 2 mains. La seconde édition de ce carnage est sobrement intitulée "Et maintenant, on fait quoi ?"
Ou une manière interactive d'imposer aux participants les sujets des zémissions à idées de 2 mains sur France Cu en un langage simple et clair, adapté aux cons que nous sommes, quoi.
Les sujets seront les mêmes que ceux d'aujourd'hui, mais avec ce petit plus qui est celui de donner l'impression à la tutelle que ça bouge, que ça n'arrête pas de bouger à l'intérieur de la station à tuture des zidées, de 2 mains cela va de soi. Quoi.
Donner l'impression, là est le secret du succès, multiplier les prix de tout et n'importe quoi, ainsi que les actions qui donnent l'impression de bouger dans la seule optique d'avancer d'un pas à chaque fois un peu plus marqué vers le tout info, tout débat d'actu creux et si possible catastrophiste parce que ça soigne bien l'audimat.

Voici donc déjà de retour, comme le temps passe vite quand il est immobile, le festiv' "Et maintenant qu'est-ce qu'on fout pour changer le monde ?", un festiv' d'idées qui montre une fois de plus qu'au lieu de jouer la carte culture, la station à idées se la joue think tank, tendance marxiste, assaisonnée d'une pincée généreuse de syndrome Bruno de Latourette, pour bien repenser le vivant qu'on savait pas qu'il était vivant avant que le chercheur Bruno de Latourette ne le découvre.
Le questionnaire qui vous donne l'impression d'interagir avec les programmes de France Cu est axé sur une idée, une seule, qui n'en est même pas une :  la trouille.
Imaginez que vous êtes au bar "Chez Dédé" et que le gros Bebert, le gros pilier, vous demande tout à trac ce que vous vous feriez pour changer ce monde de merde après avoir sifflé votre dixième canon.
Vous voulez les réponses ? Bin ouais, on les veut quoi ! Fais péter les réponses !
Et si nous étions le chef du monde, quéquifaudraifaire ?
La réponse est simple, simplissime, parce que "Chez Dédé", tout est simple, surtout au-delà du dixième canon.
Déjà dans le questionnaire, c'est comme l'année dernière, vous pouvez répondre n'importe quoi, quoi, de toute façon ça changera rien tellement les réponses elles étaient dans les questions. Alors bien sûr quand vous avez des questions sur la guerre en Ukraine, vous pouvez être sûrs qu'à l'arrivée la radio à idées va vous sortir une formule du genre "Nos auditeurs sont durablement inquiets par la situation en Ukraine". Tu m'étonnes. S'il n'y avait eu aucune question dessus, y'aurait eu :"Nos auditeurs ne semblent pas préoccupés par la situation en Ukraine".
Les questions sont signées d'une sociologue, mais c'est un leurre, elles viennent bien du gros Bébert de "Chez Dédé".
J'ouvre les guillemets et une nouvelle bouteille :
"- Pour moi, on a basculé dans le nouveau monde avec quelle catastrophe récente quoi ?
- Et maintenant il faut se préparer... à affronter le pire ce sera Armaggedon tous aux abris anti-atomiques, à construire le meilleur avec les petits ours en peluche trop mignons tout choupinets c'est trop holala quoi, ou à rien de particulier le futur rien à foutre ?
- Mais enfin, quel super-héros va nous sortir de ce chaos mondial ?
- Si demain, mon pays est attaqué, je fais quoi, quoi ? Je résiste je collabore où je fous rien j'attends juste la réouverture de « Chez Dédé » ?
- Si demain, mon pays est occupé, quoi que je fais,  quoi ? Je me barre, je m'engage dans l'armée occupante, dans l'armée résistante, ou je me réfugie « Chez Dédé » et j'm'en tasse plein en attendant qu'ça s'tasse un peu ? »

Les questions, surtout faut les faire simples, rédigées en langage djeune. Les djeunes ils sont comme les moins djeunes, ils aiment bien qu'on les prennent pour des demeurés. Ce qui donne des problématiques genre « Pour me rebooster, le truc qui me fait le plus de bien c'est quoi, quoi ?"
Je répondrais que « Chez Dédé » ma foi ça a pas l'air trop mal. Autant aller à la source.

                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 1303

Curly 

Curly

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Quels adultes vont-ils devenir ? - Mer 22 Juin 2022, 14:03

Les Enjeux des réseaux sociaux du 22 :
Résumé
Le 16 juin ont eu lieu les écrits de français pour les candidats du bac général. Le commentaire de texte est tombé sur un extrait de "Jours de colère" de Sylvie Germain. Mais les lycéens l'ont jugé difficile et ont grandement insulté l'auteure sur les réseaux sociaux.
En savoir plus
Un texte de 20 lignes décrivant neuf frères, sorte d’hommes des bois, élevés dans les forêts du Morvan, "dans un passé indéterminé" prévenait l'introduction de l’épreuve.
(...) Dans les heures qui suivirent l’épreuve, Twitter, Instagram TikTok furent envahis de commentaires incendiaires et remplis d’insultes adressés à l’auteure du texte du bac Sylvie Germain.
Sylvie Germain interviewée par le figaro étudiant (sic) : "Je ne suis qu’un prétexte (...) ils veulent des diplômes sans aucun effort et se clament victimes pour un oui pour un non et désignent comme persécuteurs ceux-là mêmes qu’ils injurient et menacent. Quels adultes vont-ils devenir?..."

Excellente question.
Il nous faut une réponse tout de suite.

Une réponse tout de suite :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13954-21.06.2022-ITEMA_23065823-2022C29631E0122-21.mp3" debut="30:20" fin="35:26"]

Curly 

Curly

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La cleub muzik du cleub et de son bouc cleub - Dim 04 Sep 2022, 12:29

Le bouc cleub, une nouvelle ancienne émission. Promo livre, entretien cire-pompes de vingt mn environ – nous sommes donc sur un temps long, celui de l'approfondissement de la promo.
La productrice, la même que celle de la grande tablinette (le titre est changé, pas le contenu) "nourrit" son entretien des remarques des internautes qu'elle a sollicités la veille en leur posant des questions de type "Quel est votre roman algérien préféré ?"
Cette émission d'ailleurs, celle du vendredi 8, avait comme invité Mathias Enard, producteur sur cette même chaîne. Les producteurs s'invitent entre eux, les promos des livres des uns s'invitent dans les émissions des autres, l'esprit d'ouverture tourne à plein régime.
A propos de Mathias Enard, sa nouvelle ancienne émission, la même que l'année dernière, soit un entretien promo, au lieu de deux, donc d'une demi-heure plus courte, a un titre gonflé comme un melon : "L'entretien littéraire de Mathias Enard" par Mathias Enard, produit par Mathias Enard et présenté par Mathias Enard. Il sortirait un livre dans l'année, il serait capable de s'auto-inviter.
La photo de son émission sur le site fout vraiment les jetons. Quand on la regarde, on imagine tout de suite pour l'accompagner l'ouverture de "Ainsi parlait Zarathoustra" ou "La chevauchée de la Walkyrie".

                                                                                                    La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 Oper1391

Revenons au bouc cleub.
Place à la musique.
1- Le générique, qui donne déjà envie de couper le son avant même qu'un mot ait été prononcé.
Bouc cleub du 2 septembre [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-02.09.2022-ITEMA_23121352-2022C49162S0245-21.mp3 " debut="00:00" fin="00:21"]
2- Autre extrait du même [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-02.09.2022-ITEMA_23121352-2022C49161S0245-21.mp3" debut="21:00" fin="24:03"]
3-  Cleub du 1er septembre [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-01.09.2022-ITEMA_23119986-2022C49161S0244-21.mp3 " debut="23:29" fin="26:04"]

Les passages de disques sont sans aucun rapport avec l'invité, de la promo dans toute sa splendeur. Pour l'extrait 3, on admirera le charcutage. Le "classique", ça ne rentre pas forcément pile dans les 2mn réglementaires allouées à la musique sur France Cu. Et puis Vanessa Wagner est trop peu promue sur France Cu. Elle méritait une énième couche de promo vite fait, avec quelques notes prises au pifomètre et coupées à l'arrache. On pensera ce qu'on voudra de la musique de P.  Glass (personnellement, moins j'en entends, mieux je me porte) mais la manière élégante de la diffuser montre que la priorité de la productrice est de vendre de vendre et de vendre. On admirera particulièrement après le passage de Glass la lecture d'une partie du dossier de presse du disque de V. Wagner enchaîné avec celui du photographe invité. Deux promos enchaînées à une allure folle. Pas de doute, France Cu cette année repousse les limites des émissions promos, en réinventant une esthétique du moche, esthétique qu'elle affectionne particulièrement.

Curly 

Curly

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Bienvenue au cleub des tournées promo - Lun 12 Sep 2022, 19:05

A quoi sert France Culture ? A rien ?
Si, en fait, à quelque chose : elle est un média de plus qui fait tourner les promos des gens en promo.
Lundi 12, l’acteur Kad Merad avait une journée chargée.

France Inter

                                                                            La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 1365

Europe 1

                                                                            La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 2221

Et donc, dans la boucle, la radio des idées de 2 mains qui orne son émission d'un titre glorieusement pompeux.

                                                                            La défaite de la  culture (© Nessie) - Page 8 3187

Quel est le petit plus de France Culture ? Eh bien rien, que dalle. Waterloo morne plaine.
Présentation de l’acteur, qui se prête de bonne grâce à ce moment que l’on sent à peine être pour lui une corvée, résumé du film, bande annonce…
De la radio culturelle niveau zéro. Du zéro jusqu’à l’infini.
En prime, on se demande au début si l’acteur ne se fout pas gentiment de la gueule du générique de l’émission.
Je vous raconte la fin de l’extrait que je propose (après, vous disposez, c’est à vos risques et périls), au cas où vous ne tiendriez pas jusqu’au bout : l’acteur en promo, qui rame, rame, rame…, dit qu’il est acteur et qu’il doit  comprendre le personnage pour pouvoir le jouer, avant de lâcher qu’il ne se souvient plus de la question que la cleubeuse lui avait posée.
Plus tard, il ramera tellement qu’il avouera être paumé dans les promos qu’il enchaîne (voir plus haut, toujours plus haut).  Sur France Cu il a près de trente minutes, alala la panacée, quelle chance d'avoir le temps de développer plein de machins et de trucs qu'on se demande si c'était bien nécessaire de ne pas juste faire un spot de pub de trente secondes qu'on n'en parle plus pitié. L'entretien d'Europe 1, juste avant le cleub, était en gros aussi long. Il n’est pas facile de répéter les mêmes phrases, surtout quand finalement, l’objectif de France Cu est juste de les lui faire répéter.
Répéter, rabâcher, le voilà le petit plus de France Cu.

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