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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Le programme de nuit, îlot de culture (II)

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Le programme de nuit, îlot de culture (II)    Page 33 sur 36

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Curly 


321
Répondre en citant  
Le Tour de la France par deux enfants (1976) - Des papous dans la tête à Clermont-Ferrand (2010) - Mer 24 Fév 2021, 13:02

Complément musical :
Pour faire suite à ce qui a été évoqué ici et diffusé ,  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/20333-23.02.2021-ITEMA_22582958-2021M36310E0027.mp3 " debut="25:47" fin="55:44"]
« Bitter Ending »
Les Swingle Singers  
Roger Guérin, trompette
Pierre Gossez, saxophone alto
Jean-Louis Chautemps, saxophone ténor
Jacques Cavallero, basse
Marcel Sabiani, batterie
Direction, André Hodeir
(Enregistré à la Maison de la Radio à Paris, en septembre 1972)


Le Tour de la France par deux enfants
– pas de liens, diffusion dans les Nuits du 04/01 au 04/02/2021
de G. Bruno (Augustine Fouillée) - adaptation Sylvie Albert - réalisation Guy Delaunay

Le choix du texte est surprenant. C’est un livre de « lecture courante » sous-titré « devoir et patrie », publié en 1877, et qui glorifie notre Patrie malmenée par les Prussiens  en 1870-71, et qui fait découvrir à la jeunesse les richesses de notre patrimoine et la profonde humanité de nos bien chers compatriotes.
Un texte marqué par le passage des ans, qu’il est difficile de lire aujourd’hui sans un regard critique.
Or, l’adaptation qui en est faite est nulle : le texte est gardé intact, seulement quelques chapitres ont sauté, et Michel Bouquet interprète le tout au premier degré, et dans sa plongée dans le texte il embarque l’auditeur avec lui. Interprétation magnifique, où les instants dramatiques, les découvertes, les apprentissages que font les deux enfants lors de leur traversée de la France, prennent des nuances inattendues. Quelques effets sonores discrets signés Joé Noël.
Bien sûr, chaque épisode contient sa leçon de morale, celle-ci étant lue, ainsi que les titres des chapitres, par Nathalie Nerval.
André et Julien viennent de perdre leur père et leur patrie, puisqu’habitants en Alsace Lorraine. Les orphelins vont traverser la France pour rejoindre un parent à Marseille, retrouvant ainsi leur famille et leur patrie. Sur le plan symbolique, tout est fait pour être bien compris de tous, y compris des enfants de la Troisième République auxquels l’histoire s’adresse.
Chaque épisode, d’une vingtaine de minutes, est construit en deux temps : d’abord l’histoire puis des « compléments musicaux », qui commentent l’action. Ces musiques sont variées, certaines choisies pour leur atmosphère, en lien avec les chapitres qui viennent d’être lus, et d’autres plus directement en relation avec le texte, comme les chansons ou les musiques folkloriques.

Les 24 épisodes, avec leurs illustrations musicales.

1- Le départ d'André et de Julien (02/08/1976)
Introduction & marche funèbre de Darius Milhaud, dirigé par le compositeur
2- Les préparatifs d’Étienne le sabotier - Les adieux - Les enfants d'une même patrie (03/08)
Symphonie Altitude, second mouvement « Le jardin vertical »,  de Jean Martinon, Chicago Symphony Orchestra dirigé par le compositeur
3- L'ordre dans les vêtements et la propreté - L'hospitalité de la fermière lorraine (04/08)
Sonate bucolique de Henri Sauguet par Jean-Marie Londeix (saxophone) et Pierre Pontier (piano)
4- Arrivée d'André et de Julien à Épinal - Le moyen de gagner la confiance (05/08)
Pièces pour piano de Erik Satie par Aldo Ciccolini
5- Les moyens que l'homme emploie pour mettre en mouvement ses machines - Un ouvrier inventeur (06/08)
Octonaire de la vanité et inconstance du monde de Claude Le Jeune par l’Ensemble Jacques Feuillie
6- La Haute-Saône et Vesoul - Le voiturier jovial - La confiance imprudente (07/08)
Chansons à boire françaises par l’Ensemble d’instruments anciens dirigé par Michel Sanvoisin et Chevaliers de la Table Ronde par Zappy Max et Aimable & son orchestre
7- Le cheval - Qualités d'un bon cheval - Soins à donner aux chevaux (09/08)
Airs populaires du Jura par le Groupe folklorique La Gentiane dirigé par Jean Cuenin
8- Le travail du soir dans une ferme du Jura - Les ressorts d'horlogerie - Les métiers à tricoter - L'étude du dessin - Utilité de l'instruction (10/08)
Extrait de la Symphonie n°101 « L’horloge » de Haydn par l’Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Karl Richter
9- André et Julien sur le marché de Mâcon - Les profits de la vente - L’honnêteté dans le commerce (11/08)
Suite française de André Jolivet, troisième mouvement, Orchestre Colonne dirigé par le compositeur
10- La plus grande usine de l'Europe : Le Creusot - Les hauts fourneaux pour fondre le fer (12/08)
Le pas d’acier de Prokofiev Orchestre Symphonique de la Radio de l’URSS, dirigé par Guennadi Rojdestvenski, « les usines n’ayant pas inspiré les compositeurs français »
11- Une ferme dans les montagnes d’Auvergne - Julien et le jeune vannier Jean-Joseph - La  veillée (13/08)
Chants populaires d’Auvergne par José Rou et l’auvernha tournidjaire
12- Lyon vu le soir - Le Rhône, son cours et sa source (14/08)
Airs du Dauphiné et du Vivarais par le groupe folklorique Empy et Riaume de Romans dirigé par Marie-Madeleine Bouvier
13- Les mûriers et les magnaneries du Dauphiné (16/08)
Extrait de Mireille de Gounod dirigé par Jésus Etcheverry
14- La guérison de Julien - Le chemin de fer – Grenoble et les Alpes du Dauphiné (17/08)
Extrait de Pacific 231 de Arthur Honegger, Orchestre National dirigé par Jean Martinon
15- Les ports de Marseille - Ce qu'André et Julien demandent à Dieu (18/08)
Patrie de Georges Bizet par l’Orchestre National dirigé par Charles Munch
16- Brusquerie et douceur - Le patron du bateau "le Perpignan" et Julien (19/08)
L’horizon chimérique, mélodies de Fauré sur des poèmes  de  Jean de La Ville de Mirmont par Gérard Souzay et Dalton Baldwin
17- Lettre de Jean-Joseph. Réponse de Julien - L’Océan, les vagues, les marées, les tempêtes (20/08)
Suite en fa de Albert Roussel Orchestre Lamoureux dirigé par Charles Munch
18- Les lumières de la mer - La mer phosphorescente, les aurores boréales, les phares (21/08)
Chants de marins par Albert  Kerbonne et Jo La-Re-Do à l’accordéon
19- Le naufrage - Égoïsme et dévouement (23/08)
Symphonie marine de Jacques Ibert, City of Birmingham Orchestra dirigé par Louis Frémaux
20- Le noyé et les secours donnés par Guillaume (24/08)
Chansons par le groupe folklorique Picardie
21- La couverture de laine pour la mère Étienne - Reims et les lainages (25/08)
Récit et choral de Georges Delerue par Pierre Cochereau et Roger Delmotte
22- Les Halles et l’approvisionnement de Paris - Le travail de Paris (26/08)
Suite de François Francœur, Orchestre Jean-François Paillard  
23- La ferme du père Guillaume dans l'Orléanais - Les ruines de la guerre (27/08)
Concert champêtre de Francis Poulenc par Robert Veyron-Lacroix au clavecin, Orchestre National dirigé par Jean Martinon
24- Le bonheur par le travail - Tout est bien qui finit bien (28/08)
Rédemption de César Franck, Orchestre National de Belgique dirigé par André Cluytens

                                                                                    Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 33 Opera777

Des papous dans la tête - Clermont-Ferrand
– pas de liens, diffusé dans les Nuits les 13/02, 15/02 & 20/02/2021
par Françoise Treussard - avec Hervé Le Tellier, Lucas Fournier, Serge Joncour, Patrick Besnier, Dominique Muller, Patrice Delbourg, Patrice Caumon et Eva Almassy - réalisation Claude Giovannetti 
1- 04/04/2010
2- 11/04
3- 18/04
Les Papous en 2010 se maintenaient encore dans une forme certaine, surtout en public, malgré quelques longueurs, car les papous ne sont pas toujours également inspirés. Mais ils sont bien galvanisés par le public de l’amphi de la fac de droit et d’économie.
Quelques classiques, comme les grands airs des aires de repos, qui ouvrent chacune des trois parties - très réussis -, des homophonies approximatives ou « le clavecin bien trempé », un sublime roman interactif à base ronds-points, et un experts contre faussaires sur un texte de Vialatte.
Par contre, les aventures de Jacques Derrida en rugbyman dans la première partie, sont longues et laborieuses.

Des textes écrits en publics :  quatre romans ayant l’obligation d’intégrer en leur sein des phrases de Vialatte et des genres imposés (1ère partie), et des « folies mnémotechniques » (2nde).
Aussi, une tragédie grecque musicale, « La dixième symphonie de Beethoven ».
Et plein de quatrains montagnards.

La troisième partie propose quelques restes de l’enregistrement public, suivis d’un retour en studio d’une vingtaine de minutes.
Ce retour en studio marque un recul qualitatif net, heureusement rehaussé par la présence de Jean-Bernard Pouy. Remplissage avec pas moins de deux chansons, Higelin chante Trenet, et  Brigitte Fontaine.
Un petit rimailleur illustré pas parmi les plus inspirés, avec Gérard Mordillat et Patrice Minet, contrôlés par Jacques A.Bertrand et Serge Joncour.
Et enfin, la conférence de presse de Jean-Bernard Pouy qui va répondre aux questions des journalistes Dominique Muller, Patrice Minet, Patrick Besnier et Patrice Delbourg.
Le personnage : Ladislas Brizard, qui a retraduit en français de grandes œuvres de la littérature française signées Saint Exupéry, François Mitterrand et André Breton, en les améliorant.

Curly 

Curly

322
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Ganvie, la Venise de l'Afrique - La comédie italienne - Faits divers - Mer 03 Mar 2021, 13:20

La matinée des autres - Ganvie, la Venise de l'Afrique (29/04/1997) - diffusion le 01-03-2021, pas de lien -
par Sophie Pillods - avec Félix Iroko, Pierre Pétrequin et Hubert Mignawande -
réalisation Christine Berlamont
Un reportage au Bénin, à Ganvie, cité lacustre construite au départ pour échapper à l’esclavagisme. La richesse de l’émission vient du fait que nous sommes sur les lieux, et que la visite guidée est enrichie par des témoignages sur les techniques de pêche, les constructions des maisons, l’histoire du lieu, les coutumes, les mythes.
Une matinée des autres des plus passionnantes.

Mardis du cinéma - La comédie à l' italienne (12/01/1993) 
par Francesca Isidori
avec Mario Serenellini, Aldo Tassone, Michel Serceau et Sandro Bernardi
réalisation Claude Giovannetti
Une émission un peu décevante. La parole est laissée en grande partie à celui qui a le plus de généralités à dire : Michel Serceau, alors que les autres intervenants, y compris Francesca Isidori, semblent un peu plus spécialisés que lui. Dommage.
Un écueil dans lequel il est facile de tomber : l’exotisme des comédies italiennes. Un peu comme si on réduisait la France à quelques clichés.

Un petit aperçu des talents de Totò.

                                                                                            

Quelques remarques à l’emporte-pièce :
La comparaison entre le comique Totò et les Marx Brothers n’est pas d’une grande pertinence. Il n’est pas facile pour quelqu’un qui ne connaît pas ce grand comique italien de s’en faire une idée ainsi. Il aurait fallu développer un peu, et comme la durée de l’émission n’est pas extensible…

L’émission s’appuie sur de longs extraits de films, toujours les mêmes : Les monstres, Le fanfaron, Le pigeon… des arbres qui cachent une forêt.

Extrait de Au nom du peuple italien de Dino Risi, scénario Age/Scarpelli, à l’humour particulièrement acide.

                                                                                                    


Sont mentionnés quelques films capitaux : L’armée Brancaleone (le nom du personnage est rentré dans le langage courant en Italie) de Mario Monicelli, ou, plus rapidement, Il maestro di Vigevano de Elio Petri, La grande pagaille (Tutti a casa) et La grande guerre, tous deux de Monicelli.
On entend brièvement les voix de quatre acteurs emblématiques : Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Nino Manfredi et Alberto Sordi. Chacun incarne un type particulier de personnage qui est décrit avec justesse dans l’émission.
Aussi, l’importance des scénaristes, avec notamment le brillant duo Age & Scarpelli, dont les scénarios sont souvent des mécaniques de précision dont les seuls équivalents aujourd’hui pourraient être ceux des frères Coen.
Se référer à la Commedia dell’arte est un peu limiter les intentions de ces films : il y a un mélange de comique et de tragique, les deux étant totalement inséparables.
La différence avec la “comédie populaire française”, souvent pathétique, est que les italiens ne font pas rire de manière gratuite, et que ce sont souvent des jeux de massacres. La satire n’est alors pas loin de certains textes - comme les fabliaux - du Moyen-Âge, où l’on tire sur toutes les institutions, religieuses et politiques.
Les quatre acteurs comiques susnommés incarnent des personnages attachants, qui peuvent se conduire comme de vraies ordures. Il est impossible d’imaginer un acteur comique français, ou américain, incarner des personnages ayant autant de défauts.
Une dernière chose : on regrette dans l’émission la disparition du genre au tournant des années 70/80, sans la relier à l’arrivée fracassante de l’empire médiatique de Berlusconi.

Extrait de Brancaleone alle crocciate (Brancaleone s’en va-t-aux croisades, 1970), suite de L’armata Brancaleone (1966), où le duo Age/Scarpelli  met en scène une sorte de duel judiciaire afin de désigner le vrai pape. L’ermite San Colombino n’est pas sans ressemblance, voulue, avec le Simon du désert de Luis Buñuel.

                                                                                                        

Faits Divers - par Pierre Véry et Maurice Renault  - réalisation Pierre Billard
Vendredi treize, jour de chance (26/02/1957) de Charles Maître
interprétation Jean-Marie Amato (Fernand), Guy Decomble (Lulu), Pierre Trabaud (Jojo), Arlette Accart (Marinette), Maurice Chevit, Jean Mauvais, Jean-Jacques Steen, Becky Rosanes et André Var
Une dramatique complétée par les rubriques habituelles. Germaine Beaumont évoque Le petit homme d'Arkhangelsk de Simenon et les œuvres complètes De Conan Doyle, et Roger Régent critique quelques films qu’il vient de voir, essentiellement des comédies. Il a du flair et des formules toutes faites du type « c’est un film fait pour divertir et oublier tous vos soucis, dont le seul but est de nous faire rire », argument de choc qui a perduré dans le monde limité de la critique pour désigner un film « insignifiant mais distrayant ». Roger a du flair comme d’habitude : il dézingue le duo Poiret/Serrault dans  Assassins et voleurs de Guitry, un film à l’humour délicieusement noir, et loue la réalisation de Victor Vicas dans Je reviendrai à Kandara d’après Jean Hougron, et Courte-tête de Norbert Carbonneaux, où circulent les comiques populaires des années 50.

La dramatique : Un des truands sur le point de faire un casse vient de gagner à la loterie, et se retire donc au dernier moment. A partir de là, plus rien ne se passe comme prévu. Le casse échoue, et la roue de la chance va tourner à deux reprises encore pour notre chanceux, qui devient malchanceux puis à nouveau chanceux. Le tout en moins d’une demi-heure. Mené une fois n’est pas coutume tambour battant, cette fiction est interprétée par des habitués. Tout roule pour le mieux.

Avant les rubriques du duo Beaumont/Régent, une discussion qui se veut à bâtons rompus, mais qui semble avoir été bien préparée, entre Pierre Véry et Maurice Renault autour des coquilles les plus amusantes parues dans les journaux. L’idée leur vient comme ça, d’un coup, de proposer aux auditeurs d’envoyer leurs coquilles préférées, à la manière de la rubrique du Canard enchaîné « A travers la presse déchaînée ».
Chacun des deux lurons donne quelques exemples de perles.
Cette conversation ne vient pas comme un cheveu sur la soupe. La fiction qui précède l’a bien préparée.

Curly 

Curly

323
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Soleil est mort, l'éclipse de soleil - Victor ou les enfants au pouvoir - Mar 09 Mar 2021, 18:54

La matinée des autres - Soleil est mort, l'éclipse de soleil (16/12/1980) – pas de lien pour la diffusion du 24-02-2021, renvoi vers celle de 2017 -
par Roland Auguet
avec Gérard Francillon, chargé de mission à la direction scientifique du CNRS, Jean Lescure, chargé de recherche au CNRS-Muséum d’Histoire Naturelle, Guy Picolet, chargé de recherche au CNRS, Serge Tornay, maître-assistant à l’Université de Parix X-Nanterre,
Lectures par François Maistre, André Almuro et Maurice Travail, d’extraits de « Soleil est mort », ouvrage du Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative de Nanterre, édité par Gérard Francillon et Patrick Menget
Réalisation - Michel Abgrall 
La perception par les différentes civilisations de l’éclipse de soleil. En parallèle aux explications des mythes et légendes, un reportage en Éthiopie pour une éclipse de soleil partielle.
Jean Lescure parle aussi des réactions des animaux, et plus spécialement des oiseaux.
Pour les humains, une constante assez simple : le Soleil étant symbole de vie, son éclipse est mauvais signe.
Le croisement des récits des chercheurs, du reportage en Afrique, et des lectures, donne toute sa richesse à cette Matinée des autres.

Comme les nuits récentes ne proposent rien de particulièrement nouveau, et qui plus est quasiment plus de fictions, voici une perle oubliée :
Victor ou les enfants au pouvoir de Roger Vitrac.

Une diffusion dans les Nuits en 2014 toujours disponible.
Aucune information sur cette pièce, dont la version radiophonique présentée est exceptionnelle.
Les Nuits ont fait sauter la présentation de Jean Anouilh, qui mit en scène cette pièce en 1962 avec Claude Rich dans le rôle titre.
En 1969, l'acteur est toujours présent, et bien entouré.
Distribution :
Claude Rich – Victor (9 ans)
Bernard Noël - Charles Paumelle, son père
Monique Mélinand - Émilie Paumelle, sa mère
Marie-Claire Chantraine – Lili, leur bonne

Uta Taeger – Esther (6 ans)
Alain Mottet – Antoine Magneau, son père
Nelly Benedetti – Thérèse Magneau, sa mère
Fiamma Walter – Maria, leur bonne

Hubert Deschamps – Le général Étienne Lontségur
Judith Magre – Madame Ida Mortemart
Jean Péméja – Le docteur

Et Roger Bret - le récitant

Réalisation – Henri Soubeyran
Bruitages – Joé Noël
Collaboration technique – Jean-Claude Lagarde
Chef opérateur du son – Francis Granal
Assistante – Colette Chemama

Curly 

Curly

324
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Bourdieu le jour, Bourdieu la nuit ? - Mer 17 Mar 2021, 13:15

Les Nuits proposent de moins en moins de programmes variés, de plus en plus de rediff’ récentes, alors que le podcast de la précédente diffusion est encore frais.

Dans  un article de Téléramiche sur Christian Merlin, producteur à France Musique, la rédactrice a tapoté dans sa présentation : « Critique et musicologue (...), Christian Merlin fait naturellement passer les savoirs. Lui dont le grand-père  a cofondé Europe 1 en 1955* est devenu un amateur de France Culture, dont il goûte particulièrement les riches Nuits. »
* Il est écrit sept lignes plus haut qu’il en est le fils mais bon.

Ah « les riches Nuits » écrit-elle… Tellement riches qu’il n’en est jamais question dans les pages radio de Télérame, qui tartine plutôt sur les tristes programmes socio-popo de la journée.

Le site de France Cutlrure suit le mouvement : les Nuits sont riches certes, mais pas au point de les mettre en valeur du tout, sauf quand ça rentre dans la Ligne Générale du jour.

                                                                Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 33 1181

La Nuit promo-libraires : pas encore diffusée, déjà méga star.
Mais pas autant que Pierre Bourdieu, qui lui est persona sacra.
Son « Ne quittez pas l’écoute » de 1977 n’a pas droit a une belle page de présentation. Non, c’est trop peu : trois pages, carrément. Et comme il y a deux parties, cela donne en tout six pages de belles présentations.
Six pages qui correspondent aux trois rediff’ de l’émission, en 2017, 2019 et 2021. Toutes sont encore disponibles à l’écoute.


                                        Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 33 Bourdi10
                                        Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 33 Bourdi11
                                        Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 33 Bourdi12

                                                                                                                                                                                                                                            Long isn't it ?

Par contre,
                                                        Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 33 2123

Vous pouvez cliquer dessus comme des malades (encore qu'une fois suffise) il ne se passera rien, que dalle. Bourdieu a pris toute la place avec ses triplettes de rediff’.

L’absence de pages a contaminé tout ce qui n’est pas « Nuit spéciale » du dimanche ou en lien avec la Ligne socio-popo.
Les dernières « Nuits spéciales » étant alignées un peu trop sur la Ligne...
Donc, les émissions planquées des Nuits sont souvent celles qui proposent une vue plus variée de l’art radiophonique. Il y en a de moins en moins, parce que l’esprit d’ouverture se rétrécit de jour en jour.
Pourtant, « Les promenades ethnologiques » et « Cinéromans » sont déjà des rediff’ récentes. Les précédentes pages de présentation étaient déjà minimalistes. Maintenant, il n’y en a plus.

Alors si l’on est obligé de se tourner vers les Nuits pour trouver de la richesse, c’est que la journée ne propose plus grand-chose de consistant et même d’écoutable, et que les programmes de jour se détournent de plus en plus de la culture pour virer à l’analyse creuse d’actu à chaud et promo à tout va pour un troupeau d’artiss’ qui tournent tournent sur le petit manège de la sociopopolie culturée.

Curly 

Curly

325
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La Syrie - Les indiens guajiros - Michel de Ghelderode - Mar 23 Mar 2021, 20:48

La matinée des autres - L'alphabet Père (27/06/1978) – pas de lien pour la diffusion du 13 mars, renvoi vers celle de 2018
par Hélène Tournaire - Avec Jean Bollery, le Docteur Bachir Zuhdi (conservateur des antiquités classiques au Musée national de Damas) et le Père Philippe Achkar 

L’émission part de la découverte du premier alphabet découvert en Syrie en 1929 pour parler de la civilisation dans son ensemble. Il est même possible d’entendre parler l’araméen.
Comme pour ce qui suit, le principal défaut de cette matinée, ce sont les interventions, pourtant passionnantes, de Bachir Zuhdi, affublé d’un tic de langage. Ses paroles sont constamment ponctuées de fatigants « n’est-ce pas ».

Voir aussi cette page de 2016 où l’émission était mieux mise en valeur.

L'autre scène ou les vivants et les dieux - Le chemin des indiens morts (04/10/1976) - pas de lien pour la diffusion le 13 mars, renvoi vers la diffusion de 2020
par Claude Mettra - avec Michel Perrin
lectures de "Le chemin des indiens morts" (Michel Perrin) par Nada Strancar et Christine Gagneux
réalisation Janine Antoine 
Voyage au pays des Guajiros, peuple colombien, avec Michel Perrin qui a fait de longs séjours chez eux. L’entretien est mené avec discrétion et efficacité par Claude Mettra.
Donc les coutumes, les légendes, et aussi l’influence néfaste de la civilisation moderne sur ce peuple.
Là aussi, le défaut vient des paroles certes intéressantes mais souvent hésitantes de Michel Perrin.

Images et visions d'un solitaire - Michel de Ghelderode : L'érotisme (02/12/1951 Paris IV) - diffusion le 13 mars, pas de lien
par Roger Iglesis
C’est la sixième partie des huit entretiens donnés par le dramaturge et néanmoins écrivain Michel de Ghelderode.
L’entretien est ponctué d’un bref extrait de « La farce des ténébreux » interprété par Yvette Etievant et Jean Daguerre.
Les questions et remarques de Roger Iglesis, choqué par certains aspects du théâtre de Ghelderode, poussent l’écrivain à répondre parfois avec une certaine insolence. Certes il n’était pas d’un caractère facile.
L’entretien demeure décevant, sans doute des coupes ont supprimé des passages moins diffusables. Ghelderode passe trop de temps à se justifier, et finalement il vaut mieux se rabattre sur son œuvre.

L’école des bouffons (15-02-1953)
musique de Marius Constant, réalisation de Jean-Jacques Vierne
avec Roger Blin, Maurice Chevit, Jacques Dufilho, Léon Larive, Marcel Lupovici (proche de Ghelderode, qui a créé plusieurs de ses pièces), Claude Marcan, Yves Peneau, Claude Piéplu, Guy Piérauld, Raymond Reynal, Jean Temerson.
&
Bonnes nouvelles, grands comédiens - Brouillard , lu par Maria Casarès (16-03-1971) Nouvelle extraite du recueil « Sortilèges ».

Curly 

Curly

326
Répondre en citant  
Bertrand Tavernier à la radio - Jeu 25 Mar 2021, 19:20

Par quelle carabistouillerie l’hommage à Bertrand Tavernier renvoie vers des émissions récentes menées platounettement par des producteurs qui moulinent des invités en quantité industrielle avec un seul objectif : promo en classe business ?
Comme Bertrand Tavernier était intarissable, il suffisait pour l’interviewer de se mettre en pilotage automatique, avec le risque évident d’obtenir des confidences et propos divers & variés qui soient toujours les mêmes.

Pourquoi ne pas renvoyer plutôt vers la Nuit rêvée du 4 septembre 2011 , toujours disponible à l’écoute ?
Son programme, outre l’entretien avec Philippe Garbit : Connaître le cinéma de Philippe Esnault avec Jean-Pierre Melville, «Carambolage », un des nombreux Maîtres du mystère écrits par Jean Cosmos, qui fut aussi scénariste pour Bertrand Tavernier, un Cinéromans de Philippe Esnault sur et avec Alberto Calvacanti (La série des dix Cinéromans est actuellement rediffusée en intégralité dans les Nuits), un Black & Blue en petite forme sur Billie Holiday, et pour finir des souvenirs de Henri Asselin sur Camille Claudel.

Pourquoi ne pas renvoyer aussi vers l’émission de Noël Simsolo, Tavernier sans images (02/05/1984) ?
Dernière diffusion en septembre 2020. Pas de liens bien sûr, donc renvoyons vers une diffusion antérieure.
Noël Simsolo est un plus fin connaisseur de son sujet que le Grand Lénifiant Mamamouchi .
Une émission essentiellement musicale. Les choix sont très éclectiques, et très personnels.
Les trois parties :
- L’enfance et les sons
- Les musiques de films
- Les passions

Extrait de L’enfance et les sons, avec la participation de Grégoire et Amédée (Roland Dubillard et Philippe de Cherisey) [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-03.05.2017-ITEMA_21312155-0.mp3" debut="21:30" fin="29:24"]

« La complainte de Bouvier », extraite du «Juge et l’assassin ». Musique de Philippe Sarde, texte et interprétation, Jean-Roger Caussimon  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-26.09.2020-ITEMA_22438439-2016C3372E0533-1779455909.mp3" debut="55:52" fin="59:13"]

Curly 

Curly

327
Répondre en citant  
Joseph Kessel / Madeleine Riffaud - Pierre Brasseur & Jean Rochefort - Sam 27 Mar 2021, 12:10

Entretiens avec Joseph Kessel, témoin parmi les hommes
par Paul Guimard
Parties 1 à 3 (09, 16 et 23-03-1956 Chaîne Nationale) 
Parties 4 à  6 (06, 13 et 20-04) 
Parties 7 à  9 (27-04, 04 et 11-05) 
Parties 10  à 12 (18 et 25-05) 
Ces entretiens ont déjà été plusieurs fois diffusés : 1989, 2002, et, pour certaines parties, beaucoup plus. Un remontage de 2h30 a paru en 2009 sous la forme de deux CD Radio France. L’intégralité des entretiens dure 4h15.
Joseph Kessel racontant son tour du monde, la fin de la Première Guerre Mondiale, l’Aéropostale, les révoltes en Irlande dans les années 20, la montée du nazisme dans les années 30…la liste est longue.
Bien sûr que tout cela est très alléchant, Kessel étant allé au plus près des évènements racontés.
Kessel joue son rôle de témoin avec beaucoup d’application, racontant la plupart du temps des évènements que l’on trouve dans des livres d’Histoire, en y ajoutant des anecdotes personnelles qui évitent toujours d’aller trop loin dans les détails, et qui évitent toute émotion. Juste pour que l'auditeur se dise qu'effectivement, Kessel y était, quel homme.
Son besoin d’être le plus neutre possible rendent ses souvenirs totalement désincarnés, sa belle voix grave débitant ses récits de manière égale, monotone. Les portraits qui pourraient être émouvants, les faits particulièrement dramatiques, pourtant bien réels, semblent sortir d’un album de Tintin. Tout est très policé, nous sentons qu’il se contraint à éviter toute émotion trop saillante, qu’il joue à fond son rôle de « témoin de son temps », gardant à distance les hommes et les évènements, alors que, paradoxalement, il s’est retrouvé au cœur de l’Histoire.
Un exemple, son entrevue avec Roosevelt, où le président américain ne s’est évidemment aucunement livré. Nous appellerions cela aujourd’hui une « opération de com’ ». Le portrait qui en est fait relève de l’image d’Épinal.
A titre de comparaison, l’écoute ou la réécoute des entretiens avec Madeleine Riffaud (cf plusieurs billets dans le premier fil des Nuits), qui fut reporter de guerre pour le journal L’Humanité dans les années 50/60, permettent de prendre la mesure de tout ce qui manque aux entretiens avec Joseph Kessel. Lorsque Madeleine Riffaud raconte la guerre d’Algérie ou du Vietnam, tout est considérablement plus humain, plus fort, plus personnel.


Deux lectures qui surpassent la perfection :
Bonnes nouvelles, grands comédiens - Pierre Brasseur lit "La poupée" de Joseph Kessel   (20 et 21-08-1970) 
par Patrice Galbeau - réalisation Bronislaw Horowicz

Nouvelle diffusion de
Les petites dames de Raymond QueneauLe journal intime de Sally Mara (19-01-1993)
Après une brève présentation par Paul Fournel, lecture du début du journal par Jean Rochefort, qui est tout à fait crédible en adolescente qui découvre son corps et qui « tient bon la rampe » contre vents et marées.

Il existe quatre autres « petites dames », toujours avec Jean Rochefort, mais jamais reprises jusqu'à ce jour dans les Nuits :
- Zazie (18-01-1993)
- Yvonne (« Pierrot mon ami ») (20-01)
- Helena (« Un rude hiver ») (21-03)
- Julia (« Les dimanches de la vie ») (22-03)

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Mi-fugue mi-raisin - Nuits magnétiques, Pierres des chemins, paysages - Les présentations des émissions sur le site - Mer 31 Mar 2021, 18:50

Mi-fugue mi-raisin - Zouc (08-05-1976) 
par Bertrand Jérôme – réalisation Anne Lemaître
Une séquence extraite de l’émission (1975-1984) qui fut l’ancêtre en quelque sorte des Papous dans la tête. Les Nuits en avaient diffusé plusieurs en intégralité au début des années 2010.
Des lectures, des scénettes, des textes inédits, des chansons, des extraits de spectacles… et le jazz de Jean-Christophe Averty.
C’est dans cette émission, diffusée le samedi soir entre 22h et minuit, que Roland Dubillard proposa nombre de ses diablogues.

Dans cette séquence, Zouc raconte ses vacances agitées en famille.
Il est dommage, alors que d’autres émissions des Nuits ne bénéficient d’aucune présentation ni d’aucune page, qu’à l’inverse les Nuits spéciales du dimanche aient des présentations qui gâchent parfois l'écoute. A la lecture de celle-ci nous découvrons en gros tout ce que l’on va entendre, alors que l’émission est déjà très courte.
Il existe des lecteurs qui vont éventuellement écouter, et qui n’ont pas envie de lire auparavant les propos saillants qui la contiennent. La lecture gâche tout effet de surprise, alors que le contenu est déjà peu copieux.  
Sur ces pages des Nuits, le modèle suivi est celui des émissions de jours, dont les présentations farcies de citations indigestes et de synthèses maladroitement scolaires qui font office de promo pour un livre, un disque... ne donnent pas envie d’entendre une seule seconde ces baragouinages hélas proches de ce que nous avons eu la malchance de lire.

Puisque nous sommes dans le laborieux et le scolaire, retour sur L’Aiguille creuse et Arsène Lupin, qui n’en finit pas d’obséder la chaîne à la traîne de la culture, succès Netflix oblige.
Scolaire parce qu’un extrait de L’Aiguille creuse faisait l’objet de la dictée géante (géante !) du 27 mars dernier.  Une dictée ! Mais quelle idée épastrouillante, créative, excitante ! Enfin de la radio qui fait frissonner l’épiderme !
Dans la page de la dictée, pour faire bon élève, le rédacteur consciencieux a cru bon d’y mettre le résumé de la totalité de l’intrigue, comme ça, vous saurez tout : qui a tué, qui a volé, et pourquoi et comment…Plus la peine de le lire ou d’écouter le/les feuilleton/s radio, tout vous est révélé, le suspense et le mystère, il vous a été cramé, atomisé, carbonisé, sanibroyé.
Le génial rédacteur a pourtant cru bien faire en copiant/collant le résumé de Wikitrucmuche sans en changer une microvirgule.
De toute façon, il n'est pas question de vous inciter à lire le roman, car, bande de ploucs, Maurice Leblanc n'est pas en promo !
Pour aller plus loin, le petit génie vous renvoie à l'essentiel : les pages wikipédia de Maurice Leblanc et d'Arsène Lupin.
Et pour aller encore plus loin, pour ceux qui veulent vraiment approfondir le sujet, deux reportages tévés bêtifiants made in France 3 & Seine Maritime Tévé.

Nuits magnétiques - Pierres des chemins, paysages (14-10-1993) 
par Catherine Soullard - réalisation Isabelle Jeanneret 
Présentation aussi à l’avenant, mais comme l’émission dure 1h15, impossible d’en faire un résumé complet en une dizaine de lignes. Les citations choisies le sont avec soin : le colporteur et ses photos de femmes à poil, le colporteur et son trafic de cheveux de femmes dont il exploitait la naïveté. Le rédacteur ne voulait pas appuyer trop - il a l'esprit fin - sur l’exploitation de la femme dans la société patriarcale ni orienter idéologiquement une émission qui ne l’est pas, non, ce n’est pas sa faute, il a juste pris deux phrases au hasard, et le sort les a désignées, tout simplement.

« Pierres des chemins, paysages » est un voyage dans les Alpes de Haute Provence. A travers des  entretiens, des promenades sonores, Catherine Soullard va à la rencontre d’habitants nés dans les années 10/20 afin d’évoquer la vie quotidienne durant la première moitié du XXème siècle, et le passage du temps. Chaque habitant laisse à travers son récit une trace de ce passé qui sera à sa mort à jamais révolu.
Quelques lectures de Giono, deux extraits de films de Pagnol, Regain et Manon des Sources parsèment l’émission.
Un seul défaut : le choix de se servir pour les transitions d’une musique synthétique insipide.

Cette nuit magnétique fait partie d’une série de quatre : « Les travaux et les jours », «La vie d'autrefois dans les Alpes de Haute Provence ». Les trois autres parties :
1- Sur l'eau et les choses premières, variations (12-10)
2- Les gestes et la terre (13-10)
4- Une forge, des feux (15-10)

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Bonnes nouvelles, grands comédiens en 1970 - Littérature espagnole d'Amérique du Sud - Les indiens Tarahumaras - Mer 07 Avr 2021, 18:53

Quelques bonnes lectures, alors que le programme spécial au rabais du mois propose encore moins de lectures et de fictions (Cette semaine, une seule : une énième redif' du tristounet Tintin version Comédie Française).

Bonnes nouvelles, grands comédiens.
Entre 1970 et le milieu des années 80, cette émission était diffusée TOUS LES JOURS DE LA SEMAINE (hallucinant), sachant qu'il y avait aussi dans la même journée un feuilleton et certains jours de la semaine une dramatique en soirée.
On retrouve cette série par-ci par-là dans les Nuits, ou dans les programmes de fiction en guise de bouche-trou. Des bouche-trous bien souvent supérieurs à ce qu'ils colmatent.
Certains numéros ont été référencés dans ce fil, ou d'autres.
Dernièrement pour mettre en valeur un poignant débat d'actu :
Bonnes nouvelles, grands comédiens - Judith Magre lit "L'homme à l'étui" de Tchekhov (30/09/1982), nuit du 2 avril, pas de lien of course.
[...]
Micheline Presle lit deux nouvelles de Maupassant : "La Parure" et "Rose" ( 29/09/1970)

ou plus haut ici-même :
Pierre Brasseur lit "La poupée" de Joseph Kessel   (20 et 21-08-1970) 
par Patrice Galbeau - réalisation Bronislaw Horowicz

voire en des endroits peu fréquentables comme ici, avec un renvoi discret vers « La marque sur le mur » de Virginia Woolf lu par Michael Lonsdale (28-11-1983) .

Afin de faire le point, et le plein de bonnes nouvelles et de grands comédiens, voici les émissions disponibles actuellement dans les Nuits. Il y en a aussi dans Théâtre et Cie, mais elles ne sont pas diffusées telles qu'elles ont été conçues : changement de générique et présentation coupée. Dans les premiers temps de l'émission, l'acteur avant sa lecture présentait le texte qu'il avait choisi de lire.
On trouvera par exemple sur la page de cette fiction inécoutable la lecture de « La fêlure »  de Francis Scott Fitzgerald par Laurent Terzieff (10-02-1972).

Commençons par le commencement : l'année 1970.

L'enfant invisible de Ray Bradbury, par Raymond Gérôme (09-07-1970)

Légende poldève de Marcel Aymé, par Françoise Christophe (10-07-1970)

Les mains d'Anicette de René Barjavel, par Jean Le Poulain (24-07-1970)

Les bijoux et Nos lettres de Guy de Maupassant, par Micheline Presle (27-07-1970)

Mon amie Valentine et Vie et mort du phyllocactus de Colette, par Françoise Rosay (29-07-1970)

Le poète de la famille de Jean Giono, par Edwige Feuillère (28-08-1970)

Le vin de Paris de Marcel Aymé, par Françoise Christophe (10-09-1970)

Laura, Les Romanesques et Un rien de réalisme de Saki, par Jacques Martin (15-09-1970)

Son premier bal de Katherine Mansfield et D'un cheveu de Jean Giraudoux , par Hélène Perdrière (02-11-1970)

Présence d'Anna de Noailles et Colette et la sensibilité féminine française de Léon-Paul Fargue, par Pierre Brasseur (20-11-1970)

                                                                                                                                                                                                    ...à suivre...

Autres lectures, nouvelle diffusion le 8 avril (pas de lien, donc renvoi vers la diffusion de 2019) de
Domaine étranger - Littérature espagnole de l’Amérique du sud
1ère partie (09-01-1963)
2nde partie (06-02-1963)
Une émission de Jacqueline Trutat et Severo Sarduy réalisée par Georges Gravier
Des extraits présentés de textes de Borges, Alejo carpentier, Pablo Neruda, Ernest Sabato, Virgilio Piñera, Julio Cortázar, Octavio Paz, Nicolas Guigen.
Les textes sont interprétés par Michel Bouquet, Pierre Leproux, Raymond Jourdan, Renaud Mary, Roger Dumas, Raymone, Françoise Fechter, Anne Perez, Jacqueline Morane, Michel Etcheverry, Roger Blin, Guy Tréjean, Pascal Mazzotti.

Et pour finir,
Une matinée des autres au Mexique,
Mémoires Tarahumara (24/03/1981) - diffusion le 03-04-2021, pas de lien -
par Jacques Meunier
textes Antonin Artaud (Les tarahumaras), Marino Benzi (Les derniers adorateurs du peyotl) et Joseph Neumann (révoltes des indiens tarahumaras)
lectures André Almuro et Jacques Frantz
réalisation Anne-Marie Abou
Jacques Meunier s'est déplacé à Mexico et à Chihuahua pour écouter, et nous avec, les observations et analyses faites par Luiz Gonzalez et Jesus Dominguez Torres (ce dernier pour la musique et les danses) sur cette peuplade indienne.
Deux intervenants seulement, dont le premier nommé intervient seul au micro durant les 3/4 de l'émission. Il a vécu plusieurs années avec cette peuplade, et au moment où il nous parle n'a pas encore terminé ses recherches passionnées.

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Bonnes nouvelles, grands comédiens, 1970-1984 - Jeu 08 Avr 2021, 18:22

Bonnes nouvelles, grands comédiens de Patrice Galbeau, réalisations de Alain Barroux, Bronislaw Horowicz, Marcel Sicard, Claude Roland-Manuel, Évelyne Frémy, Bernard Saxel, Philippe Guinard, Guy Delaunay, Jeanne Rollin Weisz, Arlette Dave, Georges Gravier, Maurice Audran, Anne Lemaître.

Suite du petit inventaire commencé juste au-dessus.

L’émission devient plus irrégulière au fil des ans. Souvent, les acteurs entrent en studio et enregistrent de la matière pour deux voire trois émissions, dont les diffusions peuvent être étalées dans le temps.


1970

La capitale du monde de Ernest Hemingway, par François Périer (19-08-1970)

1971

La mystérieuse visite de Herbert George Wells, par Jean Weber (13-01-1971)

Le rappel & extrait du livret de Fiesta de Boris Vian, par Claude Brasseur (15-01-1971)

Le guillotiné par la persuasion, Le rôtisseur dans l'embarras & Petite erreur de sexe d'Eugène Chavette, par Michel Galabru (21-01-1971)

Pour piano seul d'André Maurois , par Pierre Dux (01-02-1971)

Cinquième acte de Germaine Beaumont, par Renaud Mary (02-02-1971)

Brouillard de Michel de Ghelderode, par Maria Casarès (16-03-1971)

Le bœuf et l’âne de la crèche de Jules Supervielle, par Madeleine Ozeray (05-08-1971)

Idylle moderne, Amour spectral, Mysterium, Une idée lumineuse & Dieu de Alphonse Allais, par Denise Gence (11-08-1971)

Le théâtre de Séraphin (Les paradis artificiels) de Charles Baudelaire, par Jean-Louis Trintignant (12-08-1971)

L'inconnue sur la Seine & La jeune fille à la voix de violon de Jules Supervielle, par Juliette Gréco (28-08-1971)

L'agneau de Noël de et par Marcel Pagnol (25-12-1971)

L'image au fond des yeux de Maurice Renard, par Simone Renant (28-12-1971)

1972

Monsieur Lundi de Georges Simenon, par Louis Seigner (07-02-1972)

Madame Cantili & Un salon littéraire de Paul Léautaud, par Denise Gence (09-02-1972)

Violante ou la mondanité de Marcel Proust, par Micheline Boudet (13-04-1972)

La belle image de Marcel Aymé - deux premiers chapitres -, par Françoise Seigner (20-04-1972)

Trois hommes dans un bateau de Jérôme K Jérôme – extrait-, par Françoise Seigner (13-07-1972)

Rose Lourdin de Valery Larbaud, par Simone Simon (19-09-1972)

1973

La mort de la phalène & La dame au miroir de Virginia Woolf, par Emmanuelle Riva (02-05-1973)

Une histoire d'amour de Jean Giono, par Michel Galabru (03-05-1973) – Cette lecture fait l’objet d’une mise en onde plus élaborée : musique, et même bruitage. L’utilisation de la musique n’est pas ici hasardeuse. (dans des lectures récentes, la réalisation balance de la musique en bruit de fond sans aucune logique. Du remplissage.)

La photo du colonel d'Eugène Ionesco, par Jean-Claude Brialy (28-08-1973)

La vie secrète de Walter Mitty & Le cas très remarquable de Monsieur Brull de James Thurber, par Marcel Bozzuffi (06-09-1973)

Félix & Le Portrait d'Irma par maman de et par Roland Dubillard (14-09-1973)

Les conseils d'un funambule de Jean Genet, par Jean Topart (13-12-1973)

Coup de gigot de Roald Dahl, par Germaine Montero (14-12-1973)

1974

Madame Frola & Monsieur Ponza son gendre de Luigi Pirandello, par René Clermont (26-06-1974)

1975

La mer est bleue & L'or et les serpents de Jean Cau, par Jean-Roger Caussimon (10-09-1975)

Autobiographie d'Irène de Silvina Ocampo, par Renée Faure (09-09-1975)

La pénitence de Georges Courteline, par Micheline Boudet (23-10-1975, date d’enregistrement – date de diffusion inconnue)

L'armoire & Déception de Thomas Mann, par Catherine Sellers (29-10-1975)

1976

Histoires qui sont maintenant du passé -extrait- de Minamoto no Takakuni, par Catherine Sellers (20-07-1976)

1980

Les funérailles de la Grande Mémé de Gabriel García Márquez, par Gérard Lartigau (11-10-1980)

1981

Un champion de jeûne de Franz Kafka, par Jean Topart (19-06-1981)

Le mouton de Louis Aragon, par Claude Rich (18-12-1981)

1982

Tous les feux le feu de Julio Cortazar, par André Dussolier (10-06-1982)

L'ange du bizarre d'Edgar Allan Poe, par Pierre Michael (07-10-1982)

Taïbele et son démon d’Isaac Bashevis Singer, par Catherine Sellers (04-12-1982)

1983

Le récit de Mademoiselle N, Le boa et le lapin & Les malfaiteurs d’Anton Tchekhov, par André Dussolier (06-01-1983)

Point de lendemain de Dominique Vivant Denon, par Danièle Lebrun (09-04-1983)

1984

Modestes propositions pour empêcher les enfants d'être à charge à leurs parents ou à leur pays de Jonathan Swift, par Judith Magre (02-04-1984)

Tous les chemins mènent au ciel de Roald Dahl par Maïa Simon (24-07-1984)

Getting Some Fun Out Of Life  d’Alain Gerber, par André Dussolier (11-10-1984)

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La Roumanie - Le Butō : Kazuo Ohno, Min Tanaka - Musique électroacoustique - Connaître le jazz - Toshiko Akiyoshi - Sam 17 Avr 2021, 12:03

Les samedis de France Culture - Roumanie, cent ans de difficile indépendance (07/05/1977) - pas de lien pour la diffusion du 4 avril, donc renvoi vers celle de 2017 -
par Hélène Tournaire 
Un voyage dans l’histoire et la culture roumaine. Au gré des différents reportages, lectures de textes et musiques. S’il est possible de retrouver les références des textes lus, en revanche l’origine précise des musiques reste à retrouver.
Un point est fait sur le célèbre Vlad l’Empaleur, devenu ensuite plus connu sous le nom de Dracula et l’on peut entendre dans un entretien assez court de 1972 la voix de l’inventeur de l’avion à réaction, Henri Coanda.
L’ensemble est parfois intéressant, mais l’attachement au folklore donne une vision quelque peu romantique du peuple roumain, vaillant et fier au cœur de la tempête.
La Roumanie en 1977 : rien sur le plan politique. La vision du peuple roumain donnée dans le documentaire est celle autorisée par la propagande du pays. De plus, Hélène Tournaire a eu la malchance de se trouver, alors qu’elle enregistrait en Roumanie pour l’émission, prise dans une catastrophe naturelle de grande ampleur, le séisme de Vrancea du 4 mars 1977, dont elle diffuse l’enregistrement capté par un ingénieur du son qui enregistrait pour la radio un concert de rock semble-t-il. L’enregistrement est court, car le courant a été rapidement coupé pour des raisons évidentes.
Le commentaire qui en est fait ensuite par un universitaire fleure bon le discours officiel.
L’Inathèque propose un déroulé de l’émission :

                                                                                        Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 33 Opera850
                                                                            

Atelier de Création Radiophonique - Quand le sang commence à danser - Le Butō : Kazuo Ohno, Min Tanaka (16/02/1992) 
par René Farabet - Avec Kazuo Ohno (danseur, chorégraphe), Min Tanaka (danseur, chorégraphe, acteur), Yoshito Ohno (danseur, chorégraphe), Richard Serra (artiste) et Jean Clareboudt (sculpteur, dessinateur) - Improvisations au saxophone Steve Lacy - Traductions Osamu Kuroi, Akihiro Ozawa et Kaye Mortley - Réalisation Yvette Tuchband 
Un ACR qui dresse le portrait des danseurs et chorégraphes Kazuo Ohno et Min Tanaka. Ce n’est pas un ACR des plus extraordinaires, mais en regard de la production actuelle de la chaîne, il l’est finalement. René Farabet a toujours l’art de transformer ce qui aurait pu être deux entretiens avec les danseurs en véritable création radiophonique. La langue japonaise devient musique, pure abstraction.
Ceci étant, cela reste aussi un portrait d’artistes tout à fait compréhensible. La réalisation tend, comme toujours avec Farabet, à épouser la démarche des artistes qu’il dépeint.

                                                                                    


Deux émissions que les Nuits ont tenu visiblement à diffuser, pour prouver que les émissions passées ne valent pas forcément mieux que celles d’aujourd’hui. Sachant tous les trésors enfouis dans les archives de l’INA, était-ce bien nécessaire ?

Musique de notre temps - La musique électroacoustique, nouveau langage (18/09/1972) - diffusion le 13-04, pas de lien -
par  Georges Léon - Débat public avec l'abbé Georges Durand, Louis  Leprince-Ringuet et quelques jeunes auditeurs - Musiques de Pierre Henry  et Ivo Malec 
Le débat casse-gueule par excellence, témoin d’une époque heureusement révolue, évoquée récemment dans les entretiens avec Philippe Hersant donnés sur France Musique . Le compositeur des années 60/70 devait-il faire table rase du passé ou se nourrir de la tradition ?
Un débat dépassé depuis. Les propos tenus s’apparentent au café du commerce.

                                                                                    


Connaître le jazz - Les femmes instrumentistes de jazz
(17/12/1966) - diffusion le 17-04, pas de lien, ni podcast pour l'instant -
par Lucien Malson - Avec Jean-Pierre Binchet
 Quelle bonne idée que de passer cette émission – dont plusieurs numéros plus réussis ont été recensés plus haut - qui, elle aussi, nous replonge dans les préjugés d’un autre temps qu’on se complaît actuellement à ressasser, car à France Culture, les producteurs aiment se faire du mal là où ça fait normalement du bien.
On pourra toujours arguer de l’aspect « témoignage d’une époque » de cette émission.
Le meilleur moment : les femmes n’ont pas les qualités physiques nécessaire pour jouer certains instruments. Résultats, elles se tournent vers le piano. Et pourtant, la tromboniste Melba Liston était bien une femme...
Quoi qu’il en soit, deux noms évoqués dans l’émission ont fait depuis 1966 un chemin important qui les a amenés au premier plan de la scène : Carla Bley et Toshiko Akiyoshi.
Elles sont mieux que pianistes, elles sont compositrices, et mieux encore, ont été à la tête de grands orchestre de jazz à une époque où il était de plus en plus difficile d’en mener un à long terme.
Si Carla Bley a mené une troupe à géométrie variable, Toshiko Akiyoshi a mené son grand orchestre des années 70 aux années 2000, avec une régularité et une qualité d’écriture unique. L’orchestre a dans ses rangs d’anciens de chez Ellington (Britt Woodman) et de Basie (Frank Foster).
Le « Toshiko Akiyoshi/Lew Tabackin Big Band », Lew Tabackin étant le principal soliste de l’orchestre, va devenir dans les années 80 le « Toshiko Akiyoshi Jazz Orchestra ».
Que ce billet soit l’occasion au moins de rendre toute sa superbe à cet orchestre qui est un des fleurons du jazz orchestral de ces quarante dernières années, ce qui est beaucoup.

                                                                              



Dernière édition par Curly le Mar 20 Avr 2021, 11:45, édité 1 fois

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