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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Les Matins de France Culture

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Les Matins de France Culture    Page 90 sur 106

Bas de page ↓   

Curly 


891
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Confiture de marrons - Lun 05 Aoû 2019, 10:08

Pourquoi le peuple n’a-t-il plus confiance en ses représentants politiques ?
Encore ? Un marronnier  ? Combien de débats, d’articles, de dossiers, de reportages, de micro trottoirs, d’éditoriaux sur ce sujet depuis… depuis combien d’années déjà ? Bon c’est un marronnier, et en plus ici on peut y ajouter du gilet, du jaune, c’est le marronnier au cube.
Vous allez dire oui mais il râle tout le temps, il est méchant, il est pas gentil, là c’est sur France Lustucru, c’est pas pareil, y aura pas le politique de la majorité, si possible de troisième zone car on est en août, face à un analyste politique multi invité, partout et ailleurs, pour nous dire ce que les Français ils pensent, non, on est sur France Cturture quoi.
Donc, les invités pour rererererererererererepenser  la crise de confiance gniagniagnia politiques :
- Bruno Questel : député LREM, et avocat, mais avocat c’est pour faire joli, vous pensez bien qu’il va avant tout faire corps avec LREM.
- Jérôme Fourquet, analyste politique, directeur du département stratégies d’entreprise de l’institut IFOP. Un type spécialisé dans les stratégies d’entreprise ? Vous avez vu l’intitulé du marronnier ?

Et voilà le boulot. Le tout présenté par le sous-Il-est-sept-heures-Guillaume-Erner de service, qui s’essaie à faire pareil que le Maître. C’est emballé, c’est emballant.

Interlude [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15951-02.08.2019-ITEMA_22119270-0.mp3" debut="70:29" fin="74:52"]  

L’invité culture : L’opéra. De la musique, enfin ! Mais non, pas du tout. On parle pas d’opéra, mais de « repenser l’opéra de demain ». On parle d’organisation, de nouveaux talents, de structures, de machins administratifs, de productions, de co-productions, de syndicats, de politique : tout ce qui passionne la & le mélowoman & man. Et pour la musique, un extrait d’un opéra de première bourre : Manon de Jules Massenet (mmmm…) Juste comme ça, pour remplir 5mn.
Le journal de la culture  : ribambelle d’annonces à 200 à l’heure par l’hôtesse d’accueil de la culcutre, la culturette en chef.
Restauration du sarcophage de Toutancarton, qui sera exposé dans un musée tout neuf. Tout sera neuf. Rappel d'une expo à la Villette, et la seule info, la plus importante, c'est que déjà plus d'un million d'entrées. 
La pub pour Lanvin (le chocolat) avec Dali. Rire général. C’est drôle. C’est sympatoche. La culturette nous dit « qu’on célèbre cette année les trente ans de la mort de l’artiste ». Mais oui ! C’est la fête !  Alors pour fêter cette mort, expo à Monac’ !
Résumé de Dali : en 70 ans de « carrière », il a sans cesse, je vous le donne en mille, en cent, en cent mille, « renouvelé sa peinture ».
Et pis, musique maestro ! La techno-parade ! Mais en fait non. Politique et engagement, suite à un drame. La culturette n’a pas le temps de rappeler les détails, tous les auditeurs les connaissent déjà, bien sûr.
And, now … théâââtre ! Oh non. C’est ennuyant.
Du tout du tout, théâââtre... mais en Corse ! Là c’est mieux. Et en plus les acteurs sont pas professionnels, et le public participe au pestacle, et c’est en Corse ! Un système de production « alternatif ». Le directeur tistique nous le dit au tel (il est en Corse suppose-t-on), le public c’est pas un consommateur, chez lui, en Corse, je répète, en Corse, le public, il bosse. C’est pestacle total en Corse.

Interlude  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15951-02.08.2019-ITEMA_22119270-0.mp3" debut="67:11" fin="70:29"]  

Des nouvelles du Captain Iglo :
Après énumération des îles, on apprend comment se forme la banquise, ce que l’on peut apprendre sans nécessairement se déplacer. Ici, le plus, c’est que c’est torché en 10 secondes.
Après, on fait des trous dedans pour savoir si c’est bon on peut passer dessus.
En plein hiver (en juillet donc), il faut bien se couvrir car il fait très très froid. Sans ça on brûle (rire). Il faut plein de vêtements. Tu te promènes en maillot, t’es mort. Une mort que l’on pourra célébrer plus tard dans le journal de la culture.

Final [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15951-02.08.2019-ITEMA_22119270-0.mp3" debut="50:18" fin="54:55"]

Pour les interludes, à suivre un de ces quatre dans le coin de l'écoute musicale. Rassurez-vous, les pastilles ne viennent pas de France Tarentule.



Dernière édition par Curly le Dim 11 Aoû 2019, 10:38, édité 1 fois

Curly 

Curly

892
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Terreur sur la banquise - Mer 07 Aoû 2019, 11:28

Après
Captain Iglo 1
Captain Iglo 2
Captain Iglo 3
Captain Iglo 4
Captain Iglo 5
Captain Iglo 6
Captain Iglo 7

Voici                                                                                 CAPTAIN IGLO 8 Terreur sur la banquise

Commençons par l’intro, écrite d’une plume inspirée, inspirée par des bandes annonces de films de muscles de genre Rambo. D’ailleurs, imaginez le texte qui suit lu par la voix française de Sylvester Stallone. Tout de suite, ça en jette.
« En été, y a ceux  qui y passent l’été...
en hiver, y a ceux qui y passent l’hiver…
... et puis il y a … les hommes du raid. Des briscards, des durs à cuire, qui ont taqui leurs galons polaires. Qui, durant l’été car l’hiver il fait trop froid, conduisent un convoi qui relie sur une route de glace, oui, de glace, la station Dumont D’Urville à la base Concordia, à 1200 km à l’intérieur des terres, à plus de 3000m d’altitude. Le raid, c’est un convoi exceptionnel, qui transporte du ravitaillement, mais surtout, oui, surtout, du fioul, pour permettre à la base Concordia de passer l’hiver. Dix jours pour l’aller, et, hallucinant, dix jours pour revenir, dans des journées de 12 heures de conduite sur chenille sur l’immensité désolée du continent blanc. Partout les dangers guettent… Il y a le manchot zombi qui n’attaque que le jour. Et le jour, c’est long. Les ours pyromanes, qui n’attendent que la pause de 12 heures pour faire sauter le convoi. Il y a les hordes de pétrels-loups-garous, qui dévorent les vivres et boivent le fioul, et surtout, oui, surtout, qui lâchent du guano sur les membres endurcis de l’équipage, qui se transforment aussitôt en pétrels.
Vont-ils s’en sortir ? Vont-ils surmonter tous ces dangers terrifiants ?
Vous allez le savoir dans la nouvelle aventure de … Captain Iglo ! »

Or, zut de zut, suspense pourri, le convoi est de retour. Ils s’en sont sortis, je me suis tapé une intro de malade et le Captain me salope tout d’entrée, lui qui va juste rejoindre le convoi au camp de base au dessus de Dumont en hélico.
Le nouveau Big Boss de la Base nous parle et il nous apprend que le sol il est blanc et le ciel il est bleu, et c’est un bleu ma foi tout à fait magnifique. Et la mer ! Ah la mer ! Elle est d’un gris plomb ! Et de l’autre côté, c’est-à-dire vers l’intérieur du continent, on a le raid, qui est enfin de retour, puisque le Captain vient de le dire il y a environ vingt secondes. Oui, le raid il revient pas par la mer, il revient pas en avion, ni en hélico, mais il revient par la terre, la terre qui est blanche de ? Blanche de ? Tiens je vous donne pas la réponse.
On les voit revenir au loin sur la ligne d’horizon et c’est beau. Le Captain il trouve que c’est la version congelée du « Salaire de la peur », « presque » rajoute-t-il vite pour se couvrir au cas où il aurait dit une connerie.
Le Boss lui dit pour lui faire plaisir « qu’y a un p’tit peu d’ça ». Il passe à la radio, il est content, il va pas dire que le Captain est complètement chtarbé, qu’il a trop fumé du fioul, que ça a rien à voir, c’est pas parce qu’on voit un convoi au loin que c’est le film d’angoisse et de suspense, en plus ils rentrent, il s’est rien passé, alors pour le suspense, tiens, bois du fioul ça fera passer tes envies de sensationnel quand y a que dalle. Non, il va pas lui dire ça, le Boss de la Base, il est poli, il a pitié, et puis si il dit ça, pour passer à la radio ce sera foutu de chez foutu.
Information complémentaire : les engins trimballent « tout un tas de contenants, des citernes, des conteneurs frivaux, des stations mobiles de productions d’énergie.» Pour le contenu laissez tomber, y a pus rien ils ont tout livré.
Le médecin du raid nous explique avec beaucoup de précision que la base de Cap Prud’homme a été « pensée dans les années 90 si je me trompe pas ou p’t’être un peu plus tôt. Un moyen d’aller ravitailler, tout d’abord de construire pour les besoins de la science la base de Concordia qui est en plein milieu du plateau Antrartriqre, et du coup de la base de Prud’homme a été inventée une traversée vers la base de Concordia en plein milieu du désert Antrartriqure qui est considéré comme le plus grand désert et le plus sauvage, le plus extrême on va dire (cf intro) ».
Puis ensuite alors, on va à la rencontre des convois pour les dételer. On apprend qu’y aaaaaa euuuuh  six tracteurs.
Un briscard témoigne que c’était son premier raid et que il rêve de faire que ça depuis qu’adolescent il a vu un reportage à Envoyé spécial dans les années 2002/03 quand il a commencé ses études de médecine. Et pour continuer, un dialogue tout aussi passionnant que ce que je viens d’écrire :
« Hello ! Monsieur le… (rire)
- Oh ça va ?
- Ouais et toi ?
- Ouais ouais ça fait plaisir de t’voir !
- Bin ouais ouais, bonne expérience ?
- Bin ouais là on a eu beaucoup de chance, un super groupe, et pis un super chef de raid. »

Reprise du briscard : c’est humainement intéressant, ça rend humble, ça apprend à grandir etc.
Mais il s’passe que dalle encore, et on a toujours rien coupé au montage ! Alors Captain Iglo tente la relance dite « de la mort ». Un peu de sensationnel, ce serait pas mal alors le Cap’ balance :
« Et puis il y a quelque chose d’exceptionnel, d’extraordinaire, il y a un régime d’exception hein ? »
Vous voulez la réponse exceptionnelle et extraordinaire ? Vous l’aurez, car elle est vraiment, mais vraiment exceptionnelle et extraordinaire : « Le voyage est déjà une exception, et voyager dans un continent où y a pas de verticalité et d’unique couleur c’est le blanc, déjà ça fait beaucoup réfléchir ouais. Et pis on s’sent un peu seul et uniqueeuhhh... 
- Privilégié », souffle le Captain pris d’une envie subite de venir en aide au briscard, qui, bien que les deux pieds sur la banquise ferme, rame comme un malade.

Curly 

Curly

893
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Le vent du Captain Iglo souffle sur la banquise - Jeu 08 Aoû 2019, 12:37

Pour accéder aux précédents épisodes, c'est par ici.

Épisode 9                                                     Le vent du Captain Iglo souffle sur la banquise

Les promesses du Cap’ sont toujours tenues. Hier il nous promettait de faire connaissance avec les raiders, les gars du raid. Il eusse été-t-impossible que nous manquacassions un tel moment.
Ils vont nous raconter les conditions zextrêmes au dedans de lesquelles ils ont dû vivre.
Mais au départ, il y a un mystère, et qui sait, un sens caché : 10 jours de conduite, 10 raiders, et 10 X 120 km à parcourir. Pourquoi tant de 10 ? C’est un message codé ? Pour Poutine ? Pour Kim ? Kardashian ou Jong-un ? Ou les deux ? Pour les manchots espions de la CIA ? (C’est pas un sketch des Monty Python ce truc ?) Pour que j’enfile les questions ?
10 jours de conduite ? Seulement ? C’est étonnant car moi qui ai suivi avec attention l’épisode d’hier, c’était 10 jours l’aller et 10 jours retour. Dites moi si je me trompe mais ça fait 20 jours de conduite. Bon admettons que je ne sois pas fort en maths et continuons.
Tout de suite, El Capo plante le décor. Imaginez la scène de la cabine des Marx Brothers dans « Une nuit à l’opéra » mais en plus « austère ». Eh bien vous avez l’ambiance d’une nuit dans un préfabriqué posé sur des skis sur la banquise sur l’Anthracique.
Opération plantage de décor terminée. Maintenant qu’a pu donc capter le Boss du reportage immersif ?
Tiens, une parenthèse sur le terme « immersif ». A rajouter dans le dico des idées reçues. L’auditeur il prend son pied quand il vit totalement le reportage, qu’il coule même dessous, qu’il se noie, qu’il  a plus pied, qu’il fonce vers les profondeurs, qu’il est bien coulé dans le béton, qu’il pourra plus remonter.
C’est vrai, dans une pastille de 4mn aussi bien fichue, t’as vachement le temps de plonger dans la banquise. D’ailleurs surtout le faites pas, la banquise, c’est dur comme du béton immersif.
Je reprends : … qu’a pu donc bla bla bla le Boss bla bla immersif ?

« Ouaiiiiis là ça a été ! Bon à part la la le le juste eh bin il dit tout ça beaucoup de vent donc du chasse-neige donc pour l’hélico c’était pas possible ya ya la visibilité on voyait pas bien. Puis là ça va mieux là quand même. »
Question d’El Capo : il a donné la réponse dans l’intro et puis durant tout l’épisode d’hier. Mais il la pose quand même. El Capo, il a pas chaussé ses skis, il est en charentaises sur la banquise, il fait du sur-place.
« Ouais physiquement c’est pas trop éprouvant ? »
Non bien sûr, le raider ça lui rappelle ses vacances à Gigondas-les-Bains, c’était farniente, avec concours de tee-shirts mouillés tous les soirs au camping municipal. Je te dis pas la rigolade !

« Baaaaaa disons que baaaaaa c’est un rythme à prendre quoi là. Faut gérer son alimentation son capital sommeil parce qu’on en a pas beaucoup. Donc y faut gérer ça pour éviter eeeen si jamais on rencontre des problèmes, d’être quand même assez disponibles pour ça quoi. »
Tant de précisions plongent littéralement l’auditeur dans… dans… enfin bref l’auditeur plonge.
LA relance qu’il fallait pas faire, la bourde tellement énorme que personne l’a coupée au montage : « Vous roulez pas de nuit vous ?
- Bin des fois quand t-y a l’mauvais temps. Parce que là y a pas de nuit en ce moment. Bon au troisième raid y a un peu d’nuit, mais des fois pour la visibilité c’est meilleur avec les phares et l’mauvais temps c’est mieux d’rouler d’nuit. Et puis faut éviter d’s’arrêter parce que sinon y a les congères qui s’metteuh dans les traîneaux et pour redémarrer c’est… (rire) Mais sinon voilà. »

S’ensuit la relance dite la relance sans issue. Elle est longue et ne mène à rien.
« A quoi on pense quand on est douze heures par jour euh au volant euh d’un tracteur dans le blanc à conduire tout seul dans sa cabine qu’est-ce qui s’passe dans la tête ?
- Bon y a différentes phases hein, raconte le raider-médecin à El Capo, les premières journées j’étais excité y avait pas de questions à résoudre j’pensais à rien j’écoutais bêtement la musiqueuuuuuh . Et au fur et à mesure du raideuuuuuuh j’ai des questions qui me sont venues spontanément euuuh à l’esprit et j’me suis mis àaaaa verbaliser, à parler, tout seul, des questions de la vie quotidienneuuuh, qu’est-c’qui faut que je fasse en rentrant, où est-ce qui faut qu’j’aille. Et pis dans les derniers jours avant d’arriver à Concordia euh bin des questions plus profondeuh, la vie professionnelleuh, la vie familialeuuuh, la vie personnelleuuuh, toutes ces questions-là dans le désordre sont arrivées puis euh bin on essaie euh d’en élucider quelques-unes hein. J’avoue qu’j'ai pas beaucoup avancé dans euuuuuuh les questions de vie euuuh sentimentale mais euuuuuuh j’ai résolu euhhhhh quelques questions euuuuuuh qui me taraudaient ces dernières semaines. » Fin, voie sans issue, le vent du raid s’est engouffré dans l’impasse.

Après la relance à ne pas faire, la question sans issue, finissons en beauté avec le duo comique :
« Nicolas ou Nico ?
- Nicoooo euuuuuuh Nicolas euuuuuh et Nico (rire)
- Vous avez combien de raids au compteur ?
- Je sais pas. Ouuais euuuuh ça fait douze ans.
- C’est en fait en fait j’me rends compte plus ça va plus je parle avec des gens qui sont dans l’Antrartriqre qui sont de grands toxicomanes c’est ça ?
- C’est ouais c’est un peu euh je pense qu’on peut le décrire comme ça, c’est une drogue (rire). On partage des choses avec les gens, on est dans un autre monde.
- C’est pas juste le défi du raid en lui-même, c’est tout c’que ça représente, de la communauté…
- Noooon non le défi du raid non. Je pense que la première fois on a envie de le vivre, mais après euuuuuuuh voilà après euuuuuh y a des raids où on a eu des soucis et du coup il a fallu s’en sortir et donc là ça euuuuh ça reste quand même euh là on n’oublie pas…
- Par exemple ?
- Bin l’année où il a fait froid et où on parlait de -60 euuuh voilà donc euh… mais c’est un peu trop froid pour revenir -60. Jusqu’à euuuuh -50 ça va, mais après...parce qu’il faut revenir, les machines les machines marchent plus il faut trouver des solutions. Donc cette année-là on a mis le feu sous une cuve pour chauffer le gasoil...mais bon donc du coup c’est quand même des raids où tout le monde s’en rappelle. »

L’auditeur est maintenant totalement immergé sous la banquise, il sait qu’en Antrartriqre y a des gens qui travaillent à des choses, qui pensent à des trucs, bref, qui font plein de machins.
L'auditeur peut amorcer une remontée à la surface.

Vous n'êtes pas plus avancé sur les conditions zextrêmes au dedans de lesquelles les raiders ont dû vivre ?
Vite ! Vite ! Immergez-moi ces récalcitrants ! Et lésinez pas sur le béton ! Faut plus qu'ils remontent ces salopiauds !

Curly 

Curly

894
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Comment penser Mocky accessible à tous ? - Ven 09 Aoû 2019, 13:09

Prologue :
Robocop rend hommage . Vous allez voir, il case les mêmes programmes tous les jours, quel que soit le sujet, quels que soient les invités. Robocop ne peut faillir, Robocop est bien programmé. Et même reprogrammé au dernier moment, puisqu'on a échappé, pour aujourd'hui seulement, à "Comment penser la culture accessible à tous ?"

Et Jean-Claude Rémoleux il en pense quoi de penser la culture accessible à tous ?

Les Matins de France Culture - Page 90 Opera121

Séquence 1 : Extrait d’un interrogatoire serré entre la commissaire Laure Adler et le condamné à mort.
- Pourquoi vous tournez autant ? Qui vous en a donné l’ordre ? Répondez !
- Et vous pourquoi, Commissaire, vous faites une émission par jour ?
- C’est moi qui pose les questions ici ! Alors tourner c’est votre moteur ?! Répondez ! (…)


Robocop accueille ses invités. Le premier assistant du condamné, un programmateur de la Cinémathèque, et un spécialiste maison tout ce qu’il y a de plus spécialiste et tout ce qu’il y a de plus maison et tout ce qu’il y a de plus spécialiste dans la spécialité des tentatives de sauvetages d’émissions menées par des Robocop maisons.

Pause Marinellaaaa, ah reste encore dans mes braaaaas...

Les Matins de France Culture - Page 90 Opera122

Séquence 2 : Robocop en mode basique.
A l’assistant
- Alors est-ce qu’il gueulait sans arrêt sur les tournages, comme Laure Adler dans ses interrogatoires ? C’était galère ?
Réponse de l’assistant, qui s’est mis en position « hommage ». Robocop on lui a pas dit qu’en mode « hommage » on joue pas à Terminator sur le condamné.
Cible ratée pour Robocop. Nouvelle tentative d'amorce :
- L’image qui colle à la peau du condamné n’est pas la vraie image… Peut-être ?
Silence… et confirmation.
Le spécialiste à la rescousse. Qui développe et confirme. Robocop sauvé.
Chargement de la question, feu !
- On dit qu’il est inclassable, c’est vrai ?
Réponse difficile car dans les circuits fermés de France Tarticule, tous les artistes sont inclassables.
Le Cinémathéqueux prend Robocop à rebrousse poil, oui, il va classer le condamné. On est à la limite du Syntax Error. Il faut pas classer ! Il est dingue le mec ? Si on te dit que les Aaaaartistes ils sont inclassables, tu réponds que oui. Sans ça c’est pas un artis’ ! Le Cinémathéqueux il commence à parler de cinoche, d’acteurs ! Robocop frise l’explosion, tout ce micmac ça sort de sa programmation !
- Il jette un regard acéré sur la société, hein, parce que c’est ça aussi le cinéma de notre condamné, hein vite confirmez vite au secours, j’ai déjà un circuit qui commence à griller !
Bégaiements de confirmations… Robocop reprend confiance, il sort le grand jeu, le mantra de France Tarticule :
- La contestation aussi ? Dites qu’il conteste la société ! SVP !
Le Cinémathéqueux est bien recentré, il peut donc énumérer pour la je-ne-sais-pas-combien-de-fois les contestations du condamné. La dépendance à la télé… Stooooop ! Robocop peut enfin caser son programme n°2,
- C’qui est un thème très moderne finalement…
Suite de l’énumération, avec sortie de route. Les circuits de Robocop recommencent à griller car :
Ce n’est pas un cinéma sociologique !
Tentative de recentrage avec programme n°3 :
- Il voulait montrer l’époque dans laquelle il ...mais il n’était pas de parti pris…
Le Cinémathékman lui fait comprendre gentiment que Robocop, s’il avait écouté ses réponses au lieu de refroidir ses circuits, il aurait compris que sa remarque il pouvait se la mettre dans la corbeille.
Le spécialiste revient sur les personnages des films avec exemples précis et…remarque super précise du robot sur pattes qui parle par dessus l’intervenant pour reprendre la main avec brio et brillance, tentant de ramener la couverture sur sa bouille de métal :
- C’est une direction d’acteur très particulière…
Et là programme n°4, « je reprends ce qu’on vient de dire en faisant croire que c’est de moi » :
Le spécialiste disserte sur l’utilisation des acteurs à contre-emploi, mais c’est trop long alors on coupe avec
- Dans « Un drôle de paroissien » Bourvil il est à contre-emploi ils en ont parlé hier au dedans de BFMTV.
Error 500. Game Over.
Réponse : Bin justement dans ce film pas vraiment.
Try Again, kid.

Pause archive, Robocop doit réinitialiser son programme.

Regardez bien Jean Abeillé. Il aime bien les programmes lui aussi. 
Les Matins de France Culture - Page 90 Opera123


Séquence 3 : Robocop en mode complexe.
Quoi, qu’apprends-je ? Le dernier film du condamné était sur les gilets jaunes ? Question :
- Alors son dernier film, c’était sur les gilets jaunes ? Dites oui, parce que c’est tout bon, c’est en plein dans ma programmation !
Bien balancée celle-là. Les circuits rutilent, la pause a été bénéfique.
Or… cafouillage total. Il semblerait que pas vraiment. Le projet remonte a y a dix ans au moins. Dans le film y a pas les gilets jaunes, confirme le premier assistant.
Game Over.
Try again, kid.
Et là, pas de pause archive que dalle. Robocop est grillé à la dixième seconde de reprise du jeu.
Bug avec retour d’une question qui a déjà été posée dans la séquence 2. (voir séquence 2)
- C’est important d’être dans l’époque ?
Que voulez-vous répondre à ça ? Non mais je vous le demande ? Hein ? Essayez de répondre !
Alors on va dire que tout est prétexte à histoires.
Reprise et synthèse géniale de Robocop :
- Il s’intéressait à tout le mondeuuuuh…
Et il balance ça au spécialiste. Débrouille toi gars. Il est débrouillard le spécialiste.
Programme suivant.
- Et si on regarde l’histoire du cinéma, quelle est la trajectoire de notre condamné par rapport à la Nouvelle Vagueuuuu… ?
Fiche cuisine de la carrière du bonhomme… C’était le good moment.
Pause extrait : « On va écouter un extrait », précise Ropopop.
Écoutons donc l'extrait
Les Matins de France Culture - Page 90 Opera125


Séquence 4 : Robocop en mode synthèse
- A la fin de sa carrière c’était un fonctionnement un peu en circuit fermé parce qu’il produit énormément de films il en a produit vraiment beaucoup ; et puis il les montrait dans son cinéma.
Question aussi en circuit fermé : "Ça, ça veut dire peut-être quelque chose du personnage ?"
Réponse vite hors sujet car que dire… alors déroulé classique des derniers actes du condamné.


Conclusion du Robot chef de l’été :
Il fait c’qu'il veut voilà...
Rocococ ne fait pas ce qu’il veut. Rotopoc est programmé.

C'est fini Jean-Claude, tu peux redescendre. 
Les Matins de France Culture - Page 90 Opera126

Philaunet 

Philaunet
Admin

895
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Arctique : α ́ ρ κ τ ο ς « ours » (''ourse'', étoile polaire) , ''Ant(arctique)/anti'', à l'opposé - Ven 09 Aoû 2019, 20:33

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t19p890-les-matins-de-france-culture#33603) a écrit:Pour accéder aux précédents épisodes, c'est par ici.

Épisode 9                                                    Le vent du Captain Iglo souffle sur la banquise (...)
Épisode 0 : Plumbers and Penguins * Mon 27 Dec 2010/ 02 August 2019.

Les Matins de France Culture - Page 90 P01gz7cc

France Culture : 5 h d'émission pour deux semaines de séjour (3 décembre-16 décembre 2018) ;  BBC 4  une demi-heure d'émission pour 18 mois de reportage.

Points communs : il fait froid, on est isolé, on ne mange pas de fruits frais tous les jours.

Différence : il n'y a pas de "capitaine Iglo". On entend uniquement les témoignages des personnes recrutées pour travailler sur la base de Halley. Sujets ? L'adaptation de leurs métiers aux conditions météo : vent et froid. Objet du documentaire : faire s'émouvoir l'auditeur aux témoignages des employés de la maintenance (plombiers, mécaniciens, etc) et du médecin, comme ne pas pouvoir assister à des funérailles ou à l'anniversaire d'enfants.

L'objet de ce reportage, comme celui de France Culture, n'est pas, et de loin, la proposition scientifique, mais la vie quotidienne et l'aventure. France Culture : Nicolas Martin vous emmène en Antarctique, à la rencontre d'ornithologues, glaciologues, menuisiers, mécaniciens, cuisiniers qui séjournent 9 mois durant sur le sixième continent (...) les sortants nous expliquent comment ils ont vécu cette expérience incroyable avec leur "famille polaire". (10e et dernier épisode ) ; BBC : In the summer of 2009, British Antarctic Survey very publicly recruited 43 plumbers, carpenters, mechanics, electricians and doctors to spend 18 months working on their most southerly research stations - promising "the most exhilarating experience of a lifetime".

Gros avantage de la BBC :  en une demi-heure, on a compris que c'était "incroyable".

**********

* To mark the centenary of the conquest of the South Pole there's another chance to hear the stories of some of the tradesmen who live and work on Antarctica. In the summer of 2009, British Antarctic Survey very publicly recruited 43 plumbers, carpenters, mechanics, electricians and doctors to spend 18 months working on their most southerly research stations - promising "the most exhilarating experience of a lifetime". Chris Eldon Lee discovers what actually happened to the new recruits. Almost 2000 tradesman applied to be parted from their white vans and sent into whiteout conditions. Doctors were also hired to care for their welfare in such extreme conditions.
Mark Green, a 48-year-old Bristol plumber, was sent to Halley Research Station on the eastern side of the Antarctic Peninsula. His job is to keep water supplies flowing at temperatures of minus 50 Celsius. 30-year-old Claire Lehman, a recently qualified Wiltshire GP, was posted to Rothera, on the western shore of the Peninsula.
Like everybody else in Antarctica, both have had to learn brand new skills to help keep their Bases going. Mark finds himself abseiling down precipitous crevasses and learning to be a sea-ice driver's mate. Claire is refuelling planes and supplying all the field scientists with freshly baked Christmas Cakes.
Producer: Chris Eldon Lee
A Culture Wise Production for BBC Radio 4
.

Curly 

Curly

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Les pétrels étaient armés de pistolets à huile - Ven 16 Aoû 2019, 12:51

Pour suivre les précédents épisodes du grand feuilleton de l'été, c'est par ici.

Les aventures du Captaine Iglo, épisode 10

                                           Les pétrels étaient armés de pistolets à huile
                                                                                


Ce qui y a d’incroyable en Nantatique c’est l’absolue incroyabilité des variétés infinies de réserves ornithologiques d’oiseaux.
Vous voulez des exemples ? Oui, piaffez-vous, car aujourd’hui en l’honneur de Captain Iglo, nous sommes tous une bande de piafs, incroyables et variés.
Des exemples donc ? Oui, et attention, la place va manquer tellement y a de piafs incroyablement variés en Nantrartr… au Pôle Sud.
Alors, y a les manchots, les pétrels des neiges, et puis…
Bref, y a les pétrels des neiges incroyables et variés.
Aujourd’hui, exploration de cet incroyable écosystème d’une richesse infinie :
Les pétrels des neiges.
Partons à sa recherche, et il est pas facile à dénicher car il a eu la bonne idée de naître tout blanc. Je ne sais pas si vous savez la couleur dominante dans le secteur Antrartr… Anrtartr… du Pôle Sud, mais il a pas fait un bon choix le pétrel. Il aurait pu prendre le rose fluo, ou le rouge fluo à pois verts clignotants, la tache de l’ornithobidule, accompagné du Captaine Glouglou, eût été plus fastoche.
Fiche technique du pétrel :
- c’est un oiseau
- imaginez une grosse colombe. Non, vous n’y arrivez pas ? On s’en fout. Le pétrel a la taille d’une grosse colombe.
- ils sont blancs comme neige.
- ils se planquent dans les rochers.

Le captain annonce un truc inc’oyab’, et juste à la fin de l’intro, az uzuol, on sait qu’on va avoir en gros que dalle de ce qui était hyper survendu dans le début de l’intro.
L’ornitho & le Capitano Glagla, enfoncés jusqu’aux genoux, détail qui fait vraiment grand explorateur de salon de coiffure, partent à la recherche de nids de pétrels. Ils trouvent de suite.
Et que nous dit le savant homme ? Il nous dit ce que vient de dire Iglo Man dans son intro.
« Ben là en fait il a fait son nid, donc le nid c'est euh sous une anfractuosité de rocher, un petit tas de pierre pour maintenir l’œuf au sec. L’œuf a été pondu y a quelques jours et l’oiseau qui commence un premier séjour de environ dix/douze jours à jeûner sur l’œuf pendant que sa partenaire est en mer faire ses réserves. » Tout cela est bien inc’oyab’.
L’orni appareille les pétrels pour voir où qu’ils vont s’alimenter. Quand l’oiseau revient on l’attrape par la queue on le montre à ses messieurs, ses messieurs nous disent d’enlever les appareils, et de télécharger les données. Le pétrel est sympa, il se laisse faire, y a aucun problème. Inutile d’imaginer un combat acharné, plein de sang et de sueur, entre l’homme et l’oiseau. Non. Il est sympa le pétrel. En plus quand il a son nid, il est plutôt sédentaire. Sympa.
L’orni passe d’un nid à l’autre et nous gratifie des numéros des pétrels.
Je profite pour faire une annonce : le pétrel FL15046 a eu la chance de passer sur France Torticule, et d’avoir la narine bien montrée au micro du Cap’Iglo. Oui car « là on voit bien sur cet oiseau, là (=FL5046) la caractéristique des pétrels,  à savoir cette narine qui sert beaucoup parce que les zozos (sic) utilisent beaucoup leur olfaction pour euuuh naviguer, s’alimenter et aussi parce que ça permet d’excréter le sel. Le zozo (re-sic) buvant de l’eau de mer avec la glande à sel eh bien ils ont la possibilité d’enlever ce sel, ce qui fait qu’ils ont la goutte au nez comme ça. »
Quelle remarque cela lui inspire, au Big boss de la banquise, remarque spirituelle et immortelle qui restera comme un symbole de la qualité, de l’Excellence, de l’esprit, de l’humour, de la folie qui règne sur cette antenne ? Du sérieux wikipédiesque allié à une fantaisie complètement dingue, et vous avez de la création radiophonique de malade !
Je rediffuse pour que chacun puisse se tenir les côtes comme il se doit :
« ...ce qui fait qu’ils ont la goutte au nez comme ça.
- Un peu comme moi en ce moment. »
Marrage général. Même le FL15046 n’en peut plus de joie. Authentique ! Il se marre comme une baleine le pétrel !
L’orni se ressaisit et dit : « Voilà on va le replacer (=FL15046). C’est fini pour toi. (=l’auditeur ? Le Cap’Ziglou ? Le pétrel ?) »
Et là, c’est le double gag du siècle : nous devinons à l’exclamation du Cap’ et à la remarque du savant qu’un pétrel a bombardé le Big Boss du docu radio.
L’orni continue son appel des pétrels :
« 32744, présent ?
Le pétrel 32744 :  Hiââââââk !
Cap’Iglu, bien fort dans le micro pour bien se la péter : Ah ! Bin vous aussi vous êtes baptisé ! Ah ah ah ! 
Le pétrel 32744 : Hiâââââk hiââââk hiââââââk !»
Explication : Les pétrels bombardent de l’huile pour se défendre. Il en ont marre d’être pris pour des numéros, d’être tripatouillés dans tous les sens alors qu’ils ont un gosse à nourrir. De toute façon, Cap & Orn’ ils étaient équipés alors franchement les sarcasmes ça commence à bien faire. Car à noter que pendant les explications les pétrels se marrent à n’en plus finir. Le gag de l’huile, c’est leur préféré, c’est un peu comme celui de la peau de banane pour les humains.
Mais là d’un coup le Capitano il sent une contradiction qu’il exprime par ces paroles d’inspiration divine :
« Vous m’disiez tout à l’heure qu’ils s’laissaient faire et que bon ils râlent un peu quand même hein ? 
- Ouais voilà ils manifestent leur désapprobation mais voilà ils restent quand même très euuuh très peu euh perturbés par notre présence », répond l'orni qui n'a qu'une envie, celle d'empaler le Capitano sur une montagne d'œufs de pétrels.

Dans le prochain épisode, le Capitaine Banquise nous survend un vrai film radiophonique d’horreur : le terrrrrrible skua, victime de la pollution humaine et terreur de l’Antrarti… de l’Artrirt… du Pôle Sud !

Philaunet 

Philaunet
Admin

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Le pingouin pour les nuls - Sam 17 Aoû 2019, 22:50

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t19p880-les-matins-de-france-culture#33562) a écrit:Le manchot empereur par le Captain Iglo :
« ... des poussins avancent vers le bord de la banquise, ils restent là plus ou moins longtemps, certains, les plus téméraires plongent pour se nourrir par eux-mêmes, les autres rebroussent chemin…. », dixit grosso & modo le Captain.

Visite au cœur de la manchotière, « dans l’espoir de les voir partir à l’eau ».  

Le spécialiste de la spécialité : «Ils s’papouillent dans tous les sens, ils mettent leur maillot de bain, ils se répandent leur huile... (cf fiche wiki)
Captain Iglo : Mais qu’est-c’qui va faire que pouf ce groupe va partir ?
Le spécialiste : Ouaiiiis ils sont grégaires, j’pense que c’est la FAIM ! Ils ont FAIIIIIM ! Et pis c’est l’instant quoi on a faim on a un plumage bé quest-ce qui reste à faire, c’est aller à la flotte et euhhhh le fait de tous aller à l’eau ensemble ça permet à l’individu de survivre pendant la mise à l’eau quoi.
Le Captain : Ça ça a l’air très doux. Vous le vous le vous les avez manipulés vous les les les poussins…
Les spé : Ouais. Ouaaaiiiis. On les a manipulés euuuuh. C’est d’la barbe à papa quoi.
Rire général. Trop fun. (...)
Les Matins de France Culture - Page 90 4514699.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx_0

Télérama, 14 08 2019, “Le Mystère des pingouins”, un beau récit initiatique et écologique : Nicolas Martin s'en est inspiré.

France Culture : interdit aux plus de 12 ans.

Curly 

Curly

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Blood On The Snow (Le pioupiou sniper des neiges) - Lun 19 Aoû 2019, 12:44

Après Les pétrels étaient armés de pistolets à huile voici le 11ème épisode du grand feuilleton de l'été : 


                                                               Blood On The Snow (Le pioupiou sniper des neiges)




Continuons d’explorer la faune riche et variée de l’Antartruc.
Riche et variée : le manchot, le pétrel, et, aujourd’hui, le terrible skua, la terreur de la banquise. Et voilà, après ce sera fini, le Captain Congèle rentrera au bercail.
Oui, une « immense diversité d’oiseaux marins » : à partir de deux, ça fait plus de un, donc ça fait plusieurs, donc ça fait beaucoup, donc ça fait une immense diversité.
Mais c’est quoi cette embrouille ? Le léopard de mer, comme ça, en intro ? « une sorte de phoque très agressif avec de terribles crocs qui croque les poussins empereurs et les adélies qui s’approchent trop près et trop seuls du bord banquise. » Mais c’est lui qu’on veut ! Il a l’air vachement plus super méchant que le skua.
Petite précision, c’est pas une sorte de phoque : c’est carrément un phoque.
Hélas, hélas, hélas, passons au skua.


Le skua.
Fiche technique du Captain (à collectionner. Avec le manchot et le pétrel vous avez la collec’ complète) :
- il est terrible
- c’est un oiseau au plumage brun d’une taille impressionnante. Godzilla ! Il a mis sa jumelle à l’envers le Cap’ ! En réalité, c’est un oiseau à peine plus gros qu'un goéland , mais comparé à un moineau, c’est sûr, c’est le mammouth laineux de la banquise.
- il se nourrit des charognes des manchots décédés. Mais c’est un prédateur complètement nul alors ! On veut le léopard de mer ! Le skua il tue les morts ! C’est nul !
- il vole les œufs des pétrels « dans leur nid » (où donc ailleurs pourrait-il donc les voler, donc ???) quand les papounets et les mamounets pétrels sont partis bosser. Il a pas de cojones le skua ! On veut le léopard de mer !
- l’oiseau est, je vous prie d’imaginer la description suivante, « impressionnant par sa carrure, son envergure, la taille et la forme de son bec. » Si c’est pour tuer des morts et piquer des œufs en loucedé, il pourrait avoir la carrure qu’il veut, ça lui sert à rien, si ce n’est à foutre les jetons au Captain Findus. On veut les léopards de mer !


L’aventure commence.
Pendant que nos amis font gouzi-gouzi aux gentils pétrels, de méchants skuas viennent les embêter.
Tiens, les skuas, au scrabble, ça peut servir. Le « k », c’est pas facile à caser. En général, quand je joue, une fois tous les vingt ans environ, soit j’ai que des voyelles, soit j’ai d’un coup le k, le w, le y et le z. Si on pouvait changer le « skua », en « xkyw », ce serait sympa. Monsieur Robert, Madame Larousse, si vous me lisez, pensez-y. Et comme quelqu’un doit s’y coller pour commencer, allons-y.
Le dialogue suivant a été très légèrement modifié.


Cap Ornitho, le même que celui de vendredi qui comptait les pétrels : C’est tout pareil que les pétrels, réécoutez l’épisode de vendredi, mais avec les xkyws. Je les compte, je les bague, je les équipe tout pareil. Voilà.
Le Xkyw : Âââââ ââââââ âââââââ !
Orn’ : Le xkyw vient de passer juste à côté. Vous aurez remarqué qu’il a bien parlé dans le micro. Je vous traduis ce qu’il vous a dit,
«Âââââ = foutez-moi la paix
ââââââ = allez voir ailleurs si j’y suis
âââââââ = c’est chez moi ici allez vous faire (la fin est intraduisible) »
Alors là on est à la frontière de leur territoire et le message est clair. Si on avance plus, on va se prendre une volée de « baffes à coups de palmes ». C’est pas un rigolo ce zozo.
Le Cap’ Picard : Vous, le spécialiste des zozos, vous êtes chargés de repérer une certaine molécule chez les zozos, vous pouvez explicationner un peu plus ?
Le Cap’ Orn’ : On repère des polluants, car on vous cache pas que la planète est de plus en plus polluée. Y a le chef de famille des polluants, le Père Fluoré. Lui s’est incrusté partout. Plus chez les méchants xkyws, car ils sont plus méchants, que chez les gentils pétrels, car ils sont plus gentils.
Le Captain Aglagla : Mais comment se fait-il donc que le père Fluoré osât arriver jusqu’ici ? Serait-ce un concurrent du Père Mafrost qui sévit en Artriq ? Dites-moi tout bien tout dans le micro rempli de Pères Fluorés.
Cap’Orn’ : Les Pères sont amenés par la Mère, bien sûr, et par l’air. Vous croyez quoi ? Que c’étaient les extraterrestres d’Alpha du Centaure qui nous les amenaient dans leur vaisseau spatial ? Que cette saloperie sortait de terre comme ça ? Vous avez d’autres questions du même tonneau ? Et les terribles skuas on en parle plus ? Ils vous font plus peur ? Je sais que certains auditeurs voudraient que l’on s’attaque au léopard de mer, alors on abrège, là ? Parce que la pollution des hommes, elle vient de là où y a des hommes, et le temps qu’on analyse les polluants des zozos, les hommes y nous en bombardent d’autres et on est obligé de tout recommencer à zéro. Le terrible xkyw ? Le super méchant léopard de mer ? Que dalle ! Le prédateur suprême, celui qui fout les chocottes à la nature en fête, c’est l’Homme, alors tes tentatives de nous la jouer film d’horreur avec les nanimaux, tu te les ranges dans ta doudoune en Père Fluoré.


En conclusion le Maître du Saint Docu déplore que le temps passe si vite et qu’il va falloir rentrer. Nous on trouve que c’est plutôt le contraire. En plus, pensez donc, depuis un mois, tous les matins, nous sommes soit le 11 décembre, soit le 12, ou, soyons fous, le 13. On patine sur trois jours depuis un mois. On patine sur trois jours depuis un mois. On patine sur trois jours depuis un mois. On patine sur trois jours depuis un mois. On patine sur trois jours depuis un mois. On patine sur trois jours depuis un mois.

Curly 

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''Ouais ! Je ! Hiiii! Aarghhhhh ! Voilà ! Eh eh eh eh ! Ça fait ouais, ça fait tout drôle ! Eh eh eh eh !'' - Mar 20 Aoû 2019, 14:41

Résumé de l'épisode précédent : Une faune riche et variée mon œil, le Findus du docu, tel le Robocop de la matinale (voir ici & ici), ressort les phrases toutes faites et clichés prêts à l’emploi, alors que l’ornitho lui bassine dans le micro à la fin que la faune justement elle est de moins en moins riche, et qu’elle est plutôt avariée.
Allez, ça se tire...


Episode 12                             Allez ça se tire... (C'est le titre.)

Après y être allé, il faut revenir, et au lieu de rediffuser à l’envers les épisodes du voyage aller, nous avons droit à de nouveaux épisodes diffusés à l’endroit.
Après être descendus de l’Astrolabe, il va falloir y remonter. Pour rejoindre « notre continent, celui où est la société... ». La société = la civilisation occidentalo-parisienne.
La société animale c’est pas une société : pensez, ils ont ni Macdo, ni sciences po, ni écoles de journalisme de pointe… la misère animale.

Qu’il est triste de rentrer, que l’on soit resté une semaine comme Capitaine Zouglou, ou un an comme la TA 68. Allez, on se la joue à l’émotion pour la fin.
Il n’est pas facile de quitter le « Continent Blanc » (plus facile à écrire que le « Continent Antarctique ». (Oh punaise ! J’ai réussi à l’écrire correctement !) Il me reste encore le Continent Austral à utiliser comme synonyme).
Le groupe qui s’est soudé pendant un an doit sortir le chalumeau, c’est le moment du dessoudage.
Dernière journée sur la base, la tristesse envahit le monde austral, les « visages se ferment, l’émotion est déjà palpable ». Sortez violons et mouchoirs.
Bien joué pour l’intro, nous sommes au top de l’émotion. Le seul problème, comme d’habitude, c’est que ce n’est que l’intro, et que comme d’habitude, ça va s’entendre que le Capitano il s’est encore fait un méga film lacrymalo-hollywoodien dans sa tête en se disant que l’auditeur va pleurer sa mer. Or… il reste trois minutes pour que l’équipe soudée dégonfle l’intro comme une aiguille à tricoter un ballon de baudruche.

Séquence 1 : On commence par entendre ceux qui restent et qui nous disent quoi ? Que ceux qui partent, ils partent demain !
Ceux qui restent préparent une banderole pour « déclarer leur amour un peu, et tout ce qu’on a vécu ».
Qu’est-ce qui a écrit sur ces banderoles ? demande le bâtonnet Findus. L’auditeur il veut savoir.
« L’important c’est l’amour euh » sur l’une. « Le temps était bon le ciel était bleu » sur l'autre.
Findus : Alors votre but, comme le mien d’ailleurs, c’est de faire pleurer tout le monde. (C’est une question de forme déclarativo-interrogative)
Bin ouais c’est le but, faut extérioriser un max. « Après on va passer toute la soirée et la nuit ensemble, c’est d’se tenir éveillés les uns les autres » et après les hivernants sortants ils sortent ils récupèrent leurs papiers, et attention BREAKING NEWS ils récupèrent leurs affaires et, attention BREAKING NEWS ils montent sur le bateau, et, attention BREAKING NEWS, ils montent à 7h30 pour un départ à 8h, et s'ils font l'inverse, ils sont repartis pour rester.
Fin du témoignage du restant « ...bin voilà on va les accompagner sur le quai et pis euuuuuuh faire des adieux un peu déchirants je suppose. »
II se fout de la gueule du Capitaine Findus ou quoi ? Quelle conviction, quels trémolos dans la voix ! A côté, les cours de la bourse, c’est Bambi !

Séquence 2 :
Un sortant tente de pourrir la séquence émotion du Capitaine Iglo : Oui mais c’est pas grave, enfin tout va bien ! Ça fait quoi ? Deux semaines qu’on se côtoie…
Le capitaine essaie de rattraper le coup : On a l’impression que ça fait des mois.
Le sortant rentre dans les rails, non sans heurts : C’est vrai c’est c’est souvent bin en fait ouais j’pense que c’est lié au fait qu’on a plus aucun référentiel connu ça oblige en fait ààààààààààààààà créer des liens forts euuuu les personnes quoi.
Le cap’, essaie de tirer plus de son interlocuteur, en lapalissadant à qui mieuxe mieuxe : Quelque chose comme des affinités électives du coup comme effectivement on a plus de repères on se rabat rapidement sur euh les gens en qui euh on r’connaît quelque chose, avec qui on trouve euh des atomes crochus et on crée des liens où tout d’suite plus fort que c’qu’on crée dans un environnement normal.
Le sortant, qui se retrouve forcément dans cet amoncellement de banalités : Ah oui c’est bien analysé ! Dis donc. Effectivement !
Génial, le capitaine a donné des rames au sortant, qui est ravi comme tout, y a plus qu'à se relapalissader la mixture. On tourne en rond, c’est fabuleux, c’est comme les manèges de p’tits ch’vaux !
Le sortant, donc : Tu as pas de repères euh culturels ek'cétera donc ceux qui en ont un p’tit peu, clac !, tu t’accroches à eux et forcément tu crées des liens très forts.  Non c’est vrai.
Pour finir, le sortant se lance dans une variation épique sur le même thème : C’est un truc qui reste à vie, et une expérience euh pfff c’est indéboulonnable euh c’est c’est c’est on est tatoué au fer rouge par l’hivernage.
L'image est tozée.

Séquence 3 : Apothéose
Le Cap’ : On est où Audrey ?
Audrey : Dans la cuisine.
Le Cap’ : Elle est calme, elle est toute rangée. (N.B. La cuisine)
Audrey : Ouais. Elle a pas été toujours rangée pendant notre année avec Ebène, mais euhhh (rire prolongé)
Pour la séquence lacrymale, c’est mal barré, alors reprise en main par le Cap’.
Le Cap’ : Alors votre dernière soirée ça se passe comment ?
Audrey : Hééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééé savent pas tlop hé hé hééééééé (re-rire prolongé). Non c’est bizarre, c’est bizarre. Euuuuh ouais ! On a un peu du mal à s’mélanger aux autres quand même euh. On s’rend compte qu’on est un peu d’venus autistes mais euuuuh ça va r’venir tranquillement p’tit à p’tit. On profite un peu des personnes qu’on sait pas trop si on va les r’voir après ou paaaaaaas, siiiiii… De tout ça. Donc c’est un peu pour ça j’pense qu’on a un peu ce repli sur soi euh entre 68 euuuuuuh j’pense qu’on en a un peu b’soin aussi.
Le Cap’, qui vient de voir sa séquence émotion lacrymale complètement bousillée : Pour vous, vous allez continuer un peu avec les autres là vous je j’ai cru comprendre que vous partiez en voyage avec un p’tit groupe de soixante huitards.
Audrey : Ouais ! On est sept euh sept personnes à partir en Tasmanie un peu après avec sac à dos sur le dos et puis euh on verra bien c’qui s’passe. Ouais ! Je ! Hiiii! Aarghhhhh ! Voilà ! Eh eh eh eh ! Ça fait ouais, ça fait tout drôle ! Eh eh eh eh !

Et voilà, la baudruche du capitaine Zouzou est totalement dégonflée par ce final grandiose.
Demain, on fait les malles,  c’est « toute une année de vie qu’il faut ranger et essayer de ne pas trop regarder en arrière. » Une année entière de sa vie abandonnée lâchement dans l’Antrar…l’Artan...le Continent Austral !

Curly 

Curly

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Voyage en Antartric : Un retour sous haute tension - Mer 21 Aoû 2019, 12:16

Notre Robocop d’été, passeur de plats de la matinale, propose un sujet d’actu qui interroge une seconde, et qui va marcher sur les plates-bandes du feuilleton de l’été.
21 août 2019
Sujet d’actu abordé, Gouvernement : une rentrée à hauts risques. Invité, un socio popo. Comme y a pas grand-chose à bouffer, ce sujet permet aux journalistes enmarronés de tirer un énième bilan du feu de l’année écoulée tout en tirant à boulets rouges sur l’avenir. C’est le « bilan et perspectives » avec comme perspective surtout que le pire est à venir.
22 août 2018
Sujet d’actu, Rentrée politique sous tension.
31 août 2017
Forme, méforme, réforme : la rentrée d’Emmanuel Macron. Extrait, « la rentrée s’annonce compliquée pour Emmanuel Macron et son gouvernement »
29 août 2016
Hélas les sommaires des matins ont disparu (ou n’ont jamais existé, c’est le plus probable) mais il reste « Une rentrée politique musclée » (Journal de 8h) et
19 août 2015
Rentrée compliquée pour le gouvernement
14 août 2014
Sujet de la mâtine, La prévisible rentrée difficile de Monsieur Hollande

Le contenu de ces matinales et journaux divers et peu variés est lui aussi totalement prévisible.
Des grincheux pourraient ajouter que la culture, y en a pas, que c’est pareil que les généralistes, que cette chaîne est devenue un robinet à actu, à promos, à reportages bâclés, à fictions sans idée et mal jouées. Sur France Tuctuc y a pas de pubs, mais y a plein de promos. C’est pire que la pub : un spot de pub, c’est court, et ça s’avance pas masqué, c’est bien clamé haut et fort que c’est de la pub.


Et maintenant, le feuilleton d’aventures de l’été
Résumé du précédent épisode : Néant.
Episode 13                                    Revenir, c'est partir mais dans l'autre sens

Les sortants sortent, ils doivent pas oublier leurs affaires ce serait ballot, et laisser l’endroit aussi propre que quand ils étaient rentrants. Captain Zouglu, il constate que les affaires sont rangées dans des malles, dans des sacs à dos pas sur le dos encore, et que c’est un système de rangement vachement pratique.
Le Bâtonnet Findus, il va passer la tête dans une chambrée pour en apprendre plus. Il constate que c’est un peu le bazar, les placards sont ouverts. Sans ça comment tu veux sortir ce qu’y a dedans ?
Et là, on sentimentalise à mort : « en rangeant, ce sont tous les souvenirs de cette année qui vient de s’écouler qui ressurgissent ». Allez, hier, c’était raté, aujourd’hui ça va être la bonne, la séquence lacrymale, elle déboule en plein, on peut ressortir les mouchoirs qu’ont pas servi hier.
La sortante : Ah ah ah ah (rire prolongé)
C’est bon, vous pouvez reranger les mouchoirs, c’est encore foutu.
Le Bâtonnet : Je vois que vous avez amené un violon et un piano, vous avez pu jouer des deux ?
La question est d’une pertinence rare. La sortante, elle a amené tout ce bastringue comme ça, pour faire voir du pays à ses instruments, et aussi pour faire chier son déménageur de pianos. De toute façon y a plus de chance que ce soit un Clavinova qu'un grand queue de concert. 
Non mais il croit quoi le Bâtonnet en Chef ?
Si je vous dis qu’elle a travaillé ses instruments, car c’est la raison pour laquelle elle les a amenés, vous n’allez pas me croire, et vous aurez tort.
Nouvelle tentative. Faudra-t-il ressortir les mouchoirs ? Non, laissez tomber, vous avez compris depuis le temps. Mais c’est pas grave, il tente encore. C’est comme le Coyote dans les cartoons de Chuck Jones. Le Coyote il essaie sans fin d’attraper le Bip-Bip, et il se prend une raclée à chaque fois, mais il recommence quand même !
Le Bâtonnet : Le départ, vous l’appréhendez comment ?
La sortante : Ah ah ah ! (rire, et pour l’appréhension, c’est foutu) C’est bien qui ait des gens qui arrivent après l’hiver comme ça, on a envie de rentrer. Parce qu’on est habitué à vivre à vingt-quatre, et que de voir des gens arriver qui ont pas du tout le même mode de vie que nous, parce que nous on a instauré notre petit mode de vie aussi ici. On a rencontré personne pendant neuf mois. Donc rencontrer des gens c’est en même temps bien, ça fait plaisir parce que ça manque aussi pendant l’hiver, mais en même temps c’est voilà un peu heu on est un peu à l’étroit aussi c’est pas heu. Enfin ce qui est compliqué c’est de s’dire qu’on revivra jamais ça et qu’on y aura plus du tout accès et c’est ça qui un peu euh j’pense triste.
Bingo, ça y est, on a une larmichette d’émotion à la fin ! C’est gagné !
Vous avez bien lu la réponse ? Eh bien voici la question que le Maître Bâtonnet a décidé de poser.
Le Bâtonnet : Vous avez le sentiment que vous reviendrez, que vous allez essayer de revenir en Antartric ou c’était un one shot ?
Le Bâtonnet, il pratique l’interview à l’envers. La dame donne la réponse et après il pose la question. C’est expérimental certes, mais ça sèche direct la mini larmichette qui commençait à poindre sur le coin de l’oreille de l’auditeur.
La réponse est un obus envoyé en plein dans le Bâtonnet : Non j’pense pas, mais c’est pour des raisons écologiques. Je pense que c’est une aberration que l’homme vienne ici, mais après ça reste personnel… J’me suis rendu compte en fait ici quand on voit tout c’qu’on génère comme gaz comme… pour pas tant de science que ça finalement. Ah ah ah ah (rire)
Changeons de sujet, revenons à l’émotion, car ce qu’on vient d’avoir, c’est un coup de poing dans la.
Le Bâtonnet : Il y a quelque chose que vous allez emporter particulièrement d’ici, quelque chose de matériel ?
La sortante avoue qu’elle va ramener les cadeaux qu’on lui a faits car c’est la moindre des politesses, et qu’il manquerait plus qu’elle vole des choses. Rire.
Le Bâtonnet : Un manchot ?
Rire absolu.
La sortante : J’aurais pas le droit de le dire si c’était l’cas. En plus c’est interdit de ramener quoi que ce soit.
A ce point de l’entretien, vous remarquerez l’art consommé du Bâtonnet, son art de rebondir, son esprit piquant. On a failli devenir sérieux et hop, une tite blague bien spirituelle, et hop, tout ce qu’a commencé à dire la sortante est anéanti, ridiculisé.

Le Capitaine de Croisière nous présente un autre sortant mais qui va pas sortir tout de suite. Il reste un peu plus « pour finir sa manip’ ». Laquelle ? Auditeur aguerri, si tu crois que tu vas avoir la réponse ! Ah ah ah (Rire)
Le sortant : J’me répète (?!) mais on met du temps à comprendre c’qui nous a marqué c’qui nous a plu c’qui nous a pas plu c’qui nous aaa… et en fait un moment tout ça ça s’efface et on garde quand même beaucoup plus d’intime et de solitude. P’t’être que c’est ça en fait. C’est c’est c’est y a l’côté collectif qui est la première chose qu’on imprime mais la part solitaire elle est plus difficile à détacher du reste et c’est celle-là qui met du temps à mûrir, à décanter, et c’est celle-là qu’on apprend à apprivoiser et c’est vraiment là que se situe la clé et c’est un truc vingt mille fois plus particulier que venir juste en été et c’est là d’ssus qu’il faut capitaliser parce que c’est un moment assez euh quand on l’fait assez jeune, moi je considère avoir fait jeune...oui j’avais vingt six ans vingt sept ans. On apprend d’soi euh de façon incommensurable, c’est tellement riche qu’en fait ça peut servir dans la vie civile entre guillemets. C’est une source intarissable d’expériences...c’est...c’est très dense en fait.

Ce sortant a gagné la palme du plus grand moulineur de généralités à la seconde, il n’a donc pas été coupé au montage, c’eût été dommage.

A suivre dans les prochains épisodes, il va falloir se quitter, se dire adieu pour toujours, et pleurer toutes les larmes de son corps, mais le Boss vous prépare depuis hier à ce moment déchirant.
Faudra-t-il ressortir le même mouchoir propre tout chiffonné que ça fait ou moins dix fois qu’on le sort et qu’on le range ?

Curly 

Curly

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Les feux de la glace - Jeu 22 Aoû 2019, 12:13

Le grand feuilleton de l'été, produit par Le Bâtonnet Iglo.

Résumé de l'épisode précédent
Le Bâtonnet essaie de faire chialer simultanément l'auditeur et tous les habitants de la base Dumont D'Urville en Anrtartrik. Bilan de l'opération : tout le monde se marre bien, surtout les pétrels et les skuas.

Épisode 14  Les feux de la glace

Aujourd'hui, nous allons venir une nouvelle fois en aide au Capitaine Agla (cela avait déjà été fait ici), parce que décidément, quand ça veut pas, ça veut pas. Le gros problème de l'épisode du jour, c'est qu'on entend en bruit de fond que c'est vraiment la fiesta dans la base. Aïe aïe aïe...
Allez, on va corriger ça comme il faut, et sortez tous vos mouchoirs pour de bon, vous allez vraiment pleurer à un point tel que pensez à vous hydrater avant.

Mode d'emploi : C'est un peu plus compliqué que l'autre fois, mais pas d'inquiétude, vous allez pas rire du tout.

1- Sur la vidéo ci-dessous, régler le son presque au minimum, puis mettre en lecture.


2- Arrivé à 5 secondes de lecture, enclencher la pastille suivante, et c'est gagné !
[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-22.08.2019-ITEMA_22129470-0.mp3" debut="00:06" fin="03:10"]



Dernière édition par Curly le Ven 23 Aoû 2019, 12:58, édité 1 fois

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Re: Les Matins de France Culture -

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