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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » La tribune : pour une écoute comparative

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Accueil / France Culture

La tribune : pour une écoute comparative    Page 4 sur 4

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Philaunet 


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Le brouillard wormsien - Jeu 24 Sep 2020, 08:16

Le gloubi-boulga wormsien à l’œuvre dans La science au coeur du présent le 18/09/2020

"A présent, la science est installée au coeur du présent, pour le meilleur ou pour le pire. L’urgence la requiert mais lui convient-elle, et les pressions qui vont avec, et les attentes des citoyens ? Mais, là aussi, le présent ne date pas d’aujourd’hui. Le débat sur la science avait déjà commencé, ses rapports avec l’éthique, sa propre éthique, l’intégrité scientifique. Et sa place dans la société, la nécessité de l’ouvrir sur les citoyens, de la démocratiser. Il faut donc prendre du recul."

"La science, au risque du présent, mais aussi le présent, une chance pour la science ?"

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Comparaison avec une émission scientifique dirigée par  un producteur confirmé, Jim Al Khalili, sur des sujets  à la fois précis, profonds et stimulants pour l'auditeur. Exemple : Alice Roberts (née 1973), paléoanthropologue ou encore : Inspirante : ''Emma Bunce, Professor of Planetary Plasma Physics''

France Culture, elle, a le chic pour faire des présentations à fuir.

Philaunet 

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Aucune comparaison possible - Sam 03 Oct 2020, 15:18

Voyons, France Culture Treiner, quand avez-vous eu un article de presse de cette longueur sur une émission et avec près de 300 commentaires d'auditeurs ? Jamais, mais vraiment jamais. Forcément, car qui s'intéresse véritablement à France Culture quand la radio est faite pour les employés de la maison parisienne et non pour les auditeurs ?

La tribune : pour une écoute comparative - Page 4 Scre1478

Baking won’t get me through a Covid winter but a bossy, breathless Melvyn Bragg just might The Guardian Sat 3 Oct 2020.
As the colder, darker half of 2020 looms, I’m turning to my special happy place: the BBC’s In Our Time (...) I’ve watched In Our Time’s cult status grow over the past decade, but never felt it more than when it returned after its summer recess, starting with a blistering breakdown of Pericles’ place in the Persian and Peloponnesian wars. (...) In Our Time, I often think, is like going to an amazing free university at the top of Enid Blyton’s Magic Faraway Tree, where Jo and Fanny would crawl up the ladder to an ever-evolving, fleetingly fantastic world. (...)
Un numéro de toute beauté : Cave Art [Thu 24 Sep 2020] à suivre dans le fil BBC.

Philaunet 

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Re: La tribune : pour une écoute comparative - Ven 23 Oct 2020, 19:15

Les plus écoutés de la radio culturelle de Bavière au 23 octobre 2020, dans la catégorie "radioWissen" (un mélange des anciennes émissions de France Culture, Chemins de la Connaissance et Perspectives scientifiques) :

La tribune : pour une écoute comparative - Page 4 Scre1519

Géologie et évolution des glaciers, histoire du Japon et de Sparte, cryptographie, pièce radiophonique.

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France Culture, entre autres :

La tribune : pour une écoute comparative - Page 4 Scre1520
La tribune : pour une écoute comparative - Page 4 Scre1521


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La culture juridique, absente à l'antenne de France Culture - Jeu 29 Oct 2020, 13:05

Le droit à France Culture : un texte non signé, L'Etat de droit : vrai rempart, cache-sexe ou faux-nez ? dans lequel est insérée une référence à une émission/débat de 2015 (L'Etat de droit est-il encore garanti en Europe ? ) et illustré par une photo grand format qui se veut en rapport avec "l'Etat de droit à la française" :
Prison, contrôles de police, déchéance de nationalité, perquisitions... l'Etat de droit pose le principe que tout n'est pas permis, même pour ceux qui servent la loi, ou ceux qui la font.• Crédits : Russian State Film and Photo Archive - Getty
La tribune : pour une écoute comparative - Page 4 Scre1534

Le texte n'est pas inintéressant, mais il tourne évidemment autour de la plupart des obsessions de France Culture et a une tonalité négative (what else?).

Il n'y a pas d'émission de droit à France Culture, la culture juridique y est inexistante. Il serait pourtant imaginable de faire des documentaires ou des entretiens éclairants sur toutes sortes de sujets comme le fait Joshua Rozenberg dans ses séries de cinq émissions trois fois par an dans Law in Action.

Dernier billet sur le sujet en juin de cette année : La complexité de la culture juridique pour tous.

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Récapitulatif hebdomadaire : 35 contributions du lundi 19 au dimanche 25 octobre 2020 (semaine 43)

Philaunet 

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France Culture /Deutschlandfunk Kultur : la partie d'échecs - Jeu 03 Déc 2020, 12:21

France Culture a proposé une brève biographie de Bobby Fischer annoncée ainsi :
La tribune : pour une écoute comparative - Page 4 Scre1585

Le reportage multimédia (rédactionnel, montage vidéo et deux inserts Youtube pour les spécialistes) de la journaliste Derwell Queffelec est intéressant : Bobby Fischer, le génie fou des échecs [01/12/2020]
C'est lui qui a inspiré le personnage de la série Queen’s Gambit. Bobby Fischer est un génie des échecs. Champion américain à 14 ans, il gagne le “match du siècle” en pleine guerre froide face aux Russes, invaincus depuis 24 ans, avant de sombrer dans la folie.
La page renvoie à un diptyque de la série "Une Histoire particulière" de 2019,  dont le sujet est alléchant, Bobby Fischer vs Boris Spassky : Guerre froide sur un échiquier (2 épisodes) .

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De son côté, la radio nationale Deutschlandfunk Kultur propose un entretien téléphonique avec la championne d'échecs Filiz Osmanodja qui a "doublé" les mains de l'actrice. L'entretien est instructif (pourquoi fallait-il des mains de joueuse d'échec ?) et vire très vite à la faiblesse de la représentation féminine dans l'élite des échecs et à ses raisons supposées. On se croirait sur France Culture, alors que celle-ci, pour une fois...

Netflix-Serie ‚Das Damengambit‘ Schachmeisterin doubelt Hände [01-12-2020]
Filiz Osmanodja doubelt in „Das Damengambit“ die Hände der Darstellerin beim Schachspielen. In den letzten Jahren habe sich einiges getan in Sachen Gleichberechtigung im Schachsport, sagt Osmanodja, aber es gebe noch viel zu tun.
Die Netflix-Serie „Das Damengambit“ erzählt von einem jungen Mädchen, das sich in den 1950er-Jahren in der Männerdomäne Schach durchsetzt. Bei Großaufnahmen werden nicht die Hände der Schauspielerin gezeigt, sondern die der Schach-Großmeisterin Filiz Osmanodja aus Dresden.

Dans "The Queen's Gambit", Filiz Osmanodja double les mains de l'actrice en jouant aux échecs. Ces dernières années, dit Osmanodja, beaucoup de choses se sont passées en termes d'égalité des droits aux échecs, mais il reste encore beaucoup à faire.
La série Netflix "The Queen's Gambit" raconte l'histoire d'une jeune fille qui s'affirme dans le domaine masculin des échecs dans les années 1950. Les gros plans ne montrent pas les mains de l'actrice, mais celles du grand maître d'échecs Filiz Osmanodja de Dresde.


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''Esprit de justice'' / ''Law in Action'' - Sam 05 Déc 2020, 12:12

La seule émission dite juridique de France Culture tenue par Antoine Garapon, qui ne cache pas ses opinions, existe sous divers noms depuis 2006. La première émission du magistrat s'intitulait La discrimination dans la justice ("La discrimination dans la justice - La justice est-elle toujours aveugle à la couleur de la peau ? Est-elle toujours sourde à l'accent étranger, ou à l'accent social ?").

Quatorze ans plus tard, le 04 décembre 2020, Antoine Garapon propose un numéro d'"Esprit de justice" baptisé Le retour de la théorie du "criminel-né" .

La page reproduit quelques extraits des paroles fortes des deux intervenants. L'un des deux est "juriste et criminologue, vice-recteur à la recherche aux universités Saint-Louis à Bruxelles". Il avance cette critique : "On ne s'est jamais intéressé à la violence génétique chez les criminels en col blanc, c'est une forme de violence sociale extrêmement importante". Voilà un intervenant certainement remarqué par la direction pour prendre la suite de Garapon au cas où.

La photo Getty choisie pour son bon goût et son réalisme (les photos de cette agence sont posées pour illustrer un sujet sur demande) :

La tribune : pour une écoute comparative - Page 4 Scre1588

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Au Royaume-Uni, BBC 4 propose l'émission Law in Action régulièrement mentionnée dans le fil BBC de ce forum (dernier n° cité  La Cour Internationale de Justice de La Haye).

L'émission est d'une grande rigueur, toujours attachée aux faits, aux initiatives originales, aux sujets de polémique traités sous divers angles pour rendre compte du sujet dans sa complexité et avec nuances, aux hommes et femmes qui font ou subissent la justice. C'est un modèle.

Un modèle d'impartialité et de transmission pédagogique de la culture juridique que ne semblent pas connaître Antoine Garapon et la direction de l’antenne.

Numéro mémorable de "Law in Action", diffusé le 19 novembre 2020, Jack Merritt's legacy n'a aucun équivalent à France Culture. Trois séquences : la première sur une action judiciaire contre la police utilisant des informateurs entretenant des relations sexuelles avec les personnes du milieu infiiltré ; la seconde sur l'absence d'anonymat en Écosse pour les victimes de viol lors d'un procès ; enfin un hommage au jeune juriste tué dans un attentat. Fort témoignage d'un ancien détenu qui a été aidé par Jack Merritt.
En souvenir de Jack Merritt, qui a été assassiné lors de l'attaque du London Bridge en novembre 2019. Lui et Saskia Jones, qui a également été tuée, étaient associés à un programme de réhabilitation des délinquants à l'université de Cambridge appelé Learning Together. Le meurtrier était un ancien prisonnier qui participait à une conférence au Fishmongers Hall pour marquer son cinquième anniversaire. Plus tôt en 2019, Law in Action avait interviewé Jack Merritt et certains des prisonniers qu'il soutenait à la prison de Warren Hill dans le Suffolk. Un an plus tard, nous recevons des témoignages sur son action.

La tribune : pour une écoute comparative - Page 4 Scre1589

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Deux façons de traiter la Bhagavadgītā - Jeu 08 Avr 2021, 11:44

Trois heures vingt en quatre émissions de 50 minutes ici pour évoquer La Bhagavadgītā (1) Philochemins ; et vingt-deux minutes par pour traiter Die Bhagavad Gita - Indische Weisheiten als Poesie  BR 2 radioWissen 6.12.2017.

La première émission d'une série de Philochemins est toujours la plus proche du sujet avec un spécialiste qui le cadre. Les trois suivantes en sont des déclinaisons avec des invités de moindre ou d'aucun panache, ou plus souvent des dilutions sans grand intérêt. C'est le cas de cette série.  Le 1er numéro faisait la part belle à la philosophie de l'action décrite par l'invité. Petit problème, la redondance du propos. Trente minutes de parole claire et de lectures auraient suffi à l'édification de l'auditeur. Au lieu de cela, plusieurs considérations sur l'invité lui-même et des interventions en mode automatique d'AvR. Pas inintéressant, mais la dilution est pénible. On est loin, très loin de l'efficacité d'un débat comme dans In our Time de Melvyn Bragg (épisode à suivre dans un autre fil The Bhagavad Gita ) ou dans The Forum avec Bridget Kendall (voir The Kalevala: the Finnish epic that inspired a nation ) et donc aussi d'un documentaire comme celui proposé par radioWissen.

Dans ce documentaire de Bayern 2 on remarque immédiatement une chose : c'est à un Indien que revient la première (et la dernière) parole, traduite en voice over. Tout de suite l'attention s'arrête à cette voix inattendue et à cette ouverture sur le monde indien. Ensuite un fonds musical de l'Inde va parcourir l'émission (France Culture, elle, diffuse de la pop anglo-américaine).

En 22 minutes, Bayern 2 a fait le tour du sujet de manière variée, donnant un éclairage direct sur l'Inde et suscitant l'envie de lire le texte. France Culture a, de son côté, mis en scène un dialogue en direct, tirant en longueur malgré les artifices de l'interview (les interruptions bruyantes et semi-enjouées de l'employée).

Le documentaire de Bayern 2 peut s'écouter plusieurs fois. Le dialogue bourratif et autocentré de France Culture ne se réécoute pas.

Philaunet 

Philaunet
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Déontologie et adresse aux auditeurs - Sam 29 Mai 2021, 12:17

Peut-on une seconde imaginer cette déclaration, d'une déontologie exemplaire, sur France Musique pour des choix de CD ou à France Culture pour des choix d'essais et de romans ? Clairement et évidemment non.

De la grande présentatrice de SWR 2, Dagmar Munck, dans Alte Musik Neue CDs 28-05-2021.
On nous dit souvent, ici à SWR2, qu'il est étrange que nous soyons toujours aussi enthousiastes à propos des CD que nous présentons - et pas seulement dans le domaine de la musique ancienne. Y aurait-il des liens étroits avec les maisons de disques correspondantes ? ! Il y en a, bien sûr, mais seulement dans la mesure où nous commandons les nouveaux CD qui nous intéressent et où ils nous sont généralement envoyés -on ne les reçoit pas sans les avoir demandés. Avant une émission, on parcourt des montagnes de CD, on écoute et on trouve quelques CD exquis qui nous plaisent particulièrement, que ce soit en raison de l'interprétation spéciale ou du répertoire passionnant. Idéalement, l'un se combine avec l'autre ! Ensuite, de nombreux CD sont rejetés, y compris de nombreux très bons CD que nous ne pouvons pas intégrer. Ce n'est que très rarement, lorsqu'un CD d'une star, exposé partout et faisant l'objet d'une grande publicité, n'est pas à la hauteur à mon avis, que je l'inclus dans le programme. Et cela à cause d'un souvenir douloureux. Auparavant, je dépensais beaucoup d'argent pour acheter des CD qui faisaient l'objet de bonnes critiques dans les journaux. Et puis je les ai donnés parce que je ne les aimais pas. Ici, vous pouvez entendre par vous-même si vous aimez la musique, si vous pouvez partager ce que nous vous disons.
Parfois, on nous demande de faire moins de commentaires.
Oui, vous pouvez écouter et apprécier de la musique comme cela, par exemple les dames de l'ensemble tchèque Tiburtina.


Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite) [avec amendements]

Immer wieder bekommen wir hier in SWR2 zurückgemeldet, dass es merkwürdig wäre, dass wir uns immer so für die CDs begeistern, die wir vorstellen - und das nicht nur in der Alten Musik. Ob es da günstige Verbindungen zu den entsprechenden Plattenfirmen gäbe?! Die gibt es natürlich, aber nur insoweit, dass wir die neuen CDs, die uns interessieren, bestellen und zumeist auch zugeschickt bekommen – wir bekommen sie nicht einfach ungefragt auf den Tisch geliefert. Vor einer Sendung frisst man sich dann durch Berge von CDs und lauscht und findet einige Erlesene heraus, die einen besonders ansprechen, sei es wegen der besonderen Interpretation oder wegen des spannenden Repertoires. Im Idealfall verbindet sich das eine mit dem anderen! Dann fallen viele CDs raus, auch viele gute, die wir nicht unterbringen können. Nur ganz selten, wenn eine CD eines Stars, die überall ausliegt und für die dick Werbung gemacht wird, für meine Begriffe daneben liegt, dann nehme ich sie auch mit ins Programm. Und das aus leidvoller Erinnerung. Ich habe in früheren Zeiten viel Geld für CDs ausgegeben, die in der Zeitung gut besprochen waren. Und habe sie dann weiter verschenkt, weil sie mir nicht gefielen. Hier können Sie gleich selbst hören, ob Ihnen die Musik zusagt, ob Sie teilen können, was wir erzählen.
Mitunter werden wir auch gebeten, weniger zu kommentieren.
Ja, man kann Musik auch einfach so hören und genießen, zum Beispiel die Damen des tschechischen Tiburtina Ensembles.

Philaunet 

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On ne laisse pas béton - Dim 20 Juin 2021, 11:58

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t901p40-br-klassik-bayern-2#37103) a écrit:A comparer avec ce documentaire (pas écouté) de La fabrique de l'histoire de 2019, La réinvention du béton .
Merci pour ce conseil qui venait en complément de Le sable et le béton et aussi de "Le béton ou l'histoire architecturale d'un matériau de construction controversé''.

Le documentaire de Franck Thoraval sur France Culture le 27 juin 2019 est donc une émission d'histoire de 50 minutes qui interroge des entrepreneurs et des historiens.

Les 50 minutes d'émission qui peuvent s'écouter distraitement n'apprendront pas beaucoup plus que ce qu'on peut lire en une minute dans la synthèse. En mauve, le cœur de l'émission. Reportage intéressant dans une carrière en altitude exploitée par l'entreprise Vicat et solides témoignages techniques d'employés. Belle évocation de la construction du phare d’Eddystone (1755-1759) et des efforts de recherche sur la résistance des matériaux de la fin du XVIIIe siècle à la moitié du XIXe.

Ce genre de documentaire élaboré, dans la tradition de la station, déjà devenu très rare en 2019, a déserté l'antenne depuis l'arrêt de La fabrique de l'histoire. Une recherche des 4e volets documentaires de La Fabrique de l'Histoire (les 3 premiers étant des discussions) pourrait déboucher sur des écoutes intéressantes pouvant compenser la pauvreté de l'offre actuelle.

La conclusion de l'émission sur l'Art Nouveau : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-27.06.2019-ITEMA_22099378-0.mp3" debut="49:47 fin="51:25"]
Comment le béton "armé" fut-il découvert ? Que sait-on de cette technique, de l'époque où elle n'était encore qu'une boue épaisse, juste bonne à solidifier murailles ou fondations ? Portrait d'un matériau qui concentre autant de haine - pour le grand public - que de passion... chez les architectes.

Comment agréger la pierre sous les eaux - douces ou salées - de manière inaltérable afin d’édifier phares, ponts, aqueducs, mais aussi, entrepôts, silos et égouts, et pour qu’ils résistent aux assauts des éléments et du temps ? À la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, la rivalité des pays d’Europe, souvent en guerre, comme le développement des connaissances scientifiques et techniques depuis les Lumières, amènent de nombreux ingénieurs, chimistes... ou jardiniers à chercher le matériau permettant un tel progrès. Si c'est l'ingénieur anglais John Smeaton qui élabore la première formule au moment de la construction du phare d’Eddystone (1755-1759), c’est au jeune polytechnicien Louis Vicat, également ingénieur des Ponts et Chaussées, que revient la paternité du ciment artificiel. En charge de la construction d’un pont au-dessus de la Dordogne dont les piles étaient immergées, il conduisit de nombreuses expériences et publia son travail en 1816, sans déposer de brevet. La méthode Vicat va alors essaimer rapidement en Europe. Et tout au long du XIXe siècle, de nombreux ingénieurs viendront ajouter leur pierre à l’édifice "béton" : ciment armé, béton armé, etc. Les brevets s’accumulent... jusqu’à ce qu'en 1906, l’état [= l'État] normalise le procédé. Dès lors, et dans le monde entier, ce matériau va révolutionner la construction... et l'architecture.

Philaunet 

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''Qui peut stopper les surenchères nationalistes en Bosnie ?'' vs. ''Bosnia, New Tensions From An Old Conflict'' - Mer 17 Nov 2021, 08:19

Soient Les Enjeux internationaux sur France Culture, traitant le sujet questionnant (un titre sans question à FC, presque impossible) Qui peut stopper les surenchères nationalistes en Bosnie ? du 08/11/2021 et l'émission de BBC 4 From Our Own Correspondent Bosnia, New Tensions From An Old Conflict du 06/11/2021.

La première séquence est un entretien (apparemment la seule forme de radio que connaisse France Culture) entre Julie Gacon, qui a oeuvré dans bien d'autres domaines à FC et dont les relations internationales ne sont pas la spécialité, mais passons, et au téléphone une certaine Aline Cateux (...) doctorante en anthropologie sociale, membre du laboratoire d’Anthropologie Prospective IACCHOS/UCL [dont le sigle ne tenait probablement pas sur la page de FC : Institut d'analyse du changement dans l'histoire et les sociétés contemporaines / Université catholique de Louvain].

Mme Cateux semble un peu gênée dans son élocution émaillée de "ben", "euhhhh", et de bégaiements (en fait, un signe de qualité intellectuelle selon FC). Son sujet est la critique virulente de l'Union européenne et du président de l'entité serbe de Bosnie. Mme Cateux n'est pas diplomate de carrière et ne semble pas trop au fait de la réalité de ce travail, mais ce n'est pas grave, elle a son avis, par exemple sur le premier ministre hongrois, "à droite de l'extrême-droite", expression qui disparaît dans le descriptif (quelle pudeur !) : "Milorad Dodik a rencontré Viktor Orban, le premier ministre hongrois, et Janez Jansa qui est le premier ministre slovène, lui aussi très à droite". Quelques aspects historiques et constitutionnels sont évoqués dans ces 12 minutes, ainsi que les inquiétudes de la population serbe.

Selon Mme Cateux, "quand on arrive à discuter un petit peu avec les gens, on s'aperçoit très vite qu'eux aussi, ce dont ils ont envie, c'est d'une vraie justice sociale". Ce que cela signifie, on ne le saura pas. Ce que l'on sait, c'est la pauvreté de la population et le souhait de s'expatrier.

Outre-Manche, la séquence dure 5 minutes. Après une présentation apocalyptique des cinq sujets de From Our Own Correspondent, la journaliste lance une chronique enregistrée de Guy Delauney, qui lui, s'intéresse d'abord aux effets des bruits de bottes sur la population serbe et qui dans la description de la situation, fait une part aux Musulmans (nom donné à l'entité, dont les habitants ne sont pas forcément musulmans) et aux Croates.

On reprochera à Guy Delauney de lire trop rapidement sa description de la situation dont la densité méritait un développement.

Le descriptif :
Bosnia was the site of Europe's worst conflict Europe since the Second World War ended. Fighting there in the 1990s ended up killing around a hundred thousand people. Bosnian Serbs were pitted against Croats, and Muslim so-called Bosniaks. This was an old-fashioned battle for territory, and it only ended when a compromise was reached – that Bosnia would remain one country, but with two regions each having a certain degree of autonomy. There would be one, predominantly Serb region, and another joint Croat and Muslim. This was always a fragile solution, a fudge, some said, to ease the country away from bloodshed. But now, bits of that peace deal are beginning to look rather frayed, and some have even spoken of a return to fighting. While few predict war any time soon, Guy Delauney say this is still highly dangerous talk.
Finalement, malgré ses faiblesses tenant à un engagement politique non voilé, le dialogue de France Culture laisse davantage de traces dans la mémoire que le monologue de Radio 4.

Reste à Bayern2 ou SWR2 de faire les documentaires de 20 et 25 minutes sur ce sujet avec leur qualité habituelle. Malheureusement, ces derniers temps les formats dits de savoir des deux radios allemandes traitent de développement personnel (moi, moi, moi) et des misères, réelles ou inventées, à la mode...

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