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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » À la Une du site France Culture

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Accueil / France Culture

À la Une du site France Culture    Page 6 sur 6

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Curly En ligne


51
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Science-fiction COP26 Restitution des biens culturels Georges Brassens FC éducation Culture Prime - Dim 31 Oct 2021, 10:44

Voici la Une du moment.

                                              À la Une du site France Culture - Page 6 Opera962


C'était la Une du moment.

Elle montre sans tabou (je case des éléments de langage parce que c’est le ouik-end, qui plus est un grand ouik-end, alors l’inspiration ça va c’est bon) les lignes directrices de la chaîne de toutes les cultures qui riment avec ouverture (casé, je coche).
Émissions de création, originales, pleine d'imagination, de vie quoi, passez votre chemin, ici on va pas se marrer.

La science-fiction : des bavardages (words words words !) sur la s-f, des chronikettes qui ont abondé ces derniers temps pour accompagner la sortie d’un blockbuster de s-f, la sortie d’une série sur une plate-forme amazonienne. Donc comme d’hab’, France Cu à la traîne, se disant que parler de ce qui fait déjà la Une dans les rayons cultures des mag’, des téloches, des radioches, c’est s’assurer une audience plus large que de parler (words words words !) de choses qui ne font pas la Une ailleurs mais qui eux offrent un océan de possibles inexploré (casé, je coche).

COP26 : Actu qui entre bien dans la Ligne Générale de la chaîne. Alors programmation spéciale vous pensez bien.
La programmation spéciale a donné lieu à un communiqué, spécial lui aussi, publié le 28 octobre. La date a son importance, car ce communiqué publié le 28 octobre annonce une programmation spéciale à partir du 25 octobre.
Le contenu de la programmation est identique à la programmation habituelle comme bien souvent dans les programmations spéciales : le réchauffement climatique, la fin du monde, les solutions pour sauver la planète etc etc etc. Bref, la programmation spéciale habituelle de tous les jours.

Restitution des biens culturels : France Panpancuculture donne dans l’actu colonialiste à donf, donc programme habituel aussi.
Un sujet qui la passionne bien plus que l’art en lui-même, qui lui, s’il n’est pas source de promo pour un machin qu’il faut promouvoir, s’il ne s’est pas associé à du pognon de quelque manière que ce soit, à la lutte des classes, à l'exploitation de l'Homme par l'Homme, ne présente rigoureusement aucun intérêt, ni principal.

Georges Brassens : renvoie essentiellement à une nuit spéciale d’archives et à quelques émissions de grandes qualités qui furent déjà évoquées avec émotion dans un précédent billet.

FC éducation : des émissions déjà dispos en ligne sont regroupées pour offrir une source de révisions aux étudiants, aux lycéens, aux collégiens que sais-je encore, qui – vu la densité des émissions de filo ou de Scies des œuvres -  vont perdre des heures à apprendre deux-trois infos qu’ils auraient plus vite fait de récupérer dans leur cours ou sur internet ou tout bêtement dans un livre.

Culture Prime : des clips vidéos, donc de trois/quatre minutes sur des sujets culturels ou sociétaux, pour les djeunes à la puissance de concentration réduite (casé, je coche).
Il paraît que les djeunes ne savent plus se concentrer plus de 10 mn… ah les djeunes ! Ils nous gonflent à ne jamais prendre l’exemple sur ce que font les adultes, qui eux, c’est prouvé, ne sont nullement accros aux écrans et ont un pouvoir de concentration décuplé.
France Culcure est fière de tirer tout son monde, de tirer, tirer, tirer bien vers le bas pour atteindre les profondeurs du superficiel, pour décupler notre capacité à ne pas nous concentrer.

Comme la Une est déjà finie, il nous reste quelques lignes (en réalité il reste ce que je veux) pour rendre hommage à l’Excellence, qui se confirme de semaine en semaine, de « La série musicale », un titre d’une originalité à couper le souffle. Il y a dû avoir un brainstorming force 7 minimum pour en arriver là.

                        À la Une du site France Culture - Page 6 Opera963

Le réel n’est-il pas lui-même disruptif ? Si on introduit une disruption dans un réel disruptif, peut-on échapper à un court circuit ?

                                                                                                            Disruption : casé, je coche.

Philaunet 

Philaunet
Admin

52
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Interrogatoire - Ven 12 Nov 2021, 17:32

Des questions  en guise de titres. La pauvreté intellectuelle made in France Culture !

À la Une du site France Culture - Page 6 Scre1908  et le programme du 12/11/2021.


  • Cinéma : faut-il aller voir "Aline" de Valérie Lemercier et "Cry Macho" de Clint Eastwood ?
  • Connaissez-vous Pierre de Coninck ?
  • Covid 19 : qu’attendre des traitements antiviraux ?
  • Et si Facebook était tout simplement une secte ?
  • Station Spatiale Internationale, le laboratoire de l’espace ?
  • Le poil, sommes-nous "comme maîtres et possesseurs" de notre pilosité ?
  • Le sens critique est-il devenu fou ?
  • Sida en Mauritanie : comment atteindre les plus vulnérables ?
  • Pourquoi Louis XIV harcela-t-il les religieuses de Port-Royal ?
  • L’emploi va-t-il disparaître ?
  • La « visio » va-t-elle remplacer le voyage d’affaires ?
  • A quoi rêve Leonardo Padura ?
  • Claude Monet était-il un caricaturiste ?
  • Trésors, trésors... A quel prix ?
  • La sexualité humaine est-elle encore animale ?

Curly En ligne

Curly

53
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joyeux noël - Ven 24 Déc 2021, 11:06

La suggestion du jour de France Trutrure : une bonne dépression.
Oui, Noël est une fête familiale, joyeuse...mais bourgeoise. Alors fêtez-la avec un goût amer dans la bouche, avec un haut le cœur, ou ne la fêtez pas du tout.
Mettez-vous en dépression.

1- « Pourquoi offre-t-on des cadeaux à Noël ? »
C’est vrai ça, quelle idée stupide. Offrir ? Mais offrir est un don ! Seuls les riches peuvent donner !
Cela implique une notion de propriété totalement, et même plus que totalement, bourgeoise !
Les cadeaux de Noël, c'est quoi ? Ne l’oubliez pas lorsque vos proches ouvriront vos cadeaux et que vous ouvrirez les leurs :
« on doit cette invention à l'aristocratie et la bourgeoisie du XIXe siècle. »
Rien qu’au début de l’article, on sent que l’on veut inséminer en nous une profonde lassitude : « Chaque année c’est le même rituel » Oui, toujours pareil. Vous en avez pas marre, vous ?

« la valeur d'un cadeau doit différer selon qu'on l'offre à un proche ou à un membre de la famille éloigné : il existe une hiérarchie du présent offert à Noël »
Même dans les cadeaux, les inégalités guettent, les souffrances sociales demeurent. Et c’est vrai, alors repentez-vous, flagellez-vous, souffrez, ô offreurs de cadeaux, bourgeois en goguette !

2- La question du jour : « Peut-on faire un plat de noël qui mettrait tout le monde d’accord ? »
Est-ce possible ? Cuisiner pour les proches, surtout à noël (j’ai fait péter la majuscule moi aussi, car la majuscule, c’est bourgeois, c’est source d’inégalité envers les minuscules), ce n’est que douleur et souffrance, souffrance et douleur, souffreur et doulrance.
La question est au conditionnel, et nous ne saurions être plus prudent en la matière.
Alors déjà, soyons clair : si l’on tient compte de la cause animale, eh bien vous allez faire une croix sur un paquet de plats traditionnels : dinde, foie gras, saumon… Hop, finito.
Soyons « eco-friendly » et Super Vegan. Et là, je suis sûr que vous mettez tout le monde d’accord.
La réponse à cette question simplissime à laquelle nous venons de répondre – est surtout une perche – pas le poisson, l’autre – tendue pour faire une méga promo pour un restau dont le chef est invité, justement pour bien présenter sa carte.
Donc, pour mettre d’accord tout le monde : le végétal.
Le chef, il cuisine aussi de la viande et du poisson, mais attention : il travaille avec des « paysans et des pêcheurs locaux ». C’est eco-friendly aussi, finalement.
Mais la Denise Fabre du 24 décembre, elle s’en tamponne un peu, elle veut du vegan ! Alors le chef, il doit parler vegan !
Le chef, il est top : non, le vegan, il fait pas trop. Alors il fait, bien sûr, parce que finalement il a tout c’qu’il faut, mais à parler franchement, non, cuisiner vegan, ça lui arrive pas trop souvent. Je dirais même plus : ça lui arrive rarement. Il fait un menu vegan, pour ceux qui veulent.
Denise Fabre lui demande de détailler sa carte, ce qui vous conviendrez avec moi ne répond plus du tout à la question qui servait de point de départ, mais on s’en fout. Denise, elle veut du vegan et du flexitarien. Y’a que ça qui l’intéresse, la condition du végétarien au sein de la cuisine française.
Denise veut dramatiser à mort – les végétariens, ce sont les opprimés du système culinaire français – et le chef il comprend pas trop pourquoi ça dramatise à tout va alors qu’en fait tutto va bene, y’en a pour tout l’monde, cool Denise, cool.
Mais sans drame, sans conflit, comment remplir sa matinale ? Alors Denise creuse, elle creuse le drame, et tant qu’elle trouve rien, elle creuse.
Et le miel, y’en a pas qui pètent tout dans le resto quand ils voient du miel, piqué sans vergogne sur le PIB des abeilles ?
Le chef, il en revient pas, ça le fait un peu rire, ces questions … (mettez l’adjectif de votre choix, c’est Noël).
A la question suivante, l’auditeur se demande si le chef commence pas un peu à se gausser des questions de Denise. Emploie-t-il des produits de substitutions lorsque c’est possible pour remplacer la viande ou la poiscaille ? Ben non, il est pas fana de cette pratique, le boss.
Alors Denise lui donne des idées eco friendly. Mais c’est qui le cuistot ? C’est Denise !
Le chef approuve sans conviction : chacun fait ce qu’il veut, lui s’en tamponne, de son côté il fait c’qu’il veut aussi. Pour le lait et la crème, no problemo, mais les gélifiants, qui sont dits naturels, ils sont « issus d’un traitement chimique quand même ».
Po po po po… vite Denise, change de sujet, envoie la question suivante qu’on oublie ce qu’on a entendu, vite.
Est-ce qu’on s’écharpe en famille  autour du « diner d’Noël » ? Elle veut du conflit Denise, elle veut du saignant - eco friendly bien sûr, donc du substitut de sang.
Ça s’passe bien, on te dit Deniiise !
Alors elle remet l’couvert – c’est une image - :  y’ a t-il pas « bagarre générale » dans l’resto entre les djeunes vegan et les vioques non-eco-friendly ?
Bien sûr que oui, c’est la grosse baston dans son resto tous les soirs, et particulièrement celui du réveillon.
Vient le moment de la réconciliation. Certes, la baston, elle a lieu uniquement dans la tête à Denise, mais faut être Denise-friendly, c’est Noël.
Un plat qui plaît à tout le monde, vite chef, qu’on revienne à LA question !
« un potimarron et un rôti au four farci qu’on mettrait au milieu d’une table »
Merci mon Dieu merci ! Moi qui pensais mettre mon plat sous la table ! Merci ! Dorénavant je penserai à le mettre sur la table et au milieu ! Noël ! Noël !

Pour finir, Denise veut le menu d'noël du boss pour son resto. Patatra, y’aura pas de menu vegan, c’est clair.
Mais le chef est formé au végétal. Son prof de cuisine était le premier cuisinier végétarien. Denise veut des détails.
« c’est un professeur qui est devenu végétarien parce que ses filles étaient tombées malades et on lui avait conseillé de proscrire tout ce qui était carné dans leur façon de consommer ».
Denise recentre le débat : le végétal, c’est aussi super moins cher.
« Un kilo de pois chiche, c’est tout de même moins cher qu’un kilo de bœuf. » Un argument de pois.
Allez hop, pois chiches pour tout le monde, c’est Denise qui régale !

3- Les Enjeux territoriaux : « Le 24 décembre est symbole pour les Chrétiens de la naissance de Jésus dans une étable. Cette année, c'est aussi le début d'une grève pour les sage-femmes, qui ont déposé un préavis de grève cette semaine. Où accoucher en France en cette fin de décembre ? »
Bonne question, que toutes les futures parturientes se posent actuellement. En l’absence de guide Michelin, heureusement voici les Enjeux territoriaux.
Au programme, « l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes appelle à la grève du 24 au 31 décembre. »
Denise a invité un sociologue pour nous apprendre que les territoires ruraux sont les plus touchés et les grandes villes plus favorisées. Pourquoi le bandeau breaking news ne s’est-il pas affiché sur notre radio ? Sans doute en raison de l’absence d’image.

Imaginons qu'il y en ait un, grâce à la magie de noël sans majuscule.

Si vous n'êtes pas assez déprimés, il vous reste à écouter ce soir le programme spécial de France Trutrucre avec
Le meilleur des mondes, qui « propose de mettre le futur en débat et de questionner les nouvelles technologies qui reconfigurent notre société. » Un débat ! Yessssss !
Suivi de Par les temps qui fouettent, promo expo spécial redif’.
Et une redif’ de la journée pour finir en beauté, un reportage sur la cité utopique d'Auroville
« En Inde, les réponses de la cité utopique d'Auroville aux défis contemporains »
Donc... 
« À l’heure où la pandémie de Covid-19 et le réchauffement climatique aggravent les tensions et remettent en cause nos modèles de production et de consommation, les solutions innovantes d’Auroville pourraient-elles être une source d’inspiration ? »

Programme spécial normal pour cette soirée extra à digérer le kilo de pois chiche que vous aurez dégusté en famille devant les bougies. Non, pas de bougie. Une bougie qui se consume, ce sont des abeilles que l’on opprime. Et pas de famille non plus, c’est source de conflits.

La vraie bonne soirée de noël toujours sans majuscule :
seul, dans le noir, dehors, avec un kilo de pois chiche.

Joyeux Noël !

Curly En ligne

Curly

54
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La Guerre en Ukraine, une série France Culture - Mar 15 Mar 2022, 21:35

France Cult, à force de jouer avec l’actu comme si c’était de la fiction, a atteint en ce jour un nouveau sommet.
La guerre en Ukraine. Une nouvelle fois la misère transformée en spectacle. S’apitoyer sur les horreurs, mais c’est tout un art. Oui, art comme « artifice ».
Les morts, les destructions, la population quittant du jour au lendemain toute sa vie de tous les jours, devient une série Netflix bien marketisée, avec un beau logo, un titre de blockbuster sobre mais efficace : « Guerre en Ukraine ».

                                                   À la Une du site France Culture - Page 6 1279

Tous les jours, vous avez un nouvel « épisode », oui, comme si c'était « Breaking Bad »…
La confusion fiction/réalité, sans nul doute que dans leur grand souci de faire des clics avec de l’actu qui saigne, nul à France Cultu n’en est conscient. La conscience, elle est là où l’audimat tendra vers les 4 % et l’au-delà. Tous les moyens sont bons.
Que vous offrent ces épisodes quotidiens ? Mais un rappel des faits du jour, exactement ceux que vous avez vus et entendus ailleurs dans toutes les infos de toutes les chaînes, mais en « podcast original à épisodes ».

                                                        À la Une du site France Culture - Page 6 2179

Le plus de ce grand feuilleton, le matinalier de France Inter nous l’a vanté pas plus tard que le 9 mars :
« Ce podcast vient prolonger le travail des reporters en vous permettant, par exemple, d’entrer dans les coulisses de leurs journées sur le terrain en Ukraine via des notes vocales envoyées d’Ukraine. »
Vous voulez un exemple ?
Le voici, il est un témoignage précieux, que les historiens du futur écouteront attentivement en se disant que ça dit forcément quelque chose de notre époque de l’aujourd’hui de 2022.
« Allô Gregory. Aujourd'hui, on est sur un pont. C'est normalement une situation assez chaotique, où les gens traversent comme ils peuvent le pont, en parti détruit, pour rejoindre la capitale Kiev et après fuir loin des bombardements. Nous, on ne va pas rester très longtemps, ça fait déjà une heure qu'on est ici. On entend des bombardements au loin. On a pu recueillir des témoignages mais malheureusement, pour notre sécurité, il faut qu'on parte et qu'on rejoigne Kiev au plus vite »
Le premier qui trouve que le bidule ci-dessus n'est pas du remplissage de vide me jette la première pierre.

Conclusion du boss des Mamates à Inter : « L’ensemble est remarquable et fait honneur à la radio de service public. »
Chef oui chef !

Philaunet 

Philaunet
Admin

55
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Quelle est ''La Question du jour'' ? - Mer 30 Mar 2022, 13:12

Il existe une émission de France Culture qui s'appelle "La Question du jour".

Saurez-vous la retrouver parmi les questions que France Culture publie en guise de titres sur sa page d'accueil et dans son programme du 30 mars ? Saurez-vous y répondre dans le sens attenudu par la station ?

Faut-il boycotter les artistes russes ?

Comment Poutine peut-il sortir de la guerre ?

Pourquoi certains départements sont-ils déjà menacés par la sécheresse ?

Écoterrorisme : l'écologie radicale est-elle un danger ou une nécessité ?

Qu’est ce qu’une vie d’oligarque réussie ?

Comment être réellement réaliste ?

Pourquoi Catherine de Médicis imposa à son fils, le roi Charles IX, un tour de France de 829 jours ?

A quoi rêve Philippe Katerine ?

Quel bilan politique de la pandémie ?

Qu’est-ce que la fraude sociale ?

Les années folles : un "âge d'or" gay ?

Intelligence artificielle : par-delà le bien et le mal ?

Curly En ligne

Curly

56
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Le vide et le néant - Lun 25 Avr 2022, 16:09

La radio des zidées, de l'approfondissement des sujets, de l'ouverture et patati et patata et de la culture gniagniagnia... balance du contenu de chaîne info, mais pense être lavée de tout soupçon de sortie de route au niveau du cahier des charges en assénant des éléments de langage qui se heurtent violemment au réel. En même temps, c'est le rôle des éléments de langage de jouer à l'enfumage.

                                                  À la Une du site France Culture - Page 6 Oper1337

Une nouvelle fois, dans le merveilleux "Élection présidentielle : tous les résultats du second tour, ville par ville", le réseau de France Bleu est mis à dispo pour alimenter du contenu soit-disant culturel. Les usagers de cette chaîne savent-ils s'ils consultent un chaîne info ou une chaîne culturelle ? Savent-ils seulement ce qu'est censée être France Cu ? Sans doute pas, sans doute de moins en moins, le poisson ayant au fil des ans été noyé pour faire oublier que cette radio doublonne avec d'autres chaînes du groupe Radio France, que ses programmes ont cramé le cahier des charges. Mais à quoi bon s'inquiéter, quand il suffit de brandir l'audimat ? Et puis contrairement à France Inter : Y'A PAS d'PUB !!! C'est devenu le seul argument des clients satisfaits. C'est dire les attentes.

Parmi les quatre machins mis en Une, le plus important est  :  le contenu ou le matraquage de l'actu du jour pour faire du clic ?

La réponse va de soi quand on se penche sur le contenu.
Penchons-nous donc sur le contenu, et bienvenue dans le vide intersidéral de la pensée qui prend son temps pour approfondir en prenant de la distance et de la hauteur et patata et patati etc.

En n°1 sur votre écran, la grande tablinette à idées. Idées... ah ah ah vous allez voir les idées...
C'est pitié.
"premières leçons d’une étrange campagne" Des leçons, des leçons, tirons les leçons premières avant les secondes, les troisièmes jusqu'à l'infini. Sortez vos cahiers, prenez la leçon première.
1- Promo livre, car chez les journalistes c'est la course à qui sortira le premier son livre sur la campagne. Celui-ci prend le recul suffisant pour le publier le jour même des résultats. De quoi attirer la radio des zidées qui prend du recul pour approfondir les sujets.
2- La leçon, un pâté d'où il est difficile de sortir une idée maîtresse, tant il n'y en a aucune. Bonne lecture, arrêtez quand vous voulez, il ne faut pas abuser du néant, surtout qu'il en reste trois grosses couches à passer dans la foulée.

                                                         À la Une du site France Culture - Page 6 Oper1338

En n°2 sur votre écran, les Matins. Un partenariat exceptionnel  avec Science Po (un partenariat de tous les jours, c'est plus un partenariat mais un mariage à vie), pour nous balancer du lourd sur le plan contenu. Oui, le vide ça peut être lourd.
Je suis de mauvaise foi ?
Jugez-en par vous-même. Et en plus, ils signent leurs pensées du jour comme si c'étaient des extraits des Pensées de Pascal, alors que nous sommes plutôt du côté de chez Lapalisse, et que ces commentaires de qualité reprennent sans doute ce que vous avez entendu en plus concis et moins prétentieux ailleurs la veille. Vous pouvez lire les citations en diagonale. Elles sont faites pour.

"On a pu dire que l'élection de 2022, était non pas une élection où les électeurs allaient se prononcer pour un projet, mais allaient avant tout exprimer un rejet, souligne Martial Foucault. Effectivement, c'est comme ça qu'on doit lire le score de la participation, des votes blancs"
"Il y a un vrai décalage entre ce que Marine Le Pen indique, défend et propose dans l'espace public, et ce que les électeurs ou les plus fidèles soutiens du Rassemblement national n'ont aucune difficulté à considérer, à savoir qu'il y a des différences entre les Français. Si je reprends les propos de l'historien Nicolas Lebourg, c'est un parti qui est avant tout caractérisé par une forme d'autophilie, c'est-à-dire qu'il y a le 'eux' contre le 'nous. Martial Foucault"
Sans déc' ?

"Il y a un deuxième commentaire qui m'a beaucoup surpris, hier, en début de soirée électorale. A démarré, immédiatement la campagne pour les élections législatives, sans réflexion sur ce qui venait de se produire. Comme si le Rassemblement national était totalement normalisé dans la vie politique et que ce n'était plus un sujet. Maintenant, la question est de savoir si les Français veulent une cohabitation - je pense qu'on en reparlera, mais ça me semble prématuré. Par ailleurs, Emmanuel Macron, qui a fait un discours très court (ça ne lui ressemble pas), n'a pas esquissé les éléments importants de ce prochain quinquennat. (...) Depuis 2002, la campagne législative est un peu plus longue, de deux semaines par rapport aux scrutins précédents. Les Français auront l'occasion de découvrir avec plus de plus de détails le programme réel du président de la République. Martial Foucault »

En n°3, le billet politique de Fabrice Says à Waterloo.
Quid novi ? Nihil mon général !
Fabrice à Waterloo, le seul éditorialiste qui vous répète ce que vous avez entendu trente-six fois aux infos depuis la veille en vous faisant croire que c'est de lui.
La preuve avec ces morceaux moisis beaux à se pâmer.
« Emmanuel Macron est le premier à se succéder à lui-même depuis 1962, hors période de cohabitation. Mais  avec un score plus serré qu’il y a cinq ans.
Les opposants, eux aussi, resteront les mêmes. Hier soir, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont martelé qu’il faudrait compter avec eux. 
Emmanuel Macron a reconnu qu’une partie de ses suffrages étaient en fait des votes de barrage à son adversaire. Il a aussi promis que le quinquennat qui vient "ne sera pas la continuité de celui qui s’achève.
Mais comment raccommoder ces morceaux de France ? 
Emmanuel Macron doit faire ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a réussi avant lui.
Pratiquer l’ouverture, en intégrant des idées et des forces politiques minoritaires. Sans se renier. 
 la période qui s’ouvre juste après les législatives, c’est une période sans élection. Un long désert démocratique.
» La démocratie pour Fab' ce sont juste les élections, le reste n'est qu'une longue période de dictature autoritaire qui précède de nouvelles élections.
Le billet aboutit à : « Soyons ici d’un optimisme mesuré : puisse la politique française devenir… la même, en un peu mieux. »
Aussi bon et riche que l'horoscope de "20 Minutes".

Et en 4ème sur votre écran, la question du jour, "quels enjeux après les résultats du second tour ?"
Une question un peu bidon, parce que c'est le sujet de la mamate entière qui est rebrassé, condensé pour un énième rabâchage.
Comment expliquer que le résultat final du président entrant/sortant soit plus haut que ce qui était annoncé dans les sondages?
L'expert de l'IPSOS est formel, "C'est dû à une accélération de dernière minute."
Alors, elle est pas belle la radio des zidées ?
Et c'est pas tout. Tout l'entretien est du même tonneau, et il est difficile d'en extraire quelques passages saillants, surtout lorsque tout saille dans le vide.
Et pourquoi la perdante a perdu ?
"elle (Marine Le Pen) n'a pas réussi à convaincre les Françaises et les Français qu'elle était en mesure d'exercer la fonction présidentielle"
Merci de ne pas applaudir, c'est pas fini.
Encore une acrobatie, ne faites pas de bruit pendant que l'artiste accomplit son exploit :
« Maintenant, il y a quand même une grande proportion d'abstentionnistes au premier et au second tours, qui sont des gens qui ne se reconnaissent absolument pas dans l'offre et qui font passer un message antisystème. Il va être extrêmement compliqué de les convaincre qu'ils doivent participer à une élection. »
Autant de rien en autant de lignes, c’est impressionnant. Chapeau bas, mais pas d’applaudissement, chuuut, ce n’est pas fini.
« Marine Le Pen a fait le plein de celles et ceux qui s'identifient à cet autre bloc qu'on peut appeler les antisystèmes d'extrême droite. Cette élection a montré l'existence de quatre France. On a une France antisystème d'extrême gauche qui s'incarne en Jean-Luc Mélenchon, qui veut une alternative antilibérale. Vous avez l'autre France anti-système qui, elle, s'identifie à l'extrême droite de Marine et pour laquelle il y a un double problème, qui est à la fois social et identitaire. (...)
Il y a une troisième France qui s'identifie au système. C'est la France qui va bien. (...) Et puis il y a les abstentionnistes.
 »

Et le grand saut de la mort pour finir.
« l'élection législative, c'est 557 élections différentes avec des sortants dont on va juger le bilan. Ensuite, il y a les fameuses alliances dont on ne peut rien dire pour le moment.
(...) Dans une étude que nous avons réalisée récemment, 56% des Français souhaitent une cohabitation.
(…) la grande difficulté pour Macron maintenant, ça va être de rassembler ces fameuses quatre France, c'est ça la grande difficulté.
 »
Là, si vous n’avez pas lâché avant la fin, n’applaudissez toujours pas.
Applaudir pour rien, ça va pas non ?

Curly En ligne

Curly

57
Répondre en citant  
Vos catastrophes du moment - Jeu 09 Juin 2022, 16:41

Les podcasts nattes & tifs de France Cu, des podcasts qui approfondissent une seule culture, celle de la peur, la sainte Trouille, la totale panique.
                
                                                                    À la Une du site France Culture - Page 6 Oper1360

En cadeau, un petit cœur à remplir soi-même pour vous souvenir de votre désastre préféré. Alors, un p'tit cœur sur la grippe, la guerre en Ukraine, sur les Illuminati, ou sur Hiroshima ?

Le dernier-né rappelle – sur fond de musik tekno – la grande histoire de la catastrophe de Hiroshima.
Une idée très originale. D'ailleurs ça ne s'appelle pas "podcast original" pour des prunes.

Comme Hiroshima est pour les fanatiques de la catastrophe une sorte de marronnier, le terme "original" doit être légèrement pondéré par les déjà forts nombreuses émissions qui existent sur le sujet, soit à la télé, soit à la radio.

La grande série originale en natte & tif datée du 8 juin 2022, d'une durée totale d'une heure (4 X 1/4 d'heure), autant dire une véritable saga, interpelle au niveau et du sujet, et de son générique.

"Un podcast original en 4 épisodes, produit par Michel Pomarède et réalisé par Gilles Mardirossian."

L'écoute du début – plus ce serait trop me demander – peut se décrire ainsi :
"Montage d'archives qui raconte les évènements qui précèdent le bombardement sur Hiroshima.
- 7 décembre 1941, attaque surprise des Japonais à Pearl Harbor; (...), intervention du général Togo, ministre de la garde du Japon impérial.
(...)
Philippe MASSON : historien, il explique la stratégie américaine. (...) "

On pourrait continuer ainsi longtemps mais notre temps est compté.
Je vous autorise deux questions que je vous donne clé en main, réponses  intégrées.
D'où sors-je ce descriptif ?
Pourquoi ces suspensions entre parenthèses ?

Réponses :
Ce descriptif sort de l'INAthèque, où nous découvrîmes qu'un documentaire passa en août 2005 sur France Cu. Son titre : "Hiroshima : le souffle de l'explosion".
J'ai coupé le descriptif parce que le docu original de 2022 est une version raccourcie, reformatée, rhabillée (la fameuse musique originale techno-planante composée spécialement pour vos ascenseurs préférés) du docu de 2005.

En 2005 ce n'était pas un podcast natte & tif mais une émission produite par Michel Pomarède et réalisée par Gilles Mardirossian.

Sur le site pourtant, le natte & tif est présenté comme flambant neuf.
Une embrouille inévitable car lorsque les idées manquent il convient d'aller piocher dans ce qui a déjà été fait.

Paradoxalement, en 2005 les auditeurs sans podcasts ni nattes ni tifs avaient droit à 5 heures de docu, alors qu'en 2022 les auditeurs avec podcasts nattes & tifs ont droit à quatre pastilles d'une dizaine de minutes.

Des programmes qui à défaut d'autre chose que les catas & l'actu chaude-les-patates, tournent fatalement en rond. Quitte à refaire éternellement la même chose, sans le préciser afin d'entretenir la non-mémoire des auditeurs ignares et à l'attention volatile.
Hé oui, la direction artistique de la radio des zidées ne prend pas ses auditeurs pour des buses !

Curly En ligne

Curly

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Re: À la Une du site France Culture - Mer 24 Aoû 2022, 21:05

La Une flashée à 20h20.
Avant d'admirer l’œuvre, quelques précisions : Lubitsch renvoie à une émission de 1985, et l’eurêka sur l'expansion de l'univers est au moins la millième émission (j'exagère un peu, mais vous avez compris l'intention) sur le sujet. Tiens, la voici en bonne compagnie :

                                                    À la Une du site France Culture - Page 6 Oper1386


Maintenant, la Une. De la radio culturelle avec un grand R (R comme rediffusions) : création radiophonique, savoir zé connaissances. Du beau boulot.


                                                À la Une du site France Culture - Page 6 Oper1387

On remarquera en cours de route que la direction de la chaîne des zidées enchaînée au présent à bras le corps cumule les emplois puisque vous pouvez la voir en à voix nue intégrale. Il paraît même, mais ce sont des rumeurs, il faut s'en méfier, donc ne pas hésiter à les colporter, que la direction n'hésiterait pas à se déguiser en éolienne pour produire l'électricité nécessaire à la fabrication des rediffusions des émissions en direct. Franchement, total respect.

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Re: À la Une du site France Culture -

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