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La Fiction à France Culture    Page 30 sur 39

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Philaunet 


Admin

291
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La ''Dépression'', matin, midi et soir - Lun 25 Mar 2019, 22:50

Des fois que le message ne passerait pas assez bien dans les émissions sociopolitiques du jour : "un monde complexe, marqué par la précarité mais aussi par la solidarité. À beaucoup d’égards, il évoque celui dans lequel nous sommes aujourd’hui, 90 ans plus tard."

Quel monde ? Celui de "la crise de 1929 et la Grande Dépression".

Ben tiens ! Il est vrai qu'en 90 ans, rien n'a changé, n'est-ce pas ?

Allons-y pour Le choc de la dépression sur deux semaines. Avec l'histoire comme prétexte dans "Hard Times, Histoires Orales de la Grande Dépression" de Studs Terkel (1/10).

Ce nom de Studs Terkel me dit quelque chose cependant... Voyons dans la fenêtre de Recherche de FC (qui marche, elle) : Studs Terkel. Ah... Hard Times dix fois en 2011 et dix fois en mars 2017. Et pas la correction de signaler sur le site que c'est une rediffusion ?  [si, indiqué tardivement ce soir sur la page : "Rediffusion de 2011"]

Curly 

Curly

292
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La fiction sur France Culture en 1966 : La guerre et la paix - Dim 14 Avr 2019, 10:53

La guerre et la paix
25 épisodes de plus d’une demi-heure d’une durée totale de 15h30. Feuilleton du 17/10 au 18/11/1966
Réalisateur : René Jentet
Bruiteur : Robert Maufras
Adaptateur : Georges Govy
Musique originale : Ivan Semenoff
Interprètes : Jean Topart (Pierre Bézoukhov), Nelly Borgeaud, Robert Murzeau, Jacques Dumesnil, Jean Bollery, Jean Leuvrais,Maria Tamar, Lily Siou, France Descaut, Yves Peneau, Robert Maufras
Choeurs Paul Volochine
Opérateur de prise de son : Yann Paranthoën, Jean Jusforgues


Répétons ce douloureux paradoxe : alors que le podcast n’existait pas, la radio créait des œuvres de grande envergure qui exploraient toutes les possibilités du langage radiophonique. Ce sont de telles émissions que l’on souhaiterait podcaster aujourd’hui, garder précieusement, et réécouter avec plaisir. Et non ces machins inécoutables, conçus pour être entendus d’une oreille distraite en tapotant sur un smartphone.

Les auteurs utilisent une matière romanesque extrêmement dense pour créer une fresque monumentale. Il est possible d’alterner des passages intimistes (les différentes intrigues familiales), avec les bals, les soirées à l’opéra de toute cette noblesse russe, et les grandes scènes de batailles.
Dans les scènes de foule, la réalisation est capable de passer d’un lieu à l’autre, d’un groupe de personnages à un autre uniquement par l’entremise du bruitage. C’est constamment réussi.
En début de chaque épisode des repères sont donnés : où et quand se passent les séquences que nous allons entendre, et c’est tout. Il semblerait même que l’auditeur puisse s’en passer. Toute l’histoire est racontée sans passer par l’entremise d’un narrateur. Quelques informations importantes sont rappelées lorsque cela est nécessaire, mais elles sont intégrées discrètement dans les dialogues.
Vu le nombre de personnages et d’intrigues, c’est un véritable tour de force. Le véritable narrateur, c’est René Jentet.
La conclusion du dernier épisode est aussi admirable : Dolokhov, interprété par Jean-Pierre Jorris, acteur capable de prendre à certains moments une voix saccadée et torturée (il était le Raskolnikov de Crime et châtiment, réalisé l'année précédente par la même équipe) prend de manière presque imperceptible à l’issu d’une scène entre deux militaires le rôle du narrateur qui va faire le point, mise en abyme faite de commentaires sur l’histoire, les personnages, y compris le sien, et même sur Tolstoï.
La musique originale d’Ivan Semenoff, inspirée de Prokofiev et Chostakovitch, ainsi que les chants russes harmonisés pour l’occasion sont utilisés avec parcimonie, et prennent aussi finalement le rôle dévolu souvent dans les dramatiques de cette ampleur à un narrateur.
Avec parcimonie car René Jentet n’a ni peur du silence, ni peur de prendre son temps lorsque cela est nécessaire. On dira qu’en 1966, il pouvait se le permettre.  
Le bruiteur Robert Maufras effectue un travail tout aussi monumental, endossant même un petit rôle à l’occasion.



Dernière édition par Curly le Mer 30 Déc 2020, 12:55, édité 2 fois

Philaunet 

Philaunet
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293
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''Je vous demande une écoute...'' - Lun 15 Avr 2019, 10:06

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t452p290-la-fiction-a-france-culture#32791) a écrit:La guerre et la paix
25 épisodes de plus d’une demi-heure d’une durée totale de 15h30. Feuilleton du 17/10 au 18/11/1966
Réalisateur : René Jentet
Bruiteur : Robert Maufras
Adaptateur : Georges Govy
Musique originale : Ivan Semenoff
Interprètes : Jean Topart (Pierre Bézoukhov), Nelly Borgeaud, Robert Murzeau, Jacques Dumesnil, Jean Bollery, Jean Leuvrais,Maria Tamar, Lily Siou, France Descaut, Yves Peneau, Robert Maufras
Choeurs Paul Volochine
Opérateur de prise de son : Yann Paranthoën, Jean Jusforgues


Répétons ce douloureux paradoxe : alors que le podcast n’existait pas, la radio créait des œuvres de grande envergure qui exploraient toutes les possibilités du langage radiophonique. Ce sont de telles émissions que l’on souhaiterait podcaster aujourd’hui, garder précieusement, et réécouter avec plaisir. Et non ces machins inécoutables, conçus pour être entendus d’une oreille distraite en tapotant sur un smartphone. (...)
Le présentateur : "Et maintenant je vous souhaite et vous demande une écoute aussi bonne et aussi fidèle qu'une lecture". Le 17 octobre 1966.

Philaunet 

Philaunet
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294
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Ray Bradbury, conteur et penseur - Dim 21 Avr 2019, 08:58

Hier dans Fictions  Samedi noir, (pourquoi "noir" ?)  Cycle Ray Bradbury (1.2) Un coup de tonnerre  L’assassin 20/04/2019, la semaine prochaine, Cycle Ray Bradbury (2/2) « Ylla » et « La corne de brume » (j'attends ce dernier récit pour comparer avec The Fog Horn).

Ce soir "Fahrenheit 451" de Ray Bradbury 1h28.

Avec un descriptif long comme un jour sans pain et une conclusion franceculturienne en diable :

"Ce texte résonne puissamment à l’heure des dépendances numériques, du tout technologique, de l’info en continu, des fake news et autres com-munications tous azimuts. Le monde imaginé par Ray Bradbury, bien que fictionnel et extrémiste, a des ressemblances saisissantes avec notre réalité d’aujourd’hui. Relire ce roman, c’est aussi être pris de vertige. Vertige d’une pensée qui, au milieu des années 1950, nous alertait déjà des dérives possibles d’un monde technologique qui apporte de plus en plus de contrôle, d’une mondialisation qui flirte avec l’uniformisation… Un appel à la vigilance qui continue de se faire entendre, une résistance, un profond humanisme".

Discours bien rodé qui permet de se donner bonne conscience, mais la langue employée par les employé(e)s de l'antenne, tant orale qu'écrite, démontre assez que la lecture littéraire leur est inconnue. Se parfumer de noms et de titres, promouvoir des volumes de prose vaine (voir les émissions Avis critique ou la Grande table idées, par exemple), ça ils savent faire. Mais démontrer une vraie culture de l'écrit littéraire et artistique, on ne voit pas, sauf chez un lettré tel Jean-Noël Jeanneney (qui s'intéresse à Babar dans sa dernière émission [?]).

La page de descriptif propose un entretien intégral en vidéo avec Ray Bradbury dont je ne comprends pas qu'il n'ait pas plusieurs millions de vues (moins de 80 000 actuellement). J'ai parlé de cet entretien quelque part dans ce forum il y a plusieurs années : réalisation impeccable, propos profonds et généreux. Ray Bradbury était quasi aveugle à l'époque.

Combien d'employés de France Culture vont regarder ces 20 minutes ? Combien vont réfléchir au sens des réflexions de l'écrivain sur la littérature et les refléter à l'antenne ?



Voir aussi dans le fil BBC de ce forum Fahrenheit 451- le Mer 26 Juil 2017 et Ray Bradbury & Berthe Morisot le Sam 24 Nov 2018.

Curly 

Curly

295
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Ray Bradbury, petit complément - Dim 21 Avr 2019, 10:39

Pour compléter ce message à propos de Ray Bradbury :
Les deux nouvelles Un coup de tonnerre et L'assassin sont lues, et bien lues, par Fedor Atkine et Christophe Brault. Mais, car il y a un mais hélas, les bruitages et ambiances sonores diverses sont redondants. Pour rappel, dans Bonnes nouvelles, grands comédiens, la série de Patrice Galbeau, la voix seule de l'acteur suffit.

Farenheit 451 : à suivre, mais, eh oui encore un mais, le réalisateur Alexandre Plank est habitué aux effets pyrotechniques radiophoniques, donnant ainsi un équivalent du clip MTV en radio. Mais à suivre quand même...

Sur le site de l'INA, eh oui encore, deux "Théâtre de l'étrange"  de 1965 réalisés par Jeanne Rollin-Weiss :
Juin 2003 à travers les airs avec Daniel Ivernel, et Ils avaient la peau brune et les yeux dorés, avec Roger Blin.

Curly 

Curly

296
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Fahrenheit 451 ''réinventé'' - Le Livre du Graal - Une surprise pour les SM - Lun 22 Avr 2019, 10:45

1- Fahrenheit 451 : soyons méthodique.
D'abord un extrait, [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13026-21.04.2019-ITEMA_22041414-0.mp3" debut="26:01" fin="30:36"] Si les voix résonnent un peu, c'est normal, France Culture a fait une pierre deux coups, c'est tout benef', c'est un enregistrement public. Ce qui donne à l'écoute un enregistrement "bâtard", entre la dramatique radio et la captation théâtrale. On pourra aisément justifier le résultat en parlant de "dramatique réinventée".
Et enfin, pour le contenu, inutile de se répéter, il suffit de reprendre en grande partie ce qui a été écrit dans ce message.

2- Un nouveau feuilleton vient d’apparaître sur le site de l’INA. Encore une fois, il faut payer… 3 euros l’épisode. Ce qui fait en gros 100 euros pour l'ensemble. C'est beaucoup. "La guerre est la paix" est dix fois moins cher. Sans doute des questions de droits. Du coup "Consuelo, comtesse de Rudoldstadt" de 1979 d'après George Sand, réalisé par Jean-Jacques Vierne, en 55 épisodes, est à plus de 150 euros... pour l'instant, car les prix changent parfois, sans logique apparente (il doit bien y en avoir une, soyons optimiste).

Le Grand Livre des aventures de Bretagne ou Le Livre de Maître Blaise (11/09 au 25/10/1978)
Maître Blaise est le scribe vers qui, dans le Livre du Graal* Merlin va se tourner pour raconter les aventures du roi Arthur, jusqu’à ce que l’enchanteur disparaisse, emprisonné par la fée Viviane.
Le feuilleton balaye la totalité des aventures du roi Arthur et de ses chevaliers, en mettant au centre la figure de Blaise, témoin et conteur. Dans le Livre du Graal, ce personnage permettait une mise en abyme. Mais il disparaissait après l'enfermement de Merlin dans la tour.  

*Manuscrit de Bonn repris dans la Bibliothèque de La Pléiade. Plusieurs versions de la même histoire existent, avec toujours des variantes.

La Fiction à France Culture - Page 30 10066610


En 33 épisodes donc (le premier se trouve ici) : Les aventures du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde, adapté par Romain Weingartner, musique originale de George Delerue, réalisation de Georges Godebert.
Bruiteurs Louis Amiel, Jacques Degor (Pour la cavalerie), Louis Matabon et Claude Molinier
La distribution est gargantuesque : Aufaure Claude (Ulfin) ; Barbaz Martin, Beautheac Claude (Le roi Ban. Autres personnages non identifiés) ; Beliard Françoise (La bonne demoiselle. La messagère. Une demoiselle) ; Bellon Loleh (Dame de Méléaguant. Dame de Malehaut) ; Bette Françoise (Viviane) ; Billetdoux Virginie ; Bollery Jean ; Boulva Josette ; Bourbon Maurice (Un paysan) ; Boysson Pascale de ; Brainville Yves (Gornemant de Gorhaut. L'ermite) ; Bret Roger (Un miraculé) ; Buthion Hubert ; Cassan André ; Caussimon Jean Roger (Le roi Pellès) ; Cayzac Christine (Une demoiselle) ; Chamarat Georges (de la Comédie Française), Merlin âgé ; Clément Sylvain (Gaheriet) ; Clermont René (Le moine) ; Coffet Danielle (Une nonne) ; Constanza Dominique (Élaine ou Hélène) ; Conti Didier ; Courtois Reine (La lépreuse. La tante de Perceval) ; Dalbray Muse ; Dandry Evelyne (La reine Guenièvre) ; Dasset Claude ; Davy Jean (Le roi Ban) ; Dechartre Emmanuel (Lionel) ; Deiber Paul Emile (Maître Blaise) ; Delbon Pierre ; Falcon André (La voix céleste) ; Franck Ginette (Une nonne) ; Frégis Lucien ; Gallon Pierre ; Gardien Marie Jeanne ; Garin Pierre ; Georgi Marc de ; Gignoux Hubert (L'évêque. L'ermite) ; Girard Frédéric (L'écuyer. Le messager. Un chevalier. Un miraculé) ; Giraud Jacques ; Giraudeau Bernard (Lancelot du Lac) ; Giroudon Gérard (de la Comédie Française, Merlin) ; Gueant Pierre ; Guillot Gilles (Le roi Bohor ou Bohort. Le prud'homme Gornemant de Gorhaut) ; Hondo Med (Sagremor) ; Jarry Annick (La duchesse. La reine) ; Jourdan Raymond ; Kerval Alain ; Korrigan Annick (Une reine) ; Krolevsky Helga ; Laborde Catherine (La mère de Merlin) ; Lafont Pierre (Gaheriet) ; Lapparent Hubert de (Le vieillard. Le roi Urien) ; Legrand Eric (Arthur jeune. Galaad) ; Lemercier Linette (L'enfant Merlin) ; Lituac Michèle ; Londurat Didier ; Maistre François (Le noir Chevalier. Méléagant) ; Malaterre Bernard (Un chevalier) ; Malouvier Christine (Une suivante. Une reine. Une demoiselle) ; Mareuil Philippe ; Margot Pascale ; Marteau Henri (La voix) ; Marteville Pierre (Le chevalier) ; Martial Monique ; Mazzotti Pascal ; Meryl Maryse ; Olivier Pierre ; Otternaud Hélène (Une demoiselle) ; Patre Michele (Merlin transformé en enfant) ; Pernet Pierre (Kay ou Ké) ; Piérauld Guy (Le nain) ; Pignot Yves (de la Comédie Française, Perceval) ; Ponette Luc (Agravain) ; Poulange Dominique ; Préjean Patrick (Galehaut) ; Rayer Maud (La méchante demoiselle. La demoiselle mauvaise) ; Robin Anne (Une demoiselle) ; Salviat Catherine (de la Comédie Française, Morgane) ; Saudray Jean ; Thomast Julien (Un miraculé. Un chevalier) ; Topart Jean (Uther Pendragon, roi de Kamaalott) ; Vacchia Gaston (Brandus des îles) ; Valdeneige Bernard (Gauvain) ; Vallée Didier (Le chevalier blanc) ; Vaneck Pierre (Le roi Arthur) ; Varte Rosy (Soeur de la jeune fille) ; Veron Bernard (Thibaut) ; Vervil Nicole ; Viala Agnès (Une demoiselle. La petite fille. Lionel enfant) ; Vichniakoff Catherine (La grande sœur). (Source Inathèque)

3- José Pivin a proposé en 1975 un feuilleton d'après Chrétien de Troyes, Le chevalier à la charrette, déjà évoqué dans un précédent message.

4 - Fiction ou réalité ?
Le plus consulté en ce lundi 22 avril, par qui ?, pourquoi ?, c'est [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18292-03.04.2019-ITEMA_22026074-0.mp3" debut="00:00" fin="03:41"] Oh ouiiii ! C'est booon ! Encooore ! Oooh ouiii !

Philaunet 

Philaunet
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297
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Montag un Sonntag, ça ne pouvait pas coller - Lun 22 Avr 2019, 13:29

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t452p290-la-fiction-a-france-culture#32857) a écrit:1- Fahrenheit 451 : soyons méthodique.
D'abord un extrait, [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13026-21.04.2019-ITEMA_22041414-0.mp3" debut="26:01" fin="30:36"] Si les voix résonnent un peu, c'est normal, France Culture a fait une pierre deux coups, c'est tout benef', c'est un enregistrement public. Ce qui donne à l'écoute un enregistrement "bâtard", entre la dramatique radio et la captation théâtrale. On pourra aisément justifier le résultat en parlant de "dramatique réinventée".
Et enfin, pour le contenu, inutile de se répéter, il suffit de reprendre en grande partie ce qui a été écrit dans ce message. (...)
Soyons méthodique, en effet. Chronologiquement. Hier soir, dimanche, allumé la radio à 22h20, comme ça pour voir. Durant la première minute, incrédulité. À la deuxième, rire jaune : comment est-ce possible? Une troisième et une quatrième pour voir confirmée la désolation de la désolation. La cinquième minute, appui sur bouton 3 du poste (FC c'est le bouton 1, c'est idiot, et dû à l'oubli des règles du préréglage pour faire un changement) : "Serse" de Händel, superbe ! Brillantissime Franco Fagioli. Mais pas de réécoute en ligne possible, irritant ! Enfin pour comparer, bouton 2 : "Armide" de Lully. Hervé Niquet, un de nos grands chefs. Pour résumer, le grand ridicule sur FC, avec on ne sait quelle débauche de moyens, et le plus artistique sur les radios culturelles musicales.

La pastille ci-dessus : je n'ai tenu qu'une minute et vingt secondes. Simplement dit pour que chacun s'amuse à comparer sa capacité de résistance (l'adaptation durait une heure trente).

Notons que le site indique une durée de deux heures de Samedi noir pour 1h30 de "Fahrenheit 451". Par chance (?) j'ai rappuyé sur le bouton 1 vers 22h45 et suis tombé sur une lecture  qui détonnait fort avec ce qui précédait à l'antenne. Tiens, qu'est-ce ? Voyons le site : rien. Rien de rien. Et aujourd'hui ? Rien. Passons donc par la page du podcast RSS, ah mais c'est bien sûr ! Voici de la vraie radio, une lecture en studio pour des auditeurs et non un spectacle enregistré devant et avant tout pour un public de spectateurs : Le Martien de Ray Bradbury. Et qui lit ? Le site ne le signale pas, mais l'introduction indique "lu par Jean-Charles Disenzo" (Dissenso ? L'habitude d'articulation des jeunes femmes au micro qui se la jouent douceâtre et qui soupirent la dernière syllabe des mots empêche la reconnaissance des noms). À suivre après écoute intégrale, mais trois minutes "en flux" donnent déjà envie d'y revenir.

Merci pour le renvoi à l'analyse instructive de "Viper's Dream" sur l'utilisation des bruitages et des musiques dans les dramatiques radio.

Curly 

Curly

298
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Le moine de Matthew G. Lewis - Dim 05 Mai 2019, 17:39

La fiction du samedi soir/samedi noir.
France Culture a diffusé les 23 et 30 mars ainsi que le 6 avril derniers une version en trois parties du Moine de Matthew G. Lewis. 
Il faut descendre en bas de la page pour découvrir que la réalisation est de Jean-Jacques Vierne. En 2019 ?
L'écoute des présentations par Hélène Frappat et Blandine Masson, pleines de euh, de de de... , et de bafouillis made in 2019, nous apprend qu'il s'agit d'une rediffusion, réalisée par Jean-Jacques Vierne, "qui nous a quitté il y a déjà quelques années." (2003, pour info) 
"Plusieurs intrigues entremêlées...", c'est un bien grand mot. Disons qu'il y a plusieurs personnages. Ce qui peut paraître complexe pour l'auditeur tel que se l'imagine Franceuh Cultureuh en 2018 euh non 19.
Magnifique phrase que celle-ci, qui se trouve sur la page de la première partie : 
"Avant d'écouter «Le moine", vous pouvez approcher, la fiction en écoutant Hélène Frappat, écrivaine, traductrice, critique de cinéma, elle est au micro de Blandine Masson."
Autre chose, le site met en avant "la critique de l'hypocrisie du monde religieux"etc etc ... Tout le texte est un copier-coller de Wikipédia !

Mais la fiction en elle-même ? 
Ajoutons d'abord quelques précisions, car heureusement que l'Inathèque est plus précise : 
Première partie (27/10/1997)
Deuxième partie (29/10/1997)
et Troisième partie (31/10/1997)
Puis la distribution, qui elle se trouve bien sur le site : Daniel Mesguish (Ambrosio), Sylvie Ferro (Mathilde), Valérie  Allain (Antonia), Corine Juresco (Agnès), Christophe Allwright (Lucifer), Bernard Brieux (Lorenzo), Véronique Silver (Elvire)...
Équipe de réalisation : Jean-Michel Despré, Noémie Louis Marie
Assistante à la réalisation : Brigitte Mazire
Bruitage : Louis Amiel
Jean-Jacques Vierne signe aussi l'adaptation.

Le générique est particulièrement tonitruant (Lutoslawski semblerait-il). 
L'ensemble dure en tout 2h25. Ce qui permet de soigner la progression de l'histoire, qui prend au fur et à mesure un aspect diabolique. Certaines scènes  sont parfois longues, sans être ennuyeuses, ce qui est tout simplement inimaginable dans une fiction de 2019. Ce qui n'empêche le déchaînement de violences en tous genres et les révélations atroces de la dernière partie.
La totalité de l'interprétation est sans reproche, même Daniel Mesguish qui est capable de surjouer quelque peu en d'autres circonstances. Son débit a toujours tendance à être rapide, mais l'excellence de son articulation rattrape tout.
C'est surtout la cruauté des situations et les horreurs commises par Ambrosio qui font tout le sel de l'histoire. Car des moines qui couchent avec des femmes, ou des sœurs travesties en hommes qui couchent avec des hommes, on en trouve dans de nombreux récits du Moyen-Âge. Le Décaméron présente de nombreuses variations autour de ces situations.
Bref, une surprise de taille dans la grille des programmes diurnes de France Culture. Mais qui cachait en réalité une rediffusion d'une fiction de plus de vingt ans.

Philaunet 

Philaunet
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299
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Ambrosio, le moine - Mar 14 Mai 2019, 16:48

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t452p290-la-fiction-a-france-culture#32967) a écrit:La fiction du samedi soir/samedi noir.
France Culture a diffusé les 23 et 30 mars ainsi que le 6 avril derniers une version en trois parties du Moine de Matthew G. Lewis
Il faut descendre en bas de la page pour découvrir que la réalisation est de Jean-Jacques Vierne. En 2019 ?
(...)
Ajoutons d'abord quelques précisions, car heureusement que l'Inathèque est plus précise : 
Première partie (27/10/1997)
Deuxième partie (29/10/1997)
et Troisième partie (31/10/1997)
Puis la distribution, qui elle se trouve bien sur le site : Daniel Mesguish (Ambrosio), Sylvie Ferro (Mathilde), Valérie  Allain (Antonia), Corine Juresco (Agnès), Christophe Allwright (Lucifer), Bernard Brieux (Lorenzo), Véronique Silver (Elvire)...
Équipe de réalisation : Jean-Michel Despré, Noémie Louis Marie
Assistante à la réalisation : Brigitte Mazire
Bruitage : Louis Amiel
Jean-Jacques Vierne signe aussi l'adaptation.

Le générique est particulièrement tonitruant (Lutoslawski semblerait-il). 
L'ensemble dure en tout 2h25. Ce qui permet de soigner la progression de l'histoire, qui prend au fur et à mesure un aspect diabolique. Certaines scènes  sont parfois longues, sans être ennuyeuses, ce qui est tout simplement inimaginable dans une fiction de 2019. Ce qui n'empêche le déchaînement de violences en tous genres et les révélations atroces de la dernière partie.
La totalité de l'interprétation est sans reproche, même Daniel Mesguish qui est capable de surjouer quelque peu en d'autres circonstances. Son débit a toujours tendance à être rapide, mais l'excellence de son articulation rattrape tout.
C'est surtout la cruauté des situations et les horreurs commises par Ambrosio qui font tout le sel de l'histoire. Car des moines qui couchent avec des femmes, ou des sœurs travesties en hommes qui couchent avec des hommes, on en trouve dans de nombreux récits du Moyen-Âge. Le Décaméron présente de nombreuses variations autour de ces situations.
Bref, une surprise de taille dans la grille des programmes diurnes de France Culture. Mais qui cachait en réalité une rediffusion d'une fiction de plus de vingt ans.
Sans l'information et l’appréciation que vous donnez ici, je serais passé à côté de cette expérience radiophonique, déjà l'une des plus marquantes de 2019.

Le moine Ambrosio dans les bras de Mathilde dit sa version du Cantique des cantiques [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13026-30.03.2019-ITEMA_22022682-0.mp3" debut="30:05" fin="32:11"]

La scène qui suit immédiatement après est la condamnation d'une cruauté inouïe, annoncée par sœur Claire, l'abbesse, à l'encontre d'Agnès, une sœur enceinte. L'on passe ainsi de scènes de tendresse et de sensualité à des scènes de torture psychologique. L'interprétation de sœur Claire peut interroger (actrice trop jeune ?), mais l'ensemble de cette adaptation constitue une réalisation artistique de grande qualité, comme signalé plus haut en citation.

Philaunet 

Philaunet
Admin

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Milan Kundera, persona non grata en contempteur du communisme... - Lun 03 Juin 2019, 12:10

Hier, dimanche 2 juin, de 21h à 23h, des lectures publiques enregistrées la veille des élections européennes du 26 mai et diffusées dans la case Fictions / Théâtre et Cie.

Le nom de la séquence Une journée avec..."A la recherche de L’esprit européen".

Le projet : "interroger à travers des textes de quatre écrivains, l’esprit européen".

Sur la page de l'émission ces quatre écrivains sont les six suivants : Paul Valéry, Laurent Gaudé, Erri De Luca, Emmanuel Ruben, Albert Camus, Stefan Zweig. De brefs textes introduisent leurs textes et donnent des repères biographiques.  

Pourquoi écouter une lecture-spectacle sur ce sujet dont il est facile de deviner l'orientation : "Erri De Luca exprime son attachement à une Europe ouverte et humaniste. Revendiquant son devoir d’ingérence au nom de la mixité des cultures (...)" ? Erri De Luca, une des icônes de la station depuis pas mal de temps. L'Europe "ouverte et humaniste", on aimerait bien la trouver à France Culture, station éminemment parisienne et franco-française dans ses goûts, ses modes, sa façon de penser et de parler (une seule langue, cela va sans dire). Bref.

Par hasard, j'ai allumé France Culture vers 22h05 et suis resté à l'écoute. Qui pouvait bien être l'auteur de ce texte ? Quelques minutes passent et le lecteur conclut d'un "Milan Kundera, ''L'ignorance''".

C'est quand même curieux. Un descriptif qui ne mentionne pas l'un des auteurs lus (ces quatre étaient donc sept, au moins), un écrivain tchèque devenu français qui a marqué toute une génération et qui reste une référence (on n'en dira pas autant de certains de la liste plus haut). Mais pourquoi donc cet "oubli" dans un descriptif qui paraît exhaustif ?

Peut-être le comprendra-t-on à l'extrait lu qui pourrait bien ne pas avoir été du goût de tout le monde à France Culture... Station où pour parler d'une liste ennuyeuse, le matinalier parle de "bottin tchèque". Quand on pense à la francophilie massive de la Tchécoslovaquie d'avant 1989 ! On ne peut que conseiller plus d'ouverture et de connaissance des peuples aux Parisiens donneurs de leçons sur l'Europe et le transfontiérisme.

Voici la séquence complète à partir de 1h02'22''. [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13026-02.06.2019-ITEMA_22077691-0.mp3" debut="62:22" fin="69:32"]

Milan Kundera mentionne le poète et écrivain Jan Skacel.

Rappel : un des meilleurs numéros de Répliques d'Alain Finkielkraut a été celui du 29 mars 2006 consacré au poète, écrivain et traducteur tchèque Jan Zabrana, Demain est une autre nuit: la vie et l'oeuvre de Jan Zabrana. Son journal, Toute une vie est bouleversant. Alain Finkielkraut s'était dit renversé par la lecture de ce mince volume, du même niveau que certains des écrits de Soljenitsyne, l'humour tchèque en plus.

Un post sur une émission mentionnant Kundera : Le nouveau visage de l'Europe centrale. La pastille commence avec "Le moment Kundera" et présente une réflexion particulièrement inspirante du penseur Finkielkraut.

Curly 

Curly

301
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Gatsby le kéké à fond les manettes - Lun 10 Juin 2019, 15:58

Dimanche 9 juin, théââââtre (et scie) : Gatsby le mâââgnifique d'après Francis Scott Fitzgerald
Réalisation : Alexandre Plank, et reste du générique sur la page du site.
Un seul mot s'impose après l'écoute de ce qui suit  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11498-09.06.2019-ITEMA_22083637-0.mp3" debut="03:12" fin="07:10"] : excellllllllent. 

Les mots me manquent pour en dire plus. Quelle puissance dans le jeu des acteurs, quelle belle musique... C'est tellement excellent qu'on danse par dessus. Sur le programme du jour, on vous le propose trois fois à la suite au cas où vous auriez pas compris. Avis critique a du mouron à se faire.

La Fiction à France Culture - Page 30 Opera_29

La dramatique est discrètement suivie d'une rediffusion d'une lecture de "La fêlure" par Laurent Terzieff. Aucune mention de Patrice Galbeau, de l'émission "Bonnes nouvelles, grands comédiens", ni de date (pour info, 21-07-1986). C'est un vieux machin, alors on fait croire que c'est tout beau tout neuf. Pourtant, pas de podcast, pour la réécoute il faut descendre au milieu de la page.
De même pour la petite dramatique "Entre trois et quatre" réalisée par Jean-Matthieu Zahnd. Générique bien présent, mais pas de date. En fait, extrait d'un feuilleton de 2013, intitulé "Nouvelles du XXème siècle".
Pourtant ces deux petites choses coincées après Gatsby le kéké, pas besoin de mettre un extrait, ça s'écoute en entier, et sans avoir à draguer de la meuf sur le dance floor en même temps.

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