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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Avis critique

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Avis critique    Page 3 sur 8

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Curly 


21
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Encore un excellent Avis critique cette semaine - Sam 04 Mai 2019, 18:44

Encore un numéro de Avis critique de grande qualité cette semaine. Il faut applaudir à quatre mains Raphaël Bourgois pour ses conseils de lectures qui ne donnent qu’une envie, celle de dévaliser, tels des Gilets Jaunes en furie, toutes les librairies, si possible du 5ème, parce que c’est près de chez moi. Cette fois pour son émission du 04/05 Censure au cinéma et cinéma numérique, nous commençons avec le sociologue Arnaud Esquerre dont l’essai Interdire de voir : sexe, violence et liberté d’expression au cinéma vient de paraître aux Éditions Fayard. La lecture du livre justifie l’enthousiasme des invités de Raphaël Bourgois Joseph Confavreux, journaliste à Médiapart et rédacteur en chef de la Revue du Crieur, et Jean-Marie Durand, journaliste indépendant et donc libre au dedans de sa tête.
L’État peut-il encore se trouver en position de décider ce que le public peut voir ou pas ? Arnaud Esquerre, qui est sociologue je le rappelle, a suivi les débats des Commissions de classification, dont il retrace l’histoire, mené des entretiens… C’est une réflexion cohérente sur le poids de l’État, la manipulation mentale, le pouvoir sur les corps.  
Joseph Confavreux regrette toutefois que l’ouvrage soit centré un peu trop sur le rôle de l’État. C’est dommage car on aurait pu mentionner l’autocensure, qui consiste à se dire que nous n’irons pas voir The Avengers car le film a pour vertu de ramollir le cerveau. Oubli aussi, ma boulangère. Mais c’est normal, les intervenants ne la connaissent pas. L’autre jour, elle m’a interdit formellement d’aller voir Les Schtroumpfs 2 : Gargamel découpe la Schtroumpfette en rondelles à la scie sauteuse et j'vous raconte pas la suite.
Grâce à Jean-Marie Libredansatête, qui ouvre des fenêtres sur des portes de savoirs grâce à ses citations, nombreuses et toujours pertinentes, nous comprenons qu’il n’existe pas de sens commun des images mais du sens mis en commun. Des propos donc particulièrement éclairants, ce qui est dommage car au cinéma le spectateur préfère l’obscurité. Mais comme signalé précédemment à moult reprises, il faut s’adapter.
En tout cas Arnaud Esquerre nous invite, non à dîner dans un petit restau sympa du 5ème, mais à réfléchir sur le travail qui consiste à regarder un film, deux fois par semaine, dans une commission.
Ensuite, Raphaël Bourgois nous invite à nouveau vite vite à réfléchir sur le passage du cinéma au numérique. Raphaël Bourgois nous aide à nous pencher, il nous tient le buste afin que nous ne tombions pas, car Raphaël Bourgois sait s’adapter à tous types de situations, y compris les plus bancales, il nous aide à nous pencher écrivais-je, sur ce passage au numérique, qui est pour Jean-Louis Comolli, pas moins qu’un changement de civilisation. Pour Jean-Marie Libredansatête, nous avons besoin du cinéma pour comprendre le monde. Cet ouvrage est une ouverture à la connaissance, qui mêle aussi bien la littérature que la politique et les images.
Le choix musical de l’émission, parfaitement judicieux, puisqu'il s'agit de PNL avec « Au DD », est d’une grande subtilité et souligne la grande richesse de la programmation musicale de France Culture.
Pour apprécier la poésie qui se dégage de cette chanson, en voici quelques vers, invitation à une méditation transcendante de haut vol :
« Bats les couilles de l'Himalaya
Bats les couilles, j'vise plus le sommet
Mon cœur fait ouhlalala
Crime passionnel que j'commets
Sur ton cœur, j'fais trou de boulette
J'fais tache de sang sur le pull
Je désire nullement vous connaître
Ni toi, ni ces fils de putes
Je me tire d'ici si j'm'écoute
Sang corse mélangé bougnoule
La Lune, j'aime plus, j'vous la laisse
Je m'endors sous doré, sous gnôle
J'suis ni de chez moi ni de chez vous
Elle veut la bise, elle veut que j'la baise
J'connais la route, j'connais l'adresse
Je t'encule sur le continent d'Hadès
Sale comme ta neuch, mèches courtes
Forte comme la ppe-f' que j'écoule
Je tire la gueule, je n'écoute
Que mon âme seule, mektoub
J'vis dans un rêve érotique
Où j'parle peu mais j'caresse le monde
J'meurs dans un cauchemar exotique
Où la Terre ressemble à ma tombe »

Par de telles émissions (Avis critique, Grande table idées, l'Art est la matière...) qui présentent des essais suscitant la réflexion, et qui ouvrent des pistes sur le chemin de la route de notre vie, France Culture remplit parfaitement sa mission.

Un seul regret : l’émission est encore trop courte.

Fontaine 

Fontaine

22
Répondre en citant  
Bats les couilles, j’vise plus le sommet :PNL, paroles nettement littéraires. - Lun 06 Mai 2019, 11:36

Avertissement : certains passages de ce post peuvent heurter la sensibilité de personnes peu habituées à une  forme particulière de poésie.

Le post précédant a impacté mon rapport à la poésie comme FC a impacté mon rapport à l'écriture.

Le producteur d'esprit critique Bourgois Raphaêl présente ainsi après sa diffusion la chanson « au DD de PNL :
« Puisqu’on parle censure on s'interdit rien sur France Culture et surtout que PNL hein le groupe heu auteur de cette chanson « Au DD »  qui fait un carton est évidemment un projet musical autant que un projet d'image hein,  j'vous conseille d'aller voir leur clip sur heu You Tube par exemple ou toute autre plate-forme, voilà. »

Le jingle de l'émission fait une intro chiadée à la chanson.

Voilà, voilà, voilà bien un avis critique et grâce a ce tuyau je suis allé droit dans le Tube.
Le clip a coûté 160 000 E

Rappel des paroles : j'y ai picoré quelques vers en picolant un verre d'absinthe.

Bats les couilles, j’vise plus le sommet
Ni toi, ni ces fils de putes
Sang corse mélangé bougnoule
Elle veut la bise, elle veut que j’la baise
Je t’encule sur le continent d’Hadès
Forte comme la ppe-f’ que j’écoule
Je tire la gueule, je n’écoute …..

On remarque que comme chez  Queneau  dans le désordre et incomplet c'est encore de la poési i e .

Dans l'ivresse de ce bateau « il » se prit pour Rimbaud.

Bats les couilles,j'vise plus france culture
Ni toi, ni ses producteurs
Sang bobo mélange popo
Je t'encule sur l'espace Intello
Veut l'audimat, pour ça quelle baise !
Fort comme l'azertuiop-f' que je tape
Je tire la gueule, je n'écoute plus.
Je m'en tape.

SVP pas de sens sûr ami(e)s pouet-pouet. Il faut remarquer qu'en gardant la structure du poème précédant l'impact reste fort sinon plus grâce à son contenu hyperstextsuel.

France Culture avec de tels moments confirme sa vocation culturelle et répond à son cahier  des charges publique(s).

NB : Après « au DD » , chanson au vitriol (H2SO4) et grâce a « la dispute » j'ai découvert la chanson du groupe PNL « à l'ammoniaque » - elle me botte cette chanson - (NH4OH)  solution du gaz NH3 dans l'eau H2O : HN3+H2O = NH4OH, étonnof, niet ?

https://www.youtube.com/watch?v=F-jRLjSSWFU

https://www.youtube.com/watch?v=Vl-GJaitlNs

Vivement samedi prochain.

Curly 

Curly

23
Répondre en citant  
Encore un excellent Avis critique cette semaine - Dim 12 Mai 2019, 10:15

Encore un putaing de numéro d’ Avis Critique cette semaine, pétard de Dieu !
Qu’est-ce qu’il nous a pas mitonné le Raphaël Bourgois o fan de chichoune ! Il nous a sorti deux bouquings de derrière les fagots que tu vas voir le jeune ça va déchirer sa race.
Alors aujourd’hui nous sommes accompagnés de Eugénie Bastié qui détroit du bosse fort au Figaro et qui est aussi rédac’ chef de la revue d’écologie intégrale « Limite ». Les gonzes.ses je vous explique l’écologie intégrale, eh bien c’est pas de l’écologie à moitié, c’est du no limit. C’est comme le nu intégral, on enlève tout, y a plus qu’le gazon, les p’tits oiseaux et toute la nature en fête, et pis voilà, c’est de l’écologie qui boulègue à mort !
Du coup l’autre expert de cet Avis de Tempête Critique je l’ai complètement oublié !
On va pas s’escagasser les roubignoles, même si là on perd un peu le sens de l’avis.
Oh putaing ! J’ai fait un jeu de mots sans faire ex et près !
Alors l’autre gars qui a mouliné des neurones à notre place, il s’appelle Joseph Confavreux, il a pas changé de nom depuis la semaine dernière, y avait la queue au bureau des états civils, il a pas eu le temps, en plus il s’est esquinché la boîte à neurones avec deux livres compliqués à lire pour Maître Raphaël Bourgois, ce dont au sujet duquel on va causer dur maintenant parce qu’il faut que je te dise combien cette émission elle déchire. (Je l’aurais pas déjà dit ?)
Joseph Confavreux il bosse comme un Dieu à Médiapart tout en étant rédac’ chef de La Revue du Crieur. C’est la seule revue que tu dois la lire avec des boules Quiès.
On cause de quoi avec lustre, brillance, et tutti quanti ? On cause pas, on se penche sur, c’est mieux, et ça te fout un lumbago après, que les kinés avec (l’excellent) Avis de Passage Critique, ils se roulent dans l’or comme Crésus. On se penche, on se plie, on se met en boule sur la crise démocratique. Bonne Mère ! Personne s’y attendait, c’est le golden sujet. Bref, c’est Avis d’Imposition Critique, et j’annonce : les jeux de mots c’est pas fini.
La crise démocratique sur cette antenne c’est un sujet qui pègue. T’as beau t’en débarrasser, il revient le lendemain, parce qu’on a pas tout dit ! On a oublié des trucs, et puis là, c’est Raphaël Bourgois quoi, c’est le beau gosse de la pensée contemporaine.
Le premier livre, qui s’adresse pas aux quiches, c’est Peuplecratie publié chez Gallimard, je répète, publié chez Gallimard, et accessoirement écrit à deux mains parce qu’ils sont deux. J’ai nommé, (je rappelle, chez Gallimard), Ilivo Diamanti, qui a écrit avec sa main droite, et Marc Lazar, qui a préféré la gauche parce que quand on est à côté c’est plus pratique pour écrire. Mais on me dit qu’ils ont pu écrire face à face, ou alors chacun séparément. Alors on oublie ce que je viens d’écrire, pouf, c’est effacé (chez Gallimard).
Ils nous apprennent peuchère que les populistes eh bien ils sont conquérants. Ils vont pas gagner en disant tout bas qu’ils sont désolés d’avoir gagné, que c’est pas leur faute, le mistral soufflait dans leur sens, c’est-à-dire n’importe comment, alors voilà, ils recommenceront plus pardon merci.
Non, ils le crient, ils le hurlent, ils ont sifflé le pastaga, ils sont requinqués à bloc, et ils gueulent comme à la dernière victoire de l’OM. Heureusement que Dieu (=Raphaël Bourgois) inventa Avis de Décès Critique, car les populistes conquérants, on te les épluche, les analyse, molécule par molécule. Et le message est clair comme de l’huile de vidange : tout fout le camp. Même la sardine elle bouche plus le Vieux Port.
Le bouquing des deux gonzes, il a fait Paul & Mick en Italie, mais c’est l’Édith Heure italien qui le clame, et Raphaël Bourgois (=Dieu) n’a pas été vérifier, car il n’est pas omniscient. Eh oh les gars, y a pas marqué Dieu là ! Du coup, je corrige, Raphaël Bourgois = Presque Dieu.
Les deux auteurs sont de vrais popos en béton armé.
Y a plein de mouvements populistes en Europe, le saviez-tu ? Eh bien maintenant que tu le sais tu discutes  plus. Dans cet excellent Avis du Rail Critique, on te trace le contour de ces mouvements, on interroge, et tu vas voir comme il en faut des neurones pour débusquer que les populos,
- ils critiquent les élites
- pour eux le peuple est comme la pâte à crêpe, c’est-à-dire homogène et bon
- la démocratie fout l’camp
- on cultive le culte du chef
- chez Gallimard.
Ils se sont décarcassés, ça on peut le dire.
Qu’en pensent nos ex et pères ? Ils sont critiques, ce qui donne encore un excellent Avis de Situation Critique. Pour Eugénie Bastié ce livre est comme la grille de mots croisés du Figaro Madame, il nous invite à trouver des solutions. C’est seulement une invite, après pour la solution c’est la méthode Ikéa, tu la montes toi-même.
Joseph Confavreux aujourd’hui il est furax : il a bien espinché partout dans le livre et il est formel, c’est ni fait ni à faire, le livre de chez Gallimard il voit pas que les élites qui sont censées nous représenter elles ne nous représentent plus depuis belle lulu. Les popos de chez Gallim’ ils ont pas assez lu Médiapart. Mais néanmoins le livre est intéressant. C’est-à-dire qu’il est de chez Gallimard.
Eugénie Bastié revient à la charge et ça dépote : le livre il oublie l’importance des nouvelles technologies dans le développement du populisme alors que c’est la clé. Et sans clé tu rentres comment chez toi, banane ?
Le deuxième bouquetin maintenant, parce que le temps tourne même si on le voit pas passer parce qu’on est dans un excellent Avis à la Population CritiqueCrépuscule de Juan Branco au Diable Vauvert-Masson éditions. Je donne tout bien les références comme ça juste après avoir lu mon billet tu peux foncer le voler dans une librairie.
Tu peux le voler sans hésiter, il s’est assez vendu comme ça. Presque Dieu nous dit qu’il trottine en tête des ventes.
Mais le contenu fatchedeucon ? Il est tellement bourré de contenu ce bouquetin que Signe de la fin des temps lui a déjà sacrifié une émission entière. Presque Dieu arrive en deuze, mais c’est le meilleur pour la fin (des temps).

Interlude
Avis de Grenier Critique est une excellente émission.
Fin de l’interlude

Ce livre déchire les passions les plus folles. Des mouvements de foules déchaînées ont mis un de ces pastis pour souligner la puissance de la forme de cette œuvre, pécaïre !
La forme : un réquisitoire politique contre Notre Sérénissime Chef de l’État Suprême... Pouh pouh pouh ! Mais c’est pas la forme ça, c’est le fond non ? On patauge dans la confuse !
L’auteur a un CV de révolutionnaire de salon de coiffure à faire pâlir tous les producteurs de France Popo réunis.
Qu’en pensent nos excellents essperts ? Déjà c’est pas sorti chez GallimardJoseph Confavreux pose la vraie question, c’est à dire la question qui rend cette émission excellente. A qui profite le crime si ce n’est à son auteur ? On apprend que dalle dans ce livre, on sait déjà tout, alors pourquoi il nous bousille notre temps si précieux alors qu’il est tout pitchounet ce machin ? Non hein, je pose la question ? Parce que les émissions de France Popo elles sont là pour nous apprendre plein de choses, pour nous donner de la vision du monde inédite. Et là qu’est-ce qu’il fait Juan Branco de pas-chez-Gallimard ? Il reviendra quand il aura un discours plus construit. Et au moins chez un éditeur décent. 

Le choix musical de la semaine :



Pour conclure, on peut dire que grâce à des émissions telles que Avis à la Population Critique,  France Culture peut avec panache remplir sa mission qui consiste à culturer dans le bon sens une population avide de savoir et d'intelligence.
Un regret : Presque Dieu prononce toujours aussi mal les e muets. J'espère qu'il lira ce message, et qu'il viendra dimanche prochain pour manger l'aïoli au cabanon.

Curly 

Curly

24
Répondre en citant  
Encore un excellent Avis critique cette semaine - Sam 18 Mai 2019, 00:26

Si je vous dis que cette semaine nous avons encore un excellent Avis Critique, vous n’allez pas me croire. Et vous avez tort, car vous allez bien voir qu’il s’agit cette semaine d’un excellent Avis Christique qui en tout point arrache bien la gueule.
Les deux ouvrages au programme cette semaine subiront le même sort que Notre-Dame de Paris il y a peu, ils seront donc « sous le feu de la critique ».
On s’accroche bien, car avec Raphaël Bourgois, Presque Dieu en qui nous pouvons avoir toute confiance, nous allons nous pencher sur « le rôle des histoires qui sous-tendent la politique. » Quezaco ?
Ne surtout pas s’inquiéter, car avec Avis Socratique, nous sommes bien accompagnés cette semaine encore, d’une part de Laurent Etre journaliste à L’Aube de l’Humanité dans la catégorie poids Culture et Savoirs, un bien beau gabarit, et d’autre part, en face ou à côté car on a pas l’image, de l’excellent Thibaut Sardier, journaliste Label Libé, AOC.
La première œuvre de la semaine est la Symphonie en la bémol majeur op. 35 « Le retour du Prince » pour grand orchestre Popo et Chœur Cevipopof, écrite et dirigée par Maître Vincent Martigny, un popo dont l’œuvre a été diffusée avec amour, gloire et beauté par toute la brigade France Popo.
La partition, publiée chez Flammarion, constitue donc le premier temps de cet Avis Tactique du Gendarme, dont je rappelle l’excellence pour ceux qui l’auraient oubliée.
Les œuvres du compositeur sont écrites en mode Nationaliste Français, mode souvent utilisé par les compositeurs de musique popo, mais jamais avec autant de maestria qu’ici et maintenant, surtout dans le déjà fameux si bémol de la page 4, magistralement amené par un triolet de sol meunière.
Le thème qui parcourt la symphonie est d’une grande simplicité.
Premier mouvement (molto furioso quattro fromaggio) : Les citoyens demandent toujours plus de démocratie. Avec Chœur Cevipopof.
Deuxième mouvement (calmo ma un poco loco et vulgoroso arrabiatta) : Les citoyens amènent au pouvoir des gros costauds qui en ont, des Princes, ce qui permet au compositeur de citer à plusieurs reprises des thèmes de Machiavel, compositeur italien à califourchon sur le XVème et le XVIème.
Grand final : Les citoyens sont responsables de cet état de fait.
Presque Dieu descend dans toute sa gloire et magnificence sur terre et s’adresse au Premier Élu, en l’occurrence L’Aube de l’Humanité, qui, immédiatement sous le charme, répond que cette symphonie « Le retour du Prince » parue chez Flammarion, est une sacrée invitation à nous interroger et à prendre du recul, d’autant plus que Presque Dieu, qui est partout, nous empêchera toujours de tomber. Alors suivons cet appel, sans hésiter, grâce à cet excellent Avis Cathartique.
Le Premier Élu rajoute que Maître Martigny de chez Flammarion nous invite à bien tout analyser avant de nous libérer de nos chaînes. Chaque citoyen doit changer le monde d’abord en écoutant la symphonie « Le retour du Prince » éditée chez Flammarion. Mais Presque Dieu se tourne et daigne ensuite s’adresser à Monsieur Libé AOC, l’Autre Élu, qui, ébloui par cette épiphanie, se met à genoux. Il psalmodie son Avis Pratique, il chante en araméen qu’il craint de toutes ses forces « le désenchantement de la sphère politique » et l’abandon de la morale. Il termine en suppliant Presque Dieu d’envoyer un nouveau Déluge afin que citoyens et forces politiques soient purifiés. Presque Dieu pose sa main droite sur l’épaule gauche de Monsieur Libé AOC, le regarde droit dans les yeux, geste magnifiquement radiophonique, et lui répond ces paroles ailées : « Mon fils, ne crains rien, je suis là. N’as-tu pas compris que la Symphonie en la bémol majeur op. 35 « Le retour du Prince » de et par Maître Vincent Marigny, chez Flammarion, est la pureté qui nettoiera le monde, qui ramènera Joie et Harmonie ? » Les Élus se prosternent, geste monumentalement radiophonique.
Et c’est dans l’allégresse générale que s’achève la première partie de cet excellent Avis Catatonique.
Presque Dieu se reprend. Il reste la deuxième partie, qui permet d’harmoniser la suite numérique en beauté. Ce n’est pas pour rien que c’est encore un excellent Avis Gastrique cette semaine.
La deuxième œuvre, puisque c’est la deuxième partie, est intéressante. Il s’agit d’un Manifeste des espèces compagnes : concerto pour chiens, humains et autres partenaires, paru aux Éditions Climats et composé par Donna Haraway, qui est aussi philosophe et biologiste américaine, et professeure au département de sciences humaines de l’Université de Californie à Santa Cruz. Elle est une figure en mi bémol majeur du féminisme, et en tant que pionnière et marxiste gladiatrice de Spartes, elle déconstruit les constructions du genre. Elle composa en 1985 une œuvre d’avant-garde, Manifeste Cyborg, sur « les implosions de la vie contemporaine sous l’effet des technosciences », pour l’Orchestre et les Chœurs de l’Armée Rouge, musique concrète, catapulte et vielle à roue. Pour résumer, dans la seconde partie, on va déconstruire et imploser.
Dans cette nouvelle composition, Donna Haraway réécrit et modernise l’œuvre, majeure on l’aura compris, de 1985. Elle ajoute à l’orchestration un bec Bunsen, trois fourmis, un fusil de chasse, deux multiprises, un stylo Bic, dix nains de jardin, trente bâtonnets d’encens, et un solo inoubliable de fil dentaire dans le cinquième mouvement.
Le sens de la musique est à nouveau d’une grande simplicité : l’alpha et l’oméga de toutes les relations avec autrui se trouvent dans le rapport du chien avec son maître. Même l’écriture canine se perche sur une branche du féminisme. Presque Dieu bénit L’Aube de l’Humanité et lui donne la parole. L’Aube prend tout le monde à rebrousse poil : « En vérité en vérité je vous le dis ! Ce Manifeste enfonce des portes ouvertes ! »
Presque Dieu dit : « Sésame, referme-toi ! »
Tout à coup, les portes se referment, grand moment de radio, afin que dorénavant Donna Haraway enfonce de véritables portes, et celles de Presque Dieu sont blindées, croyez-le.
Presque Dieu dans un dernier élan se jette sur Label Libé AOC, et le secoue énergiquement car celui-ci s’était abîmé dans la prière.
« Je suivais pieusement, s’exclame avec feu Label Libé AOC, et buvais toutes vos paroles. En vérité en vérité je vous le dis, l’œuvre monumentale de Donna Haraway est un travail (de tripalium, instrument de torture) pour mieux comprendre, et quand c’est un travail pour mieux comprendre, vous ne pouvez pas critiquer, ce n’est pas possible, non, rien ne peut s’opposer à un travail qui est fait dans le but de mieux comprendre ! Et le chien n’est pas un loup pour l’homme, il est l’ami le plus durable, le plus fiable, et non Monsieur Aube de l’Humanité, vous ne pouvez pas remplacer cet être fidèle et frêle, même si l’autre jour il a mordu le mollet de ma cousine, par un cheval ou que sais-je encore ! Le solo de fil dentaire, qui est un véritable hymne canin, moment de grâce miraculeusement magique, m’a personnellement mis dans un état de transe dont je ne suis toujours pas complètement remis. »
Presque Dieu relâche ses deux Élus, en leur souhaitant, ainsi qu’aux heureux auditeurs de cet excellent Avis Chromatique, d’aller en Paix jusqu’à la semaine prochaine. Et que sept jours, c’est vite passé quand on réécoute dix fois par jour Avis Tragique.

Le choix musical :




L’instant critique :
Label Libé AOC et Aube de l’Humanité nous conseillent d’écouter la célèbre Sonate pour silex et guitare électrique, qui vient de sortir chez Pompidou Records.


Pour conclure, il est impossible de ne pas dire que c'est grâce à des émissions comme Avis Sismique, que l'on pourrait sans crainte qualifier d'excellentes, que la Noble France Culture remplit courageusement sa mission qui est de combattre avec des idées plein les micros l'ignorance et la bêtise en apportant des cubis de neurones à l'auditeur assoiffé de savoir. Bravo !

Curly 

Curly

25
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Encore un excellent Avis critique cette semaine - Sam 25 Mai 2019, 12:09

Si je vous dis que cette semaine on va s'écouter un Avis Critique qui dépasse l'entendement tellement que c'est excellent, vous allez me dire que c'est pas possible que ce soit toutes les semaines du même tonneau. Eh bien oui, comme nous l'allons montrer tout à l'heure. L'excellence, Raphaël BourgoisPresque Dieu, c'est son business, il en fabrique par tonnes, c'est une véritable usine d'excellence. Et comme c'est du caviar, une fois par semaine, ça suffit, après c'est trop. La messe du dimanche, c'est pas toute la semaine. 
Presque Dieu allume la cheminée bien en amont, il dépose ses petites bûches, il allume le tout avec du papier journal, et il dépose ses deux parties dedans. Oui, mettre les deux zœuvres sous les feux de la critique, c’est du boulot de préparation, vous pouvez pas savoir ce que c’est qu’être Quasi Dieu.
Quelle beauté dans la symétrie que ces deux parties, miracle d’harmonie, puissance de l’unité divine démultipliée, beauté indicible d’une dualité suprême, paire harmonieuse chaque semaine renouvelée. Pour tout dire, c’est pas d’ la merde.
Presque Dieu a placé à sa gauche Catherine Portevin, chef de la rubrique livres, c’est dire que les livres, elle connaît, on la lui fait pas, elle sait très bien qu’entre la couverture et la quatrième de ladite couverture, y a des pages avec des mots écrits dedans qui forment des phrases, et qu’elle se permet d’exprimer le jus de la moindre idée qui peut pas lui échapper car elle est chef de la rubrique livres pour Philosophie Magazine, qui est un peu comme Playboy, mais avec des idées plus abstraites dedans. Au fait ça existe encore Playboy ?
Presque Dieu a placé aussi à sa gauche, pour qu’il n’y ait pas de jalouses, Aliocha Wald Lasowski, journaliste pour les pages idées de L’Express, un mag qui presse les idées, surtout dans ses pages idées, c’est dire la cohérence du truc.
Si vous pensez que parler la langue de Grand Momo, dit Molière, dit aussi J.B. après 23h si vous le rencontrez au Macumba Night, c’est juste parler la France, c’est que vous n’avez pas écouté encore cet excellent Ami Caustique, alors qu’est-ce que vous attendez nom de Presque Dieu !
Sachez que nous allons une fois de plus nous pencher pour faire le tour du problème de haut en bas afin de calculer la circonférence de la problématique. On va mélanger linguistique, neurologie, et attendez, on va parler sexe aussi, mais pas comme dans Playboy, où je rappelle qu’on en parle pas, on en voit. Au fait ça existe encore Playboy ?
Le rideau se lève sur le premier acte consacré au livre de Maria Candéa et Laélia Véron qui nous crie que Le français est à nous point d’exclamation deux points petit manuel d’émancipation linguistique aux éditions La Découverte. Unité de temps, de lieu, d’action : la recette magique d’un excellent Abri Public. Maria Candéa est en gros une Nouvelle membre maîtresse linguiste de la sexualité des revues de langues à la rédaction de la Sorbonne et du comité de conférence de genre Glad ! Laélia Véron est une maîtresse à l’université stylistique de conférence stylistique d’Orléans. Elles se penchent sur leur sujet sans tomber car elles sont assurées par un équipement de pointe. D’ailleurs, un proverbe fameux circule dans le milieu du centre à leur sujet : « Elles se penchent mais ne tombent pas ! » On aura compris qu’elles ont une sacrée réputation. Le français est une langue qui se cause et s’écrit de plus en plus moins bien. Presque Dieu se sent concerné, car il n’est qu’humilité et modesteté. Il plane presque au dessus des eaux.
Les maîtresses de linguo-stylististique se la jouent thèse/antithèse car il est bon de balayer l’ensemble du champ des possibles avant d’envisager la possible synthèse du champ des ensembles. Bref, du sérieux, et donc de la démolition d’Académie française car c’est vers là que le vent nous mène. La question qu’elles se posent sans point d’interrogation parce que la ponctuation ah ah LOL !, c’est qu’est-ce que c’est donc qu’une faute d’orthographe ou de syntaxe ? La langue de dedans la France, c’est juste what’s the fuck ? On roule en freestyle, les sorties de route, c’est fun.
Presque Dieu pivote vers la gauche, signe d’un excellent Ami Famélique, et lève le sourcil droit bien dans le micro pour interroger Madame Idée. Ce livre est intéressant.
Presque Dieu pivote vers la gauche, signe d’un excellent Enduit Plastique et lève le sourcil droit bien dans le micro pour interroger Madame Philmag. Ce livre est intéressant.
La langue de France il faut qu’elle bouge dans tous les sens, c’est comme un bon gros roulage de pelle.
Fin du premier acte.

Lever de rideau sur le deuxième acte, sans transition car chaque seconde de Mamie Quantique contient 40 % plus de vitamines qu’une émission de radio ordinaire.  
Penchons-nous à nouveau, mais en arrière cette fois-ci pour changer un peu et pour assouplir la colonne. Papy Priapique enrichit l’esprit mais aussi le corps. Nous sommes tous des femmes savantes nous dit Lionel Naccache dans son livre éponyme paru aux éditions Odile Jacob. Qui est Lionel Naccache ? Quels sont ses titres de noblesse ? Ancien de Normal Sup, rue d’Ulm où il était pile au bon endroit pour faire Normal Sup, comme quoi il était at the right place, il devint neurologue, et du coup par effet papillon chercheur en neuroscience. Presque Dieu s’emballe, et si lui s’emballe c’est que c’est un excellent Parvis AntiqueLionel Naccache de chez Odile Jacob, c’est notre spécialiste non seulement des cocktails (1/4 sciences, 1/4 éthique, 1/4 philosophie, 1/8 mystique et 1/8 de piment d’Espelette) mais aussi de l’évasion (il perce les tunnels des mystères de la conscience). Chez Odile Jacob il a publié d’autres livres tout aussi pleins de pages, que Presque Dieu nous invite à lire parce qu’ils sont comme Acide Citrique, excellents. Son livre tout beau pas cher qui vient de sortir chez Odile Jacob continue de secouer du shaker et percer à l’explosif l’ensemble de ces matières. Au bout d’un tunnel, l’illustre savant vit une représentation d’une célèbre pièce de Grand Momo. Laquelle ? Il aurait pu au moins nous le dire ne serait-ce que dans le titre. Nous n’avons pas la science aussi infusée que Presque Dieu et ses disciples. Mais c’est son agilité de barman qui est mise en avant dans ce nouveau cocktail de chez Odile Jacob. L’auteur secoue dans son shaker magique la connaissance et la sexualité, qui sont les deux mamelles de la modernité. Mais encore faut-il bien les secouer. Alors on ajoute les névroses en quantité savamment dosées comme MeToo (20ml), les Fake News (18ml), les complotistes (15ml) et la pédophilie dans l’Église (10ml). Le cocktail a été breveté : c’est une Névrose cognitivo-sexuelle. Le nom n’étant pas très glamour, l’as du shaker l’a appelé « The Femmes Savantes Complex On the Beach. »
Presque Dieu jette un regard interrogateur simultanément dans le micro et dans l’oreille de Madame Idée. C’est clair, pour le Shaker Man, le Grand Momo s’adresse à son public, c’est à dire nous. C’était pas une buse Momo, il écrivait pas des pièces pour les jouer dans le placard de sa salle de bain, il pensait au public. Et par delà les siècles centenaires, il questionne aussi la modernité d’aujourd’hui.  
Presque Dieu jette un regard interrogateur simultanément dans le micro et dans l’oreille de Madame Philmag. Et vous savez quoi ? Ce livre est intéressant. Shaker Man, il réfléchit comme l’éclair, il secoue plus vite qu’un marteau piqueur, avec lui, c’est Happy Hour toute la journée.  
Et le rideau descend en douceur sur ce moment de grâce.

Le vrai choix musical, parce qu'il en fallait un :  


L’instant critique :  
Avant d’aller en paix jusqu’à samedi prochain, Presque Dieu pose sa main gauche sur l’épaule droite de Madame Philmag, qui nous conseille de faire de la plongée sous-marine dans un livre sur le hasard, la chance, et l’inconnu.  
Puis Presque Dieu pose son autre main gauche sur l’épaule droite de Madame Idée, qui nous conseille de lire une bande dessinée sur la jeunesse de Donald, pas le canard l’autre.  


Avec France Culture c’est Noël toute l’année. Merci à elle de nous offrir de telles émissions, aussi profondes, aussi exaltantes et enrichissantes que Tatie Mystique qui rend notre fin de semaine plus belle, qui donne un véritable sens à notre vie. Presque Dieu brasse avec virtuosité quantité d’idées bien plus excitantes que la lecture d’un Playboy. Au fait, ça existe encore Playboy ?

Philaunet 

Philaunet
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''Excellent'', bien sûr ! - Lun 27 Mai 2019, 14:48

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t732p210-commentaires-de-commentaires#33133) a écrit: (...) Une devinette pour finir :

Alors, il est comment Avis critique cette semaine ?
Vous nous fournîtes la réponse la semaine dernière dans le Programme des Nuits :



Je souhaite néanmoins modérer votre enthousiasme, notamment au vu du descriptif dont la langue est ouvertement négociée, comme le préconisent les auteurs du livre en promotion :

tous ces débats (…) révèlent les liens subtiles [et utils ?]

par le livre de Maria Candéa et Laélia Véron, Le Français est à nous !
[le livre s'appelle "Le français est à nous !"]

on peut aimer le Français [voir ci-dessus]

chercheur en neuroscience… [normalement on est "chercheur en neurosciences"]

une construction hypotético- déductive
[du mot "hypothèse]

Le meilleur pour la fin : Il s'aventure sur les crêtes, sans forfanterie et s'en s'excuser d'être là  [sans commentaire]

PS. Les deux livres ont été mentionnés dans des posts récents, c'est votre mission de les retrouver (sinon, ce sera pour plus tard). Quant au choix musical, je l'ai évoqué ici. Pour se trémousser, c'est (15 vues à cette heure, il y en avait 2 le jour de l'émission).

Curly 

Curly

27
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Encore un excellent Avis critique cette semaine - Lun 03 Juin 2019, 08:51

Non !
Eh bien si. Si je vous dis Avis Critique, qu’est-ce que vous répondez ?
Non, inutile de disserter pendant des heures. Pas le choix. L’Excellence, point barre, et avec le même mur qu’au Mexique après s’il vous plaît, qu’il n’y ait aucune possibilité d’ajouter quoi que ce soit. Que ça circule plus. C’est finito, c’est ze end.
Cette semaine, Presque Dieu, que les minus, les néants, les bouses, appellent encore Raphaël Bourgois, (qu’ils soient maudits sur 36 générations) a sorti le barbecue pour faire de bonnes brochettes d’idées. C’est bientôt l’été, avouez que c’est une bonne idée, déjà. 
Non ! N’avouez rien ! Ne dites rien ! Vous auriez tort.
Alors on se les prend ces essais, et on fait tout chauffer, et pour que ça prenne bien, on se penche. On se penche bien sur eux. Vous pourriez vous dire que ce serait plus simple de lever les livres au niveau des nœils au lieu de nous baisser comme des esclaves. Vous pourriez. Mais surtout ne le faites pas. Avec Presque Dieu, on se penche, on rampe, on bave comme des escargots sur une scarole.
Et devinez sur quoi on se penche ? Sur des livres qui se penchent ! Alors tout le monde est bien penché, c’est Tour de Pise Land ! Tous les symptômes sont là : c’est une Colique Néphrétique d’une excellence rare.
On se plie en deux sur le barbecue, avec deux brochettes bœuf/poivrons/oignons/roman national. On fait tout flamber à la vodka. C’est brochettes franco-russes.
Le premier penché de la semaine, c’est Pierre-Jean Luizard, de l’écurie Tallandier, avec « La République et l’islam, aux racines du malentendu ». Quand vous l’aurez lu, vous aurez les racines des sources, vous aurez augmenté votre QI de 30 points. C’est marqué dedans. Alors si c’est marqué dedans, et qu’en plus c’est dans Produit Moustique, c’est sûr, dès tout de suite, on se les prend toutes, les racines, et on se les arrache vite fait bien fait, et hop, à la semaine prochaine la compagnie !
Ah non ! Zut ! J’oubliais ! Avant d’arracher tout comme Arnica (c’est le nom du pitbull de ma cousine) dans le jardin de mémé, qui te défonce les bégonias et les tulipes et les orchidées que mamma mia c’est la misère, quelle idée franchement, un pitbull, mais enfin bon revenons à nos brochettes d’idées, avant de tout arracher donc, ce serait quand même pas mal de s’interroger un chouille. Car s’interroger, c’est dans l’ADN de tout excellent Prurit Chronique.
Le second penché de la semaine, « Régiment Immortel : la guerre sacrée de Poutine », a été certes écrit par Galia Ackerman, mais surtout publié aux éditions Premier Parallèle, qui est perpendiculaire aux baraques à idées Tallandier. Faites gaffe ! Le livre il nous dit que Poutine est potentiellement dangereux pour nous autres humains de par ici !
On sent qu’on va en apprendre des pas vertes et surtout des bien mûres, cette semaine, dans cet excellentissime Parti Comique.
Les deux apôtres qui accompagnent Presque Dieu, nous les connaissons bien, nous déposons tous des cierges toute la semaine pour qu’ils reviennent dans Croquis Famélique, car nous les adorons.
Il s’agit de Joseph Confavreux, le Crieur de Mediapart, et Jean-Marie Durand, le journaliste libre au dedans de sa tête.
A ce moment, avant que chacun s’exprime au sujet de nos deux brochettes, l’auditeur se met face à son poste et se prosterne. Il prie ainsi pendant 20 bonnes minutes avant d’écouter la parole des Trois Grâces : de Presque Dieu, du Fils et du Saint Esprit.
L’auditeur coincé dans sa voiture doit impérativement s’arrêter. De toute façon aucun risque d’accident : TOUTES les voitures s'arrêtent.
Puis, buvons tous la Bonne Parole.
Pierre-Jean Luizard (ou Pierre Jean-Luizard ?), de quel droit il se permet de se pencher et de s’interroger sur les sources du djihadisme ? Or, oui, il peut, car il est historien : donc il peut. Il est même chercheur-pencheur-interrogateur chez les CRS. Parmi ses actes de bravoure : le clergé chiite en Irak, le réformisme musulman, et les confréries soufies en Égypte. Tout ça a plié littéralement sous lui, il a tout concassé. Chaque miette, il l’a transformée en pépite de chocolat.
Là, tout à coup, le Crieur se met à crier. Logique. Presque Dieu se tourne, et le fait taire par imposition des mains.
Le Crieur se calme et dit : « Oh merci mon Presque Dieu ! Sache que la thèse du CRS chercheur est musclée, vitaminée, bref elle est forte, et rien que pour ça je te remercie mon Presque Dieu de me l’avoir donnée à lire ! Mais pourquoi plus rien après 1925 ? Il manque des pages !»
Le Libéré In The Brain prend alors la parole, après avoir été oint d’huile sacrée par Presque Dieu : « Mais la France coloniale, ça fait partie de notre passé d’avant ! Et le passé, il reste toujours présent dans l’aujourd’hui ! Du coup on peut réflexionner plus au dedans de nous : cette brochette, elle est forte (merci Presque Dieu!) mais aussi sèche que les chaussettes de qui vous savez ! Quand on a mangé la brochette, on fait comment pour la digérer ? Il nous dit rien, le CRS ! »
Presque Dieu passe ensuite au second temps de la messe du samedi, et nous invite à nous pencher à nouveau, mais cette fois-ci sur la seconde brochette.
Samedi Drastique nourrit l’esprit et entretient les lumbagos.
Galia Ackerman, elle a eu raison de cuisiner une brochette russe : elle connaît bien la cuisine russe. Et elle a monté une entreprise de construction de la destruction de Poutine. Et non seulement elle s’interroge tout plein, mais aussi elle se penche à mort. C’est tout simplement excellent.
Quelle histoire ! Qui nous renvoie droit au messianisme du temps du tsar, bien avant la naissance d’Olivier Messiaen qui a pourtant donné son nom à cette croyance.
Le Libéré In The Brain ouvre la bouche, dans laquelle le Corps du Christ est aussitôt déposé par Presque Dieu. Le Libéré peut enfin se lancer dans le chant grégorien : ce livre est intéressant, Poutine, il est concret, et la Russie, ça ressemble beaucoup à une dictature. Amen.
Là c’est trop, le Crieur crie d’entrée, et Presque Dieu doit rétablir le calme par imposition de la Presque Sainte Taloche Dans La Gueule.
Une fois calmé, le Crieur déclame en alexandrin que Galia Ackerman fait du journalisme, c’est-à-dire que c’est platounet comme tout, c’est plus un planeur qu’une fusée Ariane, ça décolle pas avant la Sainte Page 159. Il lève ensuite la main pour éviter une seconde Presque Sainte Taloche, et poursuit, cette fois-ci en vers octosyllabiques car, mille fois hélas, la petite aiguille tourne en foutant un coup de pied au cul à la grande : avec la brochette russe, on reste sur la piste de décollage, c’est donc plat et long. Il baisse ensuite la main et s’en prend une deuxième, puis une troisième, afin que la Presque Sainte Trinité de la Taloche soit rigoureusement respectée.


L’instant critique :
Le Crieur nous conseille de nous habiller. Il s’en prend trois autres de la part de Presque Dieu. C’est bientôt l’été. Il est louf le mec !
Le Libéré In The Brain nous conseille le livre d’un type qui raconte sa vie de bureau.

Le choix musical :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-25.10.2017-ITEMA_21474242-0.mp3" debut="42:58" fin="46:04"]

C’est par la célèbre pensée de Presque Dieu, « Je me penche donc je m’interroge », que nous pouvons conclure dans la plus grande Joie, une fois de plus, cette excellente Fourmi Asthmatique. Oui, c’est grâce à de telles émissions divines que la radio peut être fière de sa mission civilisatrice à travers le monde et par delà l'univers. Elle apporte avec ses puissantes mains (c’est une métaphore), chargées (la métaphore est filée) de cadeaux qui ravissent petits et grands, des boîtes à joujoux (ça file, ça file) tellement remplies de savoirs et de connaissances qu'on a plus de place dans nos placards pour les ranger. 
Presque Dieu 
Ne nous abandonne pas ! 
N’éteins jamais le barbecue !

Philaunet 

Philaunet
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''Pourquoi encore se lever le matin'' ? - Sam 08 Juin 2019, 08:33

Je ne souhaite pas marcher sur les plates-bandes de quiconque, mais je me permets de signaler que l'Avis critique de cette semaine me semble encore plus excellent que les précédents numéros, pourtant indépassables.

Quelques mots clés et expressions tirés de Nathaniel Rich, Perdre la terre / Luc Semal, Face à l’effondrement du 08 juin 2019.

  • repenser l’action
  • La question qu’il pose est  (...) effrayante
  • nous aurions pu sauver la terre
  • s’il est trop tard pour empêcher le réchauffement climatique, il est encore temps de militer
  • régénérer la démocratie.
  • rendez-vous manqué de la planète avec le climat
  • "Puisque nous avons compris que le pire était certain – ce qui explique que les collapsologues aient le vent en poupe – puisque le réchauffement est certain, l’effondrement des espèces avéré, la raréfaction des ressources évidente… pourquoi encore se lever le matin"
  • une situation de catastrophe globale d’une part et d’autre part une forme d’insouciance politique
  • le catastrophisme écologiste comme un phénomène idéologique, et donc de nature politique.
  • le catastrophisme est considéré ici comme un outil puissant pour changer notre rapport au monde.
  • En Occident, tout le monde peut aujourd'hui devenir survivaliste.

Curly 

Curly

29
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Encore un excellent Avis critique cette semaine - Sam 08 Juin 2019, 11:55

Un devoir moral rigoureux, un engagement physique intense m’obligent à remettre le couvert car j’ai entendu ici et là, lu aussi deci delà, quelques remarques lourdement ironiques sur Avis Critique, alors que Presque Dieu, que plus personne sur Terre n’appelle Raphaël Bourgois, est lui-même aux manettes de la Création. Les grincheux méritent de rejoindre les essais de cette excellente semaine : sous les feux ! Et que ces sales gueules qui critiquent tout alors qu’ils ont l’eau courante et Avis Cantique crèvent sous les flammes de l’Enfer.
C’est une honte que je sois obligé d’insister sur la haute tenue vestimentaire de Coma Éthylique.
Un énième compte-rendu ? Mais est-ce qu’on se plaint de la longueur de la Sainte Bible ? La vie de Jésus racontée quatre fois, n’est-ce point trois fois trop ? Une seule ne suffisait-elle pas ? Bien sûr que non. Alors pour Kiwi Phtisique, c’est pareil !
Cette semaine, qui est marquée du sceau de l’Excellence, car c’est son destin, et on n’échappe pas à son destin, Presque Dieu ne nous invite pas à penser. Trop facile, franchement, n’importe quelle autre émission pourrait le faire. Guili Arthritique va plus loin, il nous invite à repenser. La classe.
Vous voulez savoir comment bien vivre en toute sérénité votre fin du monde ? Comment s’habiller ? Faut-il apporter des fleurs ? Quel plat cuisiner en cette unique occasion ? Quels sont les premiers gestes à accomplir en cas d’arrêt de notre système respiratoire ?
Contractez-vous, vous êtes au bon endroit. Madame Philmag et Libé AOC, Presque Dieu les a fait monter à lui car il en a ras l’Esprit de descendre vers eux, alors qu’il a le pouvoir de ramener à lui ses petits enfants.
Après avoir placé à sa droite Madame Philmag et jeté contre elle telle une boule de bowling Libé AOC, Il s’assied en tailleur, levant la jambe gauche vers sa main droite, baissant sa main droite vers sa jambe droite. Quel spectacle. L’auditeur est émerveillé.
Aujourd’hui au programme, deux feux d’artifice, constitués de deux bouquets finals en forme de champignons atomiques.
Pour le premier bouquet, Presque Dieu étrangle Madame Philmag avec son petit orteil gauche et Libé AOC avec son auriculaire droit. Putain que c’est excellent.
Il brandit le trident qu’il a piqué à Neptune lors d’un atelier transreligions, et se met à mugir : « Le premier essai qu’on fout sous les feux c’est Perdre la Terre : une histoire de notre temps de Nathaniel Rich, que c’est tellement énorme que les éditeurs se sont mis à deux pour le sortir de terre, vite avant qu’elle pète : d’abord le Seuil pour l’amener devant chez le lecteur, puis le Sous-Sol pour le foutre dans l’abri antiatomique. Le premier de vous deux qui émet la moindre réserve sur cet essai atomique réussi je le refourgue direct à Satan, et là votre fin du monde vous allez vous la bouffer pour l’éternité ! J’ai dit. »
L’auditeur en est tellement sous le choc qu’il en a oublié d’allumer sa radio. Excellent.
Le chef d’œuvre de Nathaniel Rich, un homme un vrai, qui en a deux (d’éditeurs), ô lecteur il te fait revivre le moment où, hélas, on aurait pu échapper à l’Apocalypse, alors qu’en fait tu peux pas y échapper, c’est dans la Bible, alors laisse tomber. On te promet un spectacle du feu de Presque Dieu, et toi tu chipotes, tu trouves que c’est mal foutu, que les effets spéciaux ils datent de Mathusalem, la pluie de sauterelles on voit que c’est des fausses et gnia gnia gnia… Minus !
Nathaniel Rich, qui en a deux, est journaliste au New York Times, et c’est un gars gonflé. D’ailleurs il gonfle tout ce qu’il touche. Il a écrit un article sur le réchauffement climatique ? Eh bien l’article il te le gonfle à l’hélium et hop, il t’en fait un thriller avec plein de pages où il nous dit que bon, le réchauffement, c’est comme le gruyère, c’est râpé, mais tu te bouges et tu milites mon gars, tu gueules, tu te bouges, allez ! Il est fort le Nathaniel Rich, celui qui en a deux, car quel suspense, alors qu’en fait tout est foutu.
Madame Philmag et Libé AOC, ils ont les chocottes, qu’est-ce que tu veux qu’ils disent, à part que c’est intéressant ?
Presque Dieu relâche ses proies, et apporte le second bouquet mycologique, Face à l’effondrement : militer à l’ombre des catastrophes, cueilli par Luc Semal aux éditions PUF Gadget dans la collection L’écologie en question, dans laquelle pour le même prix on te fournit le gadget, c'est-à-dire la réponse. C’est la suite logique du thriller de celui qui en a deux : ok, on est foutu de chez foutu, à quoi bon vivre alors ? Comme on sait qu’on va tous crever, et si c’est pas avec la fin du monde, c’est de toute façon de maladie ou de vieillesse, pourquoi ne pas rester au lit ? Pour avoir un lit, il faut pouvoir se l’acheter, et pour se l’acheter, il faut bosser, et pour bosser, il faut se lever de son lit. Non seulement l’excellent Persil Arabique vous fout la migraine, mais aussi il vous apporte le Dafalgan carabiné qui va vous refiler la pêche, juste de quoi vous faire acheter une corde pour vous pendre.
Qui est Luc Semal, l’homme qui apporte dans le même étui le problème ET la solution ? C’est un membre éminent du Cirque Popo au chapiteau du Museum Naturel d’Histoire Nationale. Presque Dieu est catégorique : c’est excellent. Quelle est la marge de manœuvre entre les puissants qu’en ont rien à foutre ou qui font semblant pour qu’on leur lâche la grappe, et Luc Semal dit Œil de Lynx ? Presque Dieu supplie l’auditeur de ne pas se pendre tout de suite, d’autant plus que la semaine prochaine nous attend un nouveau excellent Tapis Basique. Le moral est d’un coup à bloc.
Avec Œil de Lynx une chose est sûre : l’Apocalypse, ça va changer notre rapport en trois exemplaires au monde.
Presque Dieu de ses mains puissantes ouvre la bouche de Madame Philmag, et après une vérification complète et un détartrage rapide mais approfondi, laisse sortir d’icelle ces paroles bénites : « Presque Dieu, j’ai écrit pour vous ce distique magique
Est-ce que savoir c’est croire,
Est-ce que croire c’est pouvoir ? »
Presque Dieu lui referme fermement la bouche, lui intime de lui donner son dico des rimes, parce que là, y a abus. Confisqué. Il ajoute, emporté par une saine colère, que si l’on prenait le temps de répondre à ces questions, l’Apocalypse nous aurait déjà dépassé depuis l’éternité, les quatre cavaliers nous auraient déjà écrabouillés, alors on va passer à Libé AOC, qui a intérêt à être un peu plus efficace. Icelui tourne 36 fois sa langue dans la bouche avant de l’ouvrir, car il a une sacré pression. C’est un signe, le signe d’un excellent Acide Citrique.
Il va au plus vite, M’sieur Libé : ce livre est intéressant. La société, c’est s’organiser à plusieurs, c’est parler ensemble, car il faut s’adapter aux changements. Pas le choix.
Presque Dieu prend Libé AOC dans ses bras et le tient longuement enlacé. L’auditeur est sous le choc.
Presque Dieu est bon, il sait pardonner. Il prend Madame Philmag dans ses autres bras, et l’enlace de même.


L’instant critique :
Madame Philmag nous conseille un livre uniquement pour fêter les dix ans de l'éditeur. Le gâteau et les bougies sont rangés entre la couverture et la page de garde.
Libé AOC nous conseille de bien nous préparer à la fin du monde. Presque Dieu l'étreint à nouveau.


Le bon choix musical :



Merci à Dieu de nous avoir créé et d’avoir permis du coup à Abri Antiatomique d’exister. Que les grincheux et les mauvais esprits soient sévèrement torturés pour s’être permis de critiquer une émission qui apporte autant de chaleur dans notre cœur et dans notre tête. Nous sommes tous transfigurés à l’écoute de tant de savoirs, à tel point que l’auditeur se demande s’il n’aurait pas dû finalement allumer le poste afin d’absorber chaque neurone offert généreusement par Celui qui dans sa grande bonté nous oblige tous à l’Excellence.

Curly 

Curly

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Encore un excellent Avis critique cette semaine - Sam 15 Juin 2019, 00:14

Avis critique est-elle une excellente émission ? Liriez-vous ce texte si ce n’était point vrai ?
Presque Dieu a perdu depuis lulu son enveloppe terrestre affranchie par la Poste d’un timbre en or massif, et une statue à son effigie est en cours de construction, simultanément sur le mur anti-migrants à la frontière mexicaine, sur la Muraille de Chine, à la Mecque et au Monastère des Dix Mille Bouddhas.
Comme cette semaine nous allons nous pencher, nous interroger, plonger, autant dire que l’Excellence, qui a pourtant un planning chargé, est au rendez-vous.
Pourtant cette semaine, Presque Dieu a un coup de barre, la dépression le guette. Il faut impérativement nous pencher sur son cas, nous interroger sur la cause de la source du mal, plonger à nouveau dans Potion Bulbique, clamer haut et fort, hurler à la face de l’Univers que si on requinque pas le Maître, c’est le monde dans lequel nous, misérables morpions, surnageons tant bien que mal, qui va péter une durite. Là maintenant tout de suite il faut vite rétablir l’équilibre mondial, et, exceptionnellement, nous taper un nouvel Abruti Aphasique d’une excellence telle que Presque Dieu, que nous appellerons dorénavant Carrément Dieu afin qu’il retrouve toute sa flamboyance, ressorte de sa saloperie de dépression et ramène la lumière de par le monde et au-delà.
Le Crieur de Médiapart et Libredansatête ont pris l’escalator direction le Paradaïze et toqué à la porte de la chambre de Carrément Dieu. Que d’inquiétudes les amis ! Aucune réponse ! Libredansatête prenant le Crieur à deux mains, l’envoie tête la première dans la porte, qui à ce moment précis s’ouvre juste pour laisser passer les deux disciples qui vont s’écraser contre la fresque murale représentant une armée de rognures d’ongles attaquée par une saucisse de Francfort (c’est une allégorie) dans une tourbière de la Creuse (c’est un symbole).
Carrément Dieu, à leur vue, fronce son monosourcil (symbole de l’unité divine) attrape son micro magique avec son oreille gauche, s’en saisit et s’exclame avec sa bouche n°2 (celle qui est juste derrière la n°1) :
« Cette semaine nous allons nous interroger sur des livres qui interrogent la critique ! Valsez neurones, dansez synapses, jonglez cortex ! »
Les deux apôtres, soulagés, se lèvent d’extase, dansent la carmagnole, sautent au plafond, se jettent par la fenêtre, reviennent par la lucarne, plongent dans le vasistas, tapent leur tête contre les murs, chantent Parsifal en entier s’accompagnant d’une guimbarde. Bordel de merde ça y est ! L’Excellence est de retour !
Et Carrément Dieu dit : Dans Contre le théâtre popolitique fabriqué aux éditions La Fabrique, l’auteur, Olivier Neveux, se penche ! 
Les disciples : Alléluia ! 
C.D. :  Il se penche ! Il se penche sur les cons et les temporains qui braillent et qui mieumieuxent à tout va qu’il faut, oui il faut produire, et pas du lait, pas de l’électricité, pas du pétrole brut bande de nouilles au beurre, mais des spectacles engagés ! Et, penchez-vous bien les apôtres, l’auteur est un penseur actif, il arrête pas, c’est neuroland 28h/24, 9j/7, pire qu’une station service texane ! En plus Olivier Neveux de chez La Fabrique, c’est un rigolo ! Un vrai de vrai, il est pas contre, comme y a écrit dans le titre, c’est juste pour faire rire ! Si c’est pas excellent, je veux bien être pendu à l’envers par les pieds dans la station spatiale internationale ! Parce qu’entre la popolitique et le théâtre, ça circule plus que sur l’A7 le 31 juillet, c’est la folie, ça va ça vient c’est une vraie dinguerie ! Par contre ceux qui prennent vraiment dans la gueule, ce sont les tièdes, et Carrément Dieu vomit les tièdes !, qui font semblant de s’indigner, qui popolitisent le théâtre avec la cuillère à thé entre le pouce et l’index et qui passent leur soirée au Rotary Club d’Issy-les-Moulineaux ! Le penseur hyperactif, il interroge ! Il dessine ! »
Le Crieur : Mais qu’il est excellent ce texte ! C’est du grand œuvre, c’est énorme, il définit, il donne des choses, il démonte, il s’intéresse, c’est tout simplement convaincant !
Libredansatête : Le théâtre, c’est chochottes et compagnie, mais vous savez quoi ? C’est intéressant !
Le Crieur : Alléluia !
Libredansatête : Oui c’est intéressant, le théâtre il va pas sauver le monde, mais chacun de nous un à un, et puis quand chacun sera sauvé, on mettra tout en commun dans le pot, et ce sera le sauvetage universel !
Le Crieur : Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! Allé
C.D. : Ça suffit ! Le temps tourne, vous voyez pas qu’avec ma déprime du début le texte il est maintenant trop long ? On va faire comment alors qu’il faut encore se pencher une deuxième fois ?
Le Crieur : On se penche, merde quoi ! On s’en fout que ce soit trop long ! Si on se penche pas deux fois, c’est plus un excellent Tatami En Brique !
C.D. : Alors on y va, et on se bouge. A la deuze, on se penche sur Postcritique, un livre écrit avec plein de mains qui partent dans tous les sens mais qui ont été disciplinées par deux mains en fer forgé, celles de Laurent de Sutter, aux éditions PUF Sans Gadget car y avait plus de place avec toutes ces mains. Plein de mains pour faire tout péter. Les mains elles ont plastiqué l’aujourd’hui à tel point qu’aujourd’hui c’est même plus maintenant, ça existe plus. Ils atomisent le monde, c’est-à-dire la critique ! La vache de mise en abyme ! On est d’autant plus paumés que le livre critique, il se penche sur plein de trucs en même temps ! Le critique de base est une grosse enflure qui déconstruit sans rien construire. Les gars de Postcritique de chez PUF Sans Gadget ils démolissent en gros pour pouvoir construire autre chose, autre chose restant à définir, donc du coup ils proposent que dalle.
Le Crieur : C’est intéressant. Mais ils vont nulle part les gars, c’est bon quoi, y aurait le gadget avec la solution dedans comme dans l’autre collection, ça irait encore, mais là, c’est du PUF au rabais ! Rendez-nous notre PUF Gadget !
Libredansatête : C’est intéressant, sans ça je ne serais même pas ici. Les gars à plein de mains de chez PUF Sans Gadget, ils nous invitent à fumer un bon joint pour enfin être en harmonie avec le monde. Après on dézingue et après on reconstruit. On débride le cerveau pour dépasser les concepts, et on va chez Casto pour renouveler la manière de travailler. Et voilà. Tout simplement.
Le Crieur : Alléluia ! Alléluia !
Et voilà, Carrément Dieu a retrouvé la Foi, et ce Chifoumi Baltique est, on peut le dire sans crainte, exceptionnellement excellent.

L’instant critique :
Le Crieur nous ordonne, en toute objectivité, de repenser la notion de critique, comme quoi il a déjà des pistes pour la reconstruire (c'est excellent) en nous imposant la lecture de sa revue à lui qu’il a faite avec ses mains, que même le bois pour faire le papier, c’est lui qui l'a coupé.
Libredansatête nous intéresse fortement avec un livre de cartes Michelin améliorées pour nous aider à mieux comprendre le monde.

Le choix musical :




C’est ainsi que cette semaine, l’Excellence, qui a pour nom Salami Boulimique, nous apporte à nous les pauvres gens, les presque riens, de quoi nourrir notre conscience malade qui pense tout de traviole. Carrément Dieu est notre tuteur moral, et c’est grâce à de telles émissions que le monde tourne dans le bon sens, que le système solaire tient bien en place, d’ailleurs regardez y a rien qui tombe, tout est nickel : pendant la journée, y a bien le soleil, et la nuit y a bien pas le soleil. Tout ça c’est merci qui ? Merci Archi Bourrique !

Philaunet 

Philaunet
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La Maison-Blanche détrône ''Avis critique'' - Lun 24 Juin 2019, 17:58

De la concurrence pour Avis critique !

Kim Jong-un a reçu une lettre personnelle de Donald Trump

Le leader Nord-coréen compte étudier attentivement ce document qu'il considère d'une teneur excellente, malgré le refroidissement de ses relations avec Trump.

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Re: Avis critique -

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