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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Le contenu rédactionnel du site de France Culture

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Accueil / Regards sur France Culture

Le contenu rédactionnel du site de France Culture    Page 1 sur 2

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Curly 

Curly

1
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Le contenu rédactionnel du site de France Culture - Sam 19 Déc 2020, 13:41

La littérature, pour France Culture, c’est d’abord du pognon, des chiffres de vente, et plus les chiffres sont grands, plus la littérature en jette.
C’est systématique.
D’ailleurs, dans le menu du site, ce n’est pas de littérature mais de « Prix littéraires » qu’il est question.
Tout un programme, plus capitaliste tu meurs. Moins littéraire, tu peux pas.

Dernièrement, le site a mis en avant, pour des lectures,
Alain-Fournier, le seul commentaire : « Ce roman est l’œuvre littéraire française la plus traduite et lue dans le monde après Le Petit Prince. »
Maurice Druon , dont « Les rois maudits » ont rencontré « un immense succès ».
Le succès et le chiffre des ventes est un gage de qualité.

Prochainement, « Le capitaine Fracasse », feuilleton de 1991. La date n’apparaît pas ailleurs que sur le communiqué. Sur la page de présentation détaillée, en l’absence de date, on laisse croire que c’est du tout neuf. Comme ailleurs dans les pages des fictions, où de nombreuses redif’ passent pour de nouvelles productions. Ex. samedi 19/12 avec la lecture de quelques « Contes du whisky » de Jean Ray, où il n’est pas indiqué que c’est une redif’ de 2016.
Une manière comme une autre de cacher l’indigence de la création cette année sur France Culture.

Alors bien sûr, la présentation du « Capitaine Fracasse » porte uniquement sur le roman de Gautier, et non sur le feuilleton, ce qui n’est pas la même chose. Un indicateur.
Le fait que ce soit une adaptation, on s’en tamponne, alors que c’est une création à part entière.
Et c’est le grand retour du refrain : ce roman est merveilleux parce que la critique de l’époque a été unanime et les ventes ont été colossales.
Donc : « Dès sa publication, en 1863, Le Capitaine Fracasse a connu un grand succès de librairie. »
et «  La critique la plus pointue ne s’y était pas trompée non plus. »
Et c’est emballé.

Enfin non, pas totalement.
Car ce texte, non signé, a été entièrement copié/collé d’un numéro de « Virgule », le magazine littéraire pour adolescents. Et pour être plus précis du n°85 de mai 2011.
France Culture ne signale nulle part cet emprunt.
Ce qui laisse planer un doute sur les pratiques rédactionnelles du site de la station.

Le début :
Version France Culture « Théophile Gautier est né en 1811 à Tarbes, il est l'auteur de recueils poétiques, de contes et de nouvelles fantastiques, de récits de voyages et de douze romans, dont Le Capitaine Fracasse, qui fut publié en 1863. Il s'agit d'un roman de cape et d'épée, à la fois burlesque et flamboyant, plein de fantaisie, riche d'aventures, de coups de théâtre et de rebondissements. Son action se déroule au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIII »

Version Virgule « Cette année nous fêtons le bicentenaire de la naissance de Théophile Gautier, auteur de recueils poétiques, de contes et de nouvelles fantastiques, de récits de voyages et de douze romans, dont Le Capitaine Fracasse, auquel ce numéro consacre un dossier. Découvrez un roman de cape et d'épée à la fois burlesque et flamboyant, plein de fantaisie, riche d'aventures, de coups de théâtre et de rebondissements, et dont l'action se déroule au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIII.»
Aucune autre présentation du roman n'est tournée ainsi, pas de doute possible.

Ce qui n’empêche la nouvelle diffusion de ce feuilleton de 1991 d'être un beau cadeau de fin d’année.

Curly 

Curly

2
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Des caractères bien trempés - Jeu 21 Jan 2021, 22:02

Une librairie pour malvoyants vient d’ouvrir. A Paris.
France Culture y consacre un article.
La librairie propose un catalogue de 600 titres. Ce n’est qu’un début.


L’article reproduit quelques propos de la libraire dont
« Nous proposons nos livres dans deux tailles de police : 16 ou 20. »
A ceux qui voient encore moins bien, il est proposé un attirail de loupes.

Vient un témoignage de la responsable de la médiathèque Valentin Haüy, qui nous apprend que le public malvoyant est essentiellement âgé.
« des classiques, des best-sellers, des policiers, de la littérature, du terroir, des romans historiques... Bref, des genres littéraires réputés particulièrement appréciés par le public âgé. »
Les points de suspension sous-entendent que les vieux lisent bien d’autres choses encore.
Mais alors, qu'apprécient particulièrement les plus jeunes ? Parce que cette énumération couvre quand même quelques gros rayons du libraire.
Vous lisez un classique ? Z’êtes vieux.
Un best seller ? Mais bon sang, ce sont les vieux qui font exploser les ventes.
Et si vous lisez un best seller classique de la littérature policière, votre âge est plus que canonique.

Au détour d’une parenthèse, et à sa fin, après avoir signalé la pauvreté pour l’instant du choix de livres adaptés, on trouve ceci : « ...le livre numérique) »

Chapeau l’artiste, parce que, et tout ça pour éviter de citer les vendeurs en ligne de type GAFA, on ne signale surtout pas aux malvoyants qu’avec une liseuse, il est possible de se procurer une quantité de plus en plus considérable d’ouvrages.
Beaucoup de malvoyants sont passés à la liseuse.
Nouvelles parutions des grands éditeurs, de grandes collections de poche, notamment, sont même proposées. Même les éditions de Minuit s’y sont mis.
Avec une liseuse, pas besoin de loupe. Les tailles de polices ? Il est possible d’aller loin dans la grosseur des caractères.

Vous pourriez objecter que le sujet de l’article est l’ouverture de la librairie, et non la lecture pour les malvoyants. Certes. Soit. Admettons.
Mais mais mais, le titre : « Lire quand on est malvoyant : des progrès mais encore beaucoup à faire »

Alors bien sûr, ça fait chic de dire que le livre, c’est un bel objet, il a des pages en papier qui se tournent… (moi aussi je mets la suspension, vous pouvez continuer.)

Mais quand on est malvoyant, et que se procurer un ouvrage adapté relève à l’heure actuelle du chemin de croix - sans compter la taille parfois imposante du livre - le plus important, ce n’est plus le support, mais la facilité de lecture, et la liseuse, finalement, est une alternative qu’il serait dommage de négliger.

L’article France Culturien évite avec soin les liseuses, pour éviter de signaler les sites où l'on peut acheter des livres numériques, car GAFA = le diable, et car il faut mettre en avant cette initiative, certes louable, mais que ceux qui n’habitent pas Paris ne peuvent peut-être pas apprécier, ce dont se fout et contrefout la station, qui, ne l’oublions pas, épingle à tout va sur son fil Twitter.

Une info France Cuulture servie par un journaliste rigoureux, qui écrit pour des jeunes parisiens bien-voyants.
Jeunes, parce qu’il est dit et redit que les malvoyants sont essentiellement des vieux. Adieu les minorités de pas vieux malvoyants. Parlerait-on de vous les jeunes bien-voyants en vous disant :  « une librairie où ces personnes pourront entrer, déambuler... » ?
Parisiens parce que la librairie est à Paris. Elle eût été à Biarritz, qu’il n’y aurait pas eu une ligne sur le site.
Bien-voyants parce que voici l’illustration qui sert à la démonstration du journaliste éclairé :


Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera755

Et puis non, zut. La bourde. Après relecture je corrige, je m’ai trompé, je reprends à « Une info France Culture servie par un journaliste rigoureux, qui écrit pour des jeunes parisiens bien-voyants les cons. »
Pourquoi ?
Tout de suite, le baisthof :
« La Librairie des Grands Caractères (c'est son nom) a ouvert ce mercredi, rue Laplace, dans le 5e arrondissement de Paris et propose des livres écrits en plus gros. »
Clair. Mais pas assez, car nous n’avons pas encore compru.
« il s'agit de rééditions d'ouvrages existant déjà dans des tirages classiques. Mais ici, les livres sont adaptés. »
Adaptés = écrits en plus gros. Compris ?

Autre nœud gordien à dénouer : pourquoi lire en gros caractères ? Mais quelle idée saugrenue.
Vite, l’explication.
« Les personnes visées par cette librairie sont celles qui souffrent de pathologies liées à la vision »

Mais pour quelles raisons ?
« en raison de leur âge (...) ou de toute autre cause » C’est du journalisme d’investigation.

Cette librairie est-elle une aide ou un handicap supplémentaire ?
« L'idée de la libraire est de montrer qu'il existe des solutions, plutôt que des problèmes. »
Merci pour cette précision, nous imaginions l’inverse.

Cet article de France Cullturre à fort caractère est signé
    Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera756

munstead 


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Re: Le contenu rédactionnel du site de France Culture - Ven 22 Jan 2021, 16:59

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t916-le-contenu-redactionnel-du-site-de-france-culture#36605) a écrit:(...) Cette librairie est-elle une aide ou un handicap supplémentaire ?
« L'idée de la libraire est de montrer qu'il existe des solutions, plutôt que des problèmes. »
Merci pour cette précision, nous imaginions l’inverse.

Cet article de France Cullturre à fort caractère est signé[/size]    Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera756

Petit détail: les livres en gros caractères  existent depuis des décennies et un certain nombre d'éditeurs (Albin Michel par exemple) publient leurs best-sellers sous ce format.
À l'écoute de ce reportage, et avec mon mauvais esprit habituel, j'ai pensé que les deux dames responsables de cette librairie avaient leurs entrées à FC.
Par ailleurs, il est évident que les mal-voyants ont découvert depuis dix ans les tablettes  ou la lecture sur ordinateur (meilleur format encore) même pas mentionnées dans ce reportage d'amicale complaisance.

Curly 

Curly

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Deux tranches de création foisonnante - Sam 13 Fév 2021, 13:00

France Culture des Chiffres, la nouvelle station-service du service public.
Vous voulez transmettre du vide et du rien, ne faire preuve d’aucune idée un tant soit peu originale parce que la culture, c’est chiant ?
Welcome in France Culture du Chiffre, une station qui vous inonde de chiffres pour ne pas avoir à vous parler de contenu.

Aujourd’hui, payons-nous deux tranches de création foisonnante.

TRANCHE 1
Commençons par un article socio-marketisant sur les podcasts, « radioscopie d’un phénomène mondial ».
Un article que tout de suite tu cliques dessus parce que tu te dis que c’est pas possible que France Culture des Chiffres veuille se faire du mal à ce point en pondant un article qui à priori la concerne en premier chef, mais dont le contenu zappe étrangement le fait qu’elle fait partie de ce phénomène môôndiâââl.
Dans son immense modestie, la station-service culture n’a pas voulu se mettre en avant. Pourtant « le podcast ne s’est jamais aussi bien porté ». La suite, ce ne sont qu’alignements de chiffres sans qu’on nous précise quéquinya dans les contenus.
Ah non, désolé, un signalement de contenu : « Serial », un podcast made in Chicago qui a cartonné mais qui date un peu (2014). Traitement sous forme de « contre-enquête journalistique » d’« un fait divers ».
Comme ça a cartonné, France Culture des Chiffres essaie, avec quelques années de retard, de pomper à la source, cf moult « Histoires particulières » et « Mécaniques du journalisme ». L’article ne le précise pas par humilité.
Ce qu’il faut retenir de ce podcast américain, c’est qu’il « a été téléchargé plus de 40 millions de fois ».
Fin de l’analyse.
Pour le reste, le subject is investissements in the world of enterprise. Anything else.
BBC Sounds ? « plus d’un milliard d’écoutes ». Basta.

Mais quelle différence entre podcast nattes et tifs et podcast d’émission de radio ?
Un  producteur indépendant nous répond « Le podcast permet de traiter de sujets qui ne sont pas forcément présents à la radio. »
Lesquels ? L’article ne les précise pas, parce que cela ferait sortir du sujet : les chiffres. Or, grâce à Téléramioches nous pouvons en avoir un léger aperçu.

Il se trouve que France Culture des Chiffres s’est lancée dans le nattes & tifs. Le succès, nous n’en doutons pas un instant, est mondial sur le plan du clic et du téléchargement. Le contenu ? On s’en tape ! Click & collect !

De quels sujets traitent leurs podcasts nattes et tifs de manière générale ? Des mêmes que ceux traités à l’antenne, et même, mieux encore, de sujets qui ont été ratissés sur toutes les stations-services radio tévé.
« Mécaniques du journalisme » : Affaires Cahuzac, Bénalla, Lux Leaks, Fillon. Vous en avez eu jusque là ? Eh bien en voilà une nouvelle couche. Quoi de neuf ? Rien. Un énième récap’, parce que ça crée du click & collect.
« Mécaniques du complotisme » ? Du Covid jusqu’à la lie, du nazisme en veux-tu en voilà, génocides, antisémitisme. Du saignant, du neuf, du créa’tif, sous forme de reportages tout ce qu’il y a de plus plaqué sur les normes télévisuelles, mais sans l’image. Qu’est-ce qu’ils sont forts à France Culture des Chiffres !

Quant à la fiction en mode nattes & tifs, inutile de s’y re-étaler, elle a été ratatinée ailleurs. Les nattes & tifs ne venant pas de la chaîne de toutes les cultures du business ont eu aussi droit à leur atterrissage raté.

Pour que le sandwich soit complet, il nous manque la seconde tranche, un autre article, « France Culture actrice et engagée pour le spectacle vivant et la création ».

TRANCHE 2
Pour résumer, en temps normal la chaîne tuturel n’en foutait pas une rame ou presque (presque = promos et tapis rouges au potos), mais maintenant, avec Covid-19-c’est-plus-fort-que-toi, elle va mettre les bouchées doubles en proposant des spectacles en version radio.
La version radio, c’est la version du pauvre, c’est ce qui est écrit en substance. La version radio, c’est quand c’est la dèche, quand le désespoir nous emmène au bord de la dépression.

« France Culture est mobilisée pour soutenir le spectacle vivant. »
Un vrai slogan publicitaire avec deux mots clés qui sont vidés de leur sens pour avoir trop servis, piqués sur des banderoles de manif’  : « mobilisée » et « soutenir ».
Le « spectacle vivant », par opposition au spectacle mort, doit être objet de combat, si possible popolitique, parce que tout est politique. Il n’y a plus de place pour le reste.

Il y a plus de vingt ans il existait le « Nouveau répertoire dramatique » de Lucien Attoun qui sur cette même chaîne proposait des pièces non montées sur scène, et qui souvent le furent par la suite. C’étaient des pièces radiophoniques et non des captations. Et il n’y avait pas de covid comme prétexte, rien, comme ça, et toute l’année, et pendant trente ans.

« Malgré les contraintes liées à la crise sanitaire, la radio a poursuivi ses tournages de grands feuilletons et de podcasts, ses commandes de fictions inédites, ses enregistrements de lectures avec de nombreux comédiens »
Une excellente nouvelle, mais qui pour l’instant est contredite par la réalité, soit l’abondance de redif’, ponctuée de frugales lectures déprimantes de bouts de textes enregistrées au « Théâtre de la Ville », théâtre partenaire et ami pour la vie. Love forever.

« 15 diffusions sont prévues entre janvier et juillet 2021 » Effectivement, c’est raisonnable, il ne va pas y avoir orgie de théâtre.
15 c’est combien de fois moins que les débats socios-popos et autres promos livres disques ?

Ce ne sont pas des œuvres radiophoniques, non, la conception de la radio qu’a la direction AJT tchika tchik aïe aïe aïe est radicalement différente. La radio est un lieu de promo entre potes, et surtout, elle est incapable de produire une œuvre originale, c’est impensable. Pas fous ? Ça rapporterait que dalle, ce serait de surcroît un service rendu au public, donc un service public. Manquerait plus que ça !
Il est à prévoir, à la lecture de ce texte de combat popolitique, que la réalisation radio-express va être d’une richesse épouvantable, et que nous allons avoir des spectacles choisis parmi les celles et ceux qui ont déjà partenarisé à bloc avec la station de la culture des chiffres.

Le premier rendez-vous, « La fuite » de Boukgakov par Macha Makéieff. Une amie et poly-invitée promo de la station-service.
Fatchedeu ! C’est vieux Boulgakov ! 1928 ! Alors on va te mettre tout ça dans les normes avec l’éternel slogan asséné à coups de faucille et de marteau à l’antenne à tout bout de champ « une œuvre visionnaire toujours d’actualité ».
Cette première pièce a « été fauchée en plein vol » par Covid and His Variants Orchestra puisque créée en 2017.

Seconde annonce : « Mithridate ». On reste dans le circuit des partenaires promos habituels avec la Comédie Française. Encore une retransmission pour les pauvres de la radio. La captation sera simultanément enregistrée par France Cultute, et filmée pour les plus riches.

Ce projet ambitieux est défini comme une « politique de captation (qui) est une réponse au présent mais aussi une fabrique des archives de demain pour le soutien aux acteurs, aux auteurs et aux metteurs en scène. » La captation est secondaire, la politique trône en vedette, comme d’hab’. Le soutien à certains professionnels de la profession d’abord, voilà l’objectif.
Dans ce discours émouvant et bouleversant, il manque quelqu’un : vous. Vous, l’auditeurétrice. On vous a oublié parce que vous n’êtes rien. Que vous écoutiez ou non, quelle importance, vous n’êtes que poussière au royaume de la promo.

Que du rêve et du bonheur dans le monde merveilleux de la culture chiffrée, celle de France Culture des Chiffres !
Une fois que vous avez ces deux tranches, le sandwich est prêt, vous n’avez rien à mettre dedans, c’est un sandwich à rien.

Curly 

Curly

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Par ici la bonne soussoupe - Lun 22 Fév 2021, 19:24

Quand un compositeur dit « classique », un musicien de jazz, eutécé... bref, un musicien disparaît, France Culture ne rend pas d’hommage car y’a pas marqué France Musique allez voir là-bas nous ici on fait pas.
Sauf quand les chiffres des ventes d’alboums ont fait gagner plein de pépettes aux artiss. Alors on va parler de « phénomène de société » pour être dans les clous.
Or qu’en fait non, c’est bien de musique qu’on parle, et de celle qui se vend, et qu’apprécient les mélomanes de France Trucure.
Quand il faut faire du clic, on fonce. Même si la musique trempe dans la soupe. Du nectar de tatapoum pour boîtes de nuit.

Les hommages musicaux de France Culturrre de ces derniers mois :
- Chick Corea : niet. Une lichette de rien dans une rubrique « Envies du week of the end » du samedi mamate, qui est restée sur le site tellement elle n’est pas passée à l’antenne. Authentique. Et un hommage vite fait mal fichu, et assassin mine de rien, en ouverture des débats des précieuses ridicules de la Critique consacrés au rap. Re-authentique.
- McCoy Tyner : une brève dans un journal.
- Penderecki : nada.

La musique autre que celle dite de variétoche n’a droit de citer que si promo alboum ou promo concert. Les hommages, ça vend que dalle.
Mais alors

                                                                        Le contenu rédactionnel du site de France Culture 1174

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô DJ ennemis !
C’est toute la culture musicale de la rédac à France Tuture qui fout le camp dans les vapeurs des boîtes de nuit fermada pour cause covid.

Ni une ni deux, direct un article torché en dix secondes vite vite que ça fasse vite du clic.

Ah ! Beauté des phrases !

                                                            Le contenu rédactionnel du site de France Culture 2117

Il est vrai que le marketing joue un rôle primordial dans la tuture générale de France Tuture.
Par contre il manquerait un mot dans la phrase que ça m'étonnerait pas. Mais l'émotion, l'envie d'aller plus vite pour griller France Inter était trop forte.

La suite, c’est du grand France Culltur comme on aime : rabâchages d’info mille fois publiées, et surtout nombre de millions de disques vendus, récompenses, toute la beauté du Grand Capital, du néolibéralisme triomphant célébré en grande pompe par cette page d’actualité tout court. C’est de l’actu avec un grand A que je n’ai pas mis vous le mettrez vous-même.

Une nouvelle qui va buzzer dans tous les médias, qui est d’une importance Capitale, et donc qui atterrit en catastrophe sur la Une du site de la chaîne de toutes les cultures capitalistes, et où l’anticapitalisme est vendu comme un bon produit qui rapporte des pépettes mais pas autant que Daft Punk.

Le contenu rédactionnel du site de France Culture 3106

Pour la musique, sur la page, pas moins de quatre clips. Là, pas question de laisser ça à France Inter, qui a dû en mouliner à peu près autant. Et qui peu de temps après a pondu une page à peu près identique.

Le contenu rédactionnel du site de France Culture 489

En siphonnant les chaînes généralistes, France Culturre prouve qu’elle ne sert à rien, et qu’en doublonnant les sujets pour ratisser dans le popu, elle gaspille l’argent qui devrait lui servir à faire autre chose que du France Inter.

Curly 

Curly

6
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Cancel Culture & Cie - Ven 26 Fév 2021, 10:54

Extraite de La vie des idées du 25/02, cette phrase piochée dans les pages de savoirs de la chaîne tuturelle :
« Si on supprimait la pornographie ça ne résoudrait aucun problème puisqu’on trouve déjà des actes de domination des hommes sur les femmes dans à peu près toutes les productions culturelles. »

Vous remplacez le mot « pornographie » par tout ce que vous voulez, vous obtenez la quintessence du mur des lamentations qu’est France Curtute.

De plus, je vous laisse terminer le raisonnement commencé dans cette citation et conclure vous-même.

Cette pensée se décline aujourd’hui avec un nouveau thème pas racoleur du tout, c’est pas le genre de la maison. Ce thème : les insultes. De tous temps les insultes ont été sexistes parce que Patriarcat & Cie.
L’article va très loin, parce que même quand vous appelez une personne de sexe féminine (j’ai féminisée le mot « sexe » et l’adjectif « féminisée » pour commencer à faire bouger le popotin de la grammaire (merde, « popotin », c’est pas sexiste ? (help !) parce que si personne commence rien ne va bouger, et inversement) « madame » (pour suivre cette phrase, sautez les parenthèses, qui sont par définition excluantes, et comme par hasard de genre féminine (l’accord est bon, relisez la parenthèse excluante précédente) je ne vais pas la réécrire sans les parenthèses, ce serait de la censure, malgré le contenu, vous le reconnaîtrez sans chichiter, particulièrement insignifiant (mais rigolo, (en tout cas moi je trouve et c’est le principal (et même l’intérêt) mais c'est trop tard) quoique confus, mais bon c’est fait je ne vais pas effacer un si long tunnel de parenthèses qui n’apportent rien à la phrase et qui n’a pour but que de la rendre illisible) ce mot peut-être considéré comme une insulte, employé de manière insistante.
Réfléchissez. A chaque fois que vous appelez quelqu’un « madame », vérifiez :
- que le ton utilisé n’est pas condescendant.
- que vous vous adressez bien à une personne de sexe féminine.

Parce qu’avec un ton condescendant, voire méprisant, ce n’est pas seulement « madame » qui peut être sexiste, mais tous les mots du dictionnaire.
Revenons à cette énième page de lamentation sur notre passé ignoble qu’il faudrait effacer en nous flagellant  vingt quatre fois par jour. La conclusion de cet article édifiant est claire (et poilante aussi, mais je vais arrêter les parenthèses pour aujourd’hui (j’ai abusé)) :
« Peut-on, cependant, espérer voir disparaître l'insulte ? Peine perdue, à en croire la linguiste Dominique Lagorgette, qui rappelle que l'insulte est un invariant humain et qu'elle existe dans toutes les cultures, à toutes les époques »
Merde, le monde des Bisounours croisé avec celui des Télétubbies, c’est pas pour aujourd’hui ni pour demain. Crotte de zut.
La linguiste nous précise même, et remercions France Ctrurute pour cet entretien vachement pointu dont la teneur morale ne fait aucune distinction entre les sexes, puisque méprisante envers l’intelligence des femmes comme des hommes, que, je cite,
« L’insulte a une fonction sociale. »
Sans déconner (si je puis me permettre cette remarque étymologiquement sexiste).
Ce qu’elle ajoute, je pourrais le résumer en deux mots, mais une citation sera plus parlante :
« l'insulte c'est aussi, en quelque sorte, la dernière médiation avant le coup de boule. »
Quand on nous prend pour des cons sur France Curture, c’est unisexe, malgré le fait que le terme de « con », enfin vous avez compris, vous ne l’êtes pas, vous. (Aucune flagornerie dans cette dernière remarque, si je puis me permettre encore une parenthèse flagorneuse.)
C’était la conclusion de cette page de savoir, qui s’appuie sur des faits réels pour nous inciter à mourir, parce que c’est foutu, on peut plus rien changer alors à quoi bon vivre.
Donc « la langue française est sexiste », et « l'insulte est le propre de l'homme » sans majuscule, alors qu’elle apparaît dans la conclusion.

Et c’est là que nous revenons à
« Si on supprimait la pornographie ça ne résoudrait aucun problème puisqu’on trouve déjà des actes de domination des hommes sur les femmes dans à peu près toutes les productions culturelles. »
Remplacez « pornographie » par « la langue française », et vous avez la synthèse de cette pleine page de savoirs, qui rabâche pour la énième fois l’étymologie des gros mots (ce qui permet d’en utiliser un maximum, et c’est bon pour le clic).

Comme on peut plus rien changer tout est foutu, comme nous le disent les spécialistes de France Rtuture, il reste à
- supprimer la langue française
- défoncer toutes les œuvres d’art, elles sont la preuve de « la domination des hommes sur les femmes ».

Je propose une suite pour cette partie de « cancel culture ». Il faudrait se pencher sur l’Antiquité, et cesser de lire tous ses auteurs grecs gitonants, pédophiliquement parlant.
Allez hop ! Poubelle !

Autre sujet, l’hommage à Philippe Jaccottet. Oui c’est un changement radical de sujet, mais nous avons besoin de changement radical, surtout sur France Curture.

Rien à voir avec la symphonie émue d’hommages rendus sur cette antenne à la disparition, ou plutôt séparation, snif, d’un groupe de musique de boules à facettes.
Non, on ressort vite fait un entretien de 2001 avec Alain Veinstein, et c’est emballé.

Or non pas si emballé que ça. Car quelle est l’information n°1 qui reste dans les cœurs émus de France Tuture ?

Je vous fais le petit collage, c’est à vous de trouver. Un indice : c’est chez GALLIMARD.

Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera780

L’émission hommage-promo-poésie manoufarinée :

Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera781

L’hommage du Journal des idées de Jacques Munier :

Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera784

La  nécro wikipédienne du site :

Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera785

Puis si on remonte :

Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera783

Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera782

Vous avez trouvé ? Qu’est-ce que vous êtes forts ! Et je ne dis pas ça par flagornerie, pas du tout, c’est pas mon genre, ni féminin, ni masculin.

Philippe Jaccottet sur France Culture :
André Velter, entre les années 80 et 2000, a eu la bonne idée, non pas de nous vendre un volume de chez Gallimard, mais de faire infuser sur les ondes des poèmes de Jaccottet, dans plusieurs séries de «Poésie sur parole . Celle de 2001 est audible dans Les Nuits. Les lectures sont gâchées par un envahissant tapis musical.

Philippe Jaccottet traducteur.
Dorment, hélas, dans les archives de l’INA,
- Robert Musil, « Le merle », dans « Nouvelles d’Autriche » (30/04/1995), réalisation Marguerite Gateau, interprété par Jean Dautremay.
Et « L’homme sans qualité », feuilleton de 40 X 28 mn de 1988, réalisation de Catherine Lemire et Evelyne Frémy, avec Jean-Michel Dupuy dans le rôle d’Ulrich
- Anniversaire Holderlin, 4 X 1h (23/04, 05 & 28/05, 25/06/1970) lectures Vera Feyder, Danielle Volle, Jean Topart, René Farabet... Et avec Pierre Bertaux, René Wintzen, Jean Laplanche et Georges Charbonnier.

Curly 

Curly

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La lecture, une activité utilitaire - Dim 04 Avr 2021, 13:14

« La littérature attire de moins en moins les jeunes »
En tout cas, ce n’est pas France Tuture qui va les y amener. Pas trop de risque de ce côté-là : encore eût-il fallu qu'ils l'écoutassent.
Car pour la chaîne de la Tuture, c’est quoi t’est-ce la littérature ?
Pas un moment de plaisir en tout cas. Un moment de promo plutôt. Pourquoi se lamenter sur ce énième sondage, qui relève une fois n’est pas coutume plus de la sociologie que de la littérature ?
Mais pour tout simplement avoir le plaisir de pondre un énième article catastrophiste et dépressif, bien sûr. La cata fait plus de clics que le bonheur.
Les contradictions, ils s’en tamponnent à France Tructruc, tant que ça flashe sur la page d’accueil.
Qui c’est qui nous bassine à longueur de temps que la littérature est un impératif, qu’il faut absolument lire, c’est Capital, que y’a pas d’plaisir parce que la littérature change/va changer le monde ?
Les « classiques » ne sont pas sources de plaisir non plus. Il faut les lire parce qu’ils sont au programme du collège et du lycée.
Voir par exemple :
« Littérature : 4 grands classiques français du XIXe siècle », un article de mars 2020.
Madame Bovary, « au programme des classes de première ».
Le Père Goriot, « au programme des classes de troisième et de première ».
Les Misérables, « au programme de troisième, seconde et première ».
Le fantôme d'Aziyadé de Pierre Loti, « au programme de troisième et de seconde »
Alors le rédacteur a beau nous préciser que ce sont « quatre grands récits pour s’évader », nous sommes coincés entre le classique argument de l’évasion par la lecture, qui est quelque peu réducteur, et celui de l’injonction à lire des ouvrages scolaires. Pas sûr que cela donne envie de lire…
Il existe plusieurs autres articles rédigés avec les pieds et beaucoup de copier/coller qui sont du même acabit (présentation minimaliste et indigente + renvoi à des émissions de la chaîne  + rappel du programme scolaire).

Par ailleurs, les publi-émissions de France Truc martèlent à longueur de journée des injonctions à lire toujours les mêmes auteurs, qui tournent sur toute la grille.
Sans compter que les trois quarts des livres promus sont des ouvrages socio-popos hyper glamours qui repensent le monde sans discontinuer.
Le même article sensationnel constate que les livres qui se vendent le plus sont des livres « utilitaires » (dictionnaires, guides, cuisine, jardinage…) alors qu'en même temps la chaîne qui héberge cet article défend une conception de l’art sinistre, où l’art doit nécessairement être utilitaire, où chaque œuvre est censée être un appel à changer le monde.
Exemple, la conférence « La littérature pour réparer le monde ».
Une vision  réductrice et peu attirante de la littérature, qui entre ainsi dans la catégorie des ouvrages pratiques comme les livres de cuisine ou de jardinage mentionnés plus haut dans l’autre article.
La littérature contemporaine devient « un dispositif destiné à opérer sur les consciences et les cœurs »  et l’écriture une « thérapeutique », « une clinique du monde social ». Miam miam.
Un petit dernier, l’invitée culture d’une récente matinale,
« Djaïli Amadou Amal : "La littérature peut changer le réel" ». Les exemples abondent, il faut savoir s’arrêter.
Sur France Tuture, l’art n’est pas un plaisir, ne provoque aucune satisfaction pour le lecteur. L’art est une purge qu’il faut prendre pour se soigner, pour éviter d’aller chez le psy, pour « se réparer » et « se repenser », car nous sommes tous des dépressifs.
Les émissions sur la littérature sont soit des publicités même pas déguisées, soit des dépliants de biographies wikipédiesques.
Allez donner l’envie de lire avec une telle conception.
Quant à la déprimante émission où l’hôtesse d’accueil lit des cours de lycée, n’y cherchez aucun plaisir. Les professeurs qui fournissent leurs cours n’y sont pour rien dans ce mic-mac. Le résultat : pire que des cours en visio. Et le degré zéro de l’invention radiophonique. A quand aussi des cours de maths, d’Histoire, de SVT, de Physique-Chimie ? La direction n’a qu’à se servir dans les cours des profs, ça coûte pas cher et c’est une heure de bouclée avec la satisfaction d’avoir respecté le cahier des charges.
En espérant que peu d’ados se perdent sur cette chaîne qui pourrait leur donner encore moins l’envie de lire.

Curly 

Curly

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Les cent ans de la radio - Dim 30 Mai 2021, 11:35

Les cent ans de la radio.
Sur le site de France Culture, pour célébrer l'événement, un article accompagne un clip vidéo de 4mn, ou alors l'inverse. En 1973, la station consacrait pas moins de 4 heures à cinquante ans de radiophonie. Un trop bref commentaire se trouve dans le fil des Nuits. Cinquante ans de plus et nous passons de 4 heures à 4 minutes.

Avouez que célébrer la radio en passant par un clip vidéo de 4mn, c’est fort de chez fort. France Culture ne propose rien de neuf, elle ne fait que surfer sur ce qui marche, elle ne fait rien que suivre, donc elle fait du copié/collé de Youtube.
Une honte quand on sait qu’à l’ère bégayante des podcasts où nous sommes il serait possible de faire bien plus ambitieux, à l’aise, et il y a de la marge comme vous pouvez le constater.
Car les podcasts sont loin actuellement de toute la créativité que l’on pourrait attendre d’eux, se contentant d’user ce qui marche déjà (docus socios, confessions intimes, tutos de type Youtube, fictions pompées sur les séries tévé), sans faire trop long car l’on considère que l’auditeur d’aujourd’hui a une capacité de concentration de 10/20 mn maximum. Alors qu’avec le podcast, c’est comme la lecture, nous pouvons écouter quatre heures d’une traite ou nous arrêter quand nous le souhaitons.
L’article sur les cent ans, accompagné de sa vidéo youtubesque, n’évoque des cent ans que les premières années, le titre : Il y a 100 ans, la première émission de radio, ils l'ont faite et s'en souviennent.
Solution de facilité, car paradoxalement, comme la radio est devenue comme la tévé, complètement amnésique, nous avons plus d’archives sur les premières années que sur les dernières.
L’article, nous pourrions lui reprocher de récurer les archives de l’INA sans jamais citer ses sources exactes : de quelles émissions sont extraits les témoignages de Jeanne Gatineau, de Radiolo, d’Yvonne Brothier ?
Quant à l’histoire du pilier nord de la Tour Eiffel, nous pouvons la retrouver dans l’émission de 1973.
Cette émission de quatre heures, pourtant disponible à l’écoute sur le site de France Culture, n’est jamais citée dans l’article, même pas un lien, rien.
Il resterait à faire, en plus de ressortir les archives, une suite à ces quatre heures de 1973, et évoquer l’histoire de la radio des années 70 à aujourd’hui. Pas sûr que ce soit à la gloire de la station culturelle.
Beaucoup de témoins sont encore en vie, mais il faudrait hélas produire une émission, et produire, pour la direction de la station de culture, c’est sortir le porte-monnaie, alors que ressortir une archive de Pierre Descaves et Georges Geville de quelques secondes – on les entend plus longuement raconter les débuts de la radio dans la fameuse émission de 1973 -, c’est tellement moins coûteux…
Et l’histoire de la radio, ça intéresse qui franchement ? Mieux vaut laisser la place à un robinet de débats d’actualité, parce que l’actu bien chaude, ça paye mieux.
Il était question dans un des Matins de la semaine de transmission de connaissances à propos des musées. Dans cet océan de platitudes, de banalités, d’idées reçues, qu'était une fois n'est pas coutume cette matinale, un des intervenants affirmait que c’était à l’école de sensibiliser les jeunes à l’art. Passons sur le fait que non seulement c’est ce qui est fait, mais qu’en plus le milieu familial y a beaucoup à voir.
Mais aller au devant des auditeurs en leur proposant autre chose que ce qu’ils ont ailleurs, les sensibiliser à ce à quoi ils ne sont pas habitués au lieu de leur servir la soupe habituelle, c’est exactement ce que l’on attend d’une chaîne comme France Culture, et c’est ce qu’elle propose de moins en moins.
Une émission de 4 heures sur l’histoire de la radio de 1971 à 2021 ? Passez votre chemin : actu et service promo avant tout !

Curly 

Curly

9
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Beauf empowerment - Dim 18 Juil 2021, 12:24

Le spécialiste ciné-maison nous a honoré chaque jour d’un compte-rendu du Festival de Cannes, compte-rendu qui s’est honoré de ne jamais oublier un seul cliché concernant le Festival afin de ne choquer aucun lecteur. Les lecteurs sont sensibles, alors merci.
L’article sur la Cérémonie de clôture ne faillit pas à la règle : tout y est, vous pouvez dupliquer l’article l’année prochaine, y’aura juste à changer le nom des films (pas forcément des réalisateurs) et ce sera emballé. D’ailleurs, cet article est coulé dans un moule préexistant depuis la nuit des temps du Festival.
Tous les couplets habituels sont bien là :
- la cérémonie, c’est tout le temps pareil, ras le bol
- le palmarès est incohérent, y’a trop de films différents dedans, pas harmonieux du tout du tout, ça dissone trop, pas bon pas bon
- les meilleurs films sont passés après les moins réussis, pas juste pas juste
Bref, un classique.
Nous pourrions nous arrêter là, parce que finalement, aller plus loin à ce niveau, ce serait superflu et ennuyeux.
Or…
Un passage vaut son pesant de fish and chips, il concerne la Palme attribuée à... une femme !
Mazette ma chère, quelle folie !

Il est touchant de lire, sur le site d’une radio qui fait du féminisme son fer de lance, de la sororité une raison d’être, et des études de genre une pierre de touche, le passage qui justifie l’attribution de la Palmounette à un film qui n’a apparemment pas soulevé les foules, par le fait que la réalisatrice est une femme ! Et que par conséquent elle aurait été pistonnée en tant que femme, parce que le jury était « en majorité féminin ».
La plus-value France Culture, c’est qu’en plus des clichés, nous avons droit à des propos de bistrot.

Juste comme ça pour info, le spécialiste – lol – cinéma - mdr – considère que quand la parité est respectée, c’est qu’il y a trop de femmes.
Oui parce que, que je vous dise pour finir, il y avait neuf jurés, 4 hommes et 5 femmes, sachant qu’un des hommes étant le Prez, il lui était loisible d’user d’une double dose de voix en cas de problème.
Et voici le boulot :
« Cette Palme d'or couronne quoi qu'il en soit l’ascension fulgurante de cette jeune réalisatrice (…) L'ancienne élève de la Femis (...) recycle avec une habileté et un savoir-faire certains les thèmes et motifs de grands anciens comme (...) David Cronenberg, John Carpenter et Paul Verhoeven, ou le plus méconnu Shin'ya Tsukamoto (…) avec aussi un soupçon de Claire Denis. Le tout pour, tout en les exagérant tellement qu'ils en perdent tout côté dérangeant (...) les acclimater aux grandes questions contemporaines. A savoir notamment, après le séisme me too dont les effets se ressentent jusqu’à la compétition de cette année, qui pour la première fois était jugée par un jury majoritairement féminin (ceci explique-t-il cela ?), l'empowerment féminin, la fluidité des genres et le respect de la diversité. Causes des plus nobles dont on doute cependant que Titane soit le meilleur héraut, tant à bien y regarder, sa fin (on ne la dévoilera pas), comme sa fascination pour un certain virilisme, plaident souvent contre son discours apparent. Nolens volens, il faudra en tout cas désormais compter avec l'imperium de Julia Ducournau. »

Curly 

Curly

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Les articles Top 10, les articles dont vous êtes les zéros - Sam 25 Sep 2021, 11:46

France Cucure, pour faire du clic avec du vide, a imaginé l'article Top 10, un concept très original. Il consiste à récupérer les mots qui font l’actu et faire remplir le contenu dudit article par les usagers de Facebook & Touitteur réunis.
Le journaliste ne fait pas appel à ses propres connaissances, mais à celles des réseaux soss'.
Le contenu ? Plus que nul. Hé oui, c’est possible.
Cette fois-ci, la journaliste, nouvelle recrue, a demandé quelles étaient, d’après nous, les meilleures adaptations ciné de romans de S-F.
Cette nouvelle recrue a dû changer et polir vite fait son profil touitteurien, suite à une remarque naïvement étonnée d’un certain Royal Max, qui rendait ouvertement hommage à un féminisme radical. Comme c’est étonnant.

Bref, son article défrise le néant, mais c’est fait exprès car :
- il implique les gens qui sont sur les réseaux soss’ directement, comme dans une libre antenne à la radio, mais à l’écrit. Dingue.
- il récupère un succès au box office pour en gratter des miettes. Donc Dune.
Dune = succès = on fait n’importe quoi dessus = clics. Sans compter qu’il convient de lancer avec fracas la sortie tévé de la série Fondation = re-clics.
La culture sur le sujet de la journaliste est vacillante, mais elle s’en fout, et nous aussi, car nous ne sommes pas naïfs, nous n’attendons strictement rien d’un tel article, qui cite un maximum de noms, de titres, d’impressions personnelles floues, étalant de la culture comme si l’on était dans un salon de précieux snobinards et qu’il convenait de balancer plein de références sans que cela ait un sens.
France Cutute suit en cela l’exemple de son pote Téléramiche qui fait son beurre avec des « Top 10 des films/romans/séries les plus mieux », souvent agrémentés des débiles « Trois raisons de (re)voir / (re)lire » tel bidule ou tel machin, voire tel machin-bidule.
Le contenu de cet article, il est douloureux d’y revenir, car il fait vraiment très mal à notre intelligence.

                                                    Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera945

Le contenu n’est qu’un bout à bout de citations prises sur Facebook ou Touitteur.
La journaliste a récupéré les réponses, relancé les touittos pour leur en demander un peu plus afin d’« étoffer » son article.
Le top 10 est établi arbitrairement, le n°1 est le Dune sorti il y a 15 jours, parce qu’il faut bien le caser en tête pour faire du clic.
« Vous avez été nombreux », dit-elle.
Sur Touitteur, il y a eu 42 réponses, dont une d'un journaliste de la chaîne.

                                                     Le contenu rédactionnel du site de France Culture Opera946

Les com’ enfilent les impressions personnelles, les superlatifs creux, sans surprise, mêlés à des présentations minimales des films constituées de fragments d’infos piquées sur Wikipédia ou autre, peu importe.

Le grand n'importe quoi, extraits :
- la présence de « La servante écarlate » que personne n’a citée sur touitteur.
- 2001 de Kubrick n’est pas une adaptation, mais la journaliste l’a mis quand même en le précisant d’ailleurs. De toute façon on s’en fout, plus rien ne surprend. Et puis quelle importance…
- Brazil n’est pas une adaptation d’Orwell, mais bon comme pour 2001, on le fourgue quand même, ça enrichit le name dropping. Et vous savez quoi ? On s’en fout aussi !
Pas le peine d’aller plus loin, pitié.

« Chez nous à France Culturte nous voulons que les auditeurs baignent dans la culture du présent à bras le corps et nous avons à cœur, nous à France Curtule, d’enrichir la culrtule générale de nos auditeurs et de nos lecteurs, ceux à nous qu’on a à France Turcule, en transformant avec nos compétences qui sont les nôtres, à nous à France Rtulucre, la culture en un grand Trivial Poursuit, car nous, je veux dire nous à France Rutrucre, nous tenons à ce que  nos auditeurs, ceux à nous, se culturent dans le bon sens, celui de nous à France Rucrute. »
                                                                                                                                                                                                    La Direction

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