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Curly 


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Les articles Top 10, les articles dont vous êtes les zéros - Sam 25 Sep 2021, 11:46

France Cucure, pour faire du clic avec du vide, a imaginé l'article Top 10, un concept très original. Il consiste à récupérer les mots qui font l’actu et faire remplir le contenu dudit article par les usagers de Facebook & Touitteur réunis.
Le journaliste ne fait pas appel à ses propres connaissances, mais à celles des réseaux soss'.
Le contenu ? Plus que nul. Hé oui, c’est possible.
Cette fois-ci, la journaliste, nouvelle recrue, a demandé quelles étaient, d’après nous, les meilleures adaptations ciné de romans de S-F.
Cette nouvelle recrue a dû changer et polir vite fait son profil touitteurien, suite à une remarque naïvement étonnée d’un certain Royal Max, qui rendait ouvertement hommage à un féminisme radical. Comme c’est étonnant.

Bref, son article défrise le néant, mais c’est fait exprès car :
- il implique les gens qui sont sur les réseaux soss’ directement, comme dans une libre antenne à la radio, mais à l’écrit. Dingue.
- il récupère un succès au box office pour en gratter des miettes. Donc Dune.
Dune = succès = on fait n’importe quoi dessus = clics. Sans compter qu’il convient de lancer avec fracas la sortie tévé de la série Fondation = re-clics.
La culture sur le sujet de la journaliste est vacillante, mais elle s’en fout, et nous aussi, car nous ne sommes pas naïfs, nous n’attendons strictement rien d’un tel article, qui cite un maximum de noms, de titres, d’impressions personnelles floues, étalant de la culture comme si l’on était dans un salon de précieux snobinards et qu’il convenait de balancer plein de références sans que cela ait un sens.
France Cutute suit en cela l’exemple de son pote Téléramiche qui fait son beurre avec des « Top 10 des films/romans/séries les plus mieux », souvent agrémentés des débiles « Trois raisons de (re)voir / (re)lire » tel bidule ou tel machin, voire tel machin-bidule.
Le contenu de cet article, il est douloureux d’y revenir, car il fait vraiment très mal à notre intelligence.

                                                    Le contenu rédactionnel du site de France Culture - Page 2 Opera945

Le contenu n’est qu’un bout à bout de citations prises sur Facebook ou Touitteur.
La journaliste a récupéré les réponses, relancé les touittos pour leur en demander un peu plus afin d’« étoffer » son article.
Le top 10 est établi arbitrairement, le n°1 est le Dune sorti il y a 15 jours, parce qu’il faut bien le caser en tête pour faire du clic.
« Vous avez été nombreux », dit-elle.
Sur Touitteur, il y a eu 42 réponses, dont une d'un journaliste de la chaîne.

                                                     Le contenu rédactionnel du site de France Culture - Page 2 Opera946

Les com’ enfilent les impressions personnelles, les superlatifs creux, sans surprise, mêlés à des présentations minimales des films constituées de fragments d’infos piquées sur Wikipédia ou autre, peu importe.

Le grand n'importe quoi, extraits :
- la présence de « La servante écarlate » que personne n’a citée sur touitteur.
- 2001 de Kubrick n’est pas une adaptation, mais la journaliste l’a mis quand même en le précisant d’ailleurs. De toute façon on s’en fout, plus rien ne surprend. Et puis quelle importance…
- Brazil n’est pas une adaptation d’Orwell, mais bon comme pour 2001, on le fourgue quand même, ça enrichit le name dropping. Et vous savez quoi ? On s’en fout aussi !
Pas le peine d’aller plus loin, pitié.

« Chez nous à France Culturte nous voulons que les auditeurs baignent dans la culture du présent à bras le corps et nous avons à cœur, nous à France Curtule, d’enrichir la culrtule générale de nos auditeurs et de nos lecteurs, ceux à nous qu’on a à France Turcule, en transformant avec nos compétences qui sont les nôtres, à nous à France Rtulucre, la culture en un grand Trivial Poursuit, car nous, je veux dire nous à France Rutrucre, nous tenons à ce que  nos auditeurs, ceux à nous, se culturent dans le bon sens, celui de nous à France Rucrute. »
                                                                                                                                                                                                    La Direction

Curly 

Curly

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La session secouée de rattrapage - Sam 06 Nov 2021, 11:35

La Session de rattrapage
D’autres médias le font, alors France Cultutututu ne peut pas passer à côté. L’originalité, pas possible, mieux vaut singer pour surtout ne déstabiliser personne, ne pas bousculer, que le cerveau reste coincé dans l’esprit d’ouverture.
Ailleurs, ça s’appelle « la sélection de la semaine » « les meilleurs bidules machins de la semaine », ici ça s’appelle la session de rattrapage, pour les cancres de la semaine qui ont tout loupé, les pauvres.
Ils n’ont pas écouté la radio culturelle, les malheureux, alors la session va les plonger dans l’esprit d’ouvertututure, va leur ouvrir l’esprit vers de nouveaux horizons pour ce merveilleux ouik-end.
Au programme donc, l’actu de la semaine, mais sur France Cultutututututu. Impossible d’en sortir, vous serez prisonniers de la session qui ressassera ce que vous vous êtes déjà coltinés dans les médias toute la semaine.

La culture de la semaine : COP26, Mohamed Mbougar Sarr, croyants et Pétain.
Quel titre !
Mais rassurez-vous, la rédactrice a joué à l’exercice qui consiste à caser dans son articulet un maximum de liens vers un maximum d’émissions, quitte à parfois tirer le texte par les cheveux. L'articulet s’adresse en priorité à ceux qui lisent en diagonale.
Par esprit de contradiction (=pour emmerder le monde) nous allons le lire normalement.

« Retrouvez chaque samedi la sélection hebdomadaire des programmes de France Culture à écouter. » Important d’avoir précisé « à écouter », car j’en connais qui auraient pris cette sélection de programmes et qui auraient joué aux billes avec, voire l’aurait mangée, ou, pour les plus audacieux, l’aurait fumée.
« Cette semaine vous ne serez pas passé à côté de l'ouverture de la COP26 à Glasgow. » Donc France Tuture nous a sélectionné plein d’émissions où nous ne pourrons pas passer à côté non plus. L’autrice de l’article vous renvoie à ce que vous allez vous empresser d’écouter ce ouik-end : le journal de 12h30 du 4 novembre, le journal de 7h du 5 novembre, un débat d’actu, un grand reportage de 3mn, des débats d’actu, et, le meilleur, un rédactionnel à glisser dans vos podcasts préférés, bien sûr !
Le paragraphe se termine par une petite note d’humour : « Bonnes écoutes, rendez-vous sur les ondes, bilan carbone zéro garanti ! »
Le bilan carbone zéro garanti renvoie vers une émission scientifique sur la pollution sonore. Le message est alors clair : la session des cancres de France Turulututure, on la range dans les pollutions sonores.

Vous voulez de la culture ?
La rédactrice à classé les émissions en catégories ; comprendre, apprendre, découvrir. Ce n’est plus une radio, c’est la boîte de Pandore. Vous ouvrez, et le monde est à vous ! Et comme la boîte de Pandore, à vous le monde, à vous tous les maux de l’Humanité !

Comprendre : un débat et deux chroniques de 6mn, le nec plus ultra à se podcaster ce ouik-end. Il paraît que nous vivons l’âge d’or du podcast, créatif, dingue, et tout et tout.
Fin du monde avec « Peur de l'avenir : comme (sic) l'exprimer ? » + Loi anti-avortement en Pologne + passeport avec un genre X

Apprendre
avec une énième mixture sur Pétain, afin que l’on comprenne que le héros de 14 est devenu le salaud de 40, dont on comprend ( du verbe « comprendre », voir plus haut) à la lecture du paragraphe que la raison d’être de cette émission est l’actualité dirigée en ce moment par les saillies de l’extrême droite.

Apprendre avec le monde étrange et merveilleux des croyants : « Peut-on véritablement comprendre comment les autres croient, ce qu’ils croient ? »
Plein de récits à la première personne, où le verbe « apprendre » garde tout son sens :
« Il y a quelque chose dans la conversion qui est vraiment du fruit de l'indicible et du mystère. »
Ou alors « Les dieux dans la ville », la ville étant Paris, non mentionnée dans le titre.
Ou alors croyance et militantisme féministe.
Ou alors, le bouquet final, croyance et abus et violences et neurosciences.
Quel que soit le sujet, il y a les passages obligés imposés par la Ligne Générale, tenue d’une main de fer par la direction secouée de haut en bas pour une obscure histoire de pulpe qu’il faut en ce jour éclaircir une bonne fois pour toutes.

Et enfin, apprendre avec les ZAD et les gilets jaunes.

Dernière rubrique, et nous aurons fait le tour du monde de la cultututure sur France Cutrute, la rubrique « découvrir », accompagnée du préfixe « (re) » pour au cas où vous seriez pas incultes de l’actu.
Découvrir avec le prix Goncourt, un évènement obscur trop peu mis en lumière par les médias.
Découvrir avec une pub pour une expo mise en valeur par la chronique sous-wikipédienne sur l’art de 1mn. Oui, j’ai bien écrit 1mn, mais si ça vous paraît un peu court, on va dire qu’elle dure 60 secondes.
Découvrir avec un entretien promo pour un film que vous n’allez pas voir ce ouik-end parce que vous serez trop pris par la session de rattrapage de France Chtulure.

Il y a un bonus, une citation de la semaine, à graver dans le marbre. Et qui vous renvoie directos vers l’achat du Goncourt que vous ne lirez pas ce ouik-end pour une raison déjà explicitée il y a peu.

Les photos d’illustration sont des portes ouvertes sur le monde :
- L’île grecque d’Eubée qui crame
- Pétain
- Les finalistes du Goncourt
- Le Goncourt.

En ultime conclusion, nous sommes renvoyés vers un clip de 3mn sur l’œuvre de Khalil Gibran.
Vous voilà avec un ouik-end radio bien rempli. « Très bon week-end, on se retrouve samedi prochain » si Dieu nous prête encore vie.

                                                                                                    

Curly 

Curly

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Germinal revit aux enchères - Dim 05 Déc 2021, 13:25

L’article du jour pour bien se culturer.

« Germinal, unique roman adapté au théâtre par Zola lui-même, revit aux enchères »

La culture en action, vous allez voir ce que vous allez lire :
- Émile Zola a adapté pour le théâtre deux autres de ses romans, Thérèse Raquin & La Curée, ce dernier sous le titre de « Renée ».
- Enlevons l’apposition, il reste « Germinal revit aux enchères ». Germinal était donc mort et le voilou ressuscité. L’image est hardie. A force d’exagérations pour appâter les clilles, que n’en vient-on pas à écrire.

Le sujet de l’article est la mise aux enchères du manuscrit de la pièce de Zola. D’où sa résurrection.

« Germinal fut un four au théâtre. Victime de la censure pour son caractère "socialiste et nihiliste" puis éreinté par les critiques. »

N’y allons pas par les 4 Chemins (les toulonnais comprendront, c’est dire l’aspect happy few de ce billet) ni par celui des Fours à Chaux (et ça continue ! ), l’artiste est une victime, il souffre, c’est atroce.
Quand on connaît le succès du roman lors de sa parution, il est possible de relativiser les choses, mais zut, et le cliché alors, qu’en fait-on ? Vous voulez le laisser tomber alors qu’il est tout prêt à servir ?
Lisons l’entretien avec Diana Cooper-Richet, chercheuse au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines.
La pièce est victime des bourgeois, et le critique qui l’a dézinguée est un bourgeois, tout s’explique.
Que la pièce ne soit pas passée à la postérité parce qu’elle ne valait pas bézef* n’est pas mis sur le tapis, non. Le manuscrit est en vente, alors faut accompagner l’actu, faut accompagner la vente.

* Des pans entiers du roman sont repris tels quels : ce qui marche dans un roman ne marche pas forcément sur scène.

Diana Cooper-Richet est excellente, car elle sait que le futur lecteur de l’entretien est un con fini.

« Zola a mis le paquet puisqu'il est descendu dans une mine. Il s'est intéressé à ce milieu, il a vraiment enquêté de manière approfondie. C'est une des raisons pour lesquelles il est davantage attaché à Germinal qu'à d'autres de ses romans. »

« il tient quand même dans ce roman à montrer la lutte du travail contre le capital. C'est essentiel pour lui. »

« la lecture est quelque chose de relativement solitaire. C'est une activité individuelle. Même quand le roman est publié dans la presse en feuilleton, cela ne provoque pas de danger du point de vue de l'ordre public. »

«le théâtre est une distraction très populaire à cette époque. Lors de la représentation de Germinal au Châtelet le 27 avril 1888, il y a quand même 20 000 personnes qui attendent devant les portes du théâtre. Cela montre à quel point il existe alors un engouement pour le théâtre, qui peut représenter une gêne à l'ordre public »

« Je ne connais pas le parcours de ce manuscrit. En revanche, il est clair que ce manuscrit a toute sa place à la Bibliothèque nationale de France. Émile Zola est un grand écrivain au niveau mondial. Au niveau français, il a été panthéonisé six ans après sa mort en 1908. Germinal est un grand roman pour tout le monde »

« Germinal résonne avec la question sociale, avec les gens exclus du progrès, de l’avancée de la société, du bien-être. Cela peut résonner avec les luttes de ces dernières années. »


Oui, ça résonne zonne zonne zonne…
Même ce cliché ne nous est pas épargné gné gné gné gné…

Or, un point demeure obscur. Officiellement, la pièce « Germinal » est l’œuvre de William Busnach, adaptateur régulier des romans de Zola.

Le voici éclairci en deux coups de cuillère à pot.

Extrait d’un article de Zola paru dans Le Figaro du 29 octobre 1885, où il narre sa  relation avec la Censure pour faire jouer la pièce :

« la Censure, que notre pauvre République a eu la pudeur d'enguirlander du titre de Commission d'examen, avait signalé Germinal, le drame tiré de mon roman par M. William Busnach, comme une œuvre socialiste, dont la représentation offrirait les plus grands dangers au point de vue de l'ordre. Et, tout de suite, j'insiste sur le caractère absolument politique de la querelle qui nous est faite. Rien de contraire aux mœurs n'a été relevé dans la pièce. On nous a condamnés uniquement parce que la pièce est républicaine et socialiste. »

Extrait d'un article de Zola paru dans Le Figaro du 25 avril 1888 :
« il paraît que je me cache derrière mon ami et collaborateur William Busnach.
(…)
je déclare que le drame est entièrement de moi, que Busnach n'en a pas écrit une seule ligne. Entendons-nous : Busnach et moi avons discuté et arrêté le plan ensemble ; mais, pour cette fois, pour ce sujet spécial, j'ai tenu à tout écrire.
»

Mais ça, la chercheuse au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines ne peut pas nous le dire, car elle sait que nous n’avons pas un Q.I. suffisant pour comprendre ces subtilités.

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