-->
Forumactif

Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 

-45%
Le deal à ne pas rater :
SanDisk Carte microSDXC UHS-I pour Nintendo Switch 128 Go
23.75 € 42.99 €
Voir le deal

Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Le programme de nuit, îlot de culture (II)

Aller à la page : Précédent  1 ... 19 ... 34, 35, 36, 37, 38, 39  Suivant

Accueil / France Culture

Le programme de nuit, îlot de culture (II)    Page 35 sur 39

Bas de page ↓   

Philaunet 


Admin

341
Répondre en citant  
L'oeuvre de Thomas Hardy (1840-1928) magistralement présentée en 1962 - Ven 21 Mai 2021, 09:57

Une présentation magistrale et captivante de l’œuvre de Thomas Hardy en une heure : c'était le 27 juin 1962 (que faisiez-vous en ce temps chaud ?) sur la Chaîne Nationale qui sera baptisée France Culture l'année suivante Anthologie étrangère - Thomas Hardy  dans "Les Nuits de France Culture par Philippe Garbit" le 21/02/2019.

Malheureusement pas de descriptif de cette émission, à part
Par Stéphane Frontès - Avec Stéphane Frontès - Réalisation Georges Gravier
Il faut donc écouter la présentation énergique de la "speakerine" (cet anglicisme francisé manque au vocabulaire d'aujourd'hui) pour en savoir plus sur les participants, dont Jean-Roger Caussimon : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-21.02.2019-ITEMA_21988713-2.mp3" debut="00:54 fin="01:57"]

L'auditeur est invité à suivre un parcours à travers les romans de l'écrivain, étudiés l'un après l'autre, pour en faire ressortir les thèmes et noter l'évolution de l'art de l'auteur. Quatre voix s'entrecroisent pour présenter les romans et en lire des extraits, deux voix de femmes dont la fermeté est remarquable et deux voix d'hommes. La clarté de la langue de chacun est admirable, tout autant que sa qualité.

Introduction : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-21.02.2019-ITEMA_21988713-2.mp3" debut="01:58 fin="03:33"] ("John Bull" est le surnom de l'Angleterre) .

Suite de l'introduction signalant l'influence de Georges Meredith (1828-1909) sur le jeune Hardy : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-21.02.2019-ITEMA_21988713-2.mp3" debut="03:33 fin="05:01"]

Quatre minutes en tout sur la "vie" de l'écrivain et 60 minutes sur son œuvre En 2021, les proportions sont inverses, car la littérature n'intéresse pas, seule la vie, intime (car elle est politique...) est exposée.

Seront passés en revue : "Loin de la foule déchaînée" ;  "Les Forestiers" ; "Le Maire de Casterbridge" ; "Tess d'Uberville" et "Jude l'Obscur".

L'émission date donc de 1962, les interventions sont écrites et lues dans un montage qui rappelle la pièce de théâtre. Soixante ans plus tard, on ne peut plus imaginer un tel dispositif. À France Culture, évidemment non, pour qui le débat en direct autour d'une publication critique  à vendre est la seule forme possible. Mais en Allemagne, par exemple ? Eh bien, oui ! On retrouve exactement cette forme dans des documentaires et dans des "Essais radiophoniques". Chacun en tirera la leçon adéquate.

Philaunet 

Philaunet
Admin

342
Répondre en citant  
''Profils - Jean-Roger Caussimon'' (1970) - Mar 25 Mai 2021, 22:48

Dans le billet précédent était signalée la présence de Jean-Roger Caussimon (1918-1985) comme lecteur d'extraits des romans de Thomas Hardy.

L'auteur et acteur a fait l'objet d'une émission de février 1970, "Profils", une rencontre en trois volets , rediffusée en octobre 2018.
1970 |"Comme à Ostende", "Monsieur William", "Le Temps du tango"... l'auteur de ces célèbres chansons, Jean-Roger Caussimon, répondait aux questions d'Emile Noël, en 1969, dans l’émission "Profils" (...)

"La chanson française, elle continuera car elle a la peau dure mais elle reçoit beaucoup de coups sur la figure. La chanson française, on la dissimule, on en a honte. Cela tient au phénomène de l'éclatement des frontières (ce qui est, en soi, une bonne chose, c'est formidable), mais ce n'est pas parce que les frontières disparaissent qu'il faut qu'un pays perde sa personnalité, la chanson est extrêmement importante c'est l'expression même d'une sensibilité d'un peuple et de ses besoins."
"Monsieur William" par les Frères Jacques (disque) ; la rencontre avec Léo Ferré ; "Le temps du tango" : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-17.02.2016-ITEMA_20915523-0.mp3" debut="18:59 fin="28:16"]



2e et 3e volets.

*******************

Récapitulatif hebdomadaire : 20 contributions du lundi 17 au dimanche 23 mai 2021 (semaine 21)

Curly 

Curly

343
Répondre en citant  
1940-1944 : La Résistance, témoignages et documents pour servir à l’Histoire - Mer 26 Mai 2021, 09:47

France Culture consacre les nuits du 27 & 28 mai à la Résistance. Philippe Garbit et son équipe ont sorti des archives une série datant de 1964 «1940-1944 : La Résistance, témoignages et documents pour servir à l’Histoire » .
Elle fut diffusée originellement durant l’été, pour célébrer le vingtième anniversaire de la Libération.
Cette nouvelle diffusion est un cadeau. En 1964 la radio culturelle française donnait la parole à ceux qui avaient vécu ces évènements de l’intérieur. Avant écoute, il est possible quand même de faire cette remarque : aujourd’hui, aucune émission de cette chaîne n’a cette ambition.
Les évènements plus récents ne donnent lieu qu’à des débats de sociologues qui viennent accessoirement présenter leur dernier livre. Cela donnera des tonnes d’archives qui diront quelque chose de notre époque, pour reprendre l'élément de langage tant apprécié par la direction actuelle. Ce ne sera pas à la gloire de France Culture, qui de toute façon ne cultive que le présent, et n’a strictement rien à faire de ce qu’elle va laisser : audimat d’abord.
Là, avec cette série chapeautée par Stanislas Fumet, nous avons semble-t-il une vraie page d’Histoire sous les oreilles. De plus, la série prend le temps de s’étaler sur une trentaine d’heures que les Nuits vont diffuser en 29 parties. Ne reste plus qu’à les écouter…

D’après l’Inathèque , l’émission se partage en six séries distinctes :
- "Quatre visages de la Résistance" de Denise Centore
- "La Résistance par ceux qui l'ont faite" de Francis Crémieux
- "Géographie de la Résistance" de Stanislas Fumet
- "La Presse et la LIttérature clandestine" de Roger Pillaudin
- "L'espoir survivant ou l'honneur des musiciens" de Sylvie Albert
- "Août 1944, Paris se libère" de Stanislas Fumet
Et une émission isolée :
- "Un phénomène : La collaboration" de Michèle Cotta

Les onze premières parties :
-1 : Émission inaugurale, -2 : Visages de la Résistance : Une femme dans la guerre : Marie-Madeleine du réseau Alliance  (07/06/1964)

-3 : Géographie de la Résistance La Bretagne, 1ère partie, -4 : Les hommes de juin 40, 1ère partie (08/06)

-5 : Géographie de la Résistance : La Bretagne 2ème partie, -6 : La Résistance racontée par ceux qui l'ont faite : Les hommes de juin 40, 2ème  partie (09/06)

-7 : Géographie de la Résistance : La Normandie, -8 : La Résistance racontée par ceux qui l'ont faite : Nous étions une poignée (10/06)

-9 : 1940, La presse et la Littérature clandestine, -10 : Un phénomène : La collaboration (10/06)

-11 : Géographie de la Résistance : Le Nord 1, -12 : Le Nord 2, -13 : La Résistance racontée par ceux qui l'ont faite : 1940, Zone Sud Zone Nord (11, 12/06)

-14 : La Résistance racontée par ceux qui l'ont faite : 1er pas, -15 : La Presse et la Littérature clandestine : 1941, la presse clandestine (12 et 13/06)

-16 : Géographie de la Résistance : L'Est, 1ère partie, -17 : Géographie de la Résistance : L'Est, 2ème partie (15 et 16/06)

-18 : Racontée par ceux qui l'ont faite : Janvier 1942 : La mission de Jean Moulin, -19 : La Presse et la Littérature clandestine : 1942 (07/06)

-20 : Géographie de la Résistance  Le Sud-est, 1ère partie, -21 : Géographie de la Résistance  Le Sud-est, 2ème partie (17 et 18/06)

-22 : Racontée par ceux qui l'ont faite : 1942, Londres-Washington aller-retour, 1ère partie, -23 : Géographie de la Résistance : Le Sud-est, 3 (18, 19/06)

Curly 

Curly

344
Répondre en citant  
Les bas-fonds de Paris - Jeu 27 Mai 2021, 20:13

Les bas-fonds de Paris, roman feuilleton rocambolesque, avec la classique substitution de bébé comme point de départ, devient un feuilleton radiophonique de la plus belle eau.
Jean-Roger Caussimon, incarnant Aristide Bruant, est tour à tour conteur et chanteur.
La diffusion de 2018 avait été relayée ici-même, mais les liens ont été rompus.
Renvoyons à celle de 2020.
Ce feuilleton de 1981 date d’une époque où techniquement France Culture bénéficiait de ressources dont il ne reste que des miettes aujourd’hui.
La radio avait en son sein un réservoir important d’acteurs, et on reconnaîtra dans la distribution des habitués des ondes, certains ayant été des piliers des Maîtres du mystère, Pierre Trabaud par exemple. On reconnaîtra des noms plus connus : Dubillard, Yvonne Clech, Jacques Seiler, Philippe Laudenbach.
Une grande série qui montre avec brio un savoir-faire radiophonique qui a disparu, car la radio de création n’est plus la priorité de la direction actuelle.

Les bas fonds de Paris d’après Aristide Bruant
adaptation Jean-Jacques Steen
réalisation Claude Roland-Manuel
au piano Roger Pouly
au banjo Jean-Paul Charlap
interprétation : Jean-Roger Caussimon, Francine Bouffard (chanson ''Rue Saint Vincent''), Douchka, Roger Mollien, Daniel Volle, Florence Blot, Jean-Jacques Steen, René Renot, Pierre Garin, Eve Lorach, Philippe Janin, Catherine Susen, Joëlle Guigui, Claire Emeriault, Thierry Sole, Yves Fabrice, Michel Gesina, Jean Boudon, Jean Larrive, Pascal Mazzotti, Monique Thierry, Edith Loriat, Véra Feyder, Marianne Epin, Franck Ginette, Patrick Gonda, Alexandre Ginoyer, Dominique Paturel, Pierre Constant, Yvonne Clech, Claude Richard, Michèle Patre, Pierre Risch, Philippe Moreau, Béatrice Gras Maris, Olga Pelletier, Philippe Derrez, Marguerite Cassan, Pierre Decazes, Nicole Vassel, Alain Auban, Michèle Venard, Denise Provence, Marianne Lors, Luc Gentil, Charles Marosi, Bruno Balp, Jacques Vadot, Gilles Warga, Eve Lorach, Annie Degroote, Jean Péméja, Véronique Augereau, Cathy Vagnon, Janine Darcey, Pierre Delbon, Claude Nicot, Manuel Gomez de Kset, Etienne Bierry , Jean-Paul Tamaris, Liliane Gaudet, Françoise Beliard, Anne Fabien, Jacques Maire, Patrice Keller, Jean-Paul Racodon, Christine Verger, Lisette Lemaire, Marie-Jeanne Gardien, Agnès Viala, Martine Regnier, Chantal Garrigues, Pierre Hatet, Rosine Favey, Henry Djanik, Michel Orlando, Amzel, Pierre Trabaud, Philippe Laudenbach, Jacques Seiler, Pascal Lievyn, Marie Ceolin, Paul Le Person, Jacques Gheusi, Roland Dubillard, Daniel Colas.

bruitage : Patrick Martinache
prise de son : Madeleine Sola


Épisode 1 – 31-08-1981
Épisodes 2 & 3 – 01 & 02-09
Épisodes 4 & 5 – 03 & 04-09
Épisodes 6 & 7 – 07 & 08-09
Épisodes 8 & 9 – 09 & 10-09
Épisodes 10 & 11 – 11 & 14-09
Épisodes 12 & 13 – 15 & 16-09
Épisodes 14 & 15 – 17 & 18-09
Épisodes 16 & 17 – 21 & 22-09
Épisodes 18 & 19 – 23 & 24-09
Épisodes 20 & 21 – 25 & 28-09
Épisodes 22 & 23 – 29 & 30-09
Épisodes 24 & 25 – 01 & 02-10

Curly 

Curly

345
Répondre en citant  
La Résistance - Trois Décraqués - L'enfant des Vosges - Le collectionneur de faits divers - Dim 06 Juin 2021, 13:14

1- Suite d'un précédent billet
France Culture consacre les nuits du 27 & 28 mai à la Résistance. Philippe Garbit et son équipe ont sorti des archives une série datant de 1964 «1940-1944 : La Résistance, témoignages et documents pour servir à l’Histoire » .
Elle fut diffusée originellement durant l’été, pour célébrer le vingtième anniversaire de la Libération.
Cette nouvelle diffusion est un cadeau. En 1964 la radio culturelle française donnait la parole à ceux qui avaient vécu ces évènements de l’intérieur.
Dans l’émission inaugurale, Stanislas Fumet explique comment s’est construite cette série. Les témoignages recueillis ont été coupés, triés. Un entretien peut se retrouver réparti dans différentes émissions, selon le thème abordé.
Le producteur fait le lien, et le texte de présentation s’enchaîne avec perfection avec le témoignage.
La partie sur la collaboration est la seule où les témoins font défaut – il en restait, et bien placés pour certains en plus à l’époque, mais allez savoir, c’est le silence radio.
A la place, lectures de lettres, d’articles, et exposé des différentes tendances au sein de la collaboration ainsi que ses évolutions au fil du temps. Un seul témoin, un universitaire alors d’extrême droite qui s’est engagé dans la Résistance.
Pour les autres émissions, c’est un enchaînement de récits d'actes de résistance. Dès la seconde partie, celle sur Marie-Madeleine Fourcade et le réseau Alliance, la principale qualité de la série apparaît : les producteurs ont pour la plupart participé à la Résistance, connaissent parfois leur interlocuteur, et la complicité entre la productrice Denise Centore et Marie-Madeleine Fourcade donne à l’entretien une qualité rare. Ajoutons à cela une chose qui forcément prend plus de valeur aujourd’hui : seule une petite vingtaine d’années séparent l’enregistrement des entretiens et les faits racontés. A l’écoute, plongés en 1964, nous nous sentons proches des évènements.
Et en plus, les témoins sont encore assez jeunes, la quarantaine ou la cinquantaine, et leurs souvenirs sont encore frais.
Trop frais peut-être, au vu des évènements, car en contrepartie, certains se refusent à raconter des faits traumatisants, résumés en deux trois mots par Stanislas Fumet, qui ajoute que le témoin a refusé d’être enregistré. D’autres opèrent une sélection dans leurs souvenirs, ce qui est normal, mais les trous sont nombreux.
Lorsque ce sont des faits très précis, c’est moins audible, mais dans le cas de Marie-Madeleine Fourcade, les silences sont nombreux. Par exemple, elle est emprisonnée à plusieurs reprises, mais les évasions, pourtant périlleuses et délicates, sont escamotées systématiquement.

Les émissions étaient diffusées au départ le soir entre 19 et 20h, deux épisodes étaient proposés à la suite, le premier de 20mn seulement et le second d'une demi-heure environ. La brièveté n'exclut pas la densité, une telle densité (2/3 récits forts) qu’une pause est nécessaire.
Puis, en soirée, certaines parties plus longues, comme celle avec Marie-Madeleine Fourcade d'une durée de près de deux heures.
A suivre dans les Nuits jusqu’au 18 juin, et suite et fin en août.

2- Trois « Décraqués »
par Bertrand Jérôme et Françoise Treussard
LIP et LIP et lipogramme (17/11/1989)
avec Jacques Jouet et Jacques Bens 
Témoignages pour faits divers 1/2 (01/07/2004)
avec Jean-Bernard Pouy, Gilbert Lascault, Emmanuel Brouillard, Patrice Delbourg et Patrice Minet
réalisation Monique Bailly 
Témoignage pour faits divers 2/2 (16/01/2004)
avec Jean-Bernard Pouy, Patrice Delbourg et Lucas Fournier
réalisation Monique Bailly 
La qualité dépend de l’inspiration des participants. Ici, il n’y a pas photo, le lipogramme cornélien est au-dessus du panier. Pour les faits divers, Jean-Bernard Pouy, rarement en panne d’inspiration, emporte le morceau.
En 1989, les Décraqués, et autres Papous dans la tête, vivaient leur heure de gloire radiophonique, alors qu’en 2004, le déclin pointait le bout du nez. L’émission du 1er juillet devait être une des dernières apparitions radiophoniques de Bertrand Jérôme avant retraite forcée, et un des derniers Décraqués, qui dans la foulée est passé à la trappe.

3- Nuits magnétiques
L'enfant des Vosges (09/09/1997)  
par Anice Clément
réalisation Fabien Fleurat 
Exactement ce que Les pieds sur terre ne veulent ou ne savent pas faire pour des raisons bassement médiamétriques.
La productrice, que l’on sent très impliquée dans son reportage, se rend dans un village des Vosges, où un petit garçon de 4 ans a été retrouvé couvert de blessures et de coups.
Anice Clément retourne dans ce village, et va discuter avec les voisins, le grand-père du garçon, l’artisan qui a dénoncé cette maltraitance... ainsi qu’un médecin, et l’avocat de l’enfant.
Bien sûr, tout cela dépasse la notion même de fait divers, et l’on se retrouve avec un récit à plusieurs points de vue, parfois contradictoires – qui ment ? qui dit la vérité ?  - qui aborde de front la maltraitance infantile.
Pas de tire-larmes, ce qui rend l’émission encore plus forte, même si au début un extrait du Köln Concert de Keith Jarrett faisait craindre le pire.
Les relances de la productrice, qui poussent toujours les protagonistes dans leurs retranchements sans jamais les agresser, donnent encore plus de force à l’ensemble.

4- Le collectionneur de faits divers (03/01/1949 Chaîne Nationale) 
d’Armand Lanoux
interprétation Germaine Montero, Pierre Larquey, Michel Vitold et Germaine Morgan
réalisation Henri Soubeyran
Dramatique d’un peu plus d’une demi-heure, au dénouement prévisible, et particulièrement monotone, malgré la qualité de l’interprétation. Germaine Montero pousse la chansonnette, Pierre Larquey joue sans forcer un vieux brocanteur, et Michel Vitold le jeune candide.
Le brocanteur en question collectionne les faits divers et les raconte à son jeune auditeur, Germaine Montero les ponctuant à chaque fois de commentaires musicaux. L’essentiel de la dramatique réside dans l’énumération des faits divers, qui lassent assez vite.

Curly 

Curly

346
Répondre en citant  
Deux extraits de ''1940-1944 : La Résistance, témoignages et documents - 17, L'Est'' - Mer 23 Juin 2021, 19:57

Le manque d’envie de se plonger dans un nouvel article promo cire-pompe de Téléramouche sur la fiction radio (une parenthèse quand même, que nous allons faire courte : « l’avenir radieux de la fiction » alors que l’inspiration pointe aux abonnés absents et que la radio phare de la fiction, France Culture, a un budget de plus en plus miteux, et des idées de plus en plus toujours les mêmes fermons la parenthèse pitié) et la vision grandiose de la grille du jour nous envoient cette fois-ci (hier c’était sur YouTube) dans les Nuits.

1940-1944 : La Résistance, témoignages et documents pour servir l'Histoire -8-,
16 & 17 Géographie de la Résistance : L'Est, 1ère & 2ème  partie (15 & 16-06-1964)

par Stanislas Fumet - réalisation Paul Ventre
La série est momentanément interrompue à la quarante et unième partie, et sera reprise en août.
L’un des intérêts de cette série est le chevauchement de témoignages dont le télescopage peut offrir des effets de contrastes très forts.
Dans la dix septième partie, se suivent :
une évocation des camps de la mort par un fonctionnaire de police [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-31.05.2021-ITEMA_22684825-2021C3372E0039.mp3 " debut="61:21" fin="64:56"]
cinq minutes plus tard, un académicien, André Chamson, prend la pose, avec un récit savamment conçu, qui a tout du bon gros discours officiel plein d’emphase, dont les artifices ne sont que plus marquants après l’écoute de ce qui a précédé
[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-31.05.2021-ITEMA_22684825-2021C3372E0039.mp3 " debut="71:10" fin="75:46"]

Curly 

Curly

347
Répondre en citant  
Walker Evans - Jacques Cartier - Sade - Le voyage d'une carte postale - Lun 28 Juin 2021, 12:18

Les chemins de la connaissance - Walker Evans, un photographe américain  
1/2 : Partie 1- Un photographe américain à Paris, 2- L'expérience de La  Havane, 3- Un observateur de la crise américaine (30/04/1990, 01 et 02/05/1990) 
2/2  : Partie 4- Le style documentaire, 5- La recherche visuelle (03 et 04/05/1990) 
par Jean Daive - avec Gilles Mora et Pierre Devin (pour la 5 uniquement)
Un entretien entre Jean Daive et Pierre Mora qui retrace toute la vie et la carrière d’Evans, le tout ponctué de blues.
Le France Culture actuel ne s’intéresse qu’à un seul aspect du photographe, celui de « Louons maintenant les grands hommes… » (textes de James Agee), qui rend compte de la période de la Grande Dépression.
Ces chemins de la connaissance vont franchement au-delà. Il y eut avant un reportage à La Havane, et après les photos pour deux grands magazines, Times et Fortune, ainsi qu’au début des années 70 l’utilisation du Polaroïd.
Deux point forts :
- Les entretiens sont enregistrés, coupés et montés. On échappe donc aux bouillies en direct en règles en 2021, sans forme ni consistance.
- Jean Daive est un producteur à l’écoute de son invité. Qui plus est il maîtrise le sujet qu’il aborde.

Les samedis de France Culture
- Jacques Cartier, autour et alentour :  450e anniversaire du premier voyage du navigateur Malouin au Canada (23/06/1984) 
par Nadine Lefébure - réalisation Maurice Audran 
Sorte de mise en bouche pour célébrer l’anniversaire. La première partie est celle qui a la moins vieillie : panorama rapide de la vie de l’explorateur, avec quelques brèves lectures. Il y a beaucoup de zones d’ombres qui rendent le personnage fascinant.
La suite est forcément plus anecdotique, puisque traitant de l’actualité, surtout théâtrale, de Jacques Cartier en 1984, avec deux pièces le mettant en scène. On peut entendre leur auteur les présenter, ainsi que quelques courts extraits.

Le même été, France Culture proposait une série de 13 X 1 heure sur Jacques Cartier : « Jacques Cartier : le voyage imaginé 1534-1984 » par Jean-Daniel Lafond et Pierre Perrault, et réalisée par Janine Antoine.
Cette émission fort prometteuse sera diffusée cet été dans les Nuits. Première émission le 6 juillet.

Petit théâtre de nuit - Augustine de Villebranche (18/01/1972) - pas de lien pour la diffusion du 16 juin 2021, renvoi vers celle de 2014 -
de Donatien Alphonse François de Sade (Marquis de Sade) - par Géraldine Gérard
avec Jean-Pierre Andréani, Clément Beram, Nathalie Nerval.
réalisation Georges Peyrou
Géraldine Gérard, qui produisit la série « A l’enseigne du merveilleux » dont plusieurs numéros sont disponibles dans les Nuits (présentations avec liens disséminées plus haut dans le fil) adapta pour Inter Variétés entre 1970 et 1974 de nombreux textes classiques : Balzac, Poe, Gogol, Charlotte Brontë, Wilde, Henry James ou Thackeray.
Cette histoire de Sade est un marivaudage classique où les travestissements jouent un très grand rôle. Il y est question d’une jeune fille lesbienne et d’un jeune homme libertin. Cependant, le dénouement reste dans les conventions d’une morale toute traditionnelle.
Interprétation et réalisation impeccables.

Nuits magnétiques - Le voyage d'une carte postale (29/10/1991) 
par Jacques Hassoun - avec Maurice Rajsfus (écrivain, journaliste) et Joseph Nahoum - réalisation Jacques Taroni
A partir de la découverte d’une série de cartes postales de 1911, voyage à travers le siècle. L’histoire nous emmène d’un marché aux puces de la Porte de Vanves en Égypte, en Pologne, un peu en Normandie.
L’émission est d’une rare densité, la réalisation riche (quel rythme !).
Une perle.

Curly 

Curly

348
Répondre en citant  
La deuxième génération d’immigrés - Quarante ans ou la vie d'un joueur, hommage à Louis Jouvet - La Résistance, témoignages et documents pour servir l'Histoire - Dim 04 Juil 2021, 12:11

Nuits magnétiques - La deuxième génération d’immigrés (18/10/1984) - pas de lien, diffusion dans les Nuits le 26 juin 2021 -
par Maurice Lemoine
Un reportage dans les quartiers nord de Marseille dont les premières minutes laissent augurer une réussite : discussion entre une mère et son fils, comparaison entre deux générations, celle arrivée en France au début des années 60, et la suivante, confrontée au chômage et au racisme ambiant.
Or, la suite déroule plutôt un discours sociologique généralisant. Au lieu de laisser la parole à ceux qui auraient dû l’avoir pleinement, nous avons droit à des propos généraux sur les discriminations, la politique de la ville, alors celle de Gaston Deferre, tenus par des responsables de la Cimade.
Nous attendons un peu plus de ce type d’émission, d’où une certaine déception. Depuis 1984, les choses ne se sont pas arrangées du tout, bien au contraire.
En 1984, les habitants demeurent très prudents devant le micro, on ne peut pas dire qu’ils s’épanchent avec confiance. Aujourd’hui, les habitants de ces quartiers n’ont plus un seul micro de France Culture pour les écouter.

Quarante ans ou la vie d'un joueur - Hommage à Louis Jouvet (22/05/1955 Chaîne Nationale - 17/12/1961 France III  Nationale) 
par  Henri Jeanson - avec en archive, la voix de Louis Jouvet
avec les  témoignages de Paul Abram (homme de lettres, directeur de théâtre),  Georges Auric (compositeur), André Beucler (écrivain), Dominique Blanchar  (comédienne), Pierre Bost (écrivain, scénariste), Julien Carette  (comédien), Léon Chancerel (comédien, metteur en scène), Camille Demangeat (décorateur, scénographe), Béatrix Dussane (comédienne), Gabrielle Fontan (comédienne), Marcel Karsenty (directeur de théâtre, producteur de tournées), Gérard de Lacaze-Duthiers (homme de lettres), Léo Lapara  (comédien), René Lefèvre (comédien), Élie Lescot (homme politique,  Président de la République d'Haïti), Émile Mazaud (dramaturge,  nouvelliste), Raymone (comédienne), Jean Renoir (cinéaste), Jean Sarment (comédienne, journaliste, écrivain), Henri Sauguet (compositeur), Pierre Scize (journaliste) et Bernard Zimmer (écrivain de théâtre, scénariste, dialoguiste)
réalisation Albert Riéra
     
Grande émission signée Henri Jeanson, qui écoute les récits de ceux qui ont bien connus Jouvet. Jeanson a rajouté en 1961 une petite introduction, ce qui explique la double date de diffusion.
Pour le reste, c’est avec une certaine émotion que s’écoute cette émission : les intervenants ont tous connu de très près l’acteur, et les anecdotes sont nombreuses. Bien sûr, comme toujours dans ce type d’hommage, quand la légende dépasse la réalité, on imprime la légende…
Même s’il est déclaré durant l’émission que Jouvet avait le cinéma en estime, l’impasse est faite sur ses apparitions cinématographiques, à l’exception des « Bas fonds » de Jean Renoir.
La première partie, celle consacrée aux débuts, est la plus passionnante, car est raconté le Jouvet régisseur de théâtre, l'accessoiriste, le décorateur et l'éclairagiste.
Les extraits entendus ne donnent pas toujours une bonne idée de la qualité de son interprétation. Le début du « Médecin malgré lui » (extrait de « Prestige du théâtre », voir ci-dessous) qui est donné à entendre est décevant. Nous avons l’impression que Jouvet, au jeu distancé teinté d'ironie, passe à côté de son personnage. Il semble réciter le texte de manière mécanique.
Deux belles pièces, éditées par les éditions EPM :
« L’école des femmes », enregistré au Colonial Theatre de Boston, le 16 mars 1951. Disponible aussi sur YouTube .
Une série de « Prestige du théâtre » (1949/50, Programme National) signée Léon Chancerel, que l’on entend aussi dans l’émission de Jeanson. C’est une évocation de la vie de Molière avant son arrivée à Paris.

                        Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 35 Opera868 Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 35 Opera869

La Résistance, témoignages et documents pour servir l'Histoire  
-35 : La presse et la Littérature clandestine, 2ème partie (01/07/1964)
-37 : La presse et la Littérature clandestine, 3ème partie (04/07/1964)
par Roger Pillaudin et Jacques Debû-Bridel
réalisation Henri Soubeyran
Les éditions de Minuit ont été récemment rachetées par une grosse maison d’édition souvent en copinage avec France Culture. Cette dernière nous a offert en guise de célébration une énième tartine de sociologie , parce que la sociologie est l’unique angle d’ouverture de la station de tuture, son obsession, son amour, sa passion.
Là, comme il s'agit de ne pas froisser les copinages, hors de question d'évoquer le monopole de Gallim' tout puissant.

Il est possible d’entendre une histoire des origines des éditions de Minuit dans cette série exceptionnelle « 1940-1944 : La Résistance, témoignages et documents pour servir l'histoire ». Il s’agit de la 35ème émission et de la 37ème.
C’est l’histoire des éditions de Minuit d’avant l’arrivée de Jérôme Lindon, avec Vercors, Eluard, Aragon, Triolet, Cassou, Claude Aveline. Les lectures sont toujours impeccables : Jean Topart certes, mais aussi René Char, qui avec sa chaude voix caverneuse nous lit un poème de Paul Eluard.
Il est question aussi du monde de l'édition durant l'Occupation, et de la question de l'engagement : publier durant la guerre n'était-il pas superflu au regard d'autres actions de résistance à mener ?



Dernière édition par Curly le Ven 20 Aoû 2021, 19:44, édité 1 fois

Curly 

Curly

349
Répondre en citant  
Jacques Cartier : le voyage imaginé 1534-1984 - L’aumônier de Neuengamme - Ven 09 Juil 2021, 11:41

Dans un épisode précédent :

France Culture proposait [durant l'été 1984] une série de 13 X 1 heure sur Jacques Cartier : « Jacques Cartier : le voyage imaginé 1534-1984 » par Jean-Daniel Lafond et Pierre Perrault, et réalisée par Janine Antoine. [en réalité c'est une émission de Radio Canada mise en onde par Gilbert Picard]
Cette émission fort prometteuse sera diffusée cet été dans les Nuits. Première émission le 6 juillet.

Jacques Cartier : le voyage imaginé, 1534-1984 : 1/13 : -Partîmes de Saint-Malo (13/08/1984)
-   pas de lien, diffusion le 06-07-2021 -
par Jean-Daniel Lafond et Pierre Perrault - Avec les joggers : Luc Frémont et Stéphane Boulais, Joe Klipffel  (écrivain et amateur de Saint Malo), Isabelle Frémont et les remparts  et les goélands de Saint-Malo
réalisation Jean-Daniel Lafond, Gilbert Picard
Prometteuse, sur le papier seulement. De la balade dans Saint-Malo, nous aurions souhaité ne retenir que le chant des goélands, qui semble un contrepoint narquois aux propos creux des différents intervenants, ce qui n’était certainement pas dans les intentions des auteurs qui, imbus de leur personne, tentent d’imposer leur vision de Saint-Malo. Ce n’est pas une émission sur Jacques Cartier, mais sur le rapport qu’a Pierre Perrault avec Cartier. Surcouf, Cartier et Chateaubriand sont des « mecs », et l’idée qu’ont les producteurs est que Cartier est grand, Cartier doit être célébré à genou chaque jour que Dieu fait. J’exagère, mais si peu…
A force de vouloir saisir un authentique Saint-Malo, point de départ du voyage de Cartier, nous tombons et restons de bout en bout dans une carte postale où les propos creux se succèdent, et sont même répétés de nombreuses fois.
Le type même d’émission pas supportable, où les producteurs se mettent constamment en avant, sans qu’ils aient quoi que ce soit à dire d’intéressant.
Une déception de taille.
Vous pouvez pour passer le temps compter le nombre de fois où les brillants intervenants disent « pour moi ».

1940-1944  : La Résistance, témoignages et documents pour servir l'histoire
19/29 :  -38 : Visages de la Résistance : L’aumônier de Neuengamme (28/06/1964)
par Denise Centore 
prise de son Madeleine Sola
réalisation Jean-Jacques Vierne
Cette partie de près de deux heures mérite quelques remarques, car, comme il est expliqué dans l’émission inaugurale , l’expérience est tentée dans certains épisodes de la série de mêler reconstitution fictionnelle avec les témoignages des intervenants.
Le long récit de l’aumônier est ponctué de brefs passages où des acteurs reconstituent certains évènements. La partie jouée ne doublonne pas avec le récit de l’aumônier Noël Carlotti, elle prend le relais de son récit avant de revenir vers lui. Les parties jouées sont brèves, et c’est le témoignage qui reste de loin au premier plan. La question qui pourrait se poser est l’intérêt de ces passages, sachant que l’aumônier s’exprime avec beaucoup de sobriété et de talent. Il prend son temps, les silences qui émaillent son récit sont des ponctuations peut-être plus fortes que les reconstitutions par des acteurs.
La séance de torture par les allemands est donc jouée, et en plus, nous avons pour jouer l’officier allemand un acteur qui n’est pas des moindres : Howard Vernon, que le cinéma a souvent cantonné dans ce type de rôle.
Le problème réside dans la pertinence de ces passages. Jamais ils ne choquent véritablement, parce qu’ils restent sobres eux aussi. Mais il reste à savoir si le récit ne se suffisait pas à lui-même. On suppose, même si ce n’est pas précisé, que les dialogues des acteurs ont été écrits par Noël Carlotti.
Il n’en demeure pas moins que cette émission est l’un des points d’orgue de cette série pourtant déjà très riche.
Générique complet pour la partie jouée : Jean Brassard, André Chanal, Fred Fischer, Lucien Frégis, Marc Lambert, Jean Péméja, Pierre Risch, Pierre Trabaud, Hans Verner, Claude Vernier, Howard Vernon
bruitage Jean-Jacques Noël

Autre moment fort dans
-40 : Géographie de la  Résistance : De Limoges à la côte Atlantique (30/06/1964)
par Stanislas Fumet - Réalisation Paul Ventre
Oradour-sur-Glane raconté par une survivante [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-17.06.2021-ITEMA_22658242-2021C3372E0051.mp3" debut="44:26" fin="47:02"]

Curly 

Curly

350
Répondre en citant  
Le distrait de Jean-François Regnard - Faits divers par Pierre Véry & Maurice Renault - Lun 12 Juil 2021, 16:48

Théâtre et université - Le Distrait (15/12/1966) - pas de lien, diffusion le 10 juillet 2021
de Jean-François Regnard
réalisation Eléonore Cramer 
enregistré au Theâtre de la Commune d'Aubervilliers
mise en scène de Gabriel Garran, assistant Pierre Vielhescaze
musique de scène Stéphane Vilar
avec Michèle André (Isabelle)
Paul Bonifas (Valère)
Jean-Laurent Cochet (Carlin)
Julia Dancourt (Lisette)
Jean-Marie Fertey (le chevalier)
Hélène Manesse (Clarice)
Mary Marquet (Mme Grognac)
Régis Santon (un laquais)
Bernard Verley (Léandre)
Tribune libre animée par Philippe Dechartre, avec Marcel Giraudet, Georges Lerminier, Pierre Vielhescaze, Claudine Bensaïd, professeur de lettres au Lycée Paul Valéry et deux de ses élèves.
L’aspect le plus frappant de cette émission est son souci de contextualiser la pièce, et d’en proposer une lecture critique, quitte, comme Claudine Bensaïd et ses élèves, à la démolir complètement.
La pièce est bien interprétée, le public réagit aux effets comiques de manière spontanée, et l'auditeur suit, malgré la nette impression d’entendre du sous-Molière.
Les choix de mise en scène, pas très audibles, forcément, seront explicités lors de la tribune qui suivra la représentation.
Ce n’est pas toujours le cas dans cette série, mais ici la tribune, qui dure vingtaine de minutes, condense - le montage est parfait – toute une série de réflexions qui n’ont rien perdu de leur actualité.
Il est vrai que selon ce que l’on attend d’une telle pièce il est possible de la trouver sans aucun intérêt, les effets comiques, l’intrigue, tout a déjà été fait chez Molière, et en mieux.
A l’heure où Marivaux était redécouvert, plusieurs metteurs en scène ont tenté de déterrer d’autres auteurs méconnus du théâtre français, comme Regnard.

L’assistant du metteur en scène vient s'expliquer et met en avant :
- l’aspect sociologique de la pièce, miroir de la société de la fin du XVIIème siècle.
- la mise au goût du jour de certains personnages, le chevalier étant coiffé comme un Beatles (nous sommes en 66).
Ces deux choix sont discutables, car finalement ils offrent l’opportunité de masquer les insuffisances de la pièce.
Le débat met rapidement à plat plusieurs sujets : celui de la postérité d’une œuvre, des nouvelles mises en scène de pièces anciennes, de ce que l’on peut apprécier encore dans des pièces qui ne parlent plus vraiment de notre société. Pourquoi jouer des pièces qui imitent Molière sans jamais l'égaler ?

« Le distrait » a quand même eu droit à une autre version, enregistrée en studio celle-ci, en 1990, réalisée par Georges Gravier,  avec Françoise Seigner dans le rôle de Mme Grognac, et avec Catherine Salviat (Lisette), Loïc Brabant (Léandre) et Yves Gasc, Catherine Sauval, François Barbin, Anne Kessler,  Thierry Hancisse, David Bursztein, Bruno Pesenti.


Faits divers, par Pierre Véry et Maurice Renault - Vive la mariée ! (01/12/1953 Chaîne Parisienne) 
de Nino  Frank
interprétation Louis Arbessier (Le marquis de Saint Guy), Odette Barrois (la Princesse), Nelly Benedetti (la Comtesse Nikia), Maurice Biraud (le chef de gare), Florence Brière (le duchesse d'Ombre), Pierre Dac (le Roi Victor), Pierre Delbon  (le Prince Amédée), Gabrielle Fontan (Mama, la vieille nounou), Louis  de Funès (le Diable), Albert Gercourt (Quenelle, garde du palais),
Jean-Pierre Lituac (le Chevalier Bombard) et Pierre Olivier (le Comte de Castillon)
réalisation Pierre Billard 

Fantaisie pleine d’humour noir autour de cadavres qui tombent comme des mouches lors d’un mariage princier.
Pierre Véry tient, et il y tient énormément, à ce que nous sachions que tout cela s’est vraiment déroulé. Nino Frank a pourtant tenu à ajouter une explication irrationnelle à ce fait divers en faisant intervenir un diable de seconde zone. Louis de Funès, pas encore dans son rôle d’aboyeur hystérique, est ici plus posé. Et quelle diction… du grand art.
Cette fiction est aussi l’occasion de retrouver Pierre Dac dans le rôle du roi volage qui veut expédier le mariage de son fils pour pouvoir partir au plus vite à la chasse.
La patte de Pierre Billard, nous la retrouvons dans l’utilisation – nouvelle pour l’époque – d’acteurs venus du doublage ou du cabaret, et non d’acteurs de théâtre comme c’était l’habitude jusqu’alors, et de la musique – un air, un seul, qui ponctue toute la pièce.
Après la fiction, la lecture de l’article de presse par Jean Toscane montre que Nino Frank a volontairement mis de côté quelques morts.

Maurice Renault se délecte de quelques faits divers cocasses envoyés par les auditeurs – le premier : un homme a accepté le pari de manger une souris vivante pour gagner une voiture – avant de laisser la place au duo Beaumont/Régent.
Les livres : Germaine Beaumont a craqué sur une enquête menée par des enfants, « Maman déteste la police » de Craig Rice, et elle a tellement craqué que le livre suivant, « La planche qui craque » de Henry Holt, lui fait faire un jeu de mots qu’ici nous ne nous permettrions pas de reproduire.
Le film à ne pas voir de la semaine :
Roger Régent n’a pas de planche pour craquer, alors il est furax. Mal lui en a pris d’aller voir le navet de la semaine « La chute de la maison Usher » d’Ivan Barnett.
Il regrette la version de Jean Epstein, remplie de « provocations agressives » certes, mais vous connaissez Roger, un compliment est toujours nuancé par une petite pique bien plantée.
Quant à la version d’Ivan Barnett, un ado de 15 ans aurait fait mieux, à l’aise, nous dit-il afin que nous ayons une idée plus précise de la catastrophe cinématographique à laquelle nous avons échappé.

A signaler, durant tout l’été, diffusion de la série en huit parties « Pages entomologiques de Jean-Henri Fabre ».
Avec pour commencer :
La Mante (16/08/1978) – pas de lien, diffusion le 11 juillet 2021
par Michel Anthonioz
avec Pierre Teocchi (conservateur du Musée de l'Harmas à Sérignan), Jean Tortel
lecture : Emmanuelle Weisz
La mante de Jean-Henri Fabre, par Jacques Dufilho
réalisation Janine Antoine

Curly 

Curly

351
Répondre en citant  
La mante religieuse - Mar 13 Juil 2021, 12:24

Et voilà !

Pages entomologiques de Jean-Henri Fabre
La Mante (16/08/1978) – pas de lien, diffusion le 11 juillet 2021
par Michel Anthonioz
avec Pierre Teocchi (conservateur du Musée de l'Harmas à Sérignan), Jean Tortel
Lecture du Répertoire analytique par Emmanuelle Weisz,
La mante de Jean-Henri Fabre, par Jacques Dufilho
réalisation Janine Antoine et Michel Créis

Réalisation qui rappelle celle des meilleurs Ateliers de Création Radiophonique. La présence au générique de Janine Antoine et Michel Créis n’y est pas pour rien.
La première émission raconte l’enfance de l’ethnologue. Et Jacques Dufilho nous raconte les mœurs meurtrières de la mante religieuse.
Dans les sept autres émissions nous aurons : la cigale, les épeires (deux parties), le minotaure typhée, le scorpion languedocien, les carabes, et le grand paon.

Contenu sponsorisé 


352
Répondre en citant  
Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) -

Le programme de nuit, îlot de culture (II)     Page 35 sur 39

Haut de page ↑   

Aller à la page : Précédent  1 ... 19 ... 34, 35, 36, 37, 38, 39  Suivant

Accueil / France Culture

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum