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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Au fil de l'écoute

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Au fil de l'écoute    Page 46 sur 79

Bas de page ↓   

Yann Sancatorze 


451
Répondre en citant  
Re: Au fil de l'écoute - Dim 20 Sep 2015, 11:05

Et puis est-il véritablement prouvé qu'une approche de type "faux jeunes", brouillonne, floue, rigolarde soit la meilleure porte d'entrée pour un public profane et plus simplement "digital native" ? Il me semble qu'il est beaucoup plus difficile de se concentrer lorsque la parole est incomplète, non construite, peu préparée ou documentée. Qui veut perdre son temps dans ces conditions ? Comme si on "achetait" une ambiance et non un contenu. On doit souvent se dire en interne que ces personnalités (Goumarre, Conquet, Voinchet, Richeux, etc.) sont tellement sympathiques que leur personnalité attachante fera tout. C'est, là encore, une gentille forme de mépris pour ces auditeurs toujours perçus comme un troupeau grégaire et approbant, sans connaissances ni esprit critique.

Spontanément, j'aurais tendance à considérer qu'un projet musical pour néophytes devrait être resserré, efficace, précis, documenté, varié, soigneusement assemblé, tout simplement parce que l'offre est tellement élargie partout ailleurs que des auditeurs connectés n'ont pas de temps à perdre. Attendre pendant une heure qu'un petit morceau de connaissance inédite émerge à la surface de cette bouillie, c'est long et il faut être patient. Il existe des sites pour producteurs de podcasts amateurs : on y trouve des conseils de base et France Culture, dans ses émissions les plus neuves, ferait sans doute bien de s'en inspirer.

Comme souvent lorsqu'une direction de France Culture prend une décision ou monte un projet, c'est dans la mauvaise direction, avec des outils qui ne sont pas les bons et qui ne fonctionnent pas.

Philaunet 

Philaunet
Admin

452
Répondre en citant  
Recherche sujets désespérément, envoyer idées à France Culture - Lun 21 Sep 2015, 12:34

@Yann Sancatorze a écrit:Et puis est-il véritablement prouvé qu'une approche de type "faux jeunes", brouillonne, floue, rigolarde soit la meilleure porte d'entrée pour un public profane et plus simplement "digital native" ? Il me semble qu'il est beaucoup plus difficile de se concentrer lorsque la parole est incomplète, non construite, peu préparée ou documentée. Qui veut perdre son temps dans ces conditions ? Comme si on "achetait" une ambiance et non un contenu. On doit souvent se dire en interne que ces personnalités (Goumarre, Conquet, Voinchet, Richeux, etc.) sont tellement sympathiques que leur personnalité attachante fera tout. C'est, là encore, une gentille forme de mépris pour ces auditeurs toujours perçus comme un troupeau grégaire et approbant, sans connaissances ni esprit critique. (...)

Vous avez défini France Culture en deux mots : « une ambiance », mots  auxquels on peut ajouter « sympathique » et « rigolarde ».  Voir les photos d'ex-Nova Serrell et de Quenehen.

@Yann Sancatorze a écrit:Comme souvent lorsqu'une direction de France Culture prend une décision ou monte un projet, c'est dans la mauvaise direction, avec des outils qui ne sont pas les bons et qui ne fonctionnent pas.

Un petit peu de  Supersonic, émission que personne n' a encore signalée, et quel dommage ! Le début du numéro du 19 septembre  [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/09/s38/RF_B4F32ECF-5330-43AF-B72E-64F0BAAA25DD_GENE.MP3" debut="00:00" fin="06:24"]

Et Sur les Docks, ça fait un bail qu'on n'en a pas dit un mot, mais laissons le début de la dernière émission (le 17 septembre) parler elle-même : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/09/s38/RF_2FE32833-64EF-4CDF-8FDD-87BE0B6C756D_GENE.MP3" debut="00:00" fin="05:40"]

Et après étonnez-vous qu'aucune émission n'ait été dédiée au patrimoine ce week-end...

Je n'irai pas (pour l'instant) aussi loin que Nessie qui, à l'occasion, a trouvé que la disparition de France Culture ne serait pas une perte. Mais je ne verrais pas d'un mauvais oeil la fusion de France néo-Mouv' ex-Culture avec France Musique dans un rapport 1/4 - 3/4.

La BBC l'a fait avec BBC 3, les radio allemandes également et l'on sait que la radio italienne a sa station musicale et culturelle.





Dernière édition par Philaunet le Dim 29 Nov 2015, 10:13, édité 2 fois

Philaunet 

Philaunet
Admin

453
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Minéralogie - Jeu 24 Sep 2015, 10:42

@Cancoillotte a écrit:Dans la conversation scientifique du 19/09/15, Etienne Klein nous parle des minéraux. Je n'ai pas tout retenu ni tout compris, mais c'est une petite heure agréable de science et un peu de poésie, assez "leçon de choses". On nous parle de l'organisation des atomes, de Roger Caillois, des allumettes, des os de dinosaures, du diamant, du sel, des météorites. Çà donne envie d'aller au Muséum d'histoire naturelle où a été enregistrée l'émission.
Les transitions musicales son un peu trop présentes, mais beaucoup moins pataudes que dans certaines émissions de la semaine.

Une vraiment bonne émission, savante à souhait, grâce à François Farges et Brigitte Zanda (Étienne Klein tend le micro et suscite la parole des deux intervenants) : Qu’est-ce qu’un minéral ?

Je vois ce que vous voulez dire avec les transitions musicales : leur volume est trop élevé et contraste avec les paroles du professeur de minéralogie et de la spécialiste des météorites. On est dans un musée (le Muséum d'histoire naturelle) et spontanément les conservateurs de ces endroits baissent la voix (inutile de beugler comme dans les émissions d'animation de France Culture...). On avait remarqué ce phénomène lors de la visite de Colette Fellous pour l'exposition Pierre Bonnard au Musée d'Orsay à Paris.

Philaunet 

Philaunet
Admin

454
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Rugby et foot - Mer 30 Sep 2015, 20:48

Avant d'écouter le footballeur Cantona dans À Voix nue et s'ils ne sont pas exclusifs, les supporters du joueur auront peut-être pu entendre, juste avant, le rugbyman (anglicismes assumés) Daniel Herrero répondre à Quénehen et Serrell. Ambiance RTL années 1970 garantie. On a vraiment envie de plaquer France Culture. [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/09/s40/NET_FC_b1e2197c-9532-4f2b-b513-bf77c0530f31.mp3" debut="47:40" fin="49:39"]

Philaunet 

Philaunet
Admin

455
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Olivia Gesbert distribue les bons et mauvais points - Lun 05 Oct 2015, 09:31

« avant que Marcela Iacub (...) nous incante, nous, les flics de l'ordre culturel et de la bien-pensance, les représentants du système médiatique, à enfermer (...) »

nous incante ?

Olivia Gesbert dans "Faire ou non le jeu du front national", et après ? introduit ainsi le « sujet » qui n'est pas d'une folle originalité quant à sa nature culturelle (ce n'est ni la minéralogie, ni l'astronomie et encore moins la linguistique) : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s40/NET_FC_3a309ea4-d1b4-4527-82e2-a8c09b47d48d.mp3" debut="00:00" fin="05:37"]

On notera l'ambiance boîte de nuit avec la boîte à sons qui scande l'introduction durant environ 5 minutes. Finkielkraut, à Répliques, est lui précédé de la première variation des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach et ne parle pas sur les notes de piano jouées par Gould. Autres valeurs, autre univers esthétique, autres moeurs.

Alain Finkielkraut a expliqué pourquoi il acceptait d'aller dans les émissions de télévision.  Il pourrait rester dans sa tour d'ivoire. J'aime assez qu'il ait le cran d'aller chez un abruti comme Ruquier pour faire passer un message en quelques mots, et ce malgré toutes les critiques et les récupérations faites par ses petits camarades de France Culture, au premier rang desquels, ce dimanche soir, la venimeuse Olivia Gesbert (qui  a produit quoi dans sa vie ?).

Les quelques minutes suivant l''introduction donnent à penser que la manière d'intervenir d'Olivia Gesbert et de mettre en scène un débat n'a rien à envier à celle de Ruquier. France Culture via ce genre de journaliste file vraiment un mauvais coton.

La photo d'illustration de l'émission :

Au fil de l'écoute - Page 46 Capture%20ecran

Philaunet 

Philaunet
Admin

456
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Le Canada avant les élections à « Affaires étrangères » - Sam 17 Oct 2015, 21:30

Le multiculturalisme au Canada avec Christine Ockrent dans Affaires étrangères ? C'est ce que vous nous suggériez opportunément d'écouter, Nessie, dans le fil Le Monde, Le Figaro, et autre titres.

Je n'écoute jamais Christine Ockrent et cette émission d'actualité politique internationale avec le fameux  « partenaire » , dont un des journalistes a sa chronique dans l'émission, ressemble à une lecture à  trois ou quatre voix du journal en question. Pourquoi pas, si on ne le lit pas, ça s'écoute facilement en faisant autre chose.

L'émission en question est titrée Canada : le multiculturalisme en question .  Un titre attrape-auditeur (de Répliques ?). Il ne correspond pas au  sujet de l'émission, mais en constitue 15 à 20 % à vue de nez. Ce n'est pas inintéressant, mais avouez que là aussi des quatre personnes en présence, on n'a entendu qu'une seule voix. Ockrent s'est quand même fendu d'un souriant  « on voit que vous n'allez pas voter pour ce parti [les conservateurs] » en guise de modération d'un intervenant canadien critiquant le gouvernement actuel.  La question de la prestation de serment pour acquérir la nationalité canadienne tout en portant le niqab a été réduite à une instrumentalisation de l'affaire par le gouvernement. Hum,  j'avais lu d'autres perspectives dans la presse généraliste anglophone.

Le système électoral et politique, ainsi que  les forces en présence avec leurs chances de l'emporter constituent à peu près  la moitié de l'émission. La question de l'énergie, à savoir l'extraction du pétrole des schistes bitumineux ou par la fracturation rocheuse, puis son transport via oléoduc et train pour arriver à l'est en vue de l'exportation a été bien présentée, quoique sous l'angle de l'environnement uniquement. À cet égard (la production pléthorique de pétrole), « je me souviens de » la prédiction alarmiste , sinon apocalyptique, du début des années 1980 selon laquelle le pétrole aurait disparu en l'an 2000. De même « je me souviens » du trou dans la couche d'ozone qui allait s'étendre de telle façon que nous serions bientôt presque tous frappés de cancer de la peau.  Aussi, peut-être me souviendrai-je dans 20 ans du danger de submersion des continents dû à la fonte de la banquise produite par les émissions de CO2. C'était un aparté.

@Nessie a écrit: (...) Et pour en savoir plus sur le multiculturalisme au Quebec ou plutôt au Canada, on pourra écouter Affaire Etrangères ce jour. Ockrent toujours aussi horripilante depuis qu'elle, elle, elle a repris les, les, les tics à la mode à la mode deeeeeeeee France CULTUUUUUUR (montée vers l'aigu) mais c'est pas grave, quand son émission ne traite pas d'un sujet multi-rebattu sur la chaine, on en apprend et pour moi c'était le cas aujourdh'ui.
Vous parliez sans doute de ceci : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/RF_7729F029-518B-4160-A002-3D5314012564_GENE.MP3" debut="46:20" fin="46:47"]

L'émission est trop longue pour Christine Ockrent qui visiblement ne tient pas la distance d'une heure avec trois invités et un chroniqueur de Genève (sur la votation à venir) qu'elle salue et dont elle cire plus tard largement les bottes « Bonjour Darius ! Bonjour Christine ! ».  

Quant au partenariat, il est servi avec l'annonce, par le journaliste partenaire, du thème traité dans la prochaine édition du journal et par la publicité que Christine Ockrent lui fait en incitant à regarder les caricatures qui y sont reproduites. Ce n'est pas bien méchant...

munstead 


457
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Sur la route - Dim 18 Oct 2015, 00:48

Ce soir, Julie Gacon est à Lille (en fait tout cela a été enregistré il y a un bon moment), à SciencePo, devant des étudiants (que l'on n'entendra pas) et se propose de parler de l'urbanisme de la métropole. Invités : un responsable d'une équipe de la mairie, Oriol Clos, d'origine catalane, assez surpris par la tonalité de la présentation et un ancien directeur de SciencesPo Lille, Bernard Mathiot, passé à l'aménagement de la métropole. M'intéressant un peu à l'urbanisme, je pensais apprendre quelque chose sur les ambitions lilloises, la rénovation des friches industrielles, le redémarrage de cette capitale régionale engluée depuis quarante ans dans la crise économique. Julie Gacon s'en fout.  Après un "sondage" parfaitement grotesque, dont on ne sait si c'est de l'humour ou de l'imbécillité, une présentation sur un ton extrêmement déplaisant (en gros les urbanistes sont des autistes, Lille et sa municipalité une ville abandonnée au capital),  quelques questions montrant à chaque fois qu'elle ne connaissait ni le sujet (le Catalan le lui fait remarquer gentiment à chaque fois) ni la ville, nous avons droit à un longuissime entretien avec Salah et ses copains, cafetier qui refuse de vendre sa maison depuis trente ans et se retrouve seul au milieu d'un futur parc industriel. Tous les clichés misérabilistes , de ceux l'on entendait jadis chez Mermet, sont concentrés là: le brave immigré au grand cœur, si drôle, en butte aux sales capitalistes qui préparent une zone "pour les Bac+8", la chaleur de ces petits cafés du nord (une des régions championne de France pour l'alcoolisme pendant un siècle), la nostalgie de ces jours de paye où les gars venaient boire un coup, ce qui s'est terminé quand la paye a été virée sur leur compte en banque, donc contrôlé par leur "bonne femme" (je cite), l'inquiétude pour ce vieux monsieur de 84 ans (et la retraite?), témoignages d'une si belle époque révolue (les 3x8, le chômage, les conditions de travail très dures, la misère des corons, l'alcoolisme, la tuberculose). Au fait, Monsieur Salah louait des chambres selon le principe des 3x8. Aurait-il été aussi un marchand de sommeil? La question ne sera pas posée, on n'abime pas un aussi joli portrait.. Suit l' intervention d'une jeune homme passionné qui ponctue chaque phrase d'un "et voilà", qui défend sa maison dans laquelle il accueille des sans-logis et qu'on veut lui acheter pour la moitié de son prix 250 000 €, quand elle en vaut au moins 400 000 (les photos de la maison permettent d'en douter un peu). Il accuse la ville de faire trop peu de logements sociaux, assène des chiffres invérifiables et non vérifiés, toujours relancé par Julie Gacon, tellement heureuse d'avoir trouvé un si bon client. Julie est très choquée du coup des 250 000 €. Pas de chti ici, mais ce jeune homme  issu d'une autre région et des immigrés et descendants d'immigrés. Donc la nostalgie sans les premiers habitants. Pas la moindre appréciation positive sur une métropole qui s'efforce de créer des emplois, juste le regret de la vie ouvrière d'antan, ce qui est quand même un comble. Pour Julie Gacon : "On crée une ville attirante, parce qu'elle doit attirer les investisseurs (on entend presque le ricanement méprisant). Le discours est totalement orienté, axé sur une "défense" du logement hyper social. On entend ensuite le directeur d'une revue d'urbanisme "Hors Sol", pas un Nordiste semble-t-il, tenant des propos quasi réactionnaires sur les nouveaux arrivants à Lille. Il faut attendre l'extrême fin pour que Oriol Clos réfute ce qui a été dit sur l'attitude des services d'urbanisme de la ville , défende la métropole qui est en pointe en France sur le logement social, dénonce le conservatisme des positions dites alternatives. Julie Gacon va-t-elle répondre, défendre son propos? Certainement pas . Elle s'en fout. Pas un mot sur les critiques qu'elle vient d'essuyer, et de façon assez méprisante,elle  conclut uniquement en renvoyant sur les photos du café de Salah, un film sur le café de Salah et le moyen de se procurer la revue Hors Sol. Du grand art.
Au fait, quel est l'intérêt d'enregistrer en public une émission composée à 75% d'enregistrements effectués ailleurs? Qu'en pensent les étudiants muets déplacés pour écouter ce qu'ils auraient pu entendre à la radio? Mais on est sur la route, tout le monde doit suivre…



Dernière édition par munstead le Dim 18 Oct 2015, 08:33, édité 1 fois

Jean-Luuc 


458
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Pas de changement dans la médiocrité - Dim 18 Oct 2015, 04:18

Je poursuis ma ponction mensuelle de l'émission : Ping pong, dont j'avais parlé une première fois dans ce fil (page 45, post 446). Toujours aussi creux, les producteurs ont l'air d'animer une matinale sur Fun Radio :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/NET_FC_2839f26e-de70-4248-84dc-753fa0758525.mp3" debut="18:33" fin="18:52"]

L'émission écoutée date du 13 octobre 2015. Elle s'intitule : "Tube littéraire et court étrange avec Amélie Nothomb et Chloé Delaume". Inutile d'attendre une quelconque analyse ou commentaire lumineux des livre et court-métrage ici exposés. Non, ce qui intéresse nos deux boute-en-train est les détails biographiques croquignolets de leurs invitées. Etant donné que chaque "oeuvre" n'est que le résidu de menus drames intimes vécus par leur auteur, en remonter à la source permettra de gagner du temps pour moins parler de la dite "oeuvre". Bon en l'occurrence, l'ironie tient moins bien avec C. Delaume.

Ça commence avec M. Quénéhen qui introduit C. Delaume (et son chat) :
Elle, a plus de vie qu'un chat et en plus, elle a un chat nommé Temesta, à moins qu'elle n'ait qu'une vie mais qui compte déjà plus de saisons qu'une bonne série et que la filmographie d'Eric Rohmer. (...) Et son film qui relate une nuit de réveillon un peu particulière entre trentenaires plutôt mal barrés court les festivals. (attention : jeu-de-mot) (...)

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/NET_FC_2839f26e-de70-4248-84dc-753fa0758525.mp3" debut="01:07" fin="01:57"]

Puis, M. Quénéhen à A. Nothomb (et son éléphant) :
Amélie Nothomb, dans le film de Chloé Delaume, les choses changent, si on peut dire ça comme ça, radicalement à l'âge de 30 ans pour ses personnages, mais dans votre roman, Sérieuse - l'héroïne, change radicalement, ce sont vos mots, à l'âge de 12 ans et demi. Vous, dans votre C.V., Amélie Nothomb, on découvre qu'on vous a offert un éléphant pour l'anniversaire de vos 12 ans, mais qu'est-ce qui est arrivé à Sérieuse à 12 ans et demi ?

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/NET_FC_2839f26e-de70-4248-84dc-753fa0758525.mp3" debut="14:57" fin="16:40"]

M. Serrel à A. Nothomb (et sa crise d'ado) :
Dans votre livre, Sérieuse, cette adolescente dont on nous explique qu'avoir envie mourir ça fait partie de la crise d'ado, elle va être éveillée finalement à la vie par Franz Schubert. Est-ce que l'adolescente Amélie Nothomb, elle, a été éveillé par Tool ?

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/NET_FC_2839f26e-de70-4248-84dc-753fa0758525.mp3" debut="18:55" fin="19:47"]

M. Serrel à C. Delaume (et ses problèmes d'argent) :
Vous êtes inscrite à l'URSSAF en tant que cartomancienne Chloé Delaume. Parce qu'il y a justement une voyante qui est responsable de cet oracle dans le livre d'Amélie Nothomb "Le crime du comte Neville", parlez-moi de cette vie de cartomancienne.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/NET_FC_2839f26e-de70-4248-84dc-753fa0758525.mp3" debut="21:52" fin="22:33"]

M. Quénehen à C. Delaume (et son mi-temps à Game kult ) :
Est-ce que vous pouvez nous parler de votre première rencontre avec le jeu vidéo ? On sait que vous avez notamment travaillé à mi-temps dans une start-up.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/NET_FC_2839f26e-de70-4248-84dc-753fa0758525.mp3" debut="38:18" fin="39:02"]

M. Serrel à A. Nothomb (à 17 ans) :
[La] Belgique, que vous découvrez pour la première fois à 17 ans. Tiens donc à 17 ans ? On n'est pas sérieux quand on a 17 ans comme nous dit le roman d'Amélie Nothomb et nous dit aussi Rimbaud. Comment elle était cette Belgique que vous découvert à 17 ans, et cette noblesse peut-être ?

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/NET_FC_2839f26e-de70-4248-84dc-753fa0758525.mp3" debut="42:13" fin="42:35"]

M. Quénéhen à A. Nothomb (et son poulet) :
Vous, quand vous aviez 30 ans, vous aviez cuisiné un poulet, c'était une des rares fois où vous vous êtes essayée à la cuisine. C'a été une catastrophe dit-on. Et votre dernier poulet alors ?

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/NET_FC_2839f26e-de70-4248-84dc-753fa0758525.mp3" debut="46:02" fin="46:17"]

Auteur, vous êtes bientôt invité à Ping Pong ? Envoyez un C.V. nourri en bourrant la section : Intérêts et goûts personnels, ça fera amplement l'affaire.

Petit jeu de mot en passant :
Parlez-nous peut-être de la place de la musique dans votre contribution, une musique qui est à la fois gaie et stupéfiante comme on le dit des drogues ? (applaudissement)

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/NET_FC_2839f26e-de70-4248-84dc-753fa0758525.mp3" debut="20:24" fin="20:31"]

Rien à sauver, jusqu'à la conclusion :
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s42/NET_FC_2839f26e-de70-4248-84dc-753fa0758525.mp3" debut="48:00" fin="48:43"]



Dernière édition par Jean-Luuc le Lun 19 Oct 2015, 04:31, édité 2 fois

Jean-Luuc 


459
Répondre en citant  
Re: Au fil de l'écoute - Dim 18 Oct 2015, 05:30

@munstead a écrit:Ce soir, Julie Gacon est à Lille (en fait tout cela a été enregistré il y a un bon moment), à SciencePo, et elle se propose de parler de l'urbanisme de la métropole. Invités : un responsable d'une équipe de la mairie, Oriol Clos, d'origine catalane, assez surpris par la tonalité de la présentation et un ancien directeur de SciencesPo Lille, Bernard Mathiot, passé à l'aménagement de la métropole. M'intéressant un peu à l'urbanisme, je pensais apprendre quelque chose sur les ambitions lilloises, la rénovation des friches industrielles, le redémarrage de cette capitale régionale engluée depuis quarante ans dans la crise économique. Julie Gacon s'en fout.  Après un "sondage" parfaitement grotesque, (...)

[son mp3="http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2015/10/s42/RF_FA4F7F29-8C51-4E20-B82C-480E3AA7AA50_GENE.MP3" debut="00:40" fin="03:11"]

À quoi joue J. Gacon ? Est-ce du théâtre, de la mise mise en scène ? Ridiculiser le passant crédule en se faisant passer pour un architecte/acteur politique de la ville, cela s'appelle du mépris.

@munstead a écrit: (...) une présentation sur un ton extrêmement déplaisant (en gros les urbanistes sont des autistes, Lille et sa municipalité une ville abandonnée au capital)

[son mp3="http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2015/10/s42/RF_FA4F7F29-8C51-4E20-B82C-480E3AA7AA50_GENE.MP3" debut="03:20" fin="05:18"]

@munstead a écrit: (...) quelques questions montrant à chaque fois qu'elle ne connaissait ni le sujet (le Catalan le lui faisait remarquer à chaque fois) (...)

O. Clos à J. Gacon :
[son mp3="http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2015/10/s42/RF_FA4F7F29-8C51-4E20-B82C-480E3AA7AA50_GENE.MP3" debut="06:58" fin="08:08"]

Plus loin, J. Gacon à B. Mathiot :
[son mp3="http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2015/10/s42/RF_FA4F7F29-8C51-4E20-B82C-480E3AA7AA50_GENE.MP3" debut="30:35" fin="31:14"]

@munstead a écrit:Tous les clichés misérabilistes , de ceux l'on entendait jadis chez Mermet, sont concentrés là: le brave immigré au grand cœur, si drôle, en butte aux sales capitalistes qui préparent une zone "pour les Bac+8", la chaleur de ces petits cafés du nord (une des régions championne de France pour l'alcoolisme pendant un siècle), la nostalgie de ces jours de paye où les gars venaient boire un coup, ce qui s'est terminé quand la paye a été virée sur leur compte en banque, donc contrôlé par leur "bonne femme" (je cite) (...)

Je ne partage pas votre point de vue (en gras ci-dessus). Il semble que le misérabilisme soit plus instillée par J. Gacon que par Salah. Ce dernier ne fait que répondre par les faits à une question. (Au passage, vous remarquerez qu'on ne donne pas de nom de famille à Salah, seulement un prénom. Une familiarité peut-être justifiée par l'appellation du café : "chez Salah". Mais surtout un effet de proximité qui donne à croire que la productrice peut se dispenser des patronymes de ses interlocuteurs (il y a aussi Mehmet, Nadia, Antoine et Thomas). Après tout, on est "sur la route", avec les habitants du cru, dans un quartier resté dans son jus, etc. Inutile de s'embarrasser des formes.

[son mp3="http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2015/10/s42/RF_FA4F7F29-8C51-4E20-B82C-480E3AA7AA50_GENE.MP3" debut="13:27" fin="14:37"]

[son mp3="http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2015/10/s42/RF_FA4F7F29-8C51-4E20-B82C-480E3AA7AA50_GENE.MP3" debut="15:42" fin="16:11"]

@munstead a écrit: (...) l'inquiétude pour ce vieux monsieur de 84 ans (et la retraite?), témoignages d'une si belle époque révolue (les 3x8, le chômage, les conditions de travail très dures, la misère des corons, l'alcoolisme, la tuberculose). Au fait, Monsieur Salah louait des chambres selon le principe des 3x8. Aurait-il été aussi un marchand de sommeil? La question ne sera pas posée, on n'abime pas un aussi joli portrait..

Idem, je ne comprends pas la gratuité de ces remarques, complètement hors de propos. Je le regrette.

Il est clair que J. Gacon a axé toute son argumentation selon un seul point de vue : l'expulsion des "petits" au profit d'une transformation territoriale (habitat et habitant), qui sacrifierait le quota de logement social exigé par l'Etat. Tous les intervenants du reportage découpé en trois parties le démontrent. Il y a Salah, qui résiste aux enveloppes qu'on lui tend depuis 30 ans pour raser son commerce. Puis Antoine, dont la maison est préemptée par la mairie. Enfin Thomas qui déplore la "vente" de la ville à une population extérieure attirée par ses atouts.

Ecoutons ces questions :
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@munstead a écrit: Suit l' intervention d'une jeune homme passionné qui ponctue chaque phrase d'un "et voilà", qui défend sa maison dans laquelle il accueille des sans-logis et qu'on veut lui acheter pour la moitié de son prix 250 000 € [210 000 est-il dit], quand elle en vaut au moins 400 000 (les photos de la maison permettent d'en douter un peu). Il accuse la ville de faire trop peu de logements sociaux, assène des chiffres invérifiables et non vérifiés, (...)

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@munstead a écrit: On entend ensuite le directeur d'une revue d'urbanisme "Hors Sol", pas un Nordiste semble-t-il, tenant des propos quasi réactionnaires sur les nouveaux arrivants à Lille.

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Dernière édition par Jean-Luuc le Lun 19 Oct 2015, 06:45, édité 1 fois

Jean-Luuc 


460
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Sur la route (déviation) - Lun 19 Oct 2015, 06:04

Après écoute du reportage de Sur la route (Cf. post 458 ci-dessus), on peut se reporter au site Internet de l'émission et voir quelques photos. Une a particulièrement retenu mon attention, celle de la bâtisse du café "Chez Salah", proue isolée entre une route et un terrain vague semble-t-il. Une photo, et c'est rare pour s'en réjouir, plutôt bien tenue (notez comme l'horizon s'aligne sur l'enseigne lumineuse bleue du café) :

Au fil de l'écoute - Page 46 962648chezsalah
(copie d'écran)

Comment ne pas penser à l'histoire du film Le chat dont la maison (vouée à la destruction dans un quartier en pleine restructuration) et ses propriétaires (J. Gabin et S. Signoret, à la retraite et priés de quitter les lieux) rejoignent celle de Salah ?

Au fil de l'écoute - Page 46 961081lechat
(copie d'écran, film de P. Granier-Deferre, 1971)

munstead 


461
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Re: Au fil de l'écoute - Lun 19 Oct 2015, 08:36

@Jean Luuc, ma remarque sur le marchand de sommeil n'est pas gratuite. On dresse un portrait idyllique d'un très vieux monsieur, victime de la métropole, de la modernité etc. Je ne fais pas le procès de ce Monsieur Salah qui est peut-être très sympathique, ce que l'on ne sait que par son entourage qui s'exprime à sa place. C'est un taiseux. Ensuite la nostalgie d'une époque particulièrement dure pour ceux qui travaillaient dans ces immenses usines de la région lilloise, pour ne pas parler des mines, m'a en effet beaucoup énervé. J'ai compris au passage que Monsieur Salah louait les chambres au-dessus de son café à des gens qui pratiquaient les 3x8 en usine et donc que le lit était loué trois fois par jour. Ce n'est pas ma vision de "l'hôtellerie". Donc, oui, j'ai réagi à un portrait hagiographique pêchant par naïveté, voulue ou pas. Un des multiples problèmes d'une certaine gauche dite radicale est justement cette nostalgie absurde du passé ouvrier ou paysan, qui laisse de côté tout ce contre quoi ouvriers et paysans se sont battus. On pleure sur le petit café si poétique, si photogénique et on ne dit rien de la condition ouvrière de l'époque (si ce n'est l'alcoolisme de sortie du travail, si sympa, si chaleureux, un p'tit verre avant d'aller taper les gosses et la bonne femme)et ce d'autant plus que Gacon, dans son impréparation se trouve dans une friche industrielle, par nature jamais ou très peu habitée et non dans un quartier d'habitation.

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Re: Au fil de l'écoute -

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