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La musique à France Culture    Page 17 sur 18

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Curly En ligne


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Un génie de l'industrie musicale, ultime performer stakhanoviste transgenre - Dim 10 Oct 2021, 11:44

Sur France Cultuture, on referme son esprit sur ce qui se vend le plus : la musique pop. C’est la seule musique à l’honneur sur la chaîne, et quand on n'explore pas les icôôôônes des années 60/70 (Lou Reed, Jim Morrison… ces génies méconnus de la musique du XXème siècle) on explore celles des années 80 et au-delà, donc Michael Jackson & Prince, ces génies méconnus de la musique du XXème siècle et même du XXIème car ils sont des boussoles qui nous indiquent le chemin (celui de la route) vers le meilleur de la musique du futur.
Les autres musiques que la pop ne doivent pas être représentées sur France Lulucre, ou alors uniquement si y’a un alboum à promouvoir dans un entretien-promo.
La pop de Michael Jackson & Prince, c’est top nostalgie pour les quadra & quinqua, trop bon ! En voilà d'la bonne !

Pourquoi emmerder les auditeurs avec de la musique complexe ? Il faut que ce soit simple et que ça s’adresse au peuple, et c’est pas moi qui le dis, c’est un grand théoricien de la musique qui a fait des émules sur la chaîne de l’ouverture : Andreï Jdanov.
Alors après les quatre heures de playlist mollement commentée de cet été, voici « Toute une vie », anciennement « Une vie, une œuvre » (l’œuvre a sauté, reste que la bio), consacrée à Prince.
Comme les auditeurs idéaux sont tatins de la maladie d’Alzheimer, le même sujet, tant qu’il est bien popu et bien vendeur, peut tourner toute l’année sur la grille dans de multiples, bien que nombreuses, émissions.
Whaouuuu ! Prince ! Trop top !
Y’a pas à dire, on en a pas assez dit sur le bonhomme, et comme c’est susceptible d’engranger plus d’audimat qu’une émission sur la musique de György Kurtag, on fonce hasta la vista baby !
J’ai pris Kurtag au pif, enfin presque, parce qu’il apparaît en 2019 & en 2020 (pour la redif’) dans une prise de LSD sur l’Europe, un sujet éminemment musical.

La présentation mérite le détour, c’est un festival, non pas musical, mais bien marketé, qui empile un max de mots clés à la mode dans le souci louable de provoquer un sourire, voire l’hilarité chez le lecteur.
Pas de doute, pour les auditeurs les plus constipés, cette émissions restera, à n’en pas douter, dans les anales. Pour les autres, ce sera une bonne tranche de rire due à cet esprit de sérieux et pédant qui innerve la totalité de l’émission.

Le titre : « Prince, l’affranchi ». La référence à l’esclavage est voulue, c’est un truc qui marche bien en ce moment.
Alors Prince est affranchi de quoi, à part que c’est un artiste à « multiples facettes, libre au dedans de sa tête et dans son corps », si je puis me permettre de reprendre les expressions toutes faites usées et re-usées et qui veulent tout dire à force de ne rien dire ?
D’abord, il convient de mettre en avant un talent de musicien hors normes, ce que s’empresse de faire illico & presto « Toute une vie » :
« Près de quarante albums, 100 millions de disques vendus et près de 8 000 titres restés inédits… »
Ensuite, vous pouvez vous amuser avec d’autres bons mots précieux :
« songwriter transgenre »
« performer sans égal »
« stakhanoviste du studio », qui nous renvoie encore au temps heureux du stalinisme.
« musicien ultime », qui nous renvoie encore à n’importe quoi.
« un des derniers génies de l’industrie musicale », qui a le mérite d’annoncer la couleur, nous parlons bien d’industrie plus que de musique.

Les commentaires reproduits appuient là où ça fait du bien :
« musique qui transcende tout à la fois les genres musicaux et les genres sexuels »
Attention, quand on parle de genres musicaux, on parle bien de tous les genres : musique berbère, hindoue, chants polyphoniques mongols, etc. Vraiment tous. Il rigolait pas Prince, c’était vraiment un artiste polymorphe.
La conclusion est sans appel : « il décloisonne tout ». Mais s’il enlève les cloisons, où s’appuyer ? Décidément, cette musique rend instables les domaines du possible (ça ne veut rien dire au prime abord, mais cherchez bien, vous trouverez), défie notre confort bourgeois, atomise l’harmonie des sphères, explose les règles les plus élémentaires de la musique occidentale, qui est aussi orientale quand on regarde le planisphère à l’envers. Bref, ça fait pop.

La suite :
« monarque baroque et déjanté (malicieux) ». Comme nous sommes tous débiles, il a été convenu de donner entre parenthèses un synonyme de « déjanté », terme un peu trop technique effectivement.
« un artiste d’une exigence rare, férocement attaché à son indépendance vis-à-vis des maisons de disques et plus largement, du music business »
Il faut comprendre que Prince, en tant qu’entrepreneur indépendant, est un « affranchi », ce qui explique le titre, comme quoi ils ne font pas n’importe quoi eux à France Culcultre.

Les témoignages se suivent et ils sont implacables. Le meilleur est reproduit sur site.
« Cela réclame du courage d’être soi-même, c’est ça la liberté ultime. »
« Prince n’aimait rien tant faire des choses qui n’allaient pas de soi. »

Les autres clichés prêts à l’emploi ne craignent pas les hyperboles, car n’oublions pas que nous baignons dans l’hagiographie, Prince est une icôôône :
« expérimentateur né »
« une œuvre majeure et prolifique dont la richesse reste encore à explorer »
« insatiable désir de liberté et son incroyable créativité »

Les photos très grands formats mettent en lumière l’aspect expérimental du personnage, qui n’a jamais craint de tourner le dos à l’industrie à pépettes des États-Unis pour affirmer son originalité et sa complexité. Ainsi nous pouvons voir, à condition de diminuer la taille de la page de notre ordi, Prince à la cérémonie des Oscar, Prince aux Brit Pop Awards, Prince dans la petite salle de l’Apollo Theater pour une conf’ de presse, Prince à la mi-temps du Super Bowl.

A suivre dans «Toute une vie » : Christophe, Little Richard, Johnny Clegg, Dick Rivers, Prodigy, George Michael… L’Histoire de la musique avec une grande hache.
Nous attendons aussi avec impatience les grandes séries musicales sur Beyoncé, Kanye West, Rihanna, et pourquoi pas, soyons fous, sur les Beatles, ces artistes si méconnus ! Ouvrons-nous à tous les univers musicaux, de la pop au rock ne passant par le rap, la techno et l'electro, oui, tous ! Et surtout, restons toujours en compagnie d’artiss’ ignorés du grand public !

Péhèsse :
Ah merde, les Beatles, c’est déjà (re-re-re-re...) fait ! Cette fois il y aura encore du super lourd, avec Johnny et Cloclo. Pour ouvrir le chant des possibles !

Curly En ligne

Curly

162
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''La musique libre de tous styles'' - Lun 25 Oct 2021, 11:20

La série musicale
« La nouvelle émission musicale de France Culture parle de musique, mais propose surtout d’en écouter. Une émission libre de tous les styles, tous les rites, toutes les origines et de toutes les provenances. »
Mais qui ne manque jamais une occase de passer du Billie Eilish.
Liberté, liberté, liberté !
Ô que n’a-t-on fait en ton nom !

La série musicale applique avec rigueur sur sa programmation la Sainte Ligne Générale tout actu. Passons en priorité ce qui marche, ce qui passe déjà ailleurs sur les autres stations. Billie Eilish passe sur toutes les radios musicales de djeunes, mais comme il faut attirer les djeunes, France Cuclcutre reprend juste la programmation de NRJ Hit Music Only (j’aurais pu vous chanter le djingle mais le son ne passe pas bien à l’écrit).


Cette semaine, émission spéciale Rosalía. Vous connaissez pas ? Honte à vous !

                                                                                       

Pour plus d'infos, allez directement là où vous trouverez les bonnes infos, sur le site de NRJ (Hiiit Muusic Oooonnnlyyyy).

La productrice de France Rutucucure est très maline, elle a trouvé une question pointue qui va cerner la problématique de son grand bidule : « la musique latine existe-t-elle vraiment ? »
Sachant que le titre du grand machin était « Rosalía ou le triomphe de la musique latine » on peut se demander si. Mais nous ne nous demanderons pas si. Parce que pourquoi ?
Soyons sérieux deux minutes. Donc je fais une pause de deux minutes et je reviens.
                                                                            …………. IMAGINEZ ICI UNE PAUSE DE DEUX MINUTES ………

Le texte de présentation, la prod’ en est fière, alors il est lisible sur site.
Tout y est. Faute d’inspiration, le petit carnet des zidées reçues made in 2021 a bien servi, tellement servi que les mots ou expressions, à force d’être usés par l’usage, ne veulent plus rien dire :
révolutionné le genre
protéiforme

(la chanson Malamente, est considérée comme le 30ème chanson latine) la plus influente de tous les temps
investir les rythmes populaires (amusant de voir le vocabulaire de la finance investir le vocabulaire artisstik)
s’imposer comme une icône
une œuvre totale
une star est née
elle a conquis un grand public


S’insère dans cette œuvre écrite une histoire du flamenco née d’une rencontre opportune entre un esprit libéré de toute connaissance musicale et un article Wikipédia, avec ces deux différences :
La prod’ de France Tuture est reconnaissable par ces nombreuse faute d’ortografes, et par la quantité considérablement moindre d’informations.
A côté, Wikipédia offre une véritable thèse sur le sujet. Mais c’est être de mauvaise foi, car le sujet, c’est pas le flamenco, c’est Hiiit Miouziiiic Onnnlyyyy Rosalía dont au sujet de laquelle un savoir de belle facture wikipédienne nous est offert.

                                                                            La musique à France Culture - Page 17 Opera961

La programmation musicale, libre, forcément libre, n’est pas seulement guidée par une autre rencontre opportune, celle de NRJ it miouzik on ne lit et de Radio Nostalgie – ahhh les merveilleux hit miouzic des années 70 & 80 ! -, non, elle est aussi construite tel un beau mur en béton armé ayant son assise sur une base solide : la vulgarité.                                                                            

                                                                                                

Philaunet 

Philaunet
Admin

163
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Melína Mercoúri, la Grèce - Mer 01 Déc 2021, 08:09

Pendant que France Culture publie des éphémérides féministes, SWR 2 rappelle des moments d'histoire comme 12.7.1967 Melina Mercouri wird die Staatsbürgerschaft entzogen [12.7.1967 Melina Mercouri est déchue de sa nationalité] Zeitwort  12/07/2021
La musique à France Culture - Page 17 Scre1941

La junte militaire d'Athènes voulait faire taire l'actrice. Sa réponse : "Je suis née grecque et je mourrai grecque".

Die Militärjunta in Athen wollte die Schauspielerin mundtot machen. Sie aber entgegnete: „Ich bin als Griechin geboren und werde als Griechin sterben.“
Ces quatre minutes sont à mettre en lien avec un numéro de l'excellente émission d'Amaury Chardeau aujourd'hui disparue sur oukase de la directrice, Juke-Box. En effet, 1967-1974, la Grèce des colonels du 21-02-2021 commence avec une "Archive pré-générique : Melína Mercoúri dans le film Phaedra (réalisation Jules Dassin, 1962)" film dont on peut voir l'intégralité  en ligne :



Au travers d'archives sonores, Amaury Chardeau construit un récit poignant sur ces sept ans de dictature en Grèce, une époque qui n'est pas si éloignée de la nôtre, que sont en effet 50 ans ?  
En 1967 une junte militaire prend le pouvoir à Athènes et inaugure 7 années de dictature : arrestations massives des opposants de gauche, tortures et censure généralisées n'empêchent pas les chants contestataires de Míkis Theodorákis, l’élégance de Melína Mercoúri ou l’émergence du rock. (...)
Míkis Theodorákis : Love theme interprété par Melína Mercoúri pour la bande originale de Phaedra (Jules Dassin, 1962)

À noter le numéro d'Une vie, une oeuvre, Jules Dassin (1911-2008), le regard d’un humaniste du 02-12-2017 sur France Culture.
(...) Ses films sont devenus classiques, aussi bien ses films noirs (La cité sans voiles, Les forbans de la nuit, Du rififi chez les hommes) que ses succès planétaires (Jamais le dimanche, Phèdre, Topkapi etc) avec la participation de la flamboyante Mélina Mercouri, l’actrice et femme politique grecque avec qui il a formé l’un des couples les plus mythiques du cinéma. (...)

Jean Passe 


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Re: La musique à France Culture - Lun 20 Déc 2021, 15:59

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t261p160-la-musique-a-france-culture#37346) a écrit:La série musicale
« La nouvelle émission musicale de France Culture parle de musique, mais propose surtout d’en écouter. Une émission libre de tous les styles, tous les rites, toutes les origines et de toutes les provenances. »
Mais qui ne manque jamais une occase de passer du Billie Eilish.
Liberté, liberté, liberté !
Ô que n’a-t-on fait en ton nom !

Après plusieurs semaines (mois ?) de cette émission, un constat s'impose: Zoé Sfez n'a pas le niveau.

Il y'a de bonnes émissions musicales sur France Culture de temps en temps. Sans remonter à Averty et son Jazz pour les Happy Few ou Black and Blue on peut remarquer le travail d'Amaury Chardeau en général ou celui un peu moins récent de gens comme Florent Mazzoleni sur les musiques modernes africaines en particulier. Je me repasse encore quelquefois les feuilletons de François Bon sur les Stones, Dylan ou Led zeppelin. Parfois, l'été réserve quelques surprises aussi. Bref, il y'a des gens qui ont les compétences, qui savent de quoi ils parlent et d'autres pas.

Là c'est franchement nul, la productrice n'est pas à la hauteur et n'a visiblement pas la culture musicale que l'on pourrait attendre sur cette chaine. Une émission fabriquée sans doute après une lecture rapide de Wikipedia et une sélection toute aussi rapide par Sfez de quelques titres qui y sont indiqués. On n'apprend finalement pas grand chose.

Je préfère écouter Banzaï sur France Musique, au moins je découvre des choses intéressantes.

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Curly

165
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L'actualité musicale du 7 février sur France Tructruc - Lun 07 Fév 2022, 18:27

La musique, il y en a à France Culturere. Il y a la série Muzikale, une série ouverte à tout : la chanson, la variété, les tubes, les hits...
Et il y a les informations.

Site de la National Public Radio :

                                                                    La musique à France Culture - Page 17 Oper1186

Même sur le site du Monde,

La musique à France Culture - Page 17 Oper1184


Sur France Crucrutre, au journal de 8h, dans la rubrique muzik, dite aussi muzik-pognon, nous avons

La musique à France Culture - Page 17 Oper1185

et au journal de 18h,

La musique à France Culture - Page 17 Oper1187


Un signe, pas venu du ciel, mais de cette info : celui qui indique que France Trutru a une rude envie de ressembler de plus en plus aux chaînes infos, et surtout de cultiver une saine ignorance, celle qui abrite de la culture et qui fait monter l'audimamate.

D'ailleurs, si y'en a des de France Cucu qui nous lisent, ils doivent se dire : « Mais nom de Zeus, George qui ? »

Curly En ligne

Curly

166
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La musique, c'est sur France Musique, et la soupe, c'est sur France Cu - Mar 12 Avr 2022, 12:50

L’actualité musicale, c’est :

                                                            La musique à France Culture - Page 17 10

En passant, France Musique rend un hommage au compositeur le 13.

                                                            La musique à France Culture - Page 17 2191

L’actualité musicale pour France Culture, c’est :

                                                            La musique à France Culture - Page 17 3164

« Notre époque » ou l’art de dire « nous » pour embarquer les auditeurs de force dans la galère. La musique, de la soupe à consommer tout de suite, et qui fera les beaux jours de Radio Nostalgie dans quelques années.
Les branchés de France Cu, qui sont par définition de futurs ringards, défendent bec et ongles - quel courage - de la musique qui s'vend, parce que la loi du plus nombreux est la seule qui vaille d'être défendue, pour soigner l'audimat.
C'est sur cette même antenne que l'on dénonce régulièrement l'affaiblissement, voire la disparition, des services publics.
Bin oui, comme ça s'vend moins, on n'en parle pas. Même raisonnement que pour la disparition des services publics dans les campagnes : y'a moins d'monde, alors on n'en met pas.

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Curly

167
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La muzik de 100 ozé le 2mandé - Mer 11 Mai 2022, 14:11

On ne va pas se faire un épluchage de "100 ozé le 2mandé", c'est pas la peine. Entretien indigent avec passage en revue de la fiche wiki, témoignages sur la vie et un peu sur l'oeuvre, quelques archives de quelques secondes et on emballe le tout la question elle est répondue envoyez la suivante.
Le robot multifonction qui produit la chose passe les plats, consulte bien les fifiches préparées par les assistants, et ça roule tout seul. Pour l'auditeur, c'est de la radio discount, de la culture à prix cassé, mais peu importe, c'est en habituant les auditeurs à l'indigence qu'ils en viennent à s'en contenter, persuadés que 'y pas mieux, c'est de la first qualitad.
Les invités ont beau avoir des choses à dire, quand on oze 2mandé pas grand chose, ça va pas loin.

Le 10 : Je veux la fiche wiki de Iannis Xenakis.
Pas de problème, le robot multifonction vous la sort tout de suite.
De la musique contemporaine, de moins en moins contemporaine depuis que le temps a décidé ne plus s'arrêter de filer, et en plus sur France Culture en 2022 ? Mais comment est-ce possible ?
Je vous rassure, c'est pas possible. Malgré le titre, ne vous y trompez pas.
Laissons le blabla de côté, malgré la qualité des invités confrontés aux fifiches de l'assistant du robot multifonction.

Place à la musique.
A plusieurs reprises, le producteur fait-tout se retrouve obligé de passer du Xenakis. Meeeeeerde... faut surtout pas déformater les oreilles des auditeurs habituées à la grosse variétoche qui fait tache, mais qui se vend par millions alors respect quoi.
Cela donne à plusieurs reprises des formules telles que "on écoute quelques notes", "voici quelques secondes de Xenakis, parce qu'on a pas le temps", "on va écouter brièvement"...
Vrai. Le temps, c'est comme un TGV INOUI devant un troupeau de vaches. Ça passe vite.
Le passe-plats avait prévu de passer quelques mesures de pièces de Xenakis parmi les plus connues. Et si la fille de Xenakis invitée embraye sur une autre pièce, pas d'bol, le producteur éclairé à l'allumette n'a que ses mesurettes prises dans son best of préparé par ses assistants. Pas de souplesse possible. En plus on est en direct, alors c'est la guigne.
Conséquence : les mesures passent et vous n'avez aucune explication sur elles. De la musique bouche-trous, faite paradoxalement pour aérer la conversation. Ce serait un répondeur avec les 4 saisons aux 4 fromages de la pizzeria Vivaldi, ce serait pas mieux, mais moins approprié au sujet.

Un exemple. [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/23118-10.05.2022-ITEMA_23021419-2022C45516E0001-21.mp3 " debut="47:13" fin="48:15"]

Par contre, et c'est foutrement étrange, les trois dernières minutes de ce 100 ozé le 2mandé sur Xenakis sont musicales. Vous allez voir ce que vous allez entendre.
Là, d'un coup, soudain, brusquement, subito... y'a le temps. Et le temps, c'est long quand on est coincé dans un ascenseur. [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/23118-10.05.2022-ITEMA_23021419-2022C45516E0001-21.mp3 " debut="58:00" fin="60:51"]

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Curly

168
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La bêêêêlle musik - Ven 20 Mai 2022, 18:57

Sachez que ceux qui ont tenu les propos suivants n'ont pas l'esprit à la rigolade, et que, il faut toujours le rappeler, le premier degré est le seul existant chez eux à France Cu. Et qu'en plus de plonger uniquement dans le premier degré, eux à France Cu, ils se prennent la tronche à deux mains et deux pieds en étant persuadés qu'ils explorent les profondeurs insondables du monde de la musique alors qu'en réalité ils barbotent avec un canard gonflable au pédiluve de la piscine municipale de Saint-Quentin-Sur-Isère.

La Grande Tablinette critique

Épisode du vendredi 20 mai 2022

La Grande Tablinette Critique : chaque vendredi, une poignée de critiques passionnés échangent et se disputent autour de films, de livres, d’expositions, de disques, de bande-dessinées, etc… On y parle de l’actualité culturelle avec enthousiasme et contradiction.

Cette semaine, nos critiques débattent de deux albums : le très attendu "Mr. Morale & The Big Steppers" du célèbre rappeur Kendrick Lamar (...) et "Tambour Vision", le septième album du crooner Bertrand Belin. Découvrez leurs avis …

♫ - "Tambour Vision" de Bertrand Belin
L'avis de nos critiques :
"Il y a une sorte de nudité mais qui est très pleine en même temps, c'est à dire que chaque son est à sa place et c'est extrêmement agréable (…) c'est toujours extrêmement vif et personnel" Olivier Lamm
"Bertrand Belin laisse beaucoup de place à qui l'écoute pour imaginer ce qui se passe. (...) Parfois, les choses se croisent et vous laissent aussi du vide et c'est ça qui est intéressant. Mais quand ces vides-là sont trop remplis, ça me laisse froid et à distance" Joseph Ghosn

♪ - "Mr. Morale & The Big Steppers" de Kendrick Lamar
" C'est une sorte d'ego trip mais inversé, retourné comme une chaussette. L’idée n'est pas tant de parler de lui que d'essayer de comprendre comment il interagit avec le monde en tant que star du rap
(...) tout ça est retourné, touillé comme une sorte de tourbillon qui est extrêmement impressionnant"
Olivier Lamm
" Il y a aussi une recherche de désolation (...) qui passe (...) par la richesse (...). C'est effectivement un disque ambitieux..." Joseph Ghosn


Egalement au sommaire :
L’hommage d’Olivier Lamm à Evangelos Odysseas Papathanassiou, surnommé « Vangelis », un grand compositeur grec qui s'est éteint le 17 mai 2022.
"Vangelis était une voix unique (...) qui charrie quelque chose de très européen et méditerranéen, mais aussi de totalement autre. […] C'est quelqu'un qui était extrêmement influent, il a dessiné les rêves et les ambiances de beaucoup de gens" Olivier Lamm

Pour vous convaincre que c'est vraiment de la bonne soupe, voici trois échantillons des trois musik conseillées par nos experts.
Testez vos capacités de résistance, et tenez plus de trente secondes, oui TRENTE !, SANS couper !

Si vous voulez gagner du temps, vous pouvez mettre les trois en même temps.

Dans l'ordre, ou dans le désordre c'est comme vous voulez, ''un célèbre rappeur'', ''un crooner'', et ''un grand compositeur grec''.

                                                            
                                                            
                                                            

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Curly

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''Il est encore extrêmement agaçant de voir combien Nadia et Lili Boulanger restent peut connues du grand public français'' - Lun 06 Juin 2022, 11:08

Sororité dans le programme musical de France Cu. La surprise, tant provoquée par la thématique que par le programme me laisse encore abasourdi.e. Mais où vont-ils chercher tant d'idée.s de ouf pour nous surprendre journellement quotidiennement chaque jour ?
Mais faut qu'ils arrêtent à France Cu, nous on peut pas suivre, nous sommes trop limité.e.s intellllectuelllllement pour accuser le coup devant un tel déferlement d'idées quotidiennement journellement chaque jour renouvelées.

Le robot préposé à la programmation musicale dominicale du dimanche étonnante et néanmoins surprenante a cette fois-ci poussé un méga coup d'gueule, tellement énorme que lundi on l'entend encore alors qu'il fut poussé dimanche. Magie du podcast, magie de la réécoute.

Le coup d'gueule :
"Il est encore extrêmement agaçant de voir combien Nadia et Lili Boulanger restent peut (sic, comme d'hab') connues du grand public français"

Ce n'est pas agaçant, non, même pas, mais "extrêmement agaçant". Les nerfs sont à vif, le robot-minute musical est à deux doigts de la crise, du burne haute, de l'implosion, les circuits grillent à petit feu dans le noir brasier de sa colère, dans le courroux destructeur s'abattant sur l'ignoble injustice entachant le nom même de "Boulanger", que le grand public ignore avec une indifférence chaque jour plus marquée, alors qu'en plus ce nom désigne non pas une, mais deux Boulanger, sans qu'à aucun moment il ne soit question de croissant, de pain au chocolat ou de baguette tradition !
Quant à changer le nom de Boulanger en Boulangère, il n'en est pas question !

Ô infamie ! Ô vicissitudes de la vie qui font passer le grand public à côté des choses essentielles !

On se calme (en grec : "calmos").
Qui est le "grand public" ? Par définition, un ignare. Donc comment souhaiter lui faire rentrer dans le crâne le gang Boulanger (dont j'exclus d'office les frères Boulanger, qui en plus de ne pas être sœurs, officient dans un tout autre domaine) alors qu'il doit rester ignare, c'est la raison d'être du grand public de ne connaître que le strict minimum.
Qui fait partie de grand public ? Tout le monde et personne. Cette notion est fluctuante : par exemple pour un amateur de foot, j'appartiens au "grand public". J'y connais que dalle, à part quelques noms matraqués dans les médias. Donc, vous me sortez le nom d'un illustre joueur de l'équipe de Liverpool, je vous réponds illico & presto : Connais pas !
Parce que je fais partie du grand public.

Donc les sœurs Boulanger, vous demandez à un amateur de foot qui de plus ne s'intéresse pas à la musique s'il les connaît il va vous répondre ce que vous savez.

Par conséquent, suivez bien mon raisonnement je l'ai truffé de connecteurs logiques pour que le grand public puisse bien suivre, le robot-minute programmateur de musique dominicale du dimanche utilise une formule toute faite, totalement creuse, qui n'a pour but que de tenter de mettre sur un piédestal deux figures que tout amateurtrice de musique connaît déjà, alors même que leurs compositions, malgré leurs qualités, n'ont pas marqué profondément la musique du XXème siècle.
Mais comme ce sont des femmes, le robot a direct accolé la formule qui va avec : "elles sont peu connues du grand public français".
Pourquoi ajouter "français" à "grand public" ?
Excellente question. Je vais me répondre tout de suite. En dehors de notre ignare hexagone, tout le reste du monde connaît les sœurs Boulanger. Vous allez au fin fond de l'Irlande, vous rentrez dans un pub, vous beuglez "Est-ce que vous connaissez les sœurs Boulanger ?" et tout le monde, je dis bien tout le monde, vous répond d'une seule voix en vous sortant ni une ni deux ni même trois, l'intégralité de la fiche Wikipédia, et même, tenez-vous bien, et même vous allez être pas peu surpris d'entendre quelques piliers de pub éméchés vous chanter sur le champ l'intégralité de la cantate "Frédégonde" sans louper ni une seule note, ni une gorgée de bière.

Honte à la France d'ignorer autant d'icônes qu'il faudrait de toute urgence vénérer chaque jour, et pas seulement le dimanche où une messe à elles consacrée ne serait pas de trop, honte à France Cu qui dès ce coup d'gueule poussé va reprendre sa programmation de variétoche toute pourrie mais néanmoins grand public !

Je vous conseille de vous recueillir tout le reste de votre journée sur le portrait magnifique qui vient orner la page de l'émission à muzik dominicale du dimanche, et où la compositrice qui  « compose avec une gravité et un génie absolument improbables chez une jeune femme aussi jeune »,  a été noblement rebaptisée par son véritable nom, jusque là injustement inconnu du grand public.

                                                                          La musique à France Culture - Page 17 Oper1359

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Curly

170
Répondre en citant  
Le bug sonore, source de non-inspiration - Mar 21 Juin 2022, 12:25

France Culture veut marquer le coup et nous offrir une bêêêêêlle fête de la musique. De toutes les musiques : pop, rock, électro, reggae. Bref toutes les musiques (bien commerciales).

Je mettrais en valeur la partie « Sans zozé le 2mandé » et sa question con option tout confort classe business. Quant au gars de l'électro qui rêve, on se demande s'il fallait ozé reproduire en titre une réponse d'une telle qualité.

                    La musique à France Culture - Page 17 Musiqu13

                La musique à France Culture - Page 17 Musiqu12

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Philaunet 

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''Ustad Amjad Ali Khan, l'un des plus grands virtuoses du sarod'' - Dim 18 Sep 2022, 13:35

Dans le sous-forum "Autres radios culturelles" à l'onglet " BBC Radio 3 & Radio 4",
Curly(https://regardfc.1fr1.net/t13p790-bbc-radio-3-radio-4#38119) a écrit:Encore les Proms, avec Amjad Ali Khan, "sarod master", concert du 21 août.
Et encore l'occasion, hélas, de souligner l'absence de toute musique (mal) dite "du monde" sur France Musique ("Ocora Couleurs du monde" a disparu de la grille d'été), ainsi que la raréfaction de la retransmission de concerts, comme on le constate par la présence de concerts "offerts par l'Union européenne de radio", qui arrivent directement en prêt-à-diffuser dans les studios de la Maison Ronde. Ce n'est pas nouveau, mais comme il n'y a plus qu'une tranche horaire de concert dans la journée, le manque de moyens dont souffre la chaîne apparait sous une lumière crue. (...)
Un grand merci pour ce signalement qui permet de retrouver le joueur de sarod dans "Les Vendredis de la musique", numéro mettant en lumière Le Sarod de Ustad Amjad Ali Khan, diffusion initiale le le 13 novembre 2009, rediffusion le 28-05-2010, sur... quelle station, oui, quelle station ?!!!!! France Culture, oui, incroyable ! Sous la direction de Bruno Patino (2008-2010).

Jeanne-Martine Vacher mène le documentaire en dramatisant, comme elle en avait l'habitude, un texte un peu trop écrit. Elle reste néanmoins discrète et nous assistons à une leçon de musique désormais inimaginable à la radio, a fortiori sur France Culture.  Philippe Bruguières conservateur au Musée de la Musique, décrit les instruments ;  Michel Angot, spécialiste du Sanskrit et musicien, fait un point historique très original sur la "civilisation indienne" et Alain Daniélou compare les notations musicales occidentale et indienne.
« Imaginez un virtuose du violon comme Itzhac Perlman qui serait aussi un descendant direct de Stradivarius ». Belle façon de présenter Ustad Amjad Ali Khan , l'un des plus grands virtuoses du sarode [sic]. Sa venue à Paris (le 26 octobre au Théâtre de la Ville) est l'occasion de raconter l'histoire de cet instrument et de ses répertoires, souvent également liés au chant dans la grande tradition de l'inde du Nord. « De tous les instruments indiens, le sarod est sans doute le seul qui, en l'espace d'un siècle environ, a non seulement connu un processus de développement rapide, mais a su également gagner les faveurs du public et se hisser au plus haut niveau de la musique instrumentale. Avec Ustad Amjad Ali Khan grand maître du Sarod, Philippe Bruguières conservateur au Musée de la Musique, Michel Angot spécialiste du Sanskrit et musicien et la voix d'Alain Daniélou (archives INA).
Un certain nombre de numéros des Vendredis de la musique est toujours disponible en ligne, de quoi alimenter l'écoute en attendant la réforme de France Culture.

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