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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » La musique à France Culture

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La musique à France Culture    Page 17 sur 17

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Curly 


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Un génie de l'industrie musicale, ultime performer stakhanoviste transgenre - Dim 10 Oct 2021, 11:44

Sur France Cultuture, on referme son esprit sur ce qui se vend le plus : la musique pop. C’est la seule musique à l’honneur sur la chaîne, et quand on n'explore pas les icôôôônes des années 60/70 (Lou Reed, Jim Morrison… ces génies méconnus de la musique du XXème siècle) on explore celles des années 80 et au-delà, donc Michael Jackson & Prince, ces génies méconnus de la musique du XXème siècle et même du XXIème car ils sont des boussoles qui nous indiquent le chemin (celui de la route) vers le meilleur de la musique du futur.
Les autres musiques que la pop ne doivent pas être représentées sur France Lulucre, ou alors uniquement si y’a un alboum à promouvoir dans un entretien-promo.
La pop de Michael Jackson & Prince, c’est top nostalgie pour les quadra & quinqua, trop bon ! En voilà d'la bonne !

Pourquoi emmerder les auditeurs avec de la musique complexe ? Il faut que ce soit simple et que ça s’adresse au peuple, et c’est pas moi qui le dis, c’est un grand théoricien de la musique qui a fait des émules sur la chaîne de l’ouverture : Andreï Jdanov.
Alors après les quatre heures de playlist mollement commentée de cet été, voici « Toute une vie », anciennement « Une vie, une œuvre » (l’œuvre a sauté, reste que la bio), consacrée à Prince .
Comme les auditeurs idéaux sont tatins de la maladie d’Alzheimer, le même sujet, tant qu’il est bien popu et bien vendeur, peut tourner toute l’année sur la grille dans de multiples, bien que nombreuses, émissions.
Whaouuuu ! Prince ! Trop top !
Y’a pas à dire, on en a pas assez dit sur le bonhomme, et comme c’est susceptible d’engranger plus d’audimat qu’une émission sur la musique de György Kurtag, on fonce hasta la vista baby !
J’ai pris Kurtag au pif, enfin presque, parce qu’il apparaît en 2019 & en 2020 (pour la redif’) dans une prise de LSD sur l’Europe, un sujet éminemment musical.

La présentation mérite le détour, c’est un festival, non pas musical, mais bien marketé, qui empile un max de mots clés à la mode dans le souci louable de provoquer un sourire, voire l’hilarité chez le lecteur.
Pas de doute, pour les auditeurs les plus constipés, cette émissions restera, à n’en pas douter, dans les anales. Pour les autres, ce sera une bonne tranche de rire due à cet esprit de sérieux et pédant qui innerve la totalité de l’émission.

Le titre : « Prince, l’affranchi ». La référence à l’esclavage est voulue, c’est un truc qui marche bien en ce moment.
Alors Prince est affranchi de quoi, à part que c’est un artiste à « multiples facettes, libre au dedans de sa tête et dans son corps », si je puis me permettre de reprendre les expressions toutes faites usées et re-usées et qui veulent tout dire à force de ne rien dire ?
D’abord, il convient de mettre en avant un talent de musicien hors normes, ce que s’empresse de faire illico & presto « Toute une vie » :
« Près de quarante albums, 100 millions de disques vendus et près de 8 000 titres restés inédits… »
Ensuite, vous pouvez vous amuser avec d’autres bons mots précieux :
« songwriter transgenre »
« performer sans égal »
« stakhanoviste du studio », qui nous renvoie encore au temps heureux du stalinisme.
« musicien ultime », qui nous renvoie encore à n’importe quoi.
« un des derniers génies de l’industrie musicale », qui a le mérite d’annoncer la couleur, nous parlons bien d’industrie plus que de musique.

Les commentaires reproduits appuient là où ça fait du bien :
« musique qui transcende tout à la fois les genres musicaux et les genres sexuels »
Attention, quand on parle de genres musicaux, on parle bien de tous les genres : musique berbère, hindoue, chants polyphoniques mongols, etc. Vraiment tous. Il rigolait pas Prince, c’était vraiment un artiste polymorphe.
La conclusion est sans appel : « il décloisonne tout ». Mais s’il enlève les cloisons, où s’appuyer ? Décidément, cette musique rend instables les domaines du possible (ça ne veut rien dire au prime abord, mais cherchez bien, vous trouverez), défie notre confort bourgeois, atomise l’harmonie des sphères, explose les règles les plus élémentaires de la musique occidentale, qui est aussi orientale quand on regarde le planisphère à l’envers. Bref, ça fait pop.

La suite :
« monarque baroque et déjanté (malicieux) ». Comme nous sommes tous débiles, il a été convenu de donner entre parenthèses un synonyme de « déjanté », terme un peu trop technique effectivement.
« un artiste d’une exigence rare, férocement attaché à son indépendance vis-à-vis des maisons de disques et plus largement, du music business »
Il faut comprendre que Prince, en tant qu’entrepreneur indépendant, est un « affranchi », ce qui explique le titre, comme quoi ils ne font pas n’importe quoi eux à France Culcultre.

Les témoignages se suivent et ils sont implacables. Le meilleur est reproduit sur site.
« Cela réclame du courage d’être soi-même, c’est ça la liberté ultime. »
« Prince n’aimait rien tant faire des choses qui n’allaient pas de soi. »

Les autres clichés prêts à l’emploi ne craignent pas les hyperboles, car n’oublions pas que nous baignons dans l’hagiographie, Prince est une icôôône :
« expérimentateur né »
« une œuvre majeure et prolifique dont la richesse reste encore à explorer »
« insatiable désir de liberté et son incroyable créativité »

Les photos très grands formats mettent en lumière l’aspect expérimental du personnage, qui n’a jamais craint de tourner le dos à l’industrie à pépettes des États-Unis pour affirmer son originalité et sa complexité. Ainsi nous pouvons voir, à condition de diminuer la taille de la page de notre ordi, Prince à la cérémonie des Oscar, Prince aux Brit Pop Awards, Prince dans la petite salle de l’Apollo Theater pour une conf’ de presse, Prince à la mi-temps du Super Bowl.

A suivre dans «Toute une vie » : Christophe, Little Richard, Johnny Clegg, Dick Rivers, Prodigy, George Michael… L’Histoire de la musique avec une grande hache.
Nous attendons aussi avec impatience les grandes séries musicales sur Beyoncé, Kanye West, Rihanna, et pourquoi pas, soyons fous, sur les Beatles, ces artistes si méconnus ! Ouvrons-nous à tous les univers musicaux, de la pop au rock ne passant par le rap, la techno et l'electro, oui, tous ! Et surtout, restons toujours en compagnie d’artiss’ ignorés du grand public !

Péhèsse :
Ah merde, les Beatles, c’est déjà (re-re-re-re...) fait  ! Cette fois il y aura encore du super lourd, avec Johnny et Cloclo. Pour ouvrir le chant des possibles !

Curly 

Curly

162
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''La musique libre de tous styles'' - Lun 25 Oct 2021, 11:20

La série musicale
« La nouvelle émission musicale de France Culture parle de musique, mais propose surtout d’en écouter. Une émission libre de tous les styles, tous les rites, toutes les origines et de toutes les provenances. »
Mais qui ne manque jamais une occase de passer du Billie Eilish.
Liberté, liberté, liberté !
Ô que n’a-t-on fait en ton nom !

La série musicale applique avec rigueur sur sa programmation la Sainte Ligne Générale tout actu. Passons en priorité ce qui marche, ce qui passe déjà ailleurs sur les autres stations. Billie Eilish passe sur toutes les radios musicales de djeunes, mais comme il faut attirer les djeunes, France Cuclcutre reprend juste la programmation de NRJ Hit Music Only (j’aurais pu vous chanter le djingle mais le son ne passe pas bien à l’écrit).


Cette semaine, émission spéciale Rosalía. Vous connaissez pas ? Honte à vous !

                                                                                       

Pour plus d'infos, allez directement là où vous trouverez les bonnes infos, sur le site de NRJ (Hiiit Muusic Oooonnnlyyyy ).

La productrice de France Rutucucure est très maline, elle a trouvé une question pointue qui va cerner la problématique de son grand bidule : « la musique latine existe-t-elle vraiment ? »
Sachant que le titre du grand machin était « Rosalía ou le triomphe de la musique latine » on peut se demander si. Mais nous ne nous demanderons pas si. Parce que pourquoi ?
Soyons sérieux deux minutes. Donc je fais une pause de deux minutes et je reviens.
                                                                            …………. IMAGINEZ ICI UNE PAUSE DE DEUX MINUTES ………

Le texte de présentation, la prod’ en est fière, alors il est lisible sur site.
Tout y est. Faute d’inspiration, le petit carnet des zidées reçues made in 2021 a bien servi, tellement servi que les mots ou expressions, à force d’être usés par l’usage, ne veulent plus rien dire :
révolutionné le genre
protéiforme

(la chanson Malamente, est considérée comme le 30ème chanson latine) la plus influente de tous les temps
investir les rythmes populaires (amusant de voir le vocabulaire de la finance investir le vocabulaire artisstik)
s’imposer comme une icône
une œuvre totale
une star est née
elle a conquis un grand public


S’insère dans cette œuvre écrite une histoire du flamenco née d’une rencontre opportune entre un esprit libéré de toute connaissance musicale et un article Wikipédia, avec ces deux différences :
La prod’ de France Tuture est reconnaissable par ces nombreuse faute d’ortografes, et par la quantité considérablement moindre d’informations.
A côté, Wikipédia offre une véritable thèse sur le sujet. Mais c’est être de mauvaise foi, car le sujet, c’est pas le flamenco, c’est Hiiit Miouziiiic Onnnlyyyy Rosalía dont au sujet de laquelle un savoir de belle facture wikipédienne nous est offert.

                                                                            La musique à France Culture - Page 17 Opera961

La programmation musicale, libre, forcément libre, n’est pas seulement guidée par une autre rencontre opportune, celle de NRJ it miouzik on ne lit et de Radio Nostalgie – ahhh les merveilleux hit miouzic des années 70 & 80 ! -, non, elle est aussi construite tel un beau mur en béton armé ayant son assise sur une base solide : la vulgarité.                                                                            

                                                                                                

Philaunet 

Philaunet
Admin

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Melína Mercoúri, la Grèce - Mer 01 Déc 2021, 08:09

Pendant que France Culture publie des éphémérides féministes, SWR 2 rappelle des moments d'histoire comme 12.7.1967 Melina Mercouri wird die Staatsbürgerschaft entzogen [12.7.1967 Melina Mercouri est déchue de sa nationalité] Zeitwort  12/07/2021
La musique à France Culture - Page 17 Scre1941

La junte militaire d'Athènes voulait faire taire l'actrice. Sa réponse : "Je suis née grecque et je mourrai grecque".

Die Militärjunta in Athen wollte die Schauspielerin mundtot machen. Sie aber entgegnete: „Ich bin als Griechin geboren und werde als Griechin sterben.“
Ces quatre minutes sont à mettre en lien avec un numéro de l'excellente émission d'Amaury Chardeau aujourd'hui disparue sur oukase de la directrice, Juke-Box . En effet, 1967-1974, la Grèce des colonels du 21-02-2021 commence avec une "Archive pré-générique : Melína Mercoúri dans le film Phaedra (réalisation Jules Dassin, 1962)" film dont on peut voir l'intégralité  en ligne :



Au travers d'archives sonores, Amaury Chardeau construit un récit poignant sur ces sept ans de dictature en Grèce, une époque qui n'est pas si éloignée de la nôtre, que sont en effet 50 ans ?  
En 1967 une junte militaire prend le pouvoir à Athènes et inaugure 7 années de dictature : arrestations massives des opposants de gauche, tortures et censure généralisées n'empêchent pas les chants contestataires de Míkis Theodorákis, l’élégance de Melína Mercoúri ou l’émergence du rock. (...)
Míkis Theodorákis : Love theme interprété par Melína Mercoúri pour la bande originale de Phaedra (Jules Dassin, 1962)

À noter le numéro d'Une vie, une oeuvre, Jules Dassin (1911-2008), le regard d’un humaniste du 02-12-2017 sur France Culture.
(...) Ses films sont devenus classiques, aussi bien ses films noirs (La cité sans voiles, Les forbans de la nuit, Du rififi chez les hommes) que ses succès planétaires (Jamais le dimanche, Phèdre, Topkapi etc) avec la participation de la flamboyante Mélina Mercouri, l’actrice et femme politique grecque avec qui il a formé l’un des couples les plus mythiques du cinéma. (...)

Jean Passe 


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Re: La musique à France Culture - Lun 20 Déc 2021, 15:59

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t261p160-la-musique-a-france-culture#37346) a écrit:La série musicale
« La nouvelle émission musicale de France Culture parle de musique, mais propose surtout d’en écouter. Une émission libre de tous les styles, tous les rites, toutes les origines et de toutes les provenances. »
Mais qui ne manque jamais une occase de passer du Billie Eilish.
Liberté, liberté, liberté !
Ô que n’a-t-on fait en ton nom !

Après plusieurs semaines (mois ?) de cette émission, un constat s'impose: Zoé Sfez n'a pas le niveau.

Il y'a de bonnes émissions musicales sur France Culture de temps en temps. Sans remonter à Averty et son Jazz pour les Happy Few ou Black and Blue on peut remarquer le travail d'Amaury Chardeau en général ou celui un peu moins récent de gens comme Florent Mazzoleni sur les musiques modernes africaines en particulier. Je me repasse encore quelquefois les feuilletons de François Bon sur les Stones, Dylan ou Led zeppelin. Parfois, l'été réserve quelques surprises aussi. Bref, il y'a des gens qui ont les compétences, qui savent de quoi ils parlent et d'autres pas.

Là c'est franchement nul, la productrice n'est pas à la hauteur et n'a visiblement pas la culture musicale que l'on pourrait attendre sur cette chaine. Une émission fabriquée sans doute après une lecture rapide de Wikipedia et une sélection toute aussi rapide par Sfez de quelques titres qui y sont indiqués. On n'apprend finalement pas grand chose.

Je préfère écouter Banzaï sur France Musique, au moins je découvre des choses intéressantes.

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Re: La musique à France Culture -

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