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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Le programme de nuit, îlot de culture (II)

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Le programme de nuit, îlot de culture (II)    Page 21 sur 39

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Philaunet 


Admin

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Reggiani en Knock, ou comment la manipulation mène à la dictature - Mar 10 Déc 2019, 09:32

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t852p190-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#34404) a écrit:Knock ou le triomphe de la médecine de Jules Romains, réalisation de Yves Darriet, avec Serge Reggiani, Berthe Bovy, Marguerite Pierry, Raoul Marco, et notamment Jacques Dufilho, Christian Alers...
Ce brave docteur transforme en patient tout ce qui passe sous son nez. Serge Reggiani accentue le côté menaçant du personnage. Tout repose dans cette version sur le brio de l’interprétation puisque la mise en onde se résume à quelques bruits de portes et à celui, peu réaliste, de la voiture du docteur Parpalet, ce qui explique pourquoi elle ne tient pas la route. L’humour un brin pince-sans-rire et relativement noir n’avait toutefois pas besoin de ce générique de farce grotesque. (...)
Je n'y ai pas vu ce que vous relevez. Le broum-broum de la voiture doit occuper un pourcentage infinitésimal de ces 45 minutes.

En revanche, cette interprétation de 1955, dix ans après la 2e guerre mondiale, autant dire hier pour les contemporains, et après l'expérience stalinienne, est un véritable réquisitoire contre la dictature et le tyran, et pointe la crédulité des masses. Parpalaid, habituellement pris pour un niais, est en fait un résistant qui finit néanmoins par se faire avaler par Knock qui l'a mis sous son emprise en lui faisant peur.

Grâce à l'interprétation magistrale de Reggiani, la pièce de 1923 quitte le domaine de la médecine traitée sous l'angle de l'humour pour prendre des accents politiques largement plus audibles et convaincants que tous les appels militants actuels.
Le Médecin malgré lui , Comédie Française (27/07/1950, Chaîne Nationale) avec Jean Meyer, Robert Manuel, Denise Gence, Michel Vadet...
Un seul point noir dans la distribution, et de taille : Jean Meyer. Le metteur en scène joue un Sganarelle qui a oublié qu’il était un bûcheron saoul et qui se croit dans une pièce de Marivaux. Les effets comiques tombent à plat. Dommage car les autres acteurs, eux, savent dans quelle pièce ils sont, mais ils débitent leurs répliques à toute allure, ce qui est fâcheux, sauf pour Lucinde.
Vitesse d'élocution à couper le souffle. On n'en peut plus après cinq minutes. C'est une représentation publique de la Comédie française de 1950 radiodiffusée "en différé", comme l'annonce le présentateur, et non une pièce radiophonique. En 2019, France Culture sous-traite pour la radio des spectacles publics. C'est généralement mauvais, les acteurs ne jouant pas pour des auditeurs écoutant individuellement, mais pour des spectateurs vibrant collectivement.

Il ne faut pas confondre radio d'art et d'essai et plateforme de diffusion radiophonique pour des productions données en spectacle.

Curly 

Curly

202
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Knock Knock - Mar 10 Déc 2019, 14:40

Un bref commentaire suite au précédent message consacré en partie à Knock dont voici un extrait :
En revanche, cette interprétation de 1955, dix ans après la 2e guerre mondiale, autant dire hier pour les contemporains, et après l’expérience stalinienne, est un véritable réquisitoire contre la dictature et le tyran, et pointe la crédulité des masses. Parpalaid, habituellement pris pour un niais, est en fait un résistant qui finit néanmoins par se faire avaler par Knock qui l’a mis sous son emprise en lui faisant peur.
Vous proposez une interprétation possible de la pièce, mais ce n’est pas la seule. Bien des thèmes sont déjà présents dans la pièce de Romains, cf n’importe quelle étude de la pièce, et pour aller plus vite, cf page wiki : la crédulité du peuple, l’autoritarisme.
La voiture du docteur Parpalaid (mal orthographié lors de mon précédent message) est un élément important du premier acte. Parpalaid y est plus attaché qu’à ses malades. Que le bruitage soit peu réaliste est plutôt comique.
Par conséquent, le Parpalaid « résistant », ce n’est pas ce que j’ai pour ma part perçu : il reste naïf du début à la fin.
Knock, qu’il soit interprété par Reggiani ou Jouvet, reste un escroc d’un sérieux imperturbable qui progressivement met sous sa coupe tout le village et, à la fin, son ancien médecin. C’est un personnage proche en cela du Tartuffe.
Quant à l’humour, il est toujours bien présent dans cette version.

Philaunet 

Philaunet
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203
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Qui frappe à la porte ? - Mar 10 Déc 2019, 15:16

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t852p200-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#34411) a écrit:Un bref commentaire suite au précédent message consacré en partie à Knock dont voici un extrait :
En revanche, cette interprétation de 1955, dix ans après la 2e guerre mondiale, autant dire hier pour les contemporains, et après l’expérience stalinienne, est un véritable réquisitoire contre la dictature et le tyran, et pointe la crédulité des masses. Parpalaid, habituellement pris pour un niais, est en fait un résistant qui finit néanmoins par se faire avaler par Knock qui l’a mis sous son emprise en lui faisant peur.
Vous proposez une interprétation possible de la pièce, mais ce n’est pas la seule. Bien des thèmes sont déjà présents dans la pièce de Romains, cf n’importe quelle étude de la pièce, et pour aller plus vite, cf page wiki : la crédulité du peuple, l’autoritarisme.
La voiture du docteur Parpalaid (mal orthographié lors de mon précédent message) est un élément important du premier acte. Parpalaid s’y attache plus qu’à ses malades. Que le bruitage soit peu réaliste est plutôt comique.
Par conséquent, le Parpalaid « résistant », ce n’est pas ce que j’ai pour ma part perçu : il reste naïf du début à la fin.
Knock, qu’il soit interprété par Reggiani ou Jouvet, reste un escroc d’un sérieux imperturbable qui progressivement met sous sa coupe tout le village et, à la fin, son ancien médecin. C’est un personnage proche en cela du Tartuffe.
Quant à l’humour, il est toujours bien présent dans cette version.
Merci pour votre suivi. Oui, i l y a bien de l'humour mais il est éclipsé par le projet totalitaire de mettre sous ses ordres tout un territoire (et non seulement un village), voir le passage où Knock montre la carte des foyers qu'il a mis sous l'autorité de la Médecine, à l'instar d'un militaire étendant sa conquête.
Le mot "résistant" pour Parpalaid était volontairement exagéré, d'autant plus que le médecin propose vainement sa collaboration à Knock qui veut régner en maître absolu. Il n'en demeure pas moins que Parpalaid incarne une figure indignée résistant par le bon sens à l'entreprise de manipulation de masses crédules, avant d'être vaincu.

Je n'ai lu aucune étude sur la pièce, me fiant à mes souvenirs de la version de Jouvet et aux lectures de l’œuvre.  La fin, Knock conviant Parpalaid dans son cabinet, me semble dramatique : la dernière personne sensée tombe sous la loi non d'un escroc (l'argent ne joue pas un grand rôle) mais d'un despote avide de mettre toute une population sous sa coupe idéologique, à savoir "le triomphe de la médecine".  Ivan Illich aura peut-être eu connaissance de cette oeuvre avant de rédiger sa "Némésis médicale", cf. Quand la médecine rend malade , Le Nouvel Observateur du 21 octobre 1974, republié en 2004.

Curly 

Curly

204
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Deux ACR - Strindberg - Alice Guy - Le troisième œil - Mar 24 Déc 2019, 12:23

Deux Ateliers de Création Radiophonique
Grandola Portugal (15/06/1975)
par René Farabet, Richard Demarcy et Teresa Mota - Réalisation Viviane Den Broek
La révolution des Œillets avec alternances ou superpositions de documents de la radio portugaise, mouvements de foules, discours politiques, et récit d’une mère, des extraits joués en studio d’une pièce de théâtre de Richard Demarcy, des chants, et des explications des évènements.
Grândola se réfère à Grândola Vila Morena, chanson de Zeca Afonso. Sa diffusion à la radio servit de signal de départ à la révolution.

Dufour au fur et à mesure (11/06/1972) par Bernard Dufour, Claude Ollier et René Farabet - Avec Maurice Roche, Pierre Guyotat, Denis Roche, Bernard Teyssedre, Philippe Sollers et Bernard Dufour - Réalisation Jean-Pierre Colas
Au fur et à mesure : il y a bien une progression dans l’émission. Conversations avec le peintre, visite de la grotte de Pech Merle, et arrivée dans la dernière heure à des descriptions de tableaux cachées sous une couche de borborygmes. Le sexe est triste, associé au sang et aux différents excréments, dans un souci de provocation qui aujourd’hui fait plutôt sourire, cf la dernière demi heure sur Denis Roche, avec lecture de Sollers d’un de ses textes.
Deux credos bien poussiéreux : pornographie et maoïsme.
Un autre tic de Farabet, mettre sur le même plan texte et musique, voire passer le texte en fond sonore, inaudible. Un procédé un peu systématique ici parce que permettant facilement de masquer des propos d’un intérêt très moyen.

Le Paria (21/01/1960 Chaîne Parisienne) d'August Strindberg - Réalisation Léon Ruth
Avec Jean Mercure et Michel Vitold.
Une cabane pendant une tempête, et affrontement entre deux hommes, Y, un archéologue, et X.
Une pièce courte, réalisation et interprétation impeccables.


Qui est Alice Guy ? (02/07/1975) par Claire Clouzot et Nicole Lise Bernheim - Lecture Delphine Seyrig - Avec Daniel Toscan du Plantier, Charles Ford, Henri Langlois, Francis Lacassin, Jacques Deslandes, André Zwobada, Liliane de Kermadec et Colette Audry
C'est une émission « en direct » émaillée de témoignages enregistrés (Langlois, Charles Ford, Alice Guy et sa fille par téléphone). Les lectures de Delphine Seyrig sont courtes et peu nombreuses.
Personne dans l'émission n'a vu un seul des films de cette pionnière du cinéma, peut-être réalisatrice de la première fiction cinématographique. Donc on a l'affrontement caricatural entre des spécialistes du cinéma muet, des hommes (oui, c'est caricatural) et deux féministes (Bernheim et surtout de Kermadec, qui en plus n'y connait pas grand chose en histoire du cinéma) autour d'un gros point d'interrogation.
Lacassin se fait incendier, et il le prend avec un certain amusement, lorsqu'il suggère que le film « La fée au choux » est peut-être d’une grande niaiserie.
Nous avons droit par contre à la vie amoureuse d'Alice Guy, maîtresse de Gaumont, mariée avec un réalisateur Herbert Blaché, qui l’emmènera représenter la Gaumont aux U.S.A.
Lecture à la fin d'une nouvelle d'Alice Guy écrite en 39 pour « La semaine de Suzette » ou « Mode du jour », présentée comme autobiographique.

Nuits magnétiques - Le troisième œil par Liliane Abensour et Laurent Danon-Boileau -  Réalisation Bruno Sourcis
1- Voyances (10/12/1979)
2 - Guérisseurs et envoûtements (11/12)
3 - Désenvoutement et exorcisme (12/12)
4 - Lieux et objets chargés (13/12)
5 - Mort et réincarnation (14/12)

Chaque partie s’organise en deux temps : d’abord les récits de voyants, envoûteurs et autres sorciers, ou, plus amusant, de sociologues partis étudier ces phénomènes et qui se mettent à y croire.
Les témoignages, à quelques exceptions près, sont précis, les voyants et autres sorciers n’ont pas peur de se confier. Un voyant, qui lit dans les taches d’huile, offre même une consultation à l’équipe de l’émission, à laquelle l’auditeur peut aussi assister.

En seconde partie, des entretiens d’une dizaine de minutes avec des écrivains autour du sujet, entretiens bien convenus, menés par Laure Adler. A propos d’un texte de 1603, « Discours exécrable des sorciers » d’Henry Boguet, elle s’entretient avec Maxime Préaud qui a écrit la préface d’une nouvelle édition.
Résumé de mémoire :
- Dans son livre, Boguet décrit le Diable de manière précise et répétée…
- Mais pas du tout au contraire.
Du travail de pro.

Dans la troisième émission, à la fin, on sent que l’absence de propos contradictoires gêne aux entournures et Laurent Danon-Boileau annonce qu’à la fin de la cinquième partie un « droit de réponse » sera proposé par les auteurs de la série.
Ce « droit de réponse » mine de rien montre la fabrication de l’émission, l’évolution entre les intentions de départ et le résultat final. Un sorcier expliquant qu’il guérissait la sclérose en plaques a été coupé au montage un quart d’heure avant diffusion. Mais le fait de le raconter permet de rétablir indirectement cette coupe, tout en établissant une distance par rapport au propos initial, dont la diffusion à l’état brut aurait posé problème.

Philaunet 

Philaunet
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''Année Beethoven'' - Mer 25 Déc 2019, 10:19

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t852p30-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#31697) a écrit: (...) Dans l'analyse, et malgré le côté "spectacle" de la conférence (il y a une connivence qui s'installe avec le public et Stockhausen en joue beaucoup surtout dans la seconde moitié), cela me rappelle les bons moments passés avec la rediffusion de la série sur Beethoven par Brigitte et Jules Massin de 1970-71.
et
Nessie(https://regardfc.1fr1.net/t131p470-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-i#12986) a écrit: (...)Mardi 9 octobre 2012
01h31 - 02h21 :
Anniversaire Beethoven - Beethoven année 200, 1re partie (26 janvier 1970) par Brigitte et Jean Massin (...)

Curly 

Curly

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André Dussollier - Les Marx Brothers - Les mentons bleus - Dim 29 Déc 2019, 12:51

Deux nouvelles diffusions de
Bonnes nouvelles, grands comédiens avec André Dussollier

« Getting Some Fun Out Of Life » d’Alain Gerber (11/10/1984), réalisation Arlette Dave.
Récit à la première personne d’un adolescent qui dans les années 60 vit seul avec son père. Un récit mélancolique.
Forte présence du jazz (Erroll Garner). Le titre de la nouvelle est celui d’une chanson de Billie Holiday, l’un de ses duos avec Lester Young.

« Tous les feux le feu » de Julio Cortazar (10/06/1982), réalisation Anne Lemaître.
Deux récits volontairement très différents mais dont les points communs ou effets de symétrie (un homme et deux femmes dans la partie contemporaine, deux hommes et une femme pour la partie Antiquité romaine), se mélangent sans aucune jointure, pour se rejoindre dans le feu.
La prestation d’André Dussollier font de ces deux émissions deux pièces de choix pour collectionneurs...

Le théâtre où l'on s'amuse par Philippe Soupault, réalisation de Jean Chouquet - Les mentons bleus de Georges Courteline (04/03/1954 Chaîne Parisienne)
Avec  Louis de Funès (Rapétaux), Jean Carmet (Rondouille), Maurice Biraud (monsieur Réfléchi) et Jacques Legras (le garçon)
Sketch prévisible où un cabotin cabotine dans un bistrot. De Funès cabotine à merveille. Avec en plus Jean Carmet en faire-valoir discret.

Les mardis du cinéma - Marx, les frères... (18/01/1994) par Simone Douek, réalisation de Josette Colin - Avec Max Piquepé, Petr Kral (critique de cinéma, auteur de "Les burlesques"), Jean Douchet (réalisateur et critique de cinéma) et Michel Lebrun (traducteur)
Malgré le générique alléchant, les intervenants ne sont pas particulièrement inspirés par leur sujet, même Petr Kral. La biographie est approximative (Ex. « Ils étaient cinq frères je crois... »). Les quelques anecdotes rapportées sont peut-être conformes à la légende, mais peut-être pas à la réalité, comme cette réunion avec la direction de la MGM où les trois frères se seraient déshabillés complètement.
En tout cas, pour qui a vu les films de Marx Brothers, même quelques-uns seulement, rien de particulier à attendre ici.

Toutefois, un moment passionnant, celui avec le sous-titreur Max Piquepé : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-23.12.2019-ITEMA_22237106-1.mp3" debut="36:28" fin="42:34"]

Un complément : Groucho et Chico ont aussi fait de la radio, ce qui n’est pas mentionné dans l’émission.
Leur série « Flywheel, Shyster, and Flywheel » de 1932-33 (enregistrements quasi inexistants) dont les scripts ont été découverts à la fin des années 80, et enregistrés à nouveau pour la BBC en 1990 avec Michael Roberts et Frank Lazarus. Le lien renvoie vers tous les épisodes de la BBC et ce qui reste de la version d'origine.
France Culture a adapté la série la même année, sous le titre de « Reniflard and Co », en 10 épisodes, dans une réalisation de Claude Guerre, avec André Marcon et Pierre Romans.
Des souvenirs un peu flous de cette série qui gagneraient en netteté grâce à une nouvelle diffusion dans les nuits.

Curly 

Curly

207
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120 rue de la Gare - Dim 12 Jan 2020, 10:28

120 rue de la Gare
d'après Léo Malet - Adaptation Serge Martel et Pierre Dupriez - Interprétation Bernard Allouf, Louis Amiel, Sylvie Artel, Bruno Balp, Gérard Berner, Frédérique Cantrel, Nadine Delanoe, Guy Dhers, Pierre Gueant, Daniel Ivernel, Henri Labussière, Alain Laurent, Georges Lucas, Jacques Maire, Guy Marly, Patrick Minot, Philippe Nicaud, Jean Péméja, Michel Ruhl, Hélène Sielka, Dominique Toutlemonde, Gérard Thirion, Roland Travers, Jacques Vadot, Arlette Vafides et Christine Verger - Bruitage Louis Amiel - Réalisation Jean-Jacques Vierne
1ère partie (20-11-1982)
2ème partie (22-11-1982)
Voici la dernière des huit dramatiques diffusée dans le cycle policier en octobre/novembre 1982.
Les nuits en ont proposé trois autres, Le mannequin assassiné (13-11), Un Noël (06-11) & La première enquête de Maigret (28-10).
Les auteurs de l'adaptation ont signé plusieurs grands feuilletons, notamment Le Comte de Monte-Cristo .
Dans 120 rue de la Gare, on retrouve Philippe Nicaud, l'impeccable interprète de Rouletabille , en Nestor Burma, et la réalisation soignée de Jean-Jacques Vierne.
En 2h40, l'enquête prend véritablement de l'ampleur. Dans la première partie, c'est, outre l'ouverture se déroulant dans le stalag, la partie lyonnaise de l'enquête, alors que la seconde nous emmène à Paris.
L'ambiance, l'interprétation, le rythme, tout est parfait. De la radio qui peut s'écouter les yeux grands fermés.

Curly 

Curly

208
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Roger Blin - Freud par Marthe Robert - Mar 21 Jan 2020, 11:44

Atelier de Création Radiophonique - Fragments Roger Blin
Par René Farabet et Ida Guilbo - Réalisation Marie-Ange Garrandeau
1 - 27/01/1985
Extraits d’entretiens avec Roger Blin par Jean Amrouche, Jean Paget, Harold Portnoy, Marguerite Taos-Amrouche, Roger Vrigny, Philippe Esnault et Leif Olsson - Extraits d'œuvres théâtrales, de films et de musiques - Lectures de "Roger Blin / souvenirs et propos recueillis" de Lynda Bellity Peskine par Hermine Karagheuz
2 – 03/02/1985 - Blin - Beckett
Extraits d’entretiens avec Roger Blin par Jean Paget, Harold Portnoy et Leif Olsson -Extraits des pièces de Samuel Beckett : "En attendant Godot", "Fin de partie" "Tous ceux qui tombent", "Acte sans paroles", "La dernière bande", "Esquisse radiophonique", "Oh ! les beaux jours", "Bing", "Cendres" et "Compagnie" - Avec les voix de Madeleine Renaud et Delphine Seyrig - Lectures de "Roger Blin / souvenirs et propos recueillis" de Lynda Bellity Peskine par Hermine Karagheuz

L'ACR rend un hommage copieux, un an après sa disparition, à Roger Blin, acteur, metteur en scène et homme de radio.
Montage d'extraits d'émissions de radio, pièces de théâtre, entretiens, et lectures de lettres ou de textes autobiographiques.
La première partie balaie toute la vie de Roger Blin, la seconde est un montage d'extraits de pièces de Beckett, de la création de Godot aux ACR de la fin des années 70/début 80 (Bing, Compagnie)
Devenu acteur pour surmonter une difficulté d'élocution, il collabore en tant qu'assistant avec Artaud, mais aussi avec le réalisateur Pierre Chenal. Il rejoindra aussi le Groupe Octobre des frères Prévert.
Il débute dans la mise en scène avec une pièce de Strindberg. Un échec public qui va néanmoins attirer dans la salle Samuel Beckett. Le premier ACR est ensuite consacré à Beckett, mais aussi à Arthur Adamov et Jean Genet.
Ça qui est merveilleux, c'est d'entendre un metteur en scène expliquer que son ambition est de servir au mieux le texte de l'auteur...
On peut encore entendre ailleurs en intégralité les pièces maîtresses suivantes, en attendant une nouvelle diffusion des autres.
Métro fantôme de Jacques Prévert (05-11-1951)
et
Oh les beaux jours de Beckett (16-02-1964)


Une série sur l'histoire de la psychanalyse :
"La révolution psychanalytique" par Marthe Robert en 28 parties d'environ 1/2 heure chacune, réalisée par Raoul Auclair (un épisode par José Pivin)
Toute la série est écrite, et sacrément bien écrite. Marthe Robert a envisagé, elle l'explique elle-même dans l'introduction, l’œuvre de Freud comme une œuvre littéraire, et cela se sent. Synthèse, qui évite certains détails un peu crus (nous sommes à la radio nationale en 1963..., cf épisode "Deux textes de 1905"), mais synthèse magnifiquement écrite et construite, qui met bout à bout des extraits de la correspondance de Freud et de ses proches, et des extraits de textes de Freud. Le texte de Marthe Robert sert de lien, résumant certains textes.
Différents lecteurs, et quels lecteurs, alternent, la constante étant Michel Bouquet dans le rôle de Freud.
Cela se suit comme un grand feuilleton historique. Marthe Robert répond dans la première partie aux objections d'un auditeur, joué par Jean-Pierre Lituac.
Pas de commentaires psychanalisants, Marthe Robert s'en tient à l'histoire, effectuant un montage minutieux de textes et lettres des protagonistes, présentant Freud, sa famille et ses disciples presque comme des personnages de romans. Le fait que les seuls intervenants soient des acteurs n'y est pas pour rien. Les découvertes, les théories, mais aussi la vie sentimentale, les amitiés, les conflits : il y a effectivement matière.

01 et 08/12/1962 : 1 -Introduction, et  2 - Origine et enfance de Freud
15 et 22/12 : 3 - Études et vocation de Sigmund Freud, et 4 - Les débuts de la carrière médicale de Sigmund Freud
12 et 19/01/1963 : 5 -Freud et Charcot, et 6 - Fiançailles et mariage de Sigmund Freud
26/01 et le 02/02 : 7 - L’hystérie, et 8 - La naissance de la psychanalyse
01 et 08/12 : 9 - La science des rêves, et 10 - Deux rêves de Freud
02 et 09/03 : 11 - Le rêve et la réalité, et 12 - Freud et la science
16 et 23/03 : 13 - Naissance du mouvement, et 14 - Psychopathologie de la vie quotidienne
30/03 et 06/04 : 15 - La théorie de la sexualité, et 16 - Deux œuvres de 1905
20 et 27/04 : 17 - La fin de l’isolement, et 18 - Le voyage en Amérique
02 et 11/05 : 19 - Les dissensions, et 20 - Les exposés cliniques
18 et 25/03 : 21 - Freud et la littérature, et 22 - Freud et l’art
08 et 15/06 : 23 - Totem et tabou, et 24 - Les années de guerre
22/06 et 06/07 : 25 - Eros et la mort, et 26 - Nouvelles crises
13 et 20/07 : 27 - La gloire, et 28 - Moïse et l'exil

Avec Michel Bouquet (Freud), Pierre Leproux, Jean-Pierre Lituac, Maurice Nasil, Jean Topart, Roland Ménard, Jean Muselli, René Farabet, Jacques Degor, Renée Garcia, Jean Négroni, Pierre Olivier, Alain Mottet, Roger Bret, Jacques Bretonnière, Armel Issartel, Robert Favart et Jean Françaix, Philippe Drancy, André Saint-Marc, Robert Marcy, Roger Favart, Jean-Louis-Calvet, Claude Martin et Pascal Mazzotti

Le texte de l'émission a ensuite été publié.
Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 21 Opera285


Ne manquons pas de signaler une nouvelle diffusion de :
Les Bas-fonds de Paris  (1981) d'Aristide Bruant - Adaptation Jean-Jacques Steen - Réalisation Claude-Roland Manuel,
déjà évoqué ici ou à l'occasion de la précédente diffusion fin 2018.

Entretiens avec Paul Léautaud (1950/1951) avec Robert Mallet - Réalisation Georges Godebert
Repris régulièrement dans les nuits, ces entretiens sont un duo/duel entre Robert Mallet et Paul Léautaud, qui se prennent au jeu du chat et de la souris, le chat n'étant pas toujours celui que l'on pense.

Nuits magnétiques
- Jack London dans la ruée vers l'or (22/02/1985) par Jean-Pierre Milovanoff et Mehdi El Hadj - Réalisation : Marie-Dominique Bougaud
Francis Lacassin raconte la vie de Jack London dans le Klondike avec les chercheurs d'or, d'où il a ramené, à défaut d'or, de quoi écrire de nombreuses nouvelles et quelques romans.

Geneviève Huttin, suite à un précedent message :
Cavalier qui penche , écrit et lu par l'auteur (23/07/2011) - Réalisation de Jacques Taroni
Dans la même veine que "19 rue des Basses-Varennes" et "Née en 51", le texte est cette fois-ci lu par l'auteur seul, et en extérieur semble-t-il puisqu'on entend des pépiements d'oiseaux en fond sonore.

Fernand Deligny par Françoise Estèbe et Jean Couturier, voir plus haut.

Curly 

Curly

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Un fantôme pour James - La double vie de Théophraste Longuet - Mer 05 Fév 2020, 19:35

Un fantôme pour James (03/05/1976) de Serge Martel - Interprétation Pierre Bonzans, Colin Mann, Daniel Delprat, Denis Manuel, Henri Labussière, Didier Conti, Raoul Guillet, Jean Brunel et Catherine Laborde - Réalisation Bernard Saxel
Une histoire d’amour et de fantômes. Un anglais cherche à acheter un château en France, mais un château hanté.
Ayant pour point de départ une simple mystification, puisque la vendeuse ne va pas hésiter à user de la crédulité de l’anglais pour se débarrasser de son bien, le récit bascule rapidement dans le merveilleux.
Une fantaisie écrite par Serge Martel, auteur de plusieurs dramatiques pour la série « Théâtre de l’étrange » au début des années 70. Il a cosigné aussi l’adaptation du « Comte de Monte Cristo » avec Pierre Dupriez. (cf pas très loin plus haut)

La Double vie de Théophraste Longuet (30/10/1975) d’après Gaston Leroux - Adaptation Jean Rougeul - Interprétation François Périer, Francine Bergé, Claude Nicot, Bernard Lavalette, Jacques Degor, Jean Rougeul, Lucien Frégis, Catherine George, Jean Valmont, Jacques Maire, Bernard Jousset, Jean-Jacques Steen, Gérard Steen, Gérard Thirion, Michel Ferrand, Gérard Dournel, Christine Lauzanne, Elisabeth Biard, Jacqueline Johel et Michel Amiel - Interprétation musicale Béatrice Arnac et Mouloudji - Réalisation Jean-Jacques Vierne
La dramatique reprend l’adaptation du roman, le premier de Gaston Leroux, écrite pour le théâtre par Jean Rougeul en 1960. Reprise aussi de la musique, et donc des chansons, de Jean Wiener.
L’intrigue, qui oscille entre le policier, l’aventure (le trésor de Cartouche), le fantastique et le merveilleux, bifurque de manière inattendue à mi-chemin, lui donnant un aspect décousu qui l’apparente à un rêve.
Leroux y ajoute, avec toujours un certain humour (noir), la configuration éculée mari/femme/amant.
Perfection radiophonique : interprétation - avec François Périer en Longuet, et, dans la seconde partie, Bernard Lavalette en commissaire Mifroid- bruitages, réalisation, musique – ouverture parodiant celle du premier concerto de Tchaïkovsky.
L’idée du peuple vivant dans les catacombes de la seconde partie a été réutilisée dans le film de Pierre Tchernia, « Les Gaspards ».
Et peut-être aussi, bien déformée, par Jean Yanne dans « L’apocalypse est pour demain », où le peuple souterrain, piétons résistants à l’empire automobile, vit plié en deux dans des boyaux.

Philaunet 

Philaunet
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Chef-d'oeuvre - Jeu 06 Fév 2020, 08:15

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t852p200-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#34842) a écrit: (...) La Double vie de Théophraste Longuet (30/10/1975) d’après Gaston Leroux - Adaptation Jean Rougeul - Interprétation François Périer, Francine Bergé, Claude Nicot, Bernard Lavalette, Jacques Degor, Jean Rougeul, Lucien Frégis, Catherine George, Jean Valmont, Jacques Maire, Bernard Jousset, Jean-Jacques Steen, Gérard Steen, Gérard Thirion, Michel Ferrand, Gérard Dournel, Christine Lauzanne, Elisabeth Biard, Jacqueline Johel et Michel Amiel - Interprétation musicale Béatrice Arnac et Mouloudji - Réalisation Jean-Jacques Vierne
La dramatique reprend l’adaptation du roman, le premier de Gaston Leroux, écrite pour le théâtre par Jean Rougeul en 1960. Reprise aussi de la musique, et donc des chansons, de Jean Wiener.
L’intrigue, qui oscille entre le policier, l’aventure (le trésor de Cartouche), le fantastique et le merveilleux, bifurque de manière inattendue à mi-chemin, lui donnant un aspect décousu qui l’apparente à un rêve.
Leroux y ajoute, avec toujours un certain humour (noir), la configuration éculée mari/femme/amant.
Perfection radiophonique : interprétation - avec François Périer en Longuet, et, dans la seconde partie, Bernard Lavalette en commissaire Mifroid- bruitages, réalisation, musique – ouverture parodiant celle du premier concerto de Tchaïkovsky.
L’idée du peuple vivant dans les catacombes de la seconde partie a été réutilisée dans le film de Pierre Tchernia, « Les Gaspards ».
Et peut-être aussi, bien déformée, par Jean Yanne dans « L’apocalypse est pour demain », où le peuple souterrain, piétons résistants à l’empire automobile, vit plié en deux dans des boyaux.

Philaunet 

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De l'usage de la cécité dans la fiction - Jeu 06 Fév 2020, 12:53

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t852p200-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#34842) a écrit: (...) La Double vie de Théophraste Longuet (30/10/1975) d’après Gaston Leroux (...)
L’idée du peuple vivant dans les catacombes de la seconde partie a été réutilisée dans le film de Pierre Tchernia, « Les Gaspards ».
Et peut-être aussi, bien déformée, par Jean Yanne dans « L’apocalypse est pour demain », où le peuple souterrain, piétons résistants à l’empire automobile, vit plié en deux dans des boyaux.
En 1975, un conte humoristique où des descendants de personnes du XVe siècle vivent dans les catacombes parisiennes. Théophraste Longuet et un commissaire, qui les rencontrent, s'étonnent de leur grandes oreilles et de leur absence d'yeux. Un peuple aveugle qui parle la langue d'oïl. Une fantaisie poétique.

En 2019, une série d'Apple TV : des siècles après notre époque, quasiment tous les humains ont perdu la vue, some say, it was taken away by God to heal the earth : See . La naissance de jumeaux  doués de vision va-t-elle réenclencher le cycle de la destruction de la planète ? Devrait plaire aux activistes.

Une série signalée dans un numéro d'In Touch, The man who helps actors 'blind up' du 12 Nov 2019.

Sinon, un passage de La Double vie de Théophraste Longuet à 1h43 ressemble comme deux gouttes d'eau à du Raymond Devos. Et à partir d'1h46, un dialogue entre le commissaire et l'un de ses subordonnés où le premier rapporte le fonctionnement d'un monde (celui des talpas, les taupes des catacombes) où n'existe pas d'État, pas de propriété, donc pas de vol, et qui en contraste avec le début du XXe siècle est une société où règnent la justice sociale et le principe "à chacun selon ses besoins", adage de Louis Blanc (1851). Une fin qui est l'occasion de faire la morale à la société à l'époque de Gaston Leroux ou à celle de 1975, si c'est une excroissance du roman original. Comme quoi on peut lier poésie et reflet de théories réformistes et utopiques.

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