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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Le programme de nuit, îlot de culture (II)

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Le programme de nuit, îlot de culture (II)    Page 22 sur 43

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De l'usage de la cécité dans la fiction - Jeu 06 Fév 2020, 12:53

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t852p200-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#34842) a écrit: (...) La Double vie de Théophraste Longuet (30/10/1975) d’après Gaston Leroux (...)
L’idée du peuple vivant dans les catacombes de la seconde partie a été réutilisée dans le film de Pierre Tchernia, « Les Gaspards ».
Et peut-être aussi, bien déformée, par Jean Yanne dans « L’apocalypse est pour demain », où le peuple souterrain, piétons résistants à l’empire automobile, vit plié en deux dans des boyaux.
En 1975, un conte humoristique où des descendants de personnes du XVe siècle vivent dans les catacombes parisiennes. Théophraste Longuet et un commissaire, qui les rencontrent, s'étonnent de leur grandes oreilles et de leur absence d'yeux. Un peuple aveugle qui parle la langue d'oïl. Une fantaisie poétique.

En 2019, une série d'Apple TV : des siècles après notre époque, quasiment tous les humains ont perdu la vue, some say, it was taken away by God to heal the earth : See. La naissance de jumeaux  doués de vision va-t-elle réenclencher le cycle de la destruction de la planète ? Devrait plaire aux activistes.

Une série signalée dans un numéro d'In Touch, The man who helps actors 'blind up'du 12 Nov 2019.

Sinon, un passage de La Double vie de Théophraste Longuet à 1h43 ressemble comme deux gouttes d'eau à du Raymond Devos. Et à partir d'1h46, un dialogue entre le commissaire et l'un de ses subordonnés où le premier rapporte le fonctionnement d'un monde (celui des talpas, les taupes des catacombes) où n'existe pas d'État, pas de propriété, donc pas de vol, et qui en contraste avec le début du XXe siècle est une société où règnent la justice sociale et le principe "à chacun selon ses besoins", adage de Louis Blanc (1851). Une fin qui est l'occasion de faire la morale à la société à l'époque de Gaston Leroux ou à celle de 1975, si c'est une excroissance du roman original. Comme quoi on peut lier poésie et reflet de théories réformistes et utopiques.

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''Un homme, une ville'' par Jean Montalbetti, ''Fiodor Dostoievski à Pétersbourg'' - Dim 09 Fév 2020, 16:48

Actuellement en haut de l'affiche, un bijou :

Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 22 Scree755

Lire "Un homme, une ville" puis "Jean Montalbetti", c'est comme lire "Grand Cru" sur une bouteille.

À l'époque (1979), cette série, et d'autres qui ont fait le nom de la station France Culture avant que ne lui succède en 1999 une autre station du même nom à qui il manque le préfixe "néo", cette émission, donc, était regardée comme de la radio culturelle normale. Aujourd'hui, à l'aune de la médiocrité quotidienne du néo-France Culture, ce documentaire semble un trésor archéologique.

Écoutons-en le début, avant l'entrée en scène de l'éminent Jacques Catteau (1935-2013) * : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-04.02.2020-ITEMA_22273134-1.mp3" debut="01:02" fin="05:31"]

Un homme, une ville - Fiodor Dostoievski à Pétersbourg (1.3) (04-02-2020). Descriptif inexistant. Il n'était pas interdit à Philippe Garbit de mentionner et de reporter sur la page le nom de Pierre Santini comme lecteur (Pierre Santini, c'est qui, hein ? !) et les noms de Francis Parusse, Jean-Pierre Juncker et Dominique Lôtellier à la prise de son et au mixage, qui sont des auteurs à part entière de ce documentaire.


* Vidéo de 2012 Fondation Singer-Polignac : Jacques Catteau

Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 22 Scree756

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Petite annonce de FC : cherche rédacteur pour faire des recensions d'émissions - Jeu 13 Fév 2020, 22:16

Une petite annonce à diffuser d'urgence, car, en attendant, on a cela (écrit par un cancre ?) :

"Un intervenant parlera de la reconstruction du quartier Beaubourg. L'objectif est de faire quelque chose qui s'intègre dans l'ensemble environnant."

"L'intervenant affirme que les habitudes de vie des habitants ne seront pas changées, ils éviteront simplement les embouteillages de la rue Saint Martin en circulant à travers la PIAZZA de Beaubourg. L'intervenant évoque la disparition de la prostitution traditionnelle."

Et qui est donc cet "intervenant" ?

"Le Quartier de l'Horloge est un endroit où l'on pourra venir se promener, se cultiver, acheter. Il y aura lorsque tout sera fini des milliers de gens qui voudront se promener dans le quartier, où il y aura toujours quelque chose à voir."

Vu que c'est Franck Venaille qui conduisait l'émission, il serait fort étonnant que le style de la description soit de ce mauvais aloi.

"Il s'agit d'un recueil de textes qu'elle présente. Elle s'interroge sur la rue. A travers les témoignages, elle a certes vu le malheur de la rue, mais également sa vitalité et sa force qu'elle a voulu restituer."

"La rue était l'espace essentiel des gens, même les maisons étaient ouvertes sur la rue. Seule la bourgeoisie avait une intimité. L'amusement était également présent, les gens dansaient partout. Les exécutions attiraient beaucoup de monde, on y allait pour s'amuser. "

etc.


Nuits magnétiques - La mémoire des pierres (1ère diffusion : 18/06/1979)
13/02/2020.

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Les Maîtres du mystère - Ven 14 Fév 2020, 07:26

Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 22 Scree768

Abracadabrantesque, mais la pièce radiophonique de 1959 se suit avec amusement.

Présentation au thérémine ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-21.01.2020-ITEMA_22260634-1.mp3" debut="00:57" fin="02:11"]

La voix de Pierre Trabaud, qui joue ici le fiancé, fait penser à celle du doublage français de "malfrats", il est pourtant ici le plus innocent des innocents. Le contraste est déroutant. Ah, il me semblait bien aussi... Pierre TRABAUD (1922 / 2005).

Les Maîtres du mystère, ‘On vous attend en bas’


****************

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Dostoïevski - Cervantès - Fluxus - La princesse Palatine - Guillaume Le Maréchal - Lun 17 Fév 2020, 18:47

Un homme, une ville - Fiodor Dostoievski à Pétersbourg
par Jean Montalbetti - avec Jacques Catteau - Réalisation Jean-Claude Loiseau
1- L’aventure d’un socialiste utopique - Des Salons littéraires au Bagne  (05/10/1979)
2- La topographie d’une ville au centre de l’œuvre  (12/10/1979)
3- La condition d’une création, ou le prix du génie (19/10/1979)  
Cf aussi ici.
Trois heures passionnantes. La radio se donne les moyens, c’est le cas de toute la série, de se rendre sur les lieux où l’écrivain a vécu. Les descriptions des lieux, l’ambiance sonore, amènent l’invité à raconter avec plus de spontanéité l’auteur, à expliquer certains de ses textes autrement qu’il ne l’aurait fait en studio.
L’émission commence dans la dernière demeure où a vécu Dostoïevski, pour revenir à son engagement politique qui l’a amené en prison, puis au bagne.
Jacques Catteau revient surtout sur les lieux de Crime et châtiment, L’idiot et les frères Karamazov, dont des extraits sont lus par Pierre Santini.
Le second « Un homme, une ville », dont il sera question un peu plus bas, est de moindre qualité, quoique non dénué d’intérêt.  

Atelier de Création Radiophonique - Fluxus and Co : musiques (22/02/1981)
par René Farabet et Daniel Caux - avec Ben Vautier, Giuseppe Chiari, Philip Corner, George Brecht, Malcolm Goldstein et Alison Knowles - Réalisation Marie-Ange Garrandeau
Le mouvement Fluxus est adepte du happening et des bruits de casseroles transformés en œuvres d’art. Tout ce que nous entendons n’est que musique. Soit. Il est donc inutile de jouer la surenchère. Les partitions, qui se résument à des modes d’emploi, sont plus amusantes que le résultat final. Nous avons droit à quelques aperçus, avec un haricot qui tournicote pendant dix minutes fascinantes, ou une pièce pour violon crissant dans tous les sens.
Musicalement, Fluxus n'éprouve pas seulement les limites entre l'art et le réel, Fluxus éprouve aussi les nerfs des auditeurs.
Les concerts Fluxus s’apparentent à des spectacles de cirque, il est même fait ouvertement référence à Grock.
Exemple de composition : le soliste s’installe au piano, puis s’enfuit le plus vite possible pour prendre un taxi. L’orchestre a pour rôle de le rattraper au plus vite. La composition s’achève lorsque le soliste est ramené à sur scène.  



Liselotte à Versailles, d'après les lettres de la Princesse Palatine (16/01/1994) de Bruno Villien
Interprétation Judith Magre (Liselotte), Pierre Vernier (le Duc de Saint Simon), Loleh Bellon (la Marquise de Sévigné), Guy Trejan (Louis XIV), Gérard Lartigau (Monsieur), Pascal Mazzotti (l'Abbé de Choisy), Hélène Lestrade (Charlotte), Clarisse de Buzonnière (la duchesse Sophie), Nicole Evans (Mme de Motteville), Lucienne Hamon (Mme de la Fayette), Alain Feydeau (Georg Wilheim et le jésuite), Brigitte Lecordier (l'écolier), Patrick Liegibel (Louvois), Olivier Galfione (le médecin Bourdelot), Pierre Delbon (un sicilien), Nane Germon (Mme Bégond), Dominique Journet (sa fille), Marie Reache (Marie la cuisinière) et Corinne Laporte (la chanteuse) - Réalisation Anne Lemaître
Une dramatique épistolaire, montage d’extraits de lettres de la princesse. Malgré la copieuse distribution, c’est surtout la voix de la princesse qui domine. Les autres interviennent souvent en contrepoint. La vie à la cour du roi telle qu’elle est racontée ici est peu passionnante, le langage parfois un peu vert de Liselotte n’a rien de particulièrement piquant, et l’on se désintéresse assez rapidement des anecdotes, rivalités et intrigues amoureuses.


Un homme une ville - Sur les traces de Cervantès à Valladolid et à Cordoue
par Thierry Garcin - avec Michel del Castillo - Réalisation Liliane Milhaud
1- 24/08/1978
2- 25/08/1978
Un portrait de Cervantès à travers la visite, et la description, de quelques lieux où il a/aurait vécu. Quasiment aucune lecture de texte, seulement un extrait de la préface de Persilès et Sigismond, son dernier récit.
Michel del Castillo s’attache surtout à relier l’histoire et les personnages du Quichotte avec la vie de son auteur.
Un bémol : ses analyses de l’œuvre cervantine n’ont pas la profondeur de celles de Jacques Catteau sur Dostoïevski.

Les inconnus de l'Histoire - Guillaume Le Maréchal, Champion de tournoi
par Jean Montalbetti - avec Georges Duby et Alain Erlande-Brandenburg - Réalisation Christine Berlamont
1- 16/04/1982
2- 23/04/1982
L'Inathèque signale l'existence d'une troisième partie, diffusée le 30/04/1982. Que lui est-il arrivé ?
La vie de Guillaume Le Maréchal, qui a combattu Philippe Auguste aux côtés de Richard Cœur de Lion.
Comme point de départ, une chanson de geste à sa gloire, dont des extraits sont lus par François Maistre.
Georges Duby est le principal narrateur : les histoires de lignées, le monde des tournois, la croisade, et la guerre anglo-saxonne. Le personnage sert aussi de prétexte pour raconter tout un pan de l'histoire du XIIème et XIIème siècle.
L’émission a donné lieu a la publication d’un livre, dans une collection dirigée par Jean Montalbetti.
Le programme de nuit, îlot de culture (II) - Page 22 Opera320

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Les Maîtres du mystère - Mar 18 Fév 2020, 12:37

Les Maîtres du mystère - On vous attend en bas (24/02/1959 Chaîne Parisienne)
d'après William Irish -adaptation : Serge Douay - Réalisation : Pierre Billard
Interprétation : Evelyne Gabrielli, Pierre Trabaud, Jean-Jacques Steen, Pierre Moncorbier, Lisette Lemaire, Claude Bertrand, Jean Chevrin, Micheline Bona, Florence Brière, Pierre Vernier et Jean Lagache
Cf ici : le générique d'André Popp utilise les ondes Martenot.
Un mystère dont le point de départ est plus réussi que sa résolution, basée sur une histoire d’espionnage ou de trafic dont l’auteur n’a que faire visiblement.
Un jeune homme attend sa fiancée en bas d’un immeuble. Fiancée qui s’évapore dans la nature.

Les chroniques
Germaine Beaumont a aimé « Carambolages» de Fred Kassak. A tel point qu’il sera adapté pour les Maîtres du mystère par Jean Cosmos deux mois plus tard.
(cf aussi Crêpe suzette du 01/12/1959, par le même trio Kassak/Cosmos/Billard)

Les pensées de Roger Régent : Éloge, modérément enthousiaste, du «Vent se lève » d’Yves Ciampi. Roger en a toujours sa claque du suspense, on en met trop tout plein dans tous les films. Il se plaît même à en imaginer dans une version cinéma de la vie de Saint François d’Assise.
L’histoire du « Vent se lève » paraît bien convenue, mais au diable les lieux communs pour Roger, « ce scénario en vaut bien un autre », la réalisation n’est pas d’une grande subtilité, mais pour Roro, « c’est ainsi qu’il fallait faire ».
Autre perle : Curd Jurgens « est toujours semblable à lui-même », donc il est très bien. Et Mylène Demongeot doit subir ce compliment passionné : « il y a peu à dire, elle joue très correctement ».
Heureusement une pièce de théâtre vient remonter le moral du chroniqueur. « Tchin-tchin » de François Billetdoux : bon c’est vrai, ça n’a rien à voir avec Les  Maîtres du mystère, Rodger en convient, mais Billetdoux a écrit plusieurs dramatiques pour la série. Ouf, nous voilà sauvé in extremis du hors-sujet.

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Anthologie sonore du conte - Eviradnus par Alain Cuny - Mer 19 Fév 2020, 19:11

Anthologie sonore du conte - Claude Gueux (1ère diffusion : 02/01/1967) par Richard Puydorat
Interprétation - Jean Topart, Bernard Noël, Maurice Nasil, Jean-Jacques Steen, Lucien Frégis, Jacques Bretonnière, Alain Roland et Charles Boda - Réalisation Alain Barroux
Claude Gueux est un récit court, qui annonce Les derniers jours d’un condamné et Les Misérables.
L’adaptation a supprimé tous les commentaires du narrateur, redondants et non dénués de lourdeur. Le récit se suffit à lui-même. D’autre part il faut justifier la présence d’une telle histoire dans une série consacrée aux contes.
Jean Topart incarne le conteur, et les dialogues entre les personnages sont réduits au strict minimum, Richard Puydorat annonçant dans la présentation que les non-dits entre Claude et le directeur sont plus subtils qu’il n’y paraît.

Autre Anthologie, tout aussi réussie, consacrée à Restif de la Bretonne, avec Michel Bouquet : Les Nuits de Paris (16/02/1966)
Réalisation Henri Soubeyran

Une pépite :
Club d’Essai de la Radiodiffusion française - Les riches heures du poème légendaire (25/08/1957 Chaîne Nationale)
Eviradnus de Victor Hugo
Interprétation Alain Cuny - Musique originale Maurice Jarre - Réalisation Alain Barroux
Extrait de la Légende des Siècles, Eviradnus est un poème particulièrement monumental (durée 58mn, plus de 1000 vers).
L’ambiance médiévale et fabuleuse du poème épique est magnifiée par l’interprétation tonitruante d’Alain Cuny.
A côté de cette véritable bourrasque radiophonique, la musique de Maurice Jarre apparaît bien pâle, un brin vieillie, elle se réfugie à l’arrière plan, écrasée par la puissance de l’acteur.

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Un chef d'oeuvre de l'art radiophonique : ''Eviradnus'' dit par Alain Cuny (1957) - Dim 23 Fév 2020, 09:44

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t852p210-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#34923) a écrit:(...) Une pépite :
Club d’Essai de la Radiodiffusion française - Les riches heures du poème légendaire (25/08/1957 Chaîne Nationale)
Eviradnus de Victor Hugo
Interprétation Alain Cuny - Musique originale Maurice Jarre - Réalisation Alain Barroux
Extrait de la Légende des Siècles, Eviradnus est un poème particulièrement monumental (durée 58mn, plus de 1000 vers).
L’ambiance médiévale et fabuleuse du poème épique est magnifiée par l’interprétation tonitruante d’Alain Cuny.
A côté de cette véritable bourrasque radiophonique, la musique de Maurice Jarre apparaît bien pâle, un brin vieillie, elle se réfugie à l’arrière plan, écrasée par la puissance de l’acteur.
Fabuleuse interprétation, on est soufflé. S'écoute coi. L'accompagnement musical est effectivement à l'arrière-plan, et c'est bien. De toute façon dès qu'Alain Cuny déclamait tout autour se faisait discret.

Manuscrit autographe sur papier bleu d'Eviradnus (1859) La Légende des siècles - Victor Hugo (1802-1885). Pour écrire Eviradnus, poème appartenant à la cinquième partie de La Légende des siècles, Victor Hugo a puisé dans ses notes ou souvenirs de voyages sur le Rhin (...).

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Encore un chef-d'oeuvre : Claude Gueux (1967) - Lun 24 Fév 2020, 18:35

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t852p210-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-ii#34923) a écrit:Anthologie sonore du conte - Claude Gueux (1ère diffusion : 02/01/1967) par Richard Puydorat
Interprétation - Jean Topart, Bernard Noël, Maurice Nasil, Jean-Jacques Steen, Lucien Frégis, Jacques Bretonnière, Alain Roland et Charles Boda - Réalisation Alain Barroux
Claude Gueux est un récit court, qui annonce Les derniers jours d’un condamné et Les Misérables.
L’adaptation a supprimé tous les commentaires du narrateur, redondants et non dénués de lourdeur. Le récit se suffit à lui-même. D’autre part il faut justifier la présence d’une telle histoire dans une série consacrée aux contes.
Jean Topart incarne le conteur, et les dialogues entre les personnages sont réduits au strict minimum, Richard Puydorat annonçant dans la présentation que les non-dits entre Claude et le directeur sont plus subtils qu’il n’y paraît. (...)
Il faut signaler deux choses importantes : d'abord commencer l'écoute à la minute 2 et non avant où une jeune employéeFC2020 impose son interprétation de l’œuvre. C'est désolant, absolument. Ensuite, cette pièce radiophonique n'est EN RIEN "un réquisitoire contre la peine de mort" comme essaie de le faire croire l'employée dans son introduction dite et publiée sur le site.

C'est un texte mis en scène sobrement pour refléter la montée d'une colère sourde, celle d'un homme, Claude Gueux, aux prises avec l'arbitraire. La pièce radiophonique  se concentre sur le développement d'une obsession et n'est pas sans rappeler les affres de Michael Kohlhaas face à l'injustice, débouchant sur les conséquences dramatiques que l'on sait.

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Rire jaune et humour noir - Armand Robin - Lure le vert paradis - Nouvelles exemplaires - Mar 03 Mar 2020, 10:05

Rire jaune et humour noir par Arthur Adamov et Marthe Robert  - Interprétation Jean Négroni, Pascal Mazzotti, Edmond Tamiz, Jean-Jacques  Aslanian, Jacques Deschamps, Jean-Pierre Lituac, Arlette Thomas, et Eve Griliquez - Réalisation René Jentet
1 - Du bon mot à la satire (15/03/1959 Chaîne Nationale)
2 - Humour anglais et ironie romantique (05/04)
3 - Le jeu du tout et de la partie (19/04)
Présentation des différents types d’humour avec une préférence pour la couleur noire. Alternance d’explications et d’interprétations d’extraits de textes.
Comme point de départ, la petite blague, et comme points d’arrivée, Melville et Gogol, deux auteurs chers à Arthur Adamov, qui les a adaptés pour la radio en 1955 : Moby Dick, avec Michel Bouquet, François Chaumette, Roger Blin, et Les âmes mortes avec Robert Arnoux, Jacques Dufilho, Alain Cuny, Pierre Bertin, Berthe Bovy, Madeleine Silvain...
Première émission autour de Swift et sa Modeste proposition  pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public et de Quincey, De l'Assassinat considéré comme un des Beaux-Arts.
La seconde reste à dominante anglo-saxonne : Tristram Shandy de Sterne et ses digressions sans fin, et une pièce de Ludwick Tieck, Le chat botté, où les spectateurs interviennent dans l’histoire. Marthe Robert a traduit cette pièce, qui a été diffusée, en intégralité, en 1962, dans une réalisation de René Jentet. Aussi une scène diabolique d’un auteur allemand, Christian Dietrich Grabbe.

Atelier de Création Radiophonique - Le monde d'une voix, un Faust des ondes (27/10/1985)
par René Farabet - Avec Marc Berman, Jean-François Yung et Georges Monti
Textes d'Armand Robin
Un film produit pour FR3, et dont le réalisateur, Jean-François Yung, a établit une version pour la radio.
Le film radiophonique est un montage de textes d’Armand Robin : le personnage principal, Yann se dédouble en Méphistophélès, d’où le titre « Un Faust des ondes ».
Armand Robin (1912-1961) est un traducteur, polyglotte, qui a passé des années à transcrire les programmes radiophoniques du monde entier, souvent des programmes de propagande, pour établir des bulletins d’écoutes.
Les archives sont fausses, reconstituées par le réalisateur, qui s’explique dans une seconde partie en compagnie de l’interprète principal, de l’éditeur Georges Monti, et de René Farabet.

Nuits Magnétiques - Lure le vert paradis (28/09/1993) par Philippe Royer et Marie-France Thivot - Réalisation Marguerite Gateau
La vie dans la commune de Lure (Haute-Saône), à travers les récits croisés de plusieurs habitants, de plusieurs générations, qui nous ramènent à la Première Guerre Mondiale, et au dessinateur Christophe, joyeux luron, auteur de la famille Fenouillard et du Sapeur Camembert.
Présentation perlée (c’est-à-dire qu’il y a enfilage) de Colette Fellous, qui n’incite pas hélas à continuer l’écoute.

Nouvelles exemplaires - Le Bibliomane, de Charles Nodier ; Les Phantasmes de M. Redoux, de Villiers de L’Isle Adam (18/04/1963 Chaîne Nationale)
Par Jean Paget - Lecture Henri Guisol (1) et Jean Leuvrais (2) - Réalisation Bronislaw Horowicz
Deux histoires qui renvoient plaisamment à la série de Marthe Robert et Arthur Adamov : de l’humour grinçant, autour d’un collectionneur maniaque de livres anciens, sorte de double de son auteur, et une visite terrifiante du musée de Madame Tussaud, où un bon bourgeois français décide de rester enfermé une nuit pour vérifier si la guillotine de Louis XVI fonctionne encore correctement.
Henri Guisol et Jean Leuvrais, deux voix que l’on retrouve fréquemment dans les fictions et lectures des années 50/70.

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Le cinéma et le cirque - Oussama Ibn Munqidh - Les maîtres du mystère - Dim 08 Mar 2020, 12:19

Mardis du cinéma - Le cinéma et le cirque (15/10/1985) par Simone Douek - Avec Annie Fratellini (artiste, clown, comédienne, chanteuse), Paul Adrian (bibliothécaire, historiographe), Pierre Étaix (cinéaste, clown, dessinateur, affichiste), Nicolas Bataille (comédien, metteur en scène), Pierre-Robert Levy (spécialiste du cirque) et Geneviève de Kermabon (trapéziste) - Avec les voix de Françoise Rosay et François Périer - Réalisation Maurice Audran
Le sujet est souvent survolé. Il y avait matière pour plusieurs émissions. Beaucoup de films et peu de temps, alors qu’en plus le sujet est double : les films sur le cirque et l’apport du monde du cirque au cinéma.
L’intervenant le plus intéressant, celui d’ailleurs à qui la productrice laisse le plus volontiers la parole, est Pierre Etaix. Les films qu’il a tournés ne constituent qu’une partie de son œuvre, mais il revient sur l’impossibilité (la sienne ?) de filmer tels quels les numéros des clowns. Le cinéma a un langage propre et si dans son cinéma il a utilisé de nombreux clowns, c’était pour leur faire faire des numéros purement cinématographiques. Etaix a participé au film « Les clowns » de Fellini, et il y revient longuement dans l’émission.
Pour le reste, outre « Le cirque » de Chaplin, les films évoqués principalement sont les superproductions de Cecil B.DeMille et de George Stevens, « Freaks » de Tod Browning, et « Lola Montès » d’Ophuls.

Les inconnus de l’Histoire - Oussama Ibn Munqidh
par Jean Montalbetti - Avec André Miquel, Mohamed Rekaya et Françoise Micheau - Réalisation Christine Bernard-Sugy
1 - 23/12/1983
2 – 30/12
3 - 06/01/1984
Histoire d’un prince syrien au XIIème siècle, qui a écrit à la fin de sa vie son autobiographie qui couvre près d’un siècle d’histoire. L’ouvrage a été traduit par André Miquel qui nous retrace sa vie de chasseur, de guerrier et de diplomate. L’homme, malgré sa vie mouvementée, est parvenu à vivre 93 ans, ce dont il ne revient pas lui-même.
Trois émissions passionnantes de bout en bout : les différentes tensions et conflits dans le Moyen-Orient du XIIème siècle, les Croisades…

Les maîtres du mystère - L’affaire Lerouge d’après Émile Gaboriau, adaptation de Claude Gevel, bruitage Jean Bériac
avec Nicolas Amato (le domestique), Jean Topart (Noël Gerdy), André Reybaz (le Vicomte Albert de Commarin), Louis Arbessier (le juge Daburon), Raymond Pelissier (le commissaire de police), Henri Crémieux (Taburet), Marie Martine (le gamin), Geneviève Morel (la domestique), Yves Duchateau (un policier), Christiane Lasquin (Claire d'Arlange, fiancée d'Albert), Jean-Pierre Lituac (l'usurier Clergeau), Nelly Delmas (l'amie de Noël Gerdy), Jean Brunel (le marinier Lerouge) et Jean Toulout (le Comte de Commarin).
Intrigue criminelle autour d’un échange de nourrissons à la naissance.
Classique double enquête : la première, trop simple, se retrouve mise en question par l’enquêteur éclairé.
Le procédé dramatique est vite deviné, car il a été usé depuis jusqu’à la corde.
L’interprétation est comme très souvent dans cette série de tout premier ordre, le rythme est enlevé, Pierre Billard mène son intrigue à toute allure, et n’hésite pas à recourir à des ellipses d’importance pour aller à l’essentiel, et puis au diable la vraisemblance. L’énergie de l’ensemble emporte tout.
Émile Gaboriau, pionnier du récit policier, est le créateur du commissaire Lecoq, ancêtre lointain de Maigret, et dont les enquêtes ont été adaptées dans la série des Maîtres du mystère.
Ici, pas de Lecoq. C'est Taburet qui mène la danse, un des modèles de Sherlock Holmes. Il est l’auxiliaire non officiel de la police lorsque celle-ci piétine.

Le conseil cinéma de Roger Régent :
Ah... octobre 1959 !
Autopsie d’un meurtre d’Otto Preminger, The Krimson Kimono de Samuel Fuller, Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville, La mort aux trousses d’Alfred Hitchcock, Rio Bravo de Howard Hawks, Meurtre à l’italienne de Pietro Germi...
Mais Roger Régent a trouvé mieux : un remake des « 39 marches » d’Alfred Hitchcock, pour faire l’éloge, non du film, mais du roman. Il glisse avant le générique de fin, pour enfoncer une bonne fois le clou, que les couleurs du film sont particulièrement laides. Avant il aura pu nous apprendre que c’est un film de série où tout le monde fait ce qu’il faut comme il faut, l’opérateur a bien mis en marche le moteur de la caméra, les acteurs ont parlé, bougé comme il faut, et le metteur en scène n’a pas oublié de raconter une histoire.
Roger est aux anges. L’interprète principal masculin « ne manque pas d’humour » alors que son homologue féminin semble être une grande actrice : elle est « gentille ».

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Re: Le programme de nuit, îlot de culture (II) -

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