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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » La série documentaire (ex-Sur les docks)

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Accueil / France Culture

La série documentaire (ex-Sur les docks)    Page 14 sur 14

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Curly 


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La grande aventure du roman, une série sous LSD - Mer 02 Juin 2021, 12:49

L.S.D, qui est une série documentaire et non autre chose, a l’ambition cette semaine de nous fourguer clé en main une histoire du roman.
Le titre : « Il était une fois le roman  »
Mais la réalité nous rattrape et l’escroquerie nous guette. Escroquerie parce que d’histoire du roman il n’en sera pas question, pas dans les premiers numéros, et il est à craindre au vu de la présentation que pour la suite, on laisse tomber.
Il serait malvenu de vous rappeler l’histoire du roman, d’où vient ce mot, quels sont les premiers romans… On le sait, ou si on ne le sait pas on le trouve un peu partout, pas besoin de chercher très loin.
France Culture s’est auto-proclamée radio éducative, ce qu’elle n’est pas exactement censée être.
En terme d'éducation, cette série est à déconseiller aux scolaires, et en fait pour être honnête, à déconseiller tout court.

Première partie, les débuts pourrait-on croire, et c’est vrai, cette partie raconte les débuts du roman, mais en oubliant juste la bagatelle de sept siècles d’Histoire. Pourquoi chipoter sur quelques siècles ? Qu’est-ce que sept siècles à l’échelle de l’histoire de l’Humanité ? Mais rien, quasiment que dalle ! Et puis cette obsession qu’ont les savants de toujours vouloir être précis, ça en devient fatigant. L’à peu près nous suffit, on n'est pas des sauvages tout de même, à vouloir pinailler sur tout !

Première partie : le fonctionnement d’un cabinet de lecture au XIXème siècle. Bon, il n’y a pas que des romans dans les cabinets, mais pétard vous gonflez avec vos pensées négatives !
Puis, ploum, le roman anglais du XVIIIème et XIXème siècle, romans popus et gros chiffres de vente (pour l’époque).
Si vous voulez un peu de littérature, foutez le camp sur Wikipédia ça ira plus vite, car on va parler gros sous et best sellers. Tapis musical de musique pop niaise, parce que ça fait tellement pas hors-sujet et on aime tellement à France Culture, que faut pas passer à côté.
Le docu reproduit le schéma de toutes les émissions de la chaîne : lutte des classes à tous les étages.
Le roman est un genre mineur et méprisé, adoré par la plèbe, et qui va conquérir au cours d’une lutte finale levons-nous et demain le statut de genre majeur, mais surtout en do majeur parce que j’aime bien le do majeur.
Au programme : Eugène Sue, Dickens, les sœurs Brontë, Jane Austen, George Eliot.
Des révélations de taille : Diderot s’est inspiré de Sterne.
France Culture doit-elle resservir en version light, très light, des infos que l’on trouve dans n’importe quel manuel de littérature de base ? Bien sûr que non.
Les prod’ considèrent qu’ils doivent servir à l’oral ce que l’on lit n’importe où. Une page Wikipédia fait hélas meilleure figure sur le plan infos, je l'ai déjà écrit et je le réécris pour tirer à la ligne, comme un bon feuilletoniste.
Les éléments de langage à la mode abondent, comme celui-ci, reproduit sur site : « Jane Eyre  roman total ».
Le terme de « roman total », « œuvre totale » nous gonfle au plus haut point. « Œuvre monde », sa variante, est tout aussi tartignole. La formule permet à son utilisateur de survoler vite fait ce qu’il aurait pu approfondir, et puis ça en jette. Les utilisateurs de cette formule doivent impérativement rejoindre ceux du niais « mais pas que ».
Tapis de musiques en toc sur témoignages vite coupés – faut pas dépasser deux minutes -, et généralités sur quelques romans choisis, voilà le programme.

Mais notre grande histoire du roman ne s’arrête pas là. Qui dit une première émission dit une seconde, et même une troisième, et pour achever le tout, une quatrième.
Et quel est le programme ?
Seconde partie : allez zou direct au XXème  - ça tombe bien il est juste après le XIXème - avec deux grands noms dont un intrus : Marcel Proust et Roland Barthes. Mais il a écrit des romans Barthes ? Non, mais il a théorisé bande de moules !
Quelques écrivains et spécialistes choisis parmi ceux qui sont déjà multi-invités sur la même chaîne nous livrent leur processus d’écriture. Pétard de nom de Dieu ! Mais c’est pareil que la grande tablinette, que les masterclasses du Grand Mamamouchi, que le temps qui court de Mariricheux, et que c’est taira !
Ils sont forts plus que du roquefort à France Cucure ! C’est un nid à idées, une folie de créativité qui nous vide tous nos sens ! Un feu d’artifice de savoirs et de connaissances !
Parce que ces auteurs, ils sont vivants je vous signale, et que sur site on nous renvoie directos chez les éditeurs ! Par ici la promo !
Troisième partie : « Le retour du réel ». Le roman, c’est bien parce que c’est po-li-tique ! La ligne générale de la direction est ri-gou-reu-se-ment respectée.
Plein de polémiques, de procès, de buzzzzzzzzzz….
Et encore des auteurs d’aujourd’hui et de maintenant, qui interrogent le roman pour le réinventer. J’ai casé les éléments de langage : on interroge, et on réinvente.
Dernière partie, parce que dans notre « il était une fois le roman » il y a encore de la place, à l’aise pour les best sellers, les auteurs à pépettes.
Le titre : « Le triomphe du best seller ». Un beau titre, parce qu’on n'imagine pas qu’un best seller ne triomphe pas, c’est inimaginable. Et pourtant, le titre sous-entend avec subtilité qu’un best seller peut ne pas triompher, être un bide total, être un best seller qui ne se vend pas.

Résumons notre histoire du roman :
- les anglais au XVIII et XIXème siècle
- Proust et Roland Barthes
- Aujourd’hui et maintenant.
L’histoire n’est pas déformée, elle est juste réinventée.
Conclusion : un docu construit sur une idée de génie pour encore promouvoir des auteurs soutenus par la maison F.C.
Docu is business.

Attention, LSD est dangereux pour la santé.

Curly 

Curly

132
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Les docus express de LSD - Sam 19 Juin 2021, 11:40

Documentaire sur l’autoroute A6 . Un docu de circonstance à la veille des vacances scolaires où la moitié de la France (=Paris) va aller rejoindre en famille la Côte d’Azur pour se dorer la pilule pendant un mois avant de laisser la place à l’autre moitié (=Paris).
« Sur la cosmoroute, une féérie autoroutière ». A l'écoute du docu, le nom féérie paraît largement en dessous de la réalité. On plane carrément. La fée Clochette du bitume nous a emportés aux confins des limites de notre imagination débordante.

Présentation « En 1982, Carol Dunlop et Julio Cortázar entreprennent un Paris-Marseille en s’arrêtant sur toutes les aires de l’autoroute. Nous avons mis nos roues dans les leurs et remonté ensemble l’histoire de l’épopée française de l’autoroute A6, l’autoroute du Sud. »
Non, les auteurs du docu n’ont pas mis « les roues dans celles de Dunlop & Cortázar ». Ils racontent juste la story de l’A6 sans poésie ni originalité. Et sans signaler dans les liens une quelconque référence au livre « Les autonautes de la cosmoroute », pourtant chez Gallim’.
Le lien proposé qui s’en approche le plus : « Les autonautes de la cosmoroute. Dossier pédagogique du spectacle adapté de l’œuvre de Julio Cortazar et Carol Dunlop par Thomas Quillardet au Théâtre de la Colline, avril 2012. » Pas de commentaire merci, continuons.

Une voix jeune et féminine lit un bout de Cortázar, une voix sans aucun caractère, si ce n’est celui de ne prononcer aucun « e », muet ou pas.  Tous les « e » dans l’mêm’ panier.
Après, un bout d’archive d’époque sur l’ouverture de l’A6, un film qui montre enfin sous nos yeux à quoi ça ressemble. Le premier qui dit qu’à la radio on voit que dalle du film mérite des baffes : et l’imagination, vous connaissez ? Eh bien usez-en, c'est pas pour rien que c'est une féérie.

On rentre ensuite brutalement dans du très dur avec une voix masculine non identifiée pour l’instant, mais qui nous annonce qu’elle se rappelle avoir vu la construction de la grande bretelle n°6, approximativement à la fin des années 60. Approximativement. La voix ne se souvient plus de l’année exacte de l’inauguration, alors elle réfléchit, faute d’une page wikitruc sous la main. Nous, nous nous pâmons : trop bon ! Passionnant !
L’exploitation familiale était pas loin, continue la voix faute d’avoir trouvé la date, et elle allait voir les travaux. Voilà. « On allait voir les travaux et c’était impressionnant. » Voilà. « On avait pas l’habitude de voir tout ça nous ». Voilà. « C’était impressionnant. » Et voilà.
Plus précis maintenant : « Ça ressemble à rien, c’est énorme d’une part, y’a d’l’a boue. »
Le garagiste qui cause intervenait sur les pistes pour réparer les camions des travaux. Voilà.
Arrivés ici, donc au bout de cinq minutes, nous admirons déjà l’immense capacité de l’auteur de ce docu à tirer du très poignant et du très lourd de chaque intervenant.

Cessons de critiquer, et passons à un point de vue plus technique qui montre que j’ai tort sur toute la ligne.
« Moi à mon avis ils se sont trouvés devant beaucoup d’problèmes hein... » Le spécialiste interrogé ne se souvient de pas grand-chose, il le dit en plus, mais il est formel : problèmes il y eut.
Une experte vient compléter le tableau : c’est une autoroute en béton. Et donc il a fallu couler du béton, avec les appareils idoines. Et comme la route, elle est droite il a fallu y aller à la manœuvre avec plein de ponts et de tunnels. Sans oublier les péages, et là, je cite, « il fallait faire en sorte que les péages puissent être payés. »
C'est trop. Pause lecture avec retour de la voix qui nous casse les « e ».

Nouvel expert : « Alors il faut je pense remonter au problème de la question des autoroutes »
Et quel est le problème de la question ? J’ai fait un comparatif entre la question du problème et la fiche Wikipédia de l’autoroute, et ça colle nickel parfait. Bon, sur Wiki y’a nettement plus d’infos, mais ce passage permet de soulever un autre problème de la question : c’est à quoi que ça sert un docu où on vous refile des infos que vous avez un en clic sur le net ? Et ça peut-il pas être autre chose que du coulage dans le béton d’infos dispos partout ailleurs ?

Mais l’Histoire, ça va deux minutes, il faut passer à des propos plus sociologisants,et qui vont bouleverser vos idées reçues sur l’autoroute A6 et même les autres. Le voyage en auto : « évasion par rapport à la ville, lâcher prise, l’autoroute autorise cet horizon lointain... » Bref, si vous prenez l’autoroute, c’est pour voyager, pas pour compter les péages ni pour suivre les traits blancs, même s'ils sont jolis.
Grandiose.

Arrivés à la 11ème mn, ayant la vague sensation que la suite va alterner une histoire sur voie express de l’autoroute en France à partir des années 30 avec une succession de considérations d’une trop grande profondeur pour un individu moyen pas suffisamment équipé sur le plan neurones, les auditeurs se disent, à l’écoute du début d’une nouvelle lecture de Cortázar, que ce sera sans « e », mais aussi sans eux.

Philaunet 

Philaunet
Admin

133
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4h de témoignages d'alcooliques de sexe féminin - Mar 16 Nov 2021, 21:10

Ce qu'est devenue France Culture dans la case documentaire (et ailleurs également) ? Une association de femmes parlant aux femmes des problèmes de femmes, si possible de 20 à 40 ans, dénonçant injustices et stigmatisations, dans tous les domaine possibles et imaginables.

L'émission Sur les Docks n'en est pas à son premier essai : plusieurs séries ont tourné autour du corps des femmes.

Le sujet ?
Des femmes qui boivent (4 épisodes)
Épisode 1 : Je suis le genre de femme qui boit
Épisode 2 : L’ivresse de l’ivresse
Épisode 3 : La dépendance, une emprise dangereuse
Épisode 4 : Boire son dernier verre … ou pas

L'équipe ?
Production Perrine Kervran, Juliette Boutillier - Avec la collaboration de Anahi Morales, Maryvonne Abolivier, Annelise Signoret - Réalisation Nathalie Battus

Le descriptif :
"Lors du confinement, le jour où ma fille me confie sa peur de me voir parfois “abuser” à l’apéro, je décide d’interroger ma relation à l’alcool. Je m’inscris à Dry january, je consigne des notes quotidiennes et j’imagine une série documentaire pour réfléchir et déconstruire ce tabou de l’alcool au féminin, ses représentations collectives et sa singularité. Je m’entoure de femmes puissantes qui ont toutes en commun, d’avoir vécu une relation intense à l’alcool."

On note la très belle reconnaissance à France Culture qui a offert les moyens du service public pour faire ces quatre heures de radio : "Nathalie Battus (réalisatrice) et moi-même, nous rendons compte (...) de la médiocrité radiophonique à restituer la convivialité et la joie liée à cette boisson"  

De Mme Boutillier : "Pour ma part, j’interrogerais mon intimité “alcoolique” avec quelques courts extraits de mon carnet".  On suppose plutôt qu'elle interrogera au futur son intimité alcoolique (ça vient de sortir), c'est-à-dire qu'elle lira ses notes. De la radio for me, for me, formidable.

Une série documentaire de Juliette Boutillier réalisée par Nathalie Battus. Avec : Marguerite, Lila (prénom d’emprunt), Roxane, Virginie Despentes, Marguerite Gateau, Sha, Pascale, Jésus Paradis et son bar.

Pour se mettre dans l'ambiance de ces quatre heures : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10177-15.11.2021-ITEMA_22832197-2021C26362E0319-21.mp3" debut="00:55 fin="04:09"] & [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10177-15.11.2021-ITEMA_22832197-2021C26362E0319-21.mp3" debut="04:09 fin="07:30"]

Au fait, chez les copines parisiennes de Télérama, on a aimé, forcément.
"Liens : Dans LSD sur France Culture, Juliette Boutillier explore le tabou de l’alcool au féminin. Une femme qui boit est toujours plus stigmatisée qu’un homme. La réalisatrice Juliette Bouteiller [le lapsus était inévitable] explore cette injustice et la honte qui l’accompagne, dans “LSD, la série documentaire”. Article à lire dans Télérama, 15/11/2021 (Article réservé aux abonnés)."

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