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Regards sur France Culture » LES FORUMS » Conversatoire & Atelier » Radio mémoire

Radio mémoire    Page 1 sur 1

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Curly 

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Radio mémoire - Mar 01 Juin 2021, 17:58

Un seul petit touitte made in F.C. en hommage, la misère. Et à l’heure où ce billet est publié, rien sur le site de France Culture. Et pourtant c’est logique quand on y pense une seconde.
Romain Bouteille est réduit à deux trois clichés, parce qu’il s’est peu montré sur les écrans, tévés et cinés. Donc tout ce qui n’est pas image n’existe pas.
L’acteur postillonnant – les premiers rangs des petites salles où il jouaient étaient copieusement arrosés – avait une présence absolument unique sur scène, dans le sens où son apparition seule en imposait déjà beaucoup. Il était capable même de rebondir avec panache sur ses trous de mémoire, une spécialité.
Son style d’écriture, complètement baroque, tarabiscoté au possible (certains spectacles sont écrits en plus en alexandrins) prenait son inspiration chez des auteurs comme Lewis Carroll.

                                                                                            Radio mémoire Opera858

A la radio, France Culture renvoie à son Bon plaisir de 1990, sans doute la seule émission de radio où il possible de l'entendre longuement.
Dans cette émission de 3 heures, Henri Laborit confond Romain Bouteille avec Roland Dubillard, croyant qu’il était l’auteur des dialogues de Grégoire et Amédée diffusés sur les ondes dans les années 50.
Transition toute trouvée pour renvoyer à la pièce beethovénienne (comprend qui veut) Le jardin aux betteraves (1976) où l’on retrouve Romain Bouteille aux côtés de Michel Bouquet, Maria Machado, Claude Piéplu et son auteur, Roland Dubillard.

Pour finir, le Tribunal des flagrants délires du 21 novembre 1980 où il fut acquitté.

                                                           Radio mémoire Opera859

La chanson qui clôt l’émission, dont il est l’auteur, donne à entendre un Romain Bouteille proche de ce que l’on pouvait voir sur scène, n’hésitant pas à user de quelques petites improvisations et digressions inattendues, ni à avoir des trous de mémoires bien sûr, pour le plus grand plaisir du public, et des auditeurs.

Ci-dessous, une scène de la pièce Le graphique de Boscop de Sotha, où Bouteille parodie un chanteur pathétique des années 70.
En maître de cérémonie, un autre acteur du Café de la Gare qui fit aussi les beaux jours des Papous dans la tête de Bertrand Jérôme et Françoise Treussard, Patrice Minet.

                                                                            

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René de Obaldia - Ven 23 Juil 2021, 17:07

A défaut de diffuser l’œuvre radiophonique de René de Obaldia, France Culture propose quatre entretiens. Oublions le Hors-champs, où l’écrivain re-raconte ce qu’il a déjà raconté en plus développé dans A voix nue.

Remis à l’écoute très récemment, revoici donc A voix nue de 2010, en compagnie de Philippe Garbit.

Toujours disponibles : Entretiens de Royaumont, avec Claude Mourthé (24-05-1971), et un numéro du 24-07-1970 de La boîte de Pandore par Jean-François Noël.

Retour quand même à Hors-champs, dont certains propos ont été retranscrits sur la page du site, notamment celui-ci :
« Les écrivains actuels ne disent que ce qu'ils disent. Il n'y a plus d'imaginaire vraiment, il n'y a plus de provocation, c'est souvent axé sur son propre nombril. »
Nous pourrions l’appeler le syndrome « Proust/Céline », où le plumitif est persuadé que chaque évènement de sa vie est exceptionnel et universel et qu’à ce titre il mérite d’être offert à la face du monde. La différence par rapport aux deux modèles ? La fadeur du style, c’est-à-dire l’essentiel, un petit syle transparent afin de mieux coller au réel, un stylounet, un petit stylounet.


René de Obaldia a souvent travaillé pour la radio, et de plus il existe une version radiophonique de nombreuses de ses pièces, diffusées essentiellement sur France Culture et son ancêtre France III-National.
Pas mis sur la page consacrée à l’auteur sur le site : Genousie, de même que son adaptation du Centenaire avec Pierre Dux (cf parties 1, 2, 3 & 4) et Le général inconnu, déjà brièvement signalé à la fin de ce billet. Attention la pièce Urbi et orbi n'est plus disponible nulle part, l'INA, en devenant Madelen, a jeté aux oubliettes une partie importante de son catalogue radio.


René de Obaldia fut aussi producteur et animateur d’une émission sur France IV Haute fidélité en 1960/61, Un livre vous parle, où il présentait une œuvre dont des extraits étaient lus. La série comporte 22 émissions d’une heure.
Et l’auteur d’un Atelier de Création Radiophonique (05-10-1980) réalisé avec la participation de l’ensemble des radios européennes et même un peu au-delà : Belgique, Grande Bretagne, Hollande, Irlande, Norvège, Allemagne, Suisse, Espagne, Suède, Yougoslavie, Australie, Italie, France.
Impossible d’avoir plus de détails, mais il semblerait qu’à chaque pays participant fut échu une partie de la pièce.
L’obscur procès du docteur Ménard, stéréoglotte et polyphone, une œuvre dont il existe deux versions, celle pour la RAI et celle pour la radio française.
La version française de ce « film radiophonique » est réalisée par René Jentet. Une de ses dernières réalisations ?

Le France Culture actuel essaie au mieux de ne pas faire connaître ce que peut être l’art radiophonique, et réduit la voilure à la diffusion d’entretiens, surtout ne pas faire croire aux auditeurs qu’il est possible de faire aussi des choses plus créatives.
Les entretiens, y’a qu’ça d’vrai. Et puis surtout, oui, surtout, ça coûte pas cher.

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''Un roi prisonnier de Fantômas'', France Inter, 1973 - Jeu 28 Avr 2022, 18:59

Fantômas à la radio
Étrangement, il faut attendre les années 70 pour avoir un ample feuilleton radio narrant plusieurs aventures du célèbre malfaiteur.
Entre le 8 mai et le 12 juillet 1973, France Inter va proposer une première aventure. A la rentrée de la même année, donc en octobre, reprise du feuilleton. Jusqu'au 16 août 1974, ce sont quatre nouvelles aventures qui vont se succéder. Puis la direction (Jacques Sallebert) décidera de mettre définitivement fin à Fantômas.
La durée de chaque épisode est de dix minutes environ, ce qui est la norme sur les radios généralistes. Seule France Culture avait innové dès 1963 avec des feuilletons plus ambitieux (France Culture oblige) dont chaque épisode durait une demi-heure, ce qui est toujours le cas aujourd'hui, même si l'ambition a un peu foutu le camp, embarquant avec elle un certain savoir-faire.

Le feuilleton Fantômas était diffusé avant le journal de 19h, une heure de grande écoute. Dans les épisodes 38 et 39, exceptionnellement nous entendons un annonceur, José Artur, donnant un générique. Fantômas prenait la suite de son émission "Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de soi". (Source Radioscope)
L'adaptation est signée  Henri Béhar, grand spécialiste, non de littérature populaire, mais du Surréalisme, sachant qu'entre le surréalisme et Fantômas il existe bien des liens.
La réalisation de Claude Mourthé est fluide, le rythme est enlevé, d'autant plus qu'en moins de dix minutes il faut que l'histoire avance, que les rebondissements s'enchaînent. Il est aidé par la musique de François de Roubaix, musique synthétique typique des années 70 qui a mal vieilli, et par l'adaptation qui ajoute un personnage fort intéressant, celui du narrateur, joué avec conviction par Jean Rochefort. Son utilisation est originale, puisqu'il sort régulièrement de sa fonction pour encourager les personnages, et même parfois dialoguer avec eux.
La première aventure, dont il est question ici, "Un roi prisonnier de Fantômas" (+cf ici), comprend 48 épisodes.
Le rôle-titre est incarné par un acteur doué pour les imitations, sorte de transformiste vocal extraordinaire, que tous les connaisseurs reconnaîtront immédiatement, quelle que soit la voix qu'il prend. Ce qui permet dès son apparition de reconnaître Fantômas, alors que nous ne sommes pas censés le démasquer.
Roger Carel, car c'est bien lui, ce ne pouvait être que lui, est entouré de : Claude Nicot (Fandor), Alain Mottet (l'inspecteur Juve), Dany Carrel (Marie Pascal), Pierre Tornade (Wulfenimen Kleich), François Guérin (Frédérick Christian de Hesse Weimar), Micheline Dax (Lady Beltham) etc... et brièvement Catherine Rich (Suzy D'Orcel), puisque son personnage meurt au tout début.
Pour les accents germaniques, si l'on peut pardonner à Claude Nicot sa maladresse, car cela fait partie de son personnage (Fandor prend, suite à un quiproquo, la place du roi de Hesse Weimar), ou tolérer l'accent de Pierre Tornade, qui joue un personnage ouvertement caricatural, il est dur d'accepter la voix du roi Frédérick Christian. Tout le monde ne peut pas être Roger Carel.

Les histoires sont des jeux de cache-cache à l'échelle planétaire, où les personnages passent leur temps à se déguiser, où les quiproquos s'enchaînent aux quiproquos. Elles se prêtent très bien à l'adaptation radio.

En écoutant ce Fantômas, on ne peut que le rapprocher d'un autre héros qui par lui fut inspiré, le Furax de Dac et Blanche, les absurdités et les jeux de mots en moins. Deux des acteurs principaux ont participé aux deux aventures : Claude Nicot, qui jouait Théo Courant, et Roger Carel, qui jouait les renforts en interprétant plusieurs personnages.

Chez Furax comme chez Fantômas, nous avons l'impression d'assister à des jeux d'enfants, mais joués par des adultes, avec une histoire et des personnages traités, malgré les invraisemblances, au premier degré.

Autre aventure, sur France Culture cette fois-ci, "La fin de Fantômas" (12-05-1984) durée 2h10, une réalisation de Jean-Jacques Vierne, adaptation de Pierre Dupriez et Serge Martel. Pour les bruitages, encore Louis Amiel (il officie sur le feuilleton de France Inter).
Chanson par Germaine Montero
Musique originale de Louis Bessière
Avec : Philippe Clay (Fantômas), Jean-Marc Thibault (Juve), Yves Rénier (Fandor), et Claude Piéplu, Marie-Hélène Breillat, Marion Game, Germaine Montero, Jacques Dynam, André Oumansky, Catherine Vichniakoff, André Gilles, Jean-Paul Tamaris, Henri Poirier, Gérard Dournel, Jean-Jacques Steen, Sylvie Artel, Maurice Travail, Philippe Derrez, Inès Nazaris...
Fiction encore à l'écoute sur la Nuit spéciale Fantômas du 22-12-2013, il suffit de ne pas rester bloqué à l'annonce de "son indisponible" placardé en haut, et de descendre un peu sur la page.

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Fantômas, suite - Jeu 02 Juin 2022, 21:43

Il convient, avant de revenir sur les quatre autres aventures de Fantômas adaptées par Henri Béhar et réalisées par Claude Mourthé pour France Inter en 1973/74 de revenir sur cette affirmation un brin audacieuse contenue dans le billet précédent et donc ci-dessus :

Étrangement, il faut attendre les années 70 pour avoir un ample feuilleton radio narrant plusieurs aventures du célèbre malfaiteur.

Non, il y eut bien un autre feuilleton Fantômas à la radio, certes beaucoup plus court, mais dont il ne reste aucune trace sonore dans les archives.
En 1946, la Radiodiffusion Française se lançait dans l'aventure avec un feuilleton écrit par Georges Jeannin et réalisé par René Guignard. Dans la revue Radio 46 on nous apprend que Marcel Allain lui-même a assisté aux répétitions de travail. Cela ressemble à un beau coup de pub pour lancer la série...

Marcel Allain avait participé en 1935 à la création du "tout premier feuilleton radiophonique du monde", re-dixit, à juste titre semble-t-il "Radio 46",  "L'homme à la tête coupée" sur Radio-Cité (20 X 15mn).

Le Fantômas de 60 épisodes de 15 mn fut diffusé du mardi 12 novembre 1946 au 17 janvier 1947 à 12h45, du lundi au samedi.
Comme la musique de la série de 1973/74, celle de 1946 baigne dans la mode de son époque. En 1973 ce sont les synthétiseurs, et en 1946 les ondes Martenot.
Nous ne pouvons nous fier qu'aux critiques d'époque parues dans Radio Loisirs et dans Radio 46, et que rapporte l'ouvrage de Jacques Baudou "Radio Mystère – Le théâtre policier radiophonique" (INA-Encrage, 1997), ouvrage sans lequel ce billet n'existerait pas.
Apparemment le feuilleton eut un succès mitigé, pour reprendre le terme utilisé par Jacques Baudou, ce qui explique peut-être sa disparition pure et simple après ces 60 épisodes.
Le feuilleton est qualifié d'"indigeste et incompréhensible dès les premiers épisodes" par Radio-Loisirs. Jacques Baudou tempère quelque peu ce jugement négatif en précisant que ce magazine était affilié à Témoignage chrétien, qui portait un regard fort sévère sur les intrigues criminelles à la morale douteuse.
Autre témoignage d'époque, celui paru dans le courrier des lecteurs de Radio 46, signé une certaine "demoiselle de Saint Barthelemy-de-Beaurepaire" et qui salue "une intrigue bien découpée, (...) et une interprétation parfaite".
Comme il n'existe aucun enregistrement, nous nous contenterons de ces quelques citations.

Fantômas, feuilleton en 60 épisodes, adaptation par Georges Jeannin réalisé par René Guignard, 1946-47.
avec Paul Bernard (Fantômas) , Alexandre Rignault (Juve), Paul Raysse, Emile Genevoix, Michel Thierry, Jeanne Hardeyn, Robert Moncade (Fandor), Jacqueline Morane (Lady Beltham), Rachel Lise, Antoine Marin, Pierre Olivier, Jacques Vades, Talmont, Lucien Parys, Henri Mairet, Jean-Louis Ruchon, Armand Perceval, Jacques Sarthou, Simone Gauthier (Teddy = Hélène = la fille de Fantômas), Colette Ripert, Renée Byr, Pierre Risch, Robert Franck, Robert Chandeau, Léon Arvel, Julienne Paroli, Alphonse Garcia, Georges Seaulieu, Robert Jourdan, Jean Topart, Simone Damaury, Ginette d'Yd, Jacqueline Dufrane, Hubert Buthion, Martine Audrain, Marcel Gueline, Marcel Lupovici, Michel Piccoli, Philippe Grey, Jean-Charles Thibault, Jean-Jacques Dreux, Charles Lemarchand, Christiane Regnault.

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Fantômas -3- - Ven 10 Juin 2022, 20:10

Suite du billet du 28 avril et de celui du 2 juin

Fantômas adaptation Henri Béhar, réalisation Claude Mourthé (France Inter)
2- Le policier apache, 45 épisodes, du 01-10 au 30-11-1973
3- Le pendu de Londres, 55 épisodes, du 04-12-1973 au 19-02-1974
4- La fille de Fantômas, 60 épisodes, du 21-02 au 22-05-1974
5- Le fiacre de nuit, 48 épisodes, du 23-05 au 16-08-1974

Fantômas, après la pause estivale, revint à la même heure sur France Inter durant l'année 1973/1974.
Dans l'ouvrage de Jacques Baudou déjà cité précédemment, il est juste précisé que la direction décida de ne pas reconduire le feuilleton l'année suivante, alors que d'autres adaptations étaient prévues. Ce qui est confirmé par le dernier épisode du "Fiacre de nuit", qui s'arrête sur une nouvelle évaporation de Fantômas, et aussi de sa fille Hélène. Fandor et Juve nous promettent de repartir illico à leur recherche.

La musique synthétique est sans doute ce qui a le plus mal vieilli dans la série. A partir de la seconde aventure, le générique reprend un couplet de la Complainte de Fantômas de Robert Desnos non pas sur une mélodie de Kurt Weill, mais de François de Roubaix. Le chanteur demeure inconnu à ce jour. Peut-être est-ce le compositeur...
Tous les couplets sont repris, chaque épisode reprenant l'un d'eux.

La suite évite les défauts de la première aventure adaptée par Henri Béhar, et évite les accents germaniques caricaturaux, voire maladroits.
Quelques accents anglais dans "Le policier apache", où Roger Carel – Fantômas – déguise sa voix avec un naturel confondant.
A chaque aventure la série rebondit avec de nouveaux personnages, qui font souvent disparaître pendant longtemps nos personnages principaux, soit Fantômas, Juve, et Fandor. Même Lady Beltham apparaît fort peu, et change même d'incarnation dans "Le fiacre de nuit". Là voilà avec la voix de Barbara Sommers, et non plus de Micheline Dax.
A partir du "Pendu de Londres", il n'est plus trop fait appel au talent de transformiste vocal de Roger Carel, qui demeure quand même impeccable, comme le reste de la distribution.
Jean Rochefort est toujours le narrateur. Henri Béhar va en user avec encore plus d'audace. Ce narrateur ne va pas se contenter d'expliquer l'action en train de se dérouler, mais d'intervenir carrément, de dialoguer avec les personnages, porter son avis sur l'action, et même se sentir parfois déboussolé par les événements dramatiques qu'il peine à comprendre.

Jean Rochefort est délectable, usant d'intonations dramatiques accentuées – amusantes mais jamais parodiques ou second degré.
Une lassitude s'installe quand même dans la dernière partie, où il répète les mêmes astuces jusqu'à plus soif, lassant du même coup les auditeurs. Son idée de prononcer avec emphase le "e" final muet de ses phrases est plaisante, mais perd de sa fraîcheur à force d'être usée jusqu'à la corde.

Pour les aventures :
Dans "Le policier apache", Fantômas prend la place de Tom Bob, qui disparaîtra à la fin pour mieux réapparaître dans "Le pendu de Londres".

"La fille de Fantômas" est sans doute l'aventure la plus réussie, la plus originale des cinq aventures de notre feuilleton.
Après la résurrection de Fantômas, dont le récit nous est offert grâce à l'intervention du réalisateur, Claude Mourthé, qui se rend compte qu'il serait bon de rembobiner la bande pour que nous puissions comprendre comment Fantômas du trépas est revenu à la vie, nous partons en Afrique du Sud où les péripéties les plus exotiques se succèdent
Apparaît un nouveau personnage, Teddy (Rosine Favey), personnage androgyne à la personnalité multiple, comme son père.
Le personnage de Jupiter (Ambroise M'Bia) utilise le cliché du "bon nègre fidèle et naïf". Il finira lynché.
Cette aventure est la plus riche en actions : incendie d'un entrepôt, séjour de Fandor dans un hôpital psychiatrique (le Lunatic Hospital !), découverte d'un crâne mystérieux renfermant le secret de la naissance de la fille de Fantômas, et qui va tomber dans un nid de serpents, attaque sanglante dans un cimetière...
"Le fiacre de nuit", qui recèle aussi son lot de découvertes macabres, marque un retour à Paris. Retour aussi de l'ancienne bande de Fantômas, Œil de Bœuf (Guy Piérauld) et Bec de Gaz (Philippe Clay, qui interprétera Fantômas dans "La fin de Fantômas" en 1984 sur France Culture). Le jargon parigot est bien rendu, les acteurs sont parfaits.

Les actions les plus violentes, les péripéties le plus terribles ne sont pas édulcorées, comme ce fut le cas dans d'autres adaptations (Louis Feuillade par ex.).

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