-->
Forumactif

Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 

-44%
Le deal à ne pas rater :
Ecran PC Gamer Incurvé – ACER – Nitro 23,6″ FHD 165 Hz 1ms
159.99 € 286.99 €
Voir le deal

Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » La vie des idées

Aller à la page : Précédent  1 ... 9 ... 15, 16, 17 ... 34 ... 52  Suivant

Accueil / France Culture

La vie des idées    Page 16 sur 52

Bas de page ↓   

Curly 


151
Répondre en citant  
Re: La vie des idées - Mer 01 Jan 2020, 11:13

« L'horizon est plus vaste quand on est plus haut »

« Aujourd’hui dans la musique il y a un champ des possibles inimaginable, on peut combiner l’auto-thune avec d’autres plugs, il y a trop de choses à faire avec notre voix et moi j’aime ça. » 

« En écoutant l’instru, je me dis : Ce n'est pas moi qui la veut, c’est elle qui me veut. C’est assez particulier et en général ça fait de super bons morceaux, je pioche, je réfléchis, sur le mood du moment : Je vais peut être en prendre 10 et en utiliser qu’une et des fois je vais en prendre 10 et taffer sur les 10 »

« La voiture, un carcan ou une liberté ? Le carcan du sentiment de liberté. »

« Sur le quai du métro on accepte de lire un caractère qu’on considère comme neutre, mais il suffit de prendre ce caractère et de faire un texte long avec, alors on voit que l’on n'est plus du tout dans la neutralité. »

« Si le coq est un emblème aussi populaire en France, c'est parce que c'est un animal qui crie pour dénoncer... Il a été le symbole du lanceur d'alerte pendant la Révolution française. »

« Il suffit de prendre un A et de le dessiner plus étroit et hop ! La bibliothèque se rétrécit et on a beaucoup plus de place, au contraire si ce A se dilate, on entend tout d’un coup le bruit de plusieurs volumes qui tombent de la bibliothèque car il n’y a plus assez de place. »

« Que pensent les Saint-Jacques et la dinde du réveillon ? »

« Une affiche, une image de rue, c’est une image qui est faite pour transmettre une information [...] J’essaie de ne pas être dans le flux. Par le fait que je m’adresse en chaque citoyen à un lecteur, à l’amoureux de poésie il y a tout à coup une liberté de penser et de voir, de redire et de garder pour soi. [...] Ce sont des images qui sont faîtes pour la marche, pour le passant. »

« Les chauffeurs de VTC, les restaurants, les produits des supermarchés, les locations de vacances, les élus, les professeurs, leurs élèves…Les notes sont partout dans notre société : bonne nouvelle ou dystopie ? »

«  2017 année de la dette ! »
«  2016/2017 : Le pire est toujours sûr »
«  2017, Annus horribilis? »
«  2017, année des ruptures, des fractures : année disruptive ? »
«  L'année 2018 commence dans la tourmente »
«  2019 : trop tard pour tout changer ? »
«  Effondrement ou ralentissement : 2019 année dangereuse »
«  Le budget 2020 portera-t-il un gilet jaune ? »



Dernière édition par Curly le Mer 01 Jan 2020, 18:12, édité 1 fois

Curly 

Curly

152
Répondre en citant  
Re: La vie des idées - Mer 01 Jan 2020, 17:42

«  Brexit or not Brexit »

« En 2020, quelle morale pour un monde meilleur ? »

« Il vaudrait mieux être méchant que gentil, le gentil serait naïf, le méchant, d’une intelligence calculatrice, meilleur connaisseur de la nature humaine… C’est contre ces lieux communs que s’élève la philosophe Laurence de Villairs (…)
Elle nous présente une philosophie du bien et du mal qui entend passer outre notre réticence envers la morale. (…) Ainsi rencontre-t-on moins des méchants sataniques ou caricaturaux à la James Bond que des méchants « normaux », qui n voient pas où est le problème lorsqu’ils font le mal. » 

«  Brexit or not Brexit ? »

« la morale est toujours une épreuve ou une épreuve »

«  Allô Brexit, j'écoute »

« j'ai voulu écrire sans me poser de question : c'est à la fois, sombre et lumineux. »

« Desplechin a intitulé son second long métrage Comment je me suis disputé, mais il avait en plus ajouté entre parenthèse le sous-titre suivant : ma vie sexuelle. 
Pire qu’un slasher, qu’un film gore, qu’un snuff movie : Desplechin avait placé son film au delà des limites de l'irregardable. 
J’avais cependant 20 ans, et j’étais courageux : j’ai mis la VHS. (…)
 Comment il s’est disputé : je n’en sais rien. 
Sa vie sexuelle : aucune idée... 

«  Brexit or not Brexit ? »

...j’ai manqué tous les Desplechin suivants.Essentiellement, d’ailleurs, parce que je lui en voulais de s’écarter du plan de carrière que j’avais imaginé pour lui : maintenant que la question sentimentale était traitée, réglée, atomisée, il fallait faire La sentinelle 2 et La sentinelle 3 : la grande licence d’espionnage qui manquait au cinéma français, le James Bond continental...

«  Trump, le Brexit américain »

... La bourgeoisie (...) est la destruction elle-même, dirait sans doute un marxiste. (...) rien, vraiment, ne pourrait la briser (…)
c’est en assistant à une réunion syndicale que j’ai vraiment compris tout cela. Il m’était impossible de parler, j’étais plus timide que jamais, car j’avais le sentiment que ma parole pouvait anéantir à elle seule tout l’édifice social — je confondais ainsi la grève et la révolution, erreur de débutant »

«  A quand le Brexit ? »

« Alors, en cette nouvelle année, parmi les bonnes résolutions à l’honneur, être plus gentil ? »

« Enfin le Brexit ? »

« J'essaie juste de me faire du bien et je veux aborder la vérité. » 

« Les combats LGBT me touchent parce qu'ils me concernent. »

« Brexit or not Brexit? »

Curly 

Curly

153
Répondre en citant  
Re: La vie des idées - Ven 03 Jan 2020, 10:33

« Ecoutez cette petite phrase extraite des vœux d'Emmanuel Macron : 
"J'attends du gouvernement d'Edouard Philippe qu'il trouve la voie d'un compromis rapide, dans le respect des principes que je viens de rappeler". 
Cette phrase, elle change tout. Pourquoi ? 
D'abord parce qu'elle place désormais explicitement la responsabilité sur les épaules d'Edouard Philippe. (...)
Le mot "compromis" d'abord. Il annonce clairement que la version actuelle de la réforme ne peut pas rester en l’état. (...)
Compromis « rapide », insiste Emmanuel Macron. En sous-texte, il exclut désormais le pourrissement.(...)
Rapide, aussi, bien sûr, parce que les municipales arrivent, au mois de mars. Et on imagine mal La République en marche triompher si le pays est encore à l'arrêt. »

« On peut d’ailleurs reprocher à Freud, tous les manquements aux règles de la scientificité qu’on voudra, son oeuvre aura été largement confirmée par l'expérience : son Malaise dans la civilisation de 1930 ressort largement de l’écrit prophétique. Qui est, d’une certaine manière, la catégorie scientifique la plus haute. 
On chercherait en vain l’équivalent pour les neurosciences, qui n’ont pour l’heure apporté à l’humanité que des couvertures du Point, des chroniques de Laurent Alexandre, des vains projets de réforme aux ministres de l’éducation nationale. 
Et Candy Crush. La saga Candy Crush. La plus désolante des conversions des baby-boomers aux joies mécanisées du gaming. ... 

« La grève est un des grands mode de protestation des mouvements sociaux et des syndicats qui est réinvesti avec la question des retraites.
Jean-Claude Monod - Philosophe, chargé de recherches au CNRS, professeur de philosophie à l’École normale supérieure, chercheur aux Archives Husserl (CNRS) »

...L’école de demain ne sera jamais qualitativement meilleure que celle d’aujourd’hui : cela fait trop longtemps qu’on déblaie la galerie de la grotte qu’il y a peu de chance qu’on y découvre une nouvelle galerie.
On bien ce sera une galerie artificiellement salée, et recouverte par les gemmes acidulées de Candy Crush.
Il y a plus à comprendre dans un chapitre de L’idiot de Dostoïevski que dans les données cumulées de toutes les IRM du monde — car L’idiot de Dostoïevski résume des millénaires d’expérience mieux que tous les méta-articles des chercheurs en neuroscience... 

« Les mélodies, c'est intemporel je dirais. »

...Les progressistes voudraient qu’on utilise les neurosciences pour améliorer les apprentissages et devenir plus heureux. J’ai passé des journées entières à jouer à 2048, le Candy Crush des snobs, et je jure que je n’ai jamais été aussi heureux que quand les cases oranges marquées 128 rougissaient  pour former la case 256 : je vois à peu près vers quel horizon mélancolique tend la révolution des apprentissages…

« La question du gouvernement implique une référence au peuple qui est la source de la légitimité de l'action gouvernementale si bien que le gouvernement doit toujours se diriger vers le bien de ce peuple. Il faut sans cesse rappeler au gouvernement son devoir et son lien au peuple.
Jean-Claude Monod - Philosophe, chargé de recherches au CNRS, professeur de philosophie à l’École normale supérieure, chercheur aux Archives Husserl (CNRS) »

...La seule façon de souscrire pleinement à la révolution des neurosciences, de la vivre vraiment comme une quête exaltante, c’est d’avoir la tentation de l'eugénisme »

Curly 

Curly

154
Répondre en citant  
Re: La vie des idées - Dim 05 Jan 2020, 09:54

« LE JOURNAL DE LA PHILO par Géraldine Mosna-Savoye
Anti-manuel de philosophie
Aller au bout de ses rêves…
(…) une injonction de développement personnel qui nous plonge au cœur de nos désirs, un appel à s’accomplir, qu’on agrémente volontiers de Spinoza ou de Freud, ou dans tout autre genre, de Jean-Jacques Goldman…

«LA CONCLUSION par Aurélien Bellanger
Là où les générations Interails et Eurolines s’étaient limitées à l’exploration du bloc de l’est et de ses ruines léninistes, la génération Ryan Air a pu se lancer dans l’exploration systématique des richesses de l’hémisphère sud (…) Il existait, de l’autre côté du monde, une Angleterre améliorée, où il faisait toujours beau et où la bière ne coûtait presque rien... 

... mais qu’est-ce que ça veut dire d’aller au bout de ses rêves ? (…) Mais pourquoi vouloir faire ça ? (…) Mais pourquoi ? (…) Mais pourquoi le bonheur serait-il contenu là, dans ces rêves, dans des rêves ? Et pourquoi le rêve serait-il vraiment, plus qu’autre chose, le lieu de notre moi authentique ? (…) l’identification entre soi et ses rêves est-elle si claire ? Nos rêves sont-ils si authentiques, si purs ? Jusqu’où sont-ils reconstruits ? Interprétés ?...

...Si le monde était une théière anglaise, l’Australie en était le couvercle, et Ayers Rocks le petit bouton de porcelaine qui permettait d’agripper celui-ci…

...Réaliser ses rêves, ce serait donc accomplir la chose qui nous semble la plus importante...

...À la fin des années 90, au début des années 2000, le voyage en Australie a ainsi été intégré, implicitement, à la plupart des cursus universitaires français. 
Je regardais moi aussi Hartley cœur à vif, je comprenais l’idée : c’était le pays d’INXS, du sourcil percé de Drazic, de Crocodile Dundee. (...) nous avions déjà oublié que c’était aussi le pays de la trilogie Mad Max et de la fin du monde... 

...Cette idée de “réaliser ses rêves” recouvre ainsi (...) l’idée,(...) bancale, que le rêve est vrai (…) comme s’il était, de fait, meilleur que la réalité, dans le vrai quand la réalité serait trompeuse, viciée, fausse…
Mais si les rêves sont meilleurs que le réel, pourquoi vouloir donc les réaliser ?...

... je connais plus d’ouvriers agricoles que mes parents qui ont grandi en Mayenne — à ceci près que les miens l’ont fait exclusivement pour le fun (...)
 L'ÉQUIPE
Production
Aurélien Bellanger»

...on est persuadé qu’on pourrait les (...) résumer en un but. (...)
Quelle tristesse donc de vouloir réaliser ses rêves… car qu’en reste-t-il quand ils deviennent des objectifs ? »

Curly 

Curly

155
Répondre en citant  
Re: La vie des idées - Lun 06 Jan 2020, 10:07

« Aujourd’hui, je vais vous nous parlez du riz au lait...

«  LE BILLET POLITIQUE par Frédéric Says (...)
03/01/2020
Une nouvelle journée de manifestation est annoncée pour le 9 décembre. Réunira-t-elle autant de participants que les précédentes ? »

« Je préfère la scène au studio d'enregistrement parce qu ('…) Il y a une interaction avec les gens et chaque concert est différent. »

...Le riz au lait est (...) un emplâtre sur les bobos du quotidien, un onguent à appliquer sur les cloques du spleen, un répulsif contre la vache enragée. (…) il a pour lui de tricoter avec chacun de ses mangeurs des histoires intimes, des souvenirs confits dans la gourmandise et la complicité des tablées insouciantes.
Celle de notre daron, le Vieux, dont on a déjà causé ici même…

« Génération 2020, quelle vision du futur?
(…) Précarité étudiante, difficulté d'orientation, perte de sens au travail : génération 2020, génération 'no futur'? »

« Mauro Bolognini. Cinéaste. 1922-2001. Italien. Politique : gauche. Homosexuel dissimulé. »

« Gérard Pommier exhorte le psychanalyste à prendre acte des changements de notre société (notamment avec la contestation #MeToo) pour entrer dans la sphère du politique, comme l’exigeait Jacques Lacan.  (...)
Pour libérer l'intime, il y a nécessité d'une action politique.  (Gérard Pommier)
Sans cela, écrit-il, la psychanalyse en est réduite à n’être qu’un suppôt de l’idéologie dominante. Le divan est par essence le lieu d’une contestation, d’une prise de parole et d’une interprétation qui associe au désir présent son fondement infantile. Ainsi l’essayiste met-il à jour le fétiche du capitaliste, la "livre de chair", qu’il arrache au laborieux pour sa jouissance.»

(Bob) « Dylan ce n'est pas le premier à s'être inventé, certes non, mais il est le premier à avoir inventé Dylan. »

...A la fin de sa journée d’usine, c’était toujours quatre-heures. D’abord un énième litre de flotte pour faire passer la poussière du coulage qui vous séchait la gorge. Puis son riz au lait. Toujours dans un bol de faïence de Lunéville, reproduisant l’Angélus de Millet.
Il caressait la surface avec sa cuillère à soupe, enlevant une mince couche couleur ivoire qu’il dégustait du bout des lèvres, les yeux mi-clos. Le rituel nous semblait interminable. Le Vieux était seul au monde avec son riz au lait, enfermé dans sa dégustation comme un nourrisson accroché à la tétine de son biberon. (…)
L’autre soir qu’on se ravitaillait au supermarché, on faisait les cent pas devant les riz au lait quand on a cru entendre le Vieux nous dire : "Espèce de traîne-patins, tu peux pas le faire ton riz au lait plutôt que de t’empoisonner ?" »

« Quand j'ai publié la Tyrannie du plaisir, j'ai été moi-même lunché médiatiquement »

Curly 

Curly

156
Répondre en citant  
Les fabuleuses aventures de Maylis de Kerangal - Lun 06 Jan 2020, 16:26

« Maylis de Kerangal : "Le goût du melon annonce immédiatement le retour de l'été et des vacances"
Je trouvais cela fascinant que cette courge soit déjà dessinée en quartiers comme si elle était prédisposée a être partagée. »

« MATIÈRES À PENSER par Patrick Boucheron
Si la préhistoire est bonne à penser, ce n’est pas seulement parce qu’elle est née, comme période et comme science, en même temps que la modernité. C’est parce qu’elle met à l’épreuve notre rapport aux temps. Pour en discuter, nous accueillons ce soir Maylis de Kerangal, écrivaine. »  

« Maylis de Kerangal : "Ce monde à portée de main est toujours tendu entre un rapport au réel et un rapport à la fiction ; articulation permanente des deux, entre documentation et imagination"
Lundi-livre
avec la romancière Maylis de Kerangal »  

« La Grande table (1ère partie)
Chronique (...)
Maylis de Kerangal »  

« Pour la première émission de la saison, la Grande Table reçoit la romancière Maylis de Kerangal.
Maylis de Kerangal revient aujourd’hui avec Un monde à portée de main, un hymne à la vie, à l’immensité du monde, un roman qui invite à faire sentir, voir, ressentir le temps qui passe, plutôt qu’à essayer de le retenir. 
J'avais aussi comme désir dans ce livre de reproduire une forme d'éblouissement. »  

« Pourquoi aimons-nous l’histoire et les histoires
Avec : Patrick Boucheron, historien, professeur au Collège de France, et Maylis de Kerangal, auteure »  

« Didon et Énée à Aix-en-Provence : d’une rive à l’autre
Le prologue a été spécialement écrit par Maylis de Kerangal afin de narrer les voyages de Didon avant son installation à Carthage.
INTERVENANTS
Maylis de Kerangal
Ecrivain »

« Maylis de Kerangal : "Je pense que je n’ai pu écrire que parce que j’ai lu. Si je ne lis plus, j’écris moins ou je n’écris pas. Tout se passe ensemble" »

« Maylis de Kerangal conserve des souvenirs très précis de lecture.
Plus je lis, ou plus je croise la route de livres qui m’inspirent, plus j’écris et mieux j’écris. J’écris à travers les livres. » 

« La diffusion récente d'une technologie qui nous relie directement et en permanence à des satellites a progressivement modifié notre rapport au monde. (…) Et si nous profitions de ce trouble pour mettre en œuvre de nouvelles expériences du rapport au monde ? (…) C'est ce qu'ont entrepris deux architectes (...) : explorer une terre qui nous demeure encore largement inconnue. L'explorer dans une forme d'urgence, avant qu'elle ne se dérobe sous nos pieds. C'est une expérience similaire qu'a mené Maylis de Kerangal en Laponie, à Kiruna, en allant visiter le sous-sol, celui de la plus grande mine de fer au monde. »

Curly 

Curly

157
Répondre en citant  
Re: La vie des idées - Mar 07 Jan 2020, 07:51

« Face à la catastrophe : le pire n’est jamais sûr ! »

« Les rois mages sont pratiques pour décorer la crèche à Noël, mais aussi pour faire travailler notre mémoire : comment s’appellent ces trois rois-mages ? Il en manque toujours un : il y a, Gaspard, Balthazar et… Melchior ! Bravo à ceux et celles qui ont donné les trois noms sans hésitation. Maintenant, deuxième exercice de mémoire : qu’apportent les rois mages ? De l’or, de l’encens et… de la myrrhe, une résine aromatique ! Enfin, de Gaspard, de Balthazar et de Melchior, lequel est noir ? C’est Balthazar. Il est représenté en sculpture, en peinture, en gravure, mais il n’est pas le seul Noir de l’histoire de l’art, loin de là. »

« L’après-fête ça n’est pas drôle… (…)
Je ne vais pas vous faire non plus la liste de ce qui compose l’actualité aujourd’hui, troisième guerre mondiale, transports à l’arrêt, commémoration des attentats du 7 janvier, le bonheur quoi… Bref, tout cela est suffisamment difficile mais en plus le créateur a choisi de nous envoyer un fléau supplémentaire, la gastro. 
Alors, en tant qu’athée je cherche à comprendre »

« Il faut insister sur le fait qu’en Chine, la question politique est très liée à la question culturelle. C'est par le culturel que les entrepreneurs (…) pensent pouvoir jouer un rôle politique. (…)  Il y a vraiment quelque chose d’ancien qui lie le culturel au politique. (…)  il y a toujours eu ce lien extrêmement fort entre le culturel et le politique, (…)  une entreprise culturelle a également et de façon je dirais, tout à fait légitime, un rôle politique à jouer. »

« Par définition, le futur est un horizon mobile, inaccessible, qu'on atteint jamais, il recule quand on avance. On ne peut pas le toucher. »

« Dans le cinéma hongkongais à partir des années 30 et jusque dans les années 60 - 70, on ressent une très forte nostalgie de la mère patrie, une très forte nostalgie de la Chine continentale. (…)  donc en fait, les marqueurs de Chine continentale vont être extrêmement présents et cette nostalgie de la mère patrie va être extrêmement prégnante dans les films hongkongais. »

« Je parle du sexe faisant l'amour, du sexe dans la jouissance mais aussi de la particularité du sexe qui est d'être souvent inutilisé, souvent inactif. »

« C’est à chaque fois la même émotion quand la salle est plongée dans le noir. Un faisceau de lumière, dans lequel dansent quelques grains de poussière, passe au-dessus des têtes des spectateurs. Aussitôt, la magie opère. Nous sommes projetés face à un tigre et un dragon ou nous partons à la recherche du secret des poignards volants. Soudain surgissent épouses et concubines. Elles sont sublimes mais, hélas, il faut se séparer très vite : adieu ma concubine ! »

« elle (=la gastro) peut toucher jusqu’à 50 % d’une famille, ce qui est particulièrement douloureux dans une famille de 5. »

« Extraterrestre, il est Fermi d’en douter, c’est l’excellent jeu de mot qui constitue le problème que La Méthode scientifique va tenter de résoudre dans l'heure qui vient. »

Curly 

Curly

158
Répondre en citant  
Re: La vie des idées - Mer 08 Jan 2020, 08:10

« "Philosophie de la grève
Marx, au piquet ! »

« Auparavant ringarde, la cuisine traditionnelle fait son grand retour avec l’avènement des néo-bistrots : autrefois la maison ne faisait pas d’ardoise, aujourd’hui elle ne fait plus que ça…

« Chine-Occident, comment l’affaire a mal tourné ?
Pas d'émission ce jour
En partenariat avec le magazine L'histoire (...) nous recevons aujourd'hui Xavier Paulès, maître de conférences à l’EHESS, il a notamment publié L’Opium, une passion chinoise, 1750-1950, paru chez Payot, en 2011 et a publié dans le magazine L’Histoire l’article « 1839 : la Chine sous le feu des Anglais » ; ainsi que Clément Fabre, doctorant en histoire contemporaine à Paris 1 Panthéon-Sorbonne qui lui a publié dans L’Histoire l’article « Ouvrir la Chine, un fantasme européen ». »

...ces artefacts irréfutables que sont les brasseries Barbès et Bellanger, près de la Gare du Nord. Laquelle brasserie Bellanger m’irrite moins pour les raisons qu’on croit — après tout j’ai trouvé une façon astucieuse de lui faire payer un copyright en y récupérant, luxe suprême, des assiettes à mon nom — que pour sa façon, très années dix finissantes, de nous montrer qu’elle sait qu’on sait qu’elle n’est pas un bistrot authentique, en utilisant des fausses victuailles en plastique comme éléments de décoration, des victuailles si évidemment fausses qu’elles activent dans nos cerveaux connivents les circuits de la récompense du kitch et la plaisante redondance du second degré, qui tient à peu près lieu de conscience aux urbains que nous sommes. Non, si ces fromages faux et ces raisins de plastiques m’agacent autant, c’est que derrière leur ironie dadaïste j’y ai décelé le spectre de l’appropriation culturelle…

« Un ami, par exemple, m’a raconté s’être couché un 31 décembre à 22h et réveillé le lendemain, le 1er janvier donc, à 8h, passant, sans s’en rendre compte, d’une année à l’autre. Moi-même, cette année, j’ai tenté le coup : ne pas fêter le nouvel an. Et pourtant, puis-je dire que j’y ai été insensible ? Non, j’ai quand même trinqué à la tisane, et je me suis demandé toute la soirée ce que ça faisait de ne pas le fêter. Et mon ami, peut-il vraiment dire qu’il ne s’en est pas rendu compte ? Non plus, car il s’est bien réveillé en se disant qu’une nouvelle année s’ouvrait à lui… » 

«Qui aurait cru que Nietzsche pouvait faire ses vœux de nouvelles années… Je l’imagine criant, lui aussi, le décompte avant minuit, gobelet à la main, hurlant “bonne année” et embrassant ses amis avec euphorie et sûrement ivre... Pourquoi pas après tout : il a sûrement dû avoir aussi ses réveillons seul et sobre, à ressasser l’éternel retour du 31. Ça arrive… »

...À ce propos, pour rester dans le thème compliqué de l’appropriation culturelle, et de mes rapports complexes à la Normandie, je me suis récemment demandé si ce n’était pas encore de cela qu’il retournait, quand, écoutant Allumer le feu sur Chérie FM, j’ai brusquement bifurqué, sur l’A13, pour m’arrêter à l’aire sud de Beauchêne, connue pour sa thématique viking, avec un guerrier géant en bois, un drakkar à escalader et des faux rochers remplis de runes…

« L'alignement du mandat du président et de celui des députés à 5 ans ; et surtout le calendrier électoral (qui lie, de fait, la présidentielle et les législatives)... Tout cela interdit désormais une cohabitation, sauf grave crise ou énorme surprise. »

...Et je me disais ainsi, errant parmi les anciens bûcherons dans la forêt désolée d’un quelconque hipsterland, qu (‘...) il y avait quelque chose de vaguement xénophobe (...) contre nous-mêmes, en tant que nous nous racontions désormais, fable dangereuse, que étions devenus si fragiles qu’il fallait nous protéger, nous et notre gastronomie délicate, et nous aimer aussi mal qu’on avait autrefois prétendu aimer les peuples colonisés. »

« ce qui se passe en Australie renvoie à une (...) frayeur d’autant plus forte que les flammes qui ont dévoré le ciel encerclent et piègent ceux qui tentent de leur échapper. Rappelons que le pays, malgré ses dimensions, reste une île. »

« Du 31 décembre au 1er janvier, tout recommence, rien n'a changé. Pourtant quelque chose se passe, mais quoi ? »

Curly 

Curly

159
Répondre en citant  
Re: La vie des idées - Jeu 09 Jan 2020, 13:03

« Le financement du système des retraites est-il menacé ?
Guillaume Erner reçoit Michaël Zemmour, enseignant chercheur en économie à l’Université Paris 1, chercheur associé à Sciences Po. »

« Retraites : des discussions, pour quoi faire ? »

« Jeanne Balibar :"Faire semblant, c'est un passeport pour la nullité"
Nous recevons l'actrice (…) Elle évoque les thèmes qui la questionnent tels que la solitude et l'amour, mais aussi son côté mystique et son horreur du faire semblant.
Extraits de l'entretien
J'ai envie d'écouter les âmes chantantes où qu'elles soient, pour cela, il suffit de regarder. Curieusement, pour écouter il faut voir, et regarder permet de voir les âmes chanter: je crois beaucoup à cela. J'ai un côté mystique. (…)
Je pense que le fil de l'amour, c'est le grand fil merveilleux des comédies du remariage. (...)
Sans regard sur autrui et sur le monde, l'amour entre deux personnes meurt.(…) Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, on est ensemble à être seul, mais de cette solitude, on peut faire une communauté 
»

« Retraites : veillée d’armes avant la réforme ?
Pour en parler, nous recevons Mickaël Zemmour, maître de conférences en économie à l’Université Paris 1 et chercheur associé à Sciences Po au laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) »

«  Marx attaque
Pour comprendre comment Marx abat Hegel à coups de fruits, que l'abstraction est à la philosophie ce que la masturbation est à l'amour à deux, rendez-vous ce matin avec Florian Nicodème. »

« "Grand débat" sur les retraites : deux réformes plutôt qu'une ?
Intervenants
Michaël Zemmour
Maître de conférences en économie à l’Université Paris 1 et chercheur associé à Sciences Po au laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP). »

« Agriculture : vers la fin du droit du sol ? »

«  Etats-Unis / Iran : qui veut la guerre, qui veut la paix ? »

« Retraites : une réforme plus équitable ?
Intervenants
Michaël Zemmour
Maître de conférences en économie à l’Université Paris 1 et chercheur associé à Sciences Po au laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP). »

« Aujourd’hui, dans Le Cours de l’histoire, il est question de coolies et non de coulis, la préparation culinaire obtenue par une cuisson lente des aliments, comme pour un coulis de tomate, ou bien d’aliments écrasés puis passés au tamis, comme le coulis de fraise. Il ne s’agit pas non plus d’un vent coulis (...) Le coolie qui nous intéresse est d’un tout autre type. D’ailleurs, le coolie du jour ne s’écrit pas « coulis », mais « coolie » et il désigne un travailleur asiatique. (...) Ce sont ces coolies-là qui ont quitté leur pays, traversé les océans, pour arriver en Europe, jusque dans les tranchées, pendant la Première Guerre mondiale. Qui sont ces hommes, ces coolies, emportés par le vent de l’histoire… le vent coulis ! »

« Retraites : la réforme point par point
Intervenants
Michaël Zemmour
Maître de conférences en économie à l’Université Paris 1 et chercheur associé à Sciences Po au laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP). »

Curly 

Curly

160
Répondre en citant  
''Souvenez-vous'', un poème alzheimerien de Frédéric Says - Jeu 09 Jan 2020, 19:47

« Souvenez-vous des réactions quasi-automatiques quand Emmanuel Macron a appelé à une « société de vigilance »

« souvenez-vous, d'ailleurs de la phrase d'Emmanuel Macron »

« Souvenez-vous de Claude Sérillon »

« Souvenons-nous de cette rencontre il y a deux ans, près de Paris, entre les deux hommes forts de Libye »

« C'était il y a tout juste cinq mois. Le début de la collecte des signatures pour obtenir un référendum ou un projet de loi contre la privatisation de ce groupe Aéroport de Paris. Souvenez-vous »

« Souvenez-vous d'« Edvige ». »

« Place publique, vous souvenez-vous de ce mouvement ? »

« souvenez-vous du "ras-le-bol fiscal" »

« Souvenez-vous, la réforme devait normalement commencer avec la génération 1963 »

« Curieuse formulation que cet "acte 2". (...) D'ailleurs, souvenez-vous, Emmanuel Macron avait refusé d'endosser ce terme. »

« Souvenez-vous des communiqués sur la santé des présidents de la République. »

« Souvenez-vous, il y a quelques années - c'était l'ancien monde »

« souvenez-vous, pendant le grand débat national, l'exécutif promettait qu'il avait compris la leçon. »

« Souvenez-vous, à l'abord de sa campagne présidentielle victorieuse : Emmanuel Macron avait brandi l'"ancien monde" en contre-exemple »

« Rétablir l'ISF, alors ? (…) Souvenez-vous, dans cette missive envoyée aux Français au début de l'exercice, le président excluait ce reniement . »

« Souvenez-vous du candidat Sarkozy »

« Souvenez-vous, au Danemark, quand il regrettait les "gaulois réfractaires". »

« Souvenez-vous, ce fut Ségolène Royal avec la démocratie participative »

« Souvenez-vous des premiers mois du macronisme »

« Souvenez-vous, on se demandait si elle pouvait passer massivement du virtuel au réel »

« souvenez-vous : Robert Hue, Corinne Lepage, Manuel Valls »

« Souvenez-vous les questions qui furent posées à David Douillet »

« Souvenez-vous de la refonte du code du travail »

« Souvenez-vous, il y eut aussi la tendance des "Plans Marshall". »

                                                    « Souvenons-nous »

Curly 

Curly

161
Répondre en citant  
Re: La vie des idées - Ven 10 Jan 2020, 11:57

« Pendant les vacances, j’ai eu l’occasion de me poser de vraies questions, vous savez celles qui reviennent sans cesse et auxquelles je parie que 2020 n’échappera pas : comme, par exemple, peut-on rire de tout ? Ou : faut-il séparer l’homme de l’artiste ? Ou encore : est-il interdit d’interdire ?… Et tant d’autres. A la fois cruciales et épuisantes, ces questions en amènent une autre : pourquoi, encore et toujours, ces éternelles questions ? (...)
Voilà le problème : ce genre de question n’est pas mathématique. (...)
Aurais-je été collabo ou résistant ? Sommes-nous seuls dans l’univers ? Les goûts sont-ils dans la nature ? Est-il interdit d’interdire ? Ou faut-il coucher le premier soir ?... 

« Egoïstement, écrire des chansons c'est d'abord pour me faire du bien, ça me soulage.
Je chante ce qui me paraît naturel et évident pour ma génération et pour moi-même, que ce soit mes failles intimes, mes choix sexuels ou mon engagement écologique. »

« La CGT s'est toujours inscrite dans une veine très à gauche, d'inspiration communiste »
« Les différents acteurs du conflit sur les retraites, qu'ils soient responsables politiques ou syndicaux, sont mus par des intérêts et des logiques difficilement compatibles les uns et les unes avec les autres. »
« A la CGT, il y a de moins en moins d'adhérents. (…) A la CFDT, c'est un peu la même chose. »

...Je me demande sincèrement : pourquoi reviennent-elles ? Par manque d’originalité ? Parce que ça flatte nos egos de penseurs sans trop nous engager ? Ou, parce qu’elles seraient, malgré nos ricanements, de vraies bonnes questions ?
C’est une hypothèse, car elles semblent les seules capables de faire parler les plus taiseux, autant pour dire des bêtises que pour développer de bons arguments. Voire les deux en même temps.
Pour finir, j’ai moi aussi une éternelle question : en 2020, pourra-t-on créer de nouvelles éternelles questions ? »

« Pour Edouard Philippe, (...) Cette réforme des retraites n'est pas sa réforme.  (…) Au poste de Premier ministre, il a acquis à la fois une notoriété et une stature d'homme d'Etat. Il n'a plus grand chose à y gagner si ce n'est, dans la perspective d'une éventuelle candidature à l'Elysée, en 2022, en 2027... l'image qu'il aura laissée. »  

« En 2015, l’économiste Julia Cagé proposait dans son livre, ‘’Sauver les médias’’, de créer un nouveau statut, à mi-chemin entre la fondation et la société par actions, pour garantir l’indépendance de la presse (...)
On pourrait même imaginer un service public de l’information, financé par une taxe spécifique, dont le contribuable serait redevable tout en en étant le garant. Ca s’appellerait la redevance. Mais bon, faut pas rêver… »

« Vaut-il mieux gagner avec des alliés imparfaits ou rester dans l'opposition avec la satisfaction de ses idéaux ?  (...)
Voilà qui promet de beaux débats entre les sections locales et l'appareil national, des allers-retours d'arguments et de contre-arguments.   Voici au moins des allers-retours qui n'émettent pas de gaz à effet de serre. C'est toujours ça. »

Contenu sponsorisé 


162
Répondre en citant  
Re: La vie des idées -

La vie des idées     Page 16 sur 52

Haut de page ↑   

Aller à la page : Précédent  1 ... 9 ... 15, 16, 17 ... 34 ... 52  Suivant

Accueil / France Culture

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum