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La Fiction à France Culture    Page 33 sur 39

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Curly 


321
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La baleine mi-concert mi-fiction - Lun 28 Oct 2019, 14:10

Concert-fiction : Moby Dick

Les citations viennent de la publicité déguisée en article in Téléramoche. Les pastilles viennent bien de là où vous pensez, c’est sans trucage.

« Sur France Culture, un “Moby Dick” épique et symphonique »

- « Le compositeur Fabien Waksman transforme la chasse au cachalot tueur d’Herman Melville en une symphonie déferlante. » [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13023-27.10.2019-ITEMA_22186793-0.mp3 " debut="00:30" fin="02:33"]
ou un pastis symphonique qui réinvente le style pompier dans la tradition des bons blockbusters américains. Si vous loupez la vague symphonique déferlante, c'est que vous êtes sourds.

- « Les comédiens, la partition, le texte profond et enlevé, tout dans cette adaptation pousse à fermer les yeux et se laisser emporter par ce baleinier fou » [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13023-27.10.2019-ITEMA_22186793-0.mp3 " debut="02:34" fin="04:44"]

« Grandiose ! » [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13023-27.10.2019-ITEMA_22186793-0.mp3 " debut="48:17" fin="49:38"]
Quand il ferme les yeux, l’auditeur s’imagine dans le studio 104 pendant un enregistrement public, et non en pleine mer. Quant au jeu des acteurs, je vous laisse apprécier.

Et pour finir, la superbe mise en garde de Téléramoche, parce que le lecteur, de même que l’auditeur de France Bidule, est con et archi con. Il est capable d’y trouver une idée sympa pour les vacances prochaines.
« En nos temps écologiques, difficile d’accepter que la traque de la baleine puisse être une activité poétique »
Oui les gars, la chasse à la baleine, don’t try this at home !

Le saviez-vous ?
Arthur Adamov a adapté avec un peu plus de succès le roman pour la radio en 1955.
Avec entre autres Roger Blin, François Chaumette, Michel Bouquet, Jacques Marin, Fernand Ledoux, Jean Servais, Robert Murzeau, Jacques Mauclair.
Sans commentaire. Le contraste est saisissant.

Philaunet 

Philaunet
Admin

322
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Fabriquer des diamants pour en faire de vulgaires cailloux - Sam 02 Nov 2019, 11:39

Curly(https://regardfc.1fr1.net/t644p320-les-programmes-d-ete-sur-france-culture#33254) a écrit:Un chef d'œuvre, n'ayons pas peur des mots :

La Fiction à France Culture - Page 33 Opera_35

Sur Gustave Le Rouge, voir deux autres messages dans le fil des Nuits, ici puis . Dans le second, on notera que le souhait d'une nouvelle diffusion du Mystérieux docteur Cornélius est exaucé. (...)
En écho aux recherches en chimie évoquées dans le numéro de 50 Things That Made the Modern Economy, Histoire du procédé Haber-Bosch (1909-1913), cet incroyable (littéralement parlant) numéro du Mystérieux Docteur Cornélius (première diffusion en 1968, le récit date de 1912, époque du développement accéléré de la chimie de synthèse), Le Manoir aux diamants : "Baruch Jorgell a été recueilli par le célèbre chimiste français Gaston de Maubreuil. Ce dernier est l'inventeur de la synthèse en laboratoire de presque toutes les pierres précieuses, excepté le diamant, ce qui constitue le  grand rêve de sa vie. Baruch réussit à se faire embaucher comme nouveau collaborateur du  célèbre savant et assiste Maubreuil dans la fabrication de diamants  synthétiques."

La Fiction à France Culture - Page 33 Scree297

La photo d'illustration ne reflète pas l'environnement scientifique ou technique de ce numéro, puisque son moment le plus fort se passe autour d'un four devant atteindre 5000 degrés pour cristalliser le diamant. Scène d'anthologie, d'ailleurs, que la progression de la température dans le four et la "réussite" finale (meurtre dans la foulée !), non sans clins d’œil de la part des acteurs. Effrayant et drôle à la fois.

Philaunet 

Philaunet
Admin

323
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Le mensonge par omission, grand classique - Mar 26 Nov 2019, 21:51

Faire passer une série comme inédite quand c'est une rediffusion, ce n'est pas nouveau, France Culture en a l'habitude. En ce moment c'est "Madame Bovary" de Gustave Flaubert (7/10) dont nulle part l'on ne voit que c'est une rediffusion de 2017. J'en avais fait une brève et laudative recension le 17 septembre, il y a deux ans : « Nous étions à l’Etude, quand le Proviseur entra...».
 

Curly 

Curly

324
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Nattes & Tifs avec bifurcation inattendue vers Gribouille, Vera Feyder et S-A Steeman - Lun 16 Déc 2019, 22:24

La fiction en Nattes & Tifs, c’est comme les téléfilms de Noël de TF1: même imagination débordante.

« Une série déjantée sur la vie de famille »

L’accroche qu’aurait même pas pondu un publicitaire débutant : « déjantée ».

Alors, qu’est-ce qui est déjanté ?
«Quatre enfants, un mari, un lapin, un boulot, des jouets qui couinent, des piles qui s’effondrent, des courses qui virent au drame, une rentrée scolaire musclée, une nourrice psycho-rigide, des leçons de grammaire sadiques, des compétitions sportives en banlieue profonde… De  l’agitation, du fouillis, du bazar… Entre petites mesquineries et bonnes vieilles galères, bienvenue dans la vie trépidante de Brigitte Tornade, 35 ans, mère de famille survoltée… Une série d’instantanés de la vie de famille, très librement inspirée de la réalité quotidienne de la femme moderne… travailleuse éreintée et mère de famille au bout du rouleau ! »
La cible : la mère de famille moderne, qui apprendra que sa vie est « déjantée ».

« Noël approche et c’est l’effervescence chez les Tornade ! Guirlandes, sapin, sablés et dinde aux marrons, tout y est ! Découvert à la banque, prises de becs familiales et angoisses existentielles également, dans le pur respect des traditions des fêtes de fin d’année… »
Une vie de ouf.

«   Alors, si votre patron vous a refusé une nouvelle fois une augmentation ; si vous oscillez entre hystérie festive et dépression larvée ; si vous vous acharnez à croire au Père Noël alors vos enfants sont passés à autre chose depuis belle lurette ; ou si à Noël, vous êtes plus ambiance Alain Baschung que Petits Chanteurs à la croix de bois… vous vous reconnaîtrez forcément dans cette magie de Noël ! »
Petit jeu : combien y-a-t-il de clichés dans ce texte. Un indice : plein.

« Pourquoi une mère de famille normale prend-elle de la drogue avant de partir au ski ? » Parce qu’elle est normale.

« Comment se comporter avec dignité, ce qui n’exclut pas l’hystérie, devant un orthophoniste gentil ? Quelles sont les petites cachotteries qui font la réussite d’une vie de couple ? Plus fondamental : quelles sont les différentes manières d’accommoder les ris de veau ? No stress, Brigitte Tornade a toutes les réponses… »
Si elle a toutes les réponses, on va la laisser tranquille dans sa life, on va pas venir la déranger.

Si à la lecture de cette présentation, un début de dépression vous rattrape, une seule solution : ne pas écouter cette « saga » (13 X 7mn...) de Noël qui s’appelle : « La magie de Noël ».

Et se rabattre sur :
La véritable histoire de Gribouille par Maurice Toesca, d'après George Sand, réalisé par Georges Gravier en 1976.
Quelques effets qui ont un peu vieilli dans les derniers épisodes (la musique de jazz-rock pendant les scènes de batailles), mais l'histoire se suit avec plaisir. Le petit Gribouille a le malheur d'être né tout gentil alors que ses parents et six frères et sœurs sont de vraies pestes. Mais de rêves en réalité, ce royaume de conte de fées fait place progressivement à une lutte entre abeilles et bourdons.
Avec Henri Virlojeux, Rosy Varte, Jacques Maire, Pierre Pradinas, Jean Pemeja, Annick Roux, Jean-Pierre Lituac, Claude Dasset, Marie Ceolin, Raymond de Baecker, Michel Clainchy, Michele Bertrand, Hubert Buthion, Muriel Corneille, Marianne Leverbe

Deux dramatiques de Vera Feyder dont une déjà signalée dans le fil des nuits :
- Règlements de contes du 22-12-1984. Le mélange de personnages de contes est souvent savoureux.
Avec Jacques François, André Gilles, Marianne Epin, Jacques Fabbri, Christian Marin, Romain Weingarten, Roland Dubillard, Henry Djanik, Colette Ripert, Madeleine Barbulée, Claude Piéplu et Anne-Marie Chazel
Réalisation de Claude Mourthé
- Diffusée la semaine dernière, une histoire de pianiste virtuose en crise face à son psy. L'histoire n'est pas très originale, quelques facilités dans les dialogues, mais, comme l'indique le titre, emprunté à Schubert, c'est un divertissement (à la hongroise)
Quelques révélations vont toutefois corser cette histoire...
Divertissement à la hongroise, du 02-06-1990, réalisation de Anne Lemaitre, avec Sonia Volereaux et Michel Aumont.

Et un policier déjà signalé dans le fil des nuits et diffusé à nouveau cette semaine, Le mannequin assassiné de Pierre Dupriez et Serge Martel d'après Stanislas-André Steeman, réalisé par Jean-Jacques Vierne.

Curly 

Curly

325
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57, rue de Varenne de François Pérache et Cédric Aussir - Ven 03 Jan 2020, 00:05

57, rue de Varenne de François Pérache et Cédric Aussir

Un feuilleton en 25 épisodes dont la réalisation s'est étalée de 2013 à 2019.

Une fiction originale...mais dont l’originalité reste à tempérer, puisqu’elle reprend les codes de la série télé américaine : rapidité du rythme, multiplicité des personnages, fin d’épisodes et, plus encore, de saisons (terminologie importée et traduite de l'U.S) avec un bon cliffhanger (idem), afin de maintenir le suspense.
Cette politique-fiction, écrite par un ancien employé de cabinets ministériels, renvoie à tout un genre qui a été labouré avec constance par la fiction récente : BD avec « Quai d’Orsay » au scénario écrit par un ancien diplomate, sous le pseudonyme d’Abel Lanzac (=Antonin Baudry), adapté ensuite par Bertrand Tavernier au cinéma, et moult séries US de qualités diverses (The West Wings, House of Cards etc…)
Ce feuilleton adapte pour la radio des recettes déjà éprouvées.

Mais...
Les dialogues sont vifs, et les acteurs se les approprient sans difficulté.
Pas d’enregistrements en public, donc la réalisation peut se permettre d’être soignée, le rythme est enlevé et parfaitement fluide.
Et en plus, la satire fonctionne, on a affaire à un véritable pastiche de la réalité.
L’idée de faire raconter l’histoire par un griot permet une distanciation, un « ethnocentrisme inversé ».
Le point de départ est l’enlèvement du ministre de la santé, Belansky, lors de ses vacances au Botswana. Ce point de départ sera aussi le point de chute du dernier épisode.
Des problèmes d’actualité auront leur écho dans la série, de même que des personnages réels (Pablo Mercadal, le teigneux ministre de l’Intérieur, est d’origine espagnole, l’extrême droite est menée par Nadine Bousquet…)
Dans la 4ème et 5ème « saisons », les personnages de Tiphaine de Quervélec et de Camille Fournier amènent du sang neuf à l'histoire, afin de coller à l'actualité : l’une est une lesbienne qui vient de bénéficier d’une PMA, et l’autre est d’origine rwandaise.
Dans la mesure où cela permet de créer une situation extrême, la fiction ne s’en porte que mieux. C’est le principe des séries américaines. Or ces personnages sont assez fades.

Mais...
La satire a tendance à disparaître dans les cinq derniers épisodes. On  la retrouvera dans des éléments de seconds plans, comme l’idée du déménagement des bureaux du Premier Ministre dans la Grande Arche de la Défense, qui ne sera pas exploitée, laissant place à des choses plus graves.
La conclusion donne in extremis un nouveau sens au titre du feuilleton, tout en étant d'une certaine lourdeur moralisatrice avec référence biblique (L'Arche d'alliance) : le peuple gronde.
Cette lourdeur, elle pointait déjà son nez avec l’arrivée de De Quervélec, personnage qui avait déjà moins d’aspérités.
C’est bien pire avec Camille Fournier, c’est le gentil d’une histoire qui n’aurait pas dû en avoir.

Mais...
Quatre pastiches réussis : la matinale de France Inter, la chronique humoristique, même antenne, à base de jeux de mots lamentables, l’interview télé du journal de 20h et la chronique d’imitation miteuse d’une radio privée qui se reconnaîtra.
Dans l’avant-dernier épisode, à noter l’apparition en voix et en os d’un ancien Président de la République, pour un rôle de non-composition absolu, puisqu’il prononce un discours de remise de médaille.


-1- première diffusion du 31-03 au 04-04-2014
-2- « Partage de minuit », 25 au 29-01-2016
-3- « Avis de tempête », 27 au 31-03-2017
-4- « Plafond de verre », 01 au 05-10-2018
-5- « L’arche d’alliance », 30-12-2019 au 03-01-2020

Hervé Pierre (Pierre-Yves Gerland)
Laure Calamy pour les épisodes 10 à 15, puis Maud Le Grevellec (Tiphaine de Quervelec)
Louis-Do de Lenquesaing (Pablo Mercadal)
William Nadylam (Camille Fournier)

Binda N’Gazolopour les 5 premiers épisodes /Criss Niangouna (Le griot)

Alain Rimoux (Le Président de la République), Valérie Stroh (Véronique Belansky), Sophie Daull (Elisabeth Roussel), Luce Mouchel (Isabelle Gerland), Cyril Couton (Antoine Werler), Vincent Nemeth (Michel), Gilles David (Christian Perron-Chevalier), Emeline Bayart (Laurence Vignon), Yannick Choirat (Hakim Benaïd), Cyril Couton (Antoine Werler), Anne Cantineau (Armelle), Éric Caruso (David Eyrignac), Féodor Atkine (Dr Laurent Viallet), Aline Le Berre (Valérie), Léo Reynaud (Eric), Guillaume Clémencin (Joachim ), Andrea Brusque (Natacha Slovalky), Christophe Brault (Un présentateur radio), Valérie Dashwood (Stéphanie), Éric Caruso (David Eyrignac), Grégoire Oestermann (Secrétaire Général de l’Elysée)
Gilles Privat  (Dominique Pelletier), Suzanne Aubert (Alice), Johanna Nizard (Perrine), Florent Cheippe (Steeve), Andréa Brusque (Guenaëlle), Marc Barbé (Le Colonel Michaka) ...

Bruitage : Sophie Bissantz
Prise de son, montage et mixage : Stéphane Desmons, Anil Bhosle 
Assistante à la réalisation : Yaël Mandelbaum
Réalisation : Cédric Aussir

Philaunet 

Philaunet
Admin

326
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Re: La Fiction à France Culture - Sam 04 Jan 2020, 09:41

Merci pour cette analyse critique à faire pâlir les plumitives de Télérama et de la presse généraliste encenseuse de la station
Curly(https://regardfc.1fr1.net/t452p320-la-fiction-a-france-culture#34574) a écrit:57, rue de Varenne de François Pérache et Cédric Aussir

Un feuilleton en 25 épisodes dont la réalisation s'est étalée de 2013 à 2019.

Une fiction originale...mais dont l’originalité reste à tempérer, puisqu’elle reprend les codes de la série télé américaine : rapidité du rythme, multiplicité des personnages, fin d’épisodes et, plus encore, de saisons (terminologie importée et traduite de l'U.S) avec un bon cliffhanger (idem), afin de maintenir le suspense.
Cette politique-fiction, écrite par un ancien employé de cabinets ministériels, renvoie à tout un genre qui a été labouré avec constance par la fiction récente : BD avec « Quai d’Orsay » au scénario écrit par un ancien diplomate, sous le pseudonyme d’Abel Lanzac (=Antonin Baudry), adapté ensuite par Bertrand Tavernier au cinéma, et moult séries US de qualités diverses (The West Wings, House of Cards etc…)
(...)
-1- première diffusion du 31-03 au 04-04-2014
-2- « Partage de minuit », 25 au 29-01-2016
-3- « Avis de tempête », 27 au 31-03-2017
-4- « Plafond de verre », 01 au 05-10-2018
-5- « L’arche d’alliance », 30-12-2019 au 03-01-2020
Ce billet, Un prix très mérité, du 28 Oct 2014 signalait la récompense attribuée à la première série.

Billet qui venait après l'expression d'un intérêt pour ''57, rue de Varenne'' de François Pérache (1/5) le 11 Avr 2014 , suivi de trois autres sur le sujet, 93, 94, 95.

J'y étais revenu pour la seconde série dans les billets 192, 193, 195. La troisième série ne fut pas commentée, vu la baisse de qualité perceptible.

Voir aussi
Curly(https://regardfc.1fr1.net/t452p280-la-fiction-a-france-culture#31933) a écrit:(...) Par contre, comme je mentionnais Cédric Aussir, je dois reconnaître prendre un certain plaisir à suivre 57, rue de Varenne. Le lien amène au premier épisode de la saison 4 qui se passe plutôt à l'Elysée. Le rythme est enlevé, les situations tirées par les cheveux à l'extrême, même si l'épuisement pointe le bout de son nez.
En plus, 20 épisodes en 4 ans, on est loin de ça.
Et autre bémol, la radio ne fait pas preuve d'originalité en utilisant les codes de la série tv.
Mais une fiction spécialement écrite pour la radio, c'est suffisamment rare pour être mentionné.

Philaunet 

Philaunet
Admin

327
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Jane Eyre : littérature ? Art ? Non, insoumission, revendication, féminisme - Mar 14 Jan 2020, 15:22

France Culture diffuse, une nouvelle fois, sans le préciser, ''Jane Eyre'' de Charlotte Brontë. Dix fois 25 minutes.  

Même présentation militante qu'en 2016 : "son héroïne, résolument moderne, ne cesse de se montrer insoumise, de revendiquer son indépendance, et de remettre en question les normes et les préjugés de son époque. Personnage hors du commun, Jane Eyre est aujourd’hui considérée comme une féministe avant l’heure

Il avait été dûment question ici de Charlotte Brontë : Jane Eyre 1 - le Mar 05 Avr 2016 et dans plusieurs billets jusqu'en mai 2016 (n° 207).

Curly 

Curly

328
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Les dramatiques de France Curture : produits dérivés de La Pléiade de chez Gallimard - je répète : LA PLEIADE de chez GALLIMARD. - Dim 23 Fév 2020, 13:44

En nouvelle diffusion,
Là-bas d’après Joris-Karl Huysmans
en trois parties.
Pourquoi en nouvelle diffusion ? Uniquement pour promouvoir la sortie d’un Pléiade, dont la page du site, sans aucun complexe reproduit une partie de la notice.
Et la réalisation radiophonique ? On s’en fout : on écoute vite fait et on achète le Pléiade.

Or,
aucune indication qu’il s’agit d’une réalisation d’il y a quelques années déjà, et qui plus est d’une réalisation de Jean Couturier diffusée au départ le 06, 13 et 20-09-2008.
Dans mon souvenir, la dramatique, impeccablement réalisée (on reconnaît les musiques planantes, la marque de fabrique de Couturier) est gâchée par une interprétation très inégale. Des voix comme celles de Philippe Laudenbach et Olivier Claverie voisinent avec celles d’actrices audiblement inexpérimentée. Celle de la narratrice et de Hyacinthe sont abominables. Cerise sur le pompon : ne pas prononcer les « e » muet, cela se conçoit sans peine, mais pourquoi bouffer aussi ceux qui ne le sont pas ?
En réécoutant le début de la première partie, exemple : « un cabinet d’toilette, un cabinet d’travail, casiers bourrés d’livres... »

Est annoncée, toujours dans la même optique, soit la promotion d’un Pléiade publié à l’occasion des cinquante ans de la disparition de l’écrivain, la diffusion d’un feuilleton d’après Jean Giono, « Un roi sans divertissement », pour la bonne raison qu’il trône en roi dans le volume du Pléiade en question à acheter au plus vite.
La dramatique devient une sorte de produit dérivé.

En 1963, dans le cadre de la Carte blanche, l’émission de Lily Siou proposait déjà une adaptation par Alain Allioux du même roman, dans une réalisation de Claude Mourthé, avec Raymond Pellegrin, Pierre Bertin, François Chaumette, Bernard Lajarrige, Margo Lion, Rosy Varte, Lise Delamarre…
Une dramatique au générique bien plus alléchant, que l’on aimerait bien écouter.
Ça tombe bien, elle est au programme des nuits du mois prochain.

Concernant Huysmans, il en reste pour un autre fil.

Curly 

Curly

329
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Les histoires du Pince Oreille - Ven 01 Mai 2020, 12:43

Enfin une bonne nouvelle : la mise en ligne de plusieurs « Histoires du Pince Oreille », émission à destination de jeunes auditeurs mais aussi des plus grands... qui exista dans les années 90 et qui passa à la trappe parce que les jeunes c’est pas rentable, mieux vaut prendre les adultes pour des gosses que l’inverse.
Et lorsqu’il faut trouver de la qualité première, mieux vaut glisser sur les émissions récentes…
Histoires originales, mises en onde soignées, inventives...
Il avait été déjà fait mention plus haut de « La jardinière de légumes » de Françoise Gerbaulet, la revoici donc, mais pas toute seule.

Trois histoires des Rapapommes (il en manque une, « Croustibelle à Bigoudis City ») de Karine Mazloumian, auteur aussi d'autres histoires du Pince Oreille (« Au pays des Crapiotes ») réalisé par Myron Meerson. Nous sommes en 1997.

Des contes de et par Pierre Gripari : les réalisations sont de Arlette Dave, et nous sommes en 1990. Ce ne sont pas encore les histoires du Pince Oreille. Du caviar de radio.

Et enfin, « Le long voyage du pingouin vers la neige », de 1997. Auteur, Jean-Gabriel Nordmann, réalisation Étienne Vallès, et avec Jean-Pierre Cassel en conteur.

Une excellente initiative de la part de France Culture, qui permet de constater avec douleur les dégâts radiophoniques que la station a subis depuis vingt ans.

Philaunet 

Philaunet
Admin

330
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Lamentations justifiées - Mar 02 Juin 2020, 12:24

Il a vu le programme du jour de France Culture :

La Fiction à France Culture - Page 33 Scre1159

notamment son créneau fiction :
La Fiction à France Culture - Page 33 Scre1160

Pour retrouver le personnage en pleurs, voir le tableau "La descente de France Culture"

Détail originellement repéré dans
La Fiction à France Culture - Page 33 Scre1162

Curly 

Curly

331
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L'étranger d'après Albert Camus, réalisation Christine-Bernard Sugy - Dim 21 Juin 2020, 22:19

La bonne surprise du mois de juin, la nouvelle diffusion d'un feuilleton de 2002.
La réalisation est riche. Elle superpose narrateurs et temporalités. Meursault est incarné ponctuellement par Albert Camus que l'on entend brièvement en ouverture de certains épisodes, et par Jean-Michel Dupuy.
Le réalisme de la bande son, enregistrée au Maroc, donne encore plus de force notamment à la longue scène qui aboutit au meurtre, moment magistral qui chevauche le cinquième et sixième épisode.
Bande son enrichie des commentaires musicaux de la contrebassiste de jazz Hélène Labarrière.
Derrière la voix intérieure du narrateur défilent les retours en arrière, et la réalisation, à travers cette profondeur de champ sonore, met en avant que l’étranger, Meursault, est aussi un étranger pour lui-même, ce qui nous emmène au-delà de la présentation scolaire de France Culture, qui préfère s’en tenir au classique et désormais éternel « interroger la société ».


Le roman de Camus a été lu par son auteur en 1954 pour l’émission de François-Régis Bastide «Lecture du soir». Ce sont des extraits de cet enregistrement qui sont utilisés dans le feuilleton.


L'étranger d'après Albert Camus, feuilleton en 10 épisodes - décembre 2002

Adaptation : David Zane Mairowitz et Nicole Marmet
Réalisation : Christine Bernard-Sugy

Avec : Jean Michel Dupuis (Meursault), Daniel Laloux (Salamano), Constance Dollé (Marie), Jean Claude Leguay (Raymond Sintès), Guillaume de Tonquedec (l'avocat), Christian Pereira (Le juge d'instruction),Patrice Melennec (Masson), Philippe Magnan (le procureur), Philippe Houriet (le président de la cour), Eric Caruso (l'aumônier), Paul Rieger (Thomas Perez)...

Musique originale et contrebasse Hélène Labarrière
Bruitage Bertrand Amiel
Prise de son, montage, mixage : Marie-Thérèse Ferrand et Marie Dominique Bougault
Assistante à la réalisation : Anne Depelchin

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Re: La Fiction à France Culture -

La Fiction à France Culture     Page 33 sur 39

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