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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Les Matins de France Culture

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Les Matins de France Culture    Page 102 sur 106

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Philaunet 


Admin

1011
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Des employés de France Culture à l'offensive, car inquiets ? - Ven 05 Mar 2021, 21:09

Guillaume Erner n'a cessé d'empêcher Jean-Pierre Le Goff de s'exprimer dans Libertés individuelles et responsabilité collective : un exercice d’équilibriste le 05/03/2021.

Exemples d'interruptions plus bas en fin d'émission. Sans doute parce que l'invité s'approchait dangereusement de "la bulle" France Culture. Où l'on voit que les Erner et Bourmeau (dans un autre n° des Matins récemment), petits soldats de la station, s'opposent à tout contradictoire par des braillements et des interruptions de leurs interlocuteurs. Rappelle un peu les AG maoïstes et trotskystes des années 70 dans les lycées et facs. Ce qui n'étonne guère vu le passé militant de certains, sans parler de celui de la directrice de France Culture.

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-05.03.2021-ITEMA_22593591-2021C16450S0064.mp3" debut="41:32" fin="42:46"]

Philaunet 

Philaunet
Admin

1012
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Re: Les Matins de France Culture - Sam 06 Mar 2021, 09:34

munstead(https://regardfc.1fr1.net/t19p1000-les-matins-de-france-culture#36786) a écrit:Ce matin, 7 h 35. G. Erner reçoit Sarah Massoud, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature pour l'interroger sur la réforme proposée par le Ministère de la Justice. "C'est une réforme indigne" commence-t-elle. On relève ensuite une avalanche de termes comme: mentir, mensonge, faux, absence de courage politique, opération de communication. Et surprise, Erner semble un peu embarrassé, surpris par ce déluge, par ce discours politisé à l'extrême venant d'un des deux principaux syndicats de magistrats. (...)
Dans Réforme de la justice : comment retrouver la confiance des citoyens ? La Question du jour par Guillaume Erner le 05/03/2021

Déjà l'on remarque l'affirmation sous-jacente professant que les citoyens ont perdu confiance en la justice. On suppose que c'est Sylvain Bourmeau le journaliste scientifique, scientifique, scientifique, scientifique (il n'a plus que ce mot à la bouche pour se définir, alors on lui fait écho) qui a trouvé ça via des études scientifiques, scientifiques, scientifiques de sociologues du Cnrs.
munstead(https://regardfc.1fr1.net/t19p1000-les-matins-de-france-culture#36786) a écrit:Exemple: la limitation de l'enquête préliminaire à deux ans (prolongeable un an) ne profitera qu'aux "puissants" selon Massoud, et puis ça ne concerne que 7% des enquêtes. Une procédure injuste qui ne touche que 7% des justiciables, on s'en fiche n'est-ce pas? 7% ce n'est rien. (...)  Les écoutes? Ça n'a rien à voir avec les fadettes (sous-entendu, espionner les fadettes c'est plutôt pratique), etc. Erner approfondit ces questions, contredit son interlocutrice sur les écoutes et les fadettes. Pour une fois on le sent un peu gêné de tant de violence verbale. La lumière finirait-elle par pénétrer aux tréfonds de la Maison ronde ? (...)
Certainement pas. Erner fait son show et ici c'est facile. On l'a vu à l'oeuvre hier avec Jean-Pierre Le Goff, sapant toutes les interventions de ce dernier par des interruptions pour le déstabiliser et éviter qu'il ne donne des idées à des auditeurs sur la bulle politique dans laquelle vit France Culture, notamment ses employés les plus virulemment engagés dans la défense de leur idéologie à l'antenne, les Bourmeau, Bourgois, Worms, Weitzmann, Tourret, Rousset, Rocquigny, Kronlund, Kervran, et l'on ne ferme pas le ban.

Curly 

Curly

1013
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Covidodrome popolitique, une pièce très dramatique post-moderne et pré-antique - Mer 24 Mar 2021, 14:01

Les Mamates, 8h20 . Le thème : popolitique & Covid. Z’en pouvez plus ? Attendez, voici les invités.
A ma droite mais au téléphone, un poids lourd du commentaire popolitique, Philippe Manière, 46 milliards d’invitations au compteur, penseur du monde.
Et à ma gauche dans le studio mesdames et messieurs, et dans le studio parce qu’elle y a planté une tente pour être dispo 24h/24, une nouvelle invitée toute neuve, Agathe Cagé, sœur de, poids léger en route pour le grand schelem des meilleurs multi-invités qui viennent vendre leurs livrounets popolitiques.
Mais qui écrira le plus de livres sur le Covid ? Qui en vendra le plus ? Qui passera le plus à l’antenne ? Qui nous défoncera le plus les tympans pour compenser l’inanité du fond par une mégatonne de décibels ?
Vous le saurez en suivant tous les jours les programmes de la chaîne du manque d'idées.
Si vos nerfs sont fragiles, vous pourrez aussi le savoir sans suivre, puisqu'un jour à France Cucul, c’est comme un film de Q : quand on en a vu un on les a tous vus.

Au boulot les gnomes !
Lisez le texte suivant.
Activité 1 – Appréciez la qualité des questions.
Activité 2 – Appréciez la qualité des réponses.
Dégagez les éléments de langage jargonnants pour en apprécier pleinement le contenu réel. Une fois que vous avez dégagé les principaux axes, routiers ou autres, dégagez.
Activité 3- Vous devrez en tirer les conclusions qui conviennent. Au choix :
- éteindre le poposte
- ne pas l’allumer
- vous endormir en comptant les éléments de langage.

                                                                                                        Covidodrome popolitique

                                                                                                                                                            pièce post-moderne et pré-antique en 3 milliards d’actes mais sans action

                                                                                                                Acte 5 milliards (mais que fait la popolice ?), scène 9000
Personnages :
Guillaume-le-pendulier, le maître des mamates
Agathe Cagé, sœur de.
Philippe Manière, opinioneur professionnel.

Le décor : une terre dévastée par une crise, aggravée par une mauvaise gestion de la, aggravée par une fuite des robinets à commentaires logorrhéiques. Mais que fout le plombier ?

Le rideau s'ouvre sur le rappel des références précises des livres à acheter des invités. Pour nous qui avons raté le précédent acte, nous voici parés avec l’essentiel de ce qu’il faut retenir.


Guillaume-le-pendulier :
 Agathe Cagé votre point de vue sur la manière, pas Philippe, l'autre, dont cette pandémie est euh gérée pareuh le gouvernement en France.
Agathe Cagé, sœur de : Bin on on a une gestion de de crise qui est une gestion d’crise euh complexe on le voit au niveau mondial et et la France est confrontée à des difficultés face à la crise sanitaire euh fffff qu’on retrouve euh dans d’autres pays qu’ce soient  les difficultés euh à la fois de préservation de de la santé des français et également  euh les difficultés euh de préservation du lien sociâââleuh et de préservation d’un tissu euh économique. On a euh face à cette crîîîise euh, aujourd’hui, un défieuh qui est celui du défîîî de la, confiance, que les français euh vont avoir dans les décisions qui sont prîîîseuh, et de la confiance que les français vont avoir dans les prises de judo et de parole euh des membres du gouvernement et du Président de la République, qu’il s’agisse du défi de la vaccination de masse de la population mais aussi qu’il s’agisse (est mère de sûreté) finalement de la, décision d’un horizon de sortie de crise de goutte. Et c’est ça qui m’paraît être la difficulté auriculaire et majeure aujourd’huîîî euh, c’est que euh on avait il y a un an…
Guillaume-le-pendulier (léchant un cornet de glace banane/pistache) : Mmm mmm…
Agathe Cagé, sœur de : ...à l’annonce du premier confinement un Président de la République  qui nous donnait euh un premier horizon à quinze jours, puis un mois deux mois, et depuis y’a plus d’horizon véritable de salon qui est donné aux français. Et là on est (= a) une parole politique à pattes rayées qui est mise en difficulté citron parce que pour moi c’est ce que j’ai c’est d‘expliquer dans cet ouvrage « Respect ! », la parole politique dans l’œil elle est d’abord là pour fixer à la perceuse un cap un pic  une péninsule pour fixer à coup de marteau un cap pour créer la confiance et entraîner, et aujourd’hui face à la crise du coronavirus, clairement on a plus de, cap à bâbord ou à tribord qui est donné  parce que, il y a une difficulté à gérer comme une âme en peine toutes les incertitudes qui existent et ces incertitudes on peut pas les niais : les incertitudes par rapport à l’existence de variants…
Guillaume-le-pendulier  (léchant une sucette caramel) Mmm…
Agathe Cagé, sœur de : ...les incertitudes par rapport à la difficulté de production des vaccins-Pierre-et-Miquelon, les incertitudes par rapport à ce que sera séra, whatever will be will be, le rebond euh économique et Mouse. C’est extrêmement difficile de les gérer tout seul promenant ma plaie, mais en même temps on attend de responsables d'Olonnes politiques, bin qui nous gouvernent en temps d’incertitudes c’est leur mission et c’est aussi pour ça qu’ils sont élus et relus.
Guillaume-le-pendulier : Philippe Manière, votre point de vue à ce sujet ? Comment cette pandémie est-elle gérée solitaire comme un nuage par le gouvernement ?
Philippe Manière, opinioneur professionnel : Bin on l’a dit et je crois qu’il faut toujours commencer par le redire parce que c’est euh vraiment euh c’qu’il faut avoir en tête de pioche pour commencer. C’est c’est extrêmement complexe euh c’est inédit dis donc, et donc moi je trouve qu’il y a euh deuh mille raisons de faire preuve de mansuétude vis-à-vis de ce gouvernement comme de tous les autres gouvernements du monde dans la partie si vous voulez « amont » beau château ma tant' tire lire lire de la crise… 

Et le rideau choit lamentablement, coupant avec une violence qui dépasse l’entendement et même la raison, la scène sur ce moment de tension difficilement supportable de nuit.

Philaunet 

Philaunet
Admin

1014
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Une certaine conception du débat d'idées chez ''Guillaume-le-pendulier, le maître des mamates'' - Jeu 01 Avr 2021, 10:00

Un billet sorti de 1er avril, comme à chaque passage de mois, par un caprice encore inexpliqué du forum. La contribution date de 2015 et, après actualisation de la pastille sonore (en 2016, France Culture a modifié les cotes de ses émissions), on peut entendre comment Guillaume Erner face à Michel Onfray décide des questions à ne pas poser. En creux se dessine une manière d'animer des débats depuis au moins cinq ans.
Rowan(https://regardfc.1fr1.net/t19p330-les-matins-de-france-culture#23058) a écrit:Mercredi dernier, dans l'émission "Le fond de l’air Onfray" , le candide Guillaume Erner nous livre sa conception de son rôle de journaliste : [son mp3="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/static/culture/sons/2015/10/s43/NET_FC_e2896b0b-e8dc-43de-957d-80bb4a1775a6.mp3" debut="118:00" fin="121:53"].
Ce bref billet était suivi d'un commentaire de munstead, auditeur attentif de la matinale sur ce forum

munstead En ligne


1015
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La culture progresse - Mer 07 Avr 2021, 07:46

En ce moment, la publicité maison ressasse un message sur l'émission "Le cours de l'histoire". Au programme, deux sujets totalement originaux, jamais traités depuis des siècles et d'un intérêt bouleversant: le Mont Saint-Michel est-il breton ou normand? Saint-Etienne est-elle la banlieue de Lyon ou le contraire?
Le champ de la culture s'étend donc. Il faut convoquer des historiens pour tout savoir sur une vague controverse historique sans le moindre intérêt et une plaisanterie que l'on n'entend guère qu'en fin de soirée de célébration du Beaujolais nouveau.
La semaine prochaine, Le Cours de l'histoire s'interrogera sans doute sur des questions tout aussi brûlantes: doit-on dire Bruxelles ou Brussel? Monaco ou Monte-Carlo? Oloron ou Oléron?
Dans le même esprit dans une même volonté de faire progresser la culture, le journal du matin, vers 7h10, nous présente  longuement une révolution dans la culture France Culture. Une petite troupe inconnue, le Théâtre citoyen (serait-ce une troupe militante, on se le demande), donne une pièce sur un hacker dans une salle vide, mais, et c'est là la révolution, retransmise sur Facebook (ou autre réseau appartenant à des oligarques américains généralement honnis). Jamais personne n'avait imaginé une telle audace technologique. Le commentaire nous fait comprendre qu'enfin la culture va profiter à tous et à toutes (tous.tes? tou.tes? Tous.toutes?). Arte? Du pipi de chat. YouTube? (You quoi?). Les innombrables retransmissions, les concerts en direct du TCE, de Berlin, de New York? De quoi parlez-vous ? Le Théâtre citoyen a inventé la culture pour tous, vous dis-je.
Au fait, on ne parle même pas de la pièce. C'est jugé sans importance, ou une remontée  de réalisme?

Curly 

Curly

1016
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La mamate du 22 avril, une mamate d'Exception - Jeu 22 Avr 2021, 11:36

La mamate du 22/04, une mamate de tous les dangers.
Guillaume-l’horloge-hurlante-Erner a laissé place à l’homme au transit écolo difficile. La continuité est assurée en douceur, avec au programme une quadruplette magistrale : justice + climat + inégalités + USA .
Bien joué, c’est le sujet qui ramasse le plus de billes dans l’actu la plus actuelle.
On pourra discuter la présence en même temps de « justice » et « inégalités », sachant que comme toujours lorsqu’on évoque la justice on parle beaucoup de son antonyme, mais ne boudons pas notre plaisir, c’est bien une quadruplette. Même Guillaume-le-maître-des-horloges (7-9 only) n’a pas fait mieux les précédents jours . Ni son classico « épidémie : aiguillage vers la sortie de crise » avec comme invité le désormais indispensable virologue, ni son point sur les élections avec l’hyper-classico, l’inamovible Brice Teinturier (certains ont essayé de le mouvoir, mais non, impossible, il reste vissé sur les plateaux télés/radios, il paraîtrait qu’on le déplace sur sa chaise de studios en studios pour aller plus vite, mais méfions-nous des rumeurs qui viennent en général de gens de peu).
Revenons à la problématique de « L’invité(e) des mamates », que l’on croit sortir du cerveau diabolique d’un première année de sciences-popo :
« Comment Joe Biden s'engage-t-il dans ce tournant ? Le plan de relance repose sur deux piliers très politiques : la lutte contre les inégalités et la lutte contre le réchauffement climatique. Comment s’incarne cette prise de conscience en actes politiques ? »
C’est vrai ça, ça donne quoi en actes popolitiques ?
Sachant que deux points à la ligne premier tiret l’intro précisait juste avant que concernant l’affaire George Floyd, «  Joe Biden s’est adressé aux Américains dans une allocution télévisée, se félicitant du verdict » et que à la ligne un dernier tiret dans le journal de sept heures, soit quarante minutes plus tôt sur la même radio on pouvait entendre le principal titre, vous savez, celui qui est le plus développé : « Joe Biden imprime le retour américain dans les enjeux climatiques avant la COP 26 en organisant un sommet virtuel qui s'ouvre ce jeudi. Le président des Etats-Unis a convié entre autres ses homologues chinois, russe, français ou encore indien. En tout une quarantaine de dirigeants. »
Résultat, à 7h40, au moment de solutionner la problématique posée par l’étudiant à sciences popo, tout est cramé, les réponses elles ont été répondues avant.
Les invités, un EHESS (un classico on vous dit) dont c’est la neuvième invitation ici depuis l’année dernière, et un Ifri (génie) qui tente une percée sur les ondes de France Popo Cucul.
Donc...passons à la suite.

La question du jour  : Une seule question, y’en aura pas d’autres (avant la prochaine juste après qui est : « Justice, climat, inégalités… Les États-Unis sont-ils à nouveau fréquentables ? »).
La question is : Que va faire Thomas Pesquet dans l’espace ?
Bin oui c’est vrai ça, mais qu’est-ce qu'il va y faire ? Un pique-nique ? Un ni da ni niet avec les russes ? Cette question doit logiquement amener à parler des différentes expériences scientifiques.
Mais c’est sans compter le granule au transit compliqué, qui revient surtout sur la logistique, et sur Elon Musk, et même sur le possible espionnage russe ah ah qu'est-ce qu'on rigole.
Pour la réponse à la question, si vous la voulez, mais attention, ça va très vite, vous prenez la gélule de la rubrique qui fait en tout dix minutes et trente secondes et vous partez directement à 2’45 pour vous arrêter à 3’50. Les expériences concrètes que Thomas Pesquet va mener, vous pensez bien qu’en une minute, pas le temps de rentrer dans les détails. Trop chiant. Alors l’invité part sur Mars, sur le fait que ce voyage mine de rien a dans sa musette l’objectif de préparer les voyages suivants, plus loin, plus forts, plus beaux. Mais sans rentrer toujours dans les détails, vous n’aurez que les généralités d’usage, celles que vous pourrez avoir sur n’importe quelle chaîne info ou généraliste, mais SANS LA PUB bon Dieu de bon Dieu !

Le billet popolitique de Bérézina Man, le remplaçant de Fabrice à Waterloo :
A quelles conditions Marine Le Pen peut-elle gagner les élections ? Bérézina Man part d’une étude, nous en offre une synthèse et quelques pistes de réflexion sacrément gratinées (mais piquées à l’Institut qui a pondu l’étude).
Dans la grande série « Tu m’étonnes, mec », voici les pistes, elles ne sont pas glissantes, vous pouvez même vous les construire tout seuls.
Piste 1 – « Il lui faudrait un important report de voix venues de la droite »
Piste 2 – Des opinions plus favorables au RN chez les électeurs. « Une autre condition est liée aux effets de la "dédiabolisation" dans l’opinion »
Piste 3 – Il faut que « son adversaire déclenche lui aussi un rejet aussi important ».
Et en conclusion, extraordinaire, la candidate est en campagne !
Béréz' Man, c’est plus fort que toi.

Le carnet à filo à Didine . Nous sommes conditionnés. Après Béréz' Man, nous sommes à toute épreuve.
Didine nous raconte sa vraie-fausse vie imaginaire ou réelle, qui nourrit ses réflexions filosofiques sur plein de petits rien qui à force de rétrécir sont devenus des moins que rien.
Aujourd’hui, Didine découvre la Formule 1 grâce à une « incroyable » série Netflix. C’est génial, cette exacerbation de l’individualisme à ce degré si élevé. Vraiment génial.
Cette idée suprême qui consiste à exister en écrabouillant l’autre, Didine la retrouve partout. Un exemple ? Non, des exemples : au collège, sur les réseaux soss’, entre amis. Mais si Didine a des amis qui se foutent de sa gueule, sont-ce des amis ?
En tout cas, ici, on se fout pas de la gueule de Didine, non non non. Didine, elle est sacrée.
Pour finir, elle nous enrobe tout ça dans une citation piquée sur dicocitations.fr.
La révélation finale de Didine, c’est que l’amour et la haine ont plus de liens qu’on ne le croit, et qu’il faudrait que nous le sachions afin de devenir meilleur au dedans de notre petit cœur à nous qui bat très fort jusqu’à demain où une nouvelle leçon de vie nous attend.

Nous pourrions nous arrêter avec cet instant sublime, mais il reste le « A quoi que tu penses ?  » du Grand Mamamouchi, qui tourne toute l’année avec une seule question, se contentant ensuite de quelques borborygmes histoire de montrer qu’il kiffe à donf.
Dans la réponse, beaucoup de euh euh euh, mais que voulez-vous dire bon sang ?
Thierry Bosc pense d’abord aux auditeurs qui sont en train de l’écouter, et rend hommage à un réalisateur de la chaîne, François Christophe, décédé en 2013. Est-ce le premier à penser ainsi d’emblée direct aux auditeurs ?
Après cet hommage, l’invité rame, car il est de notoriété publique et privée que cette question pue. C’est une tempête, un cyclone. Vous pouvez ramer pendant une minute, elle vous paraîtra durer une heure. Alors vite on parle d’autre chose, de n’importe quoi, de son actualité par exemple (l’invité est étrangement souvent en promo).
Aujourd’hui, une exception. Il sort du chapeau magique du grand jeu « à quoi que tu penses ? » le langage comme partition théâtrale. Chapeau, effectivement, que ce soit devenu la citation qui trône en tête, parce que ce qui suit est un dézingage en règle des abus d’éléments de langage des médias, dont France Culrtrure fait hélas partie, paraît-il. Le mot « effondrement » utilisé à tort et à travers retient l’attention de Thierry Bosc.
Il retient aussi l’attention de la chaîne de la culture de l’effondrement. Excusez-moi je fais une pause, je reviens après une page d’effondrements.

                                                                                        Les Matins de France Culture - Page 102 1190
                                                                                        Les Matins de France Culture - Page 102 2128
                                                                                        Les Matins de France Culture - Page 102 3116
                                                                                        Les Matins de France Culture - Page 102 499
                                                                                        Les Matins de France Culture - Page 102 583

C’est fini pour ce mamate. Déjà ? Eh oui. Nous en avons appris des choses passionnantes, non ?
Si vous n’êtes pas rassasiés, il vous reste mon top 2 des meilleurs tubes de France Culcure.
Numbeur ouane : « Affaires en cours » du 21/04, un must, avec « Le cinéma est le vecteur artistique principal pour que les femmes se réapproprient leur corps  »
Avec Camille Froidevaux-Metterie, dont la parole inonde avec modération la chaîne ouverte sur le monde, le monde étant en grande partie celui de Camille Froidevaux-Metterie.
Un conseil lecture ? Oui, Chloé Delaume, une autre inconnue de la chaîne ouverte surtout sur l’univers de Chloé Delaume.

Numbeur tou : La Grande Tablinette méridienne avec Pierre Charbonnier, « plaidoyer pour un idéal écologiste  ». Pierre Charbonnier, dont la pensée trop méconnue n’a pas encore assez sa place sur la chaîne de Chloé Delaume et de Chloé Froidevaux-Metterie.

                                                                                                    Les Matins de France Culture - Page 102 693
                                                                                                    Les Matins de France Culture - Page 102 781

Bon je vous laisse, nos méninges ont assez fumé pour aujourd’hui.

Curly 

Curly

1017
Répondre en citant  
G comme Godwin - Jeu 20 Mai 2021, 18:50

Le vendredi, dans les Matins, c’est littérature. Le reste de la semaine, c’est actu anxiogène à la crème de marronniers, alors le vendredi on se calme, on prend du recul, on ouvre un livre, et on se régale.
Vendredi 21 :

                                                                                                                        Les Matins de France Culture - Page 102 1194

Alors oui, c’est un peu raide comme littérature, mais je vous résume l’essentiel de ce qu’il faut retenir de ce touitte : @EditionsFayard  & @Ed_Flammarion .
Service de soupe, et pour couronner le tout, le point Godwin des winners de l’audimat : Hitler. Connaissez ce gugus ?
Non ? Pourtant il en a fait des pas belles et des pas mûres. Il en a écrit aussi. Un ouvrage soigné qui fut best-seller auprès d’un certain lectorat d’élite en son temps.
Imaginez, le voici enfin à votre portée. Enfin, lire Mein Kampf dans une belle édition richement commentée ! OMG ! Après de si longues années d’absence en librairie ! Enfin !
Mais calmos les zigotos. Calmos. Le contenu fait débat.
Fallait-il ? Ne fallait-il pas ? Pouvait-on se passer de Mein Kfprampff ? Ne pouvait-on pas pas se passer de Mein Tfrpframfk ?
That is the super question qui rapporte du clash, du buzz, de l’audi dans les mamates, de l’audimamate, de l’audimat.
A quoi voit-on que ça rapporte ? Eh bien on va dire que le sujet revient régulièrement sur le tapis. Certains appellent ce concept « un marronnier ».
A quoi voit-on que ça marronne dur dans le marronnier ?
Tout de suite la réponse. Après la pub.

                                                                            Les Matins de France Culture - Page 102 2132

                                                                            Les Matins de France Culture - Page 102 3119

Taguedigueda France Culture tiguediguedou L’esprit d’ouverture Les Matins Traguadouguadi Guillaume Erner tiguedaguedu.


Il est l’heure des marrons chauds, allez Guillaume-move-your-ass-and-shake-your-body-il-est-sept-heures !

                                                                    Les Matins de France Culture - Page 102 4101

                                                                    Les Matins de France Culture - Page 102 585

                                                                    Les Matins de France Culture - Page 102 695

                                                                    Les Matins de France Culture - Page 102 783

Après si vous n’avez pas tout compris, vous aurez tout ce qu'il faut ailleurs pour mieux tout recomprendre.
Extraits :

                                Les Matins de France Culture - Page 102 880
                                Les Matins de France Culture - Page 102 961
                                Les Matins de France Culture - Page 102 1047
                                Les Matins de France Culture - Page 102 1195
                                Les Matins de France Culture - Page 102 1239

Bon j’espère que vous serez nombreux à lire mon billet doux, parce que le point G, je l’ai un peu plus que caressé.

Curly 

Curly

1018
Répondre en citant  
Billet matinal écrit avec une rigueur exemplaire, prenez en de la graine, bande de scribouillards - Lun 24 Mai 2021, 11:55

Les Matins de ce matin.
Une expérience de l’extrême. En bruit de fond, ça va encore, mais faut pas écouter avec trop d’attention, vos nerfs sont mis à l’épreuve, et vous coupez le poste (dans le meilleur des cas, mais certains plus fragiles le jettent par la fenêtre) au bout de deux minutes.
Car ceux qui arrivent jusqu’aux chroniques du Transit écolo, de Didine & son carnet à filo et du à quoi que tu penses du Grand Mamamouchi sont les plus costauds. Ils gagnent le jackpot de vide.

Donc, expérimentons. En parlant d’expérience, celle du 23/05 – je passe du coq à l’âne mais pourquoi pas hein ? - méritait le détour.
« L’Expérience » du 23/05 , après on reviendra aux Matins de Guillaume-goooooood-moooorniiiiiinnng-baaaaadgeeeeeers !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ce fut une redif’ de 2019, mais c’est pas une raison pour pas revenir dessus deux ans après. La diffusion de 2019 est toujours en ligne depuis 2019. Comme le but est de remplir la grille avec tout ce qui traîne et qui coûte pas cher, on reste dans la Ligne Générale. Et puis, les émissions de création, qui écoute ? Pas grand monde je le crains. La radio en 2021, ce sont les Matins, les Matins et les Matins. Entre deux Matins, la loco de la station, le reste n’a qu’à suivre et si y’a des wagons identiques après on s’en tape, y’a les Matins. Mais les Matins nous y reviendrons. Pas longtemps, c’est d’ailleurs pour ça que je me permets un hors-piste, mais nous y reviendrons.

Ah tiens, en parlant de hors-piste, avez-vous écouté le brassage de vide de Fabrice Says à Waterloo ? Non ? Quelle chance ! Fidèle à lui-même, Fab’ revient – il revient toujours, il n’avance jamais – sur la vidéo d'Emmanuel Macron avec McFly & Carlito les deux youtioubeurs. Pour lui pas de doute c’est un succès, il nous décrit en 2mn pile ce que j’ai entendu hier soir au flash de France Inter. Bravo Fab’ !
En fait il y a un bonus par rapport au flash : Fab’ diffuse des extraits, car deux minutes quand on a rien à dire, c’est long. En hyper bonus, des archives pour montrer que le prez qui drague la jeunesse, c’est pas du tout neuf. Exemple choisi : François Mitterrand dans le Club Dorothée en 1988. Encore du temps de gagné pour Fab’ qui en plus entre chaque extrait nous en fait le descriptif, comme si chaque extrait avait besoin d’être décrit avant que nous l’entendassions. Si Fab’ pense aux sourds, c’est sympa de sa part, mais précisons que les sourds n’entendent pas non plus la description de Fab’. Surtout ne le lui dites pas ! Il ferait un burne haute.
Le politique dans le divertissement. Apprenez les bouseux que le but est de rafraîchir un brin la parole politique, lui redonner du peps eléctoral. Fab’, t’es un as !
« L’expérience » du 23 mai – je reprends sans aucune transition, les transitions on les prend on les roule et on les range dans le tiroir de l’armoire normande à mémé – était intéressante à plus d’un titre. Disons deux, j’irai pas plus loin.
Symptomatique d’un repli sur soi, puisque pour la on-ne-compte-plus-combientième de fois, la productrice nous présente un récit à la première personne d’une jeune personne, on va dire une femme, mais ce pourrait être un homme, qui part à la recherche de ses racines. Ici, disons son grand-père.
Or, - notez que cette liaison annonce du neuf, la tension monte, l’atmosphère se tend, le suspense pointe son nez, son visage, son corps tout entier – ce grand-père est un personnage tout à fait étonnant, et qui méritait bien un portrait radiophonique, à l’aise Blaise.
Ce portrait fut fait en 1987 dans un Atelier de Création Radiophonique que l’auteure de cette expérience a retrouvé dans les cassettes familiales.
Donc – notez que là on s’avance avec vigueur vers la fin – nous avons, et je vous invite à en faire l’expérience vous-même, deux époques radiophoniques qui se superposent dans cette expérience : le récit égocentré avec les commentaires platounets sur le grand-père made in 2019, et les extraits de l’ACR made in 1987 de Thierry Lamireau où le grand-père, linguiste excentrique et pharmacien de profession, se fait appeler Isidore III. Nous eussions préféré, à l’aise Raoul, une nouvelle diffusion de l’ACR, c’eût été plus agréable.
La mixture 2019, outre la couche de propos creux  (à l'exception de ceux de Thierry Lamireau) surajoutée, est emplâtrée de musiques niaises à l’eau de rose, vous savez du genre des deux notes de pianos qui se répètent vaguement et qui créent de l’émotion au même titre que le début du générique des Feux de l’amour ou des tapis de musiques formatées que vous entendez dans les reportages tévé.
Conclusion : écoutons les deux minutes des Matins promis au début. Nous sommes d’accord, au niveau construction, ce billet part un peu en vrille, mais peut-être que ça change de l’ordinaire. Un peu de surprise ne fait pas de mal, ça nous change des Matins. Et voilà, zut, j’ai fait une transition alors que je voulais pas. Vous effacerez ce paragraphe de votre mémoire sitôt lu, ça devrait pas trop vous demander d’effort.

Les Matins de ce matin.
« Nationalisme autoritaire : le danger à droite de l’Etat, Anne Applebaum est l’invitée des Matins »
Anne Applebaum est là pour présenter son dernier livre, et elle ne manquera pas une occasion de s’y référer, business is in the wallet. Tout du moins c'est ce que nous pourrions imaginer avant écoute.
Imaginons. Si ces Matins étaient vraiment un océan de vide, ce qu’ils ne sont pas, il y aurait ceci :
- Guillaume-time-is-money (Seven to Nine only) demanderait pourquoi alors que le populisme gagne du terrain, il a pas gagné aux Zuèssa cette année. Pourquoi comment Trump Donald J. a-t-il perdu dans la loose ?
- L’invitée répondrait que c’est parce que les Démocrates se sont bien démerdés, qu’ils ont trouvé le bon candidat, celui qui pouvait gagner et la preuve c’est qu’il a gagné. Biden a parlé des vrais problèmes et apporte les vraies solutions comme le marabout de la rue d’Italie.
Il a apaisé la colère, il a déclivé les clivages. Pour la pandémie, c’étaient que les démocrates et seulement eux qui avaient la solution dans leurs valoches. Mais faudra voir c’est pas sûr, faudra voir, l’avenir n’est pas écrit tant qu’il n’est pas dans le présent.
- Guillaume-il-est-huit-heures-presque-quarante-cinq reprendrait la mano pour demander si c’est Joe Biden qui a gagné ou si c’est Donald J. qui a perdu. 
- L’invitée dirait sans hésiter que c’est une difficult couaichtionne. Y’a beaucoup de gens qui aiment la gestion du Coronabidule par Trump, y’a beaucoup de gens qui aiment la gestion de la crise du Coronamachin par Biden, mais p’t'être que ça n’a pas joué pour les élections, l’invitée dirait qu’elle n’en saurait rien, parce que la kouèchtionne est difficult.
Elle enchaînerait par une contradiction, car quand on a rien à dire, c’est le risque à prendre : le fait que Trump incite à la désobéissance l’a « sans doute » aidé, mais de l’autre c’est son côté disruptif (mot à la mode casé !) qui a joué contre lui.
Et puis pour se couvrir et éviter de trop se mouiller elle terminerait par dire que « d’une certaine façon » Joe Biden a gagné parce que peut-être des gens ont voté pour lui, et que ce qu’il est finalement, un vieux briscard qui tourne en politique depuis cinquante ans, a plu. Sans ça il n’aurait sans doute pas gagné.
S’ensuivrait des constats tout aussi platinou sur la situation en Pologne où la gestion de la crise a été calamiteuse, ce qui a rendu, on ne sait pourquoi, le gouvernement en place impopulaire...

Mais, non ! Stop ! Non, ce n’est pas ainsi que cela s’est passé, des Matins aussi creux ce n’est pas digne de France Culture, j’ai tout inventé, je l’avoue.
N’en parlons plus.*


*Après vérification, il semblerait que je n’aie rien inventé, mais j’ai pas fait exprès, c’est eux qui m’ont copié. Confère « Nationalisme autoritaire : le danger à droite de l’Etat, Anne Applebaum est l’invitée des Matins », 38ème à 42ème mn.

Philaunet 

Philaunet
Admin

1019
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France Culture : médiocrité du français, politisation des présentations - Sam 12 Juin 2021, 08:54

Dans L'Invité(e) des Matins , le 11/06, Guillaume Erner recevait François Sureau écrivain, poète, membre de l’académie française.

Le descriptif, ses intertitres et ses citations :  

"De l'utilité de l'Académie française et de la littérature". François Sureau dit "L’Académie ça ne sert à rien, mais elle le fait très bien."

L'Académie réalise, entre autres, avec les linguistes qui sont attachés à l'institution, un dictionnaire. Ce dernier ne doit pas être souvent consulté par les employés de France Culture... Le Bescherelle non plus. Dans le descriptif, on lit en effet : "L'individu reconnut coupable"...

Le début de la phrase est : "L'individu reconnut coupable d'avoir tenté de gifler Emmanuel Macron". L'intertitre, censé résumer le propos de F. Sureau,  écrit par une personne de France Culture, est le suivant : "La gifle des humiliés à Macron". Cela rappelle quelques réactions de politiciens dont on sait que FC partage l'idéologie, mais cela correspond-il à ce que dit Sureau, qui est d'ailleurs une extrapolation hasardeuse ?

"Je trouve ça évidemment navrant mais c’est l’ensemble qui l’est. Le pays est devenu d’une moitié la République de la gifle et de l’autre la République du Spritz où les ministres en terrasse nous expliquent que l'apéritif est ce qui fait notre nation. Un mélange du ressentiment, souvent justifié, des gens et la platitude du gouvernement.

L’important est de réfléchir à ce qui l’a conduit là. C’est une disparition de la politique. On ne gifle pas le chef de l’État quand il y a un État. Nos mythes fondateurs sont des mythes violents : la Terreur, la Commune, la Bastille, … En France, l’acte violent ne fait pas l'objet d’une réprobation radicale. On a l'impression que la politique se dissout dans la communication et donc la frontière entre la politique sacrée et la vie quotidienne s’est tenue.
" Langue française : F. Sureau dit "cette frontière s'atténue"... (16'40 à 16'50).

Nulle part F. Sureau ne parle de "La gifle des humiliés à Macron", cela aurait été très étonnant de sa part.

Toute la séquence se trouve de 13'39'' à 16'55 où l'on note la modification des propos de F. Sureau qui dit, par exemple, "la platitude des gouvernants" et non "la platitude du gouvernement". Chacun appréciera la différence.

Curly 

Curly

1020
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La liberté, c'est bien 1/2 - Sam 12 Juin 2021, 13:57

Les Matins avec François Sureau , effectivement une occasion de plus pour brasser de l’actu brûlante.
La poésie n’a rien à foutre ici, la Ligne Générale de la direction de la chaîne est claire.  
Non pas que l’invité n’ait rien à dire, mais il se retrouve dans une matinale d’actu où l’on va surtout lui demander son ressenti face aux derniers évènements qui ont secoué l’actu.
François Sureau ou un autre, tant qu'on peut causer d'actu...

Autre élément capital de la Ligne Gé : tout est politique, mais pas politique au sens large, celui où l’on s’intéresse à l’organisation de notre société, non, mais celui où l’on clive où l’on oppose pour faire monter l’audimat, où l’on constate que tout fout l’camp et que c’est la faute à … (complétez les pointillés en fonction de votre orientation politique).
La poésie, comme l’art de manière générale, doit changer la société, et la Ligne n’envisage jamais autrement son approche de l’art. Enfin, si, il y a la Sainte Promo.

« La gifle des humiliés à Macron »
Dans le descriptif des Matins, cette phrase n’interroge pas, elle prend ouvertement parti. Elle n'est même pas entre guillemets.
De toute façon nous ne sommes pas à une sortie de route près. Dans un rendez-vous de la Médiatrice récent, la directrice de la station nous sortait une blague de derrière les fagots : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11646-11.03.2021-ITEMA_22599630-2021C16530S0070.mp3" debut="00:10" fin="0:30"]
Oui, « elle nous rassure » la directrice, sa position à droite de la passeuse de plats n’est « que géographique ». Ah ah ah. La déontologie, elle s’en tape, elle s’assied dessus, elle s’en tamponne !
Elle s’exprime en tant que directrice d’une chaîne publique. Mais WTF, on est entre nous, là !

Les Matins reçoivent donc un écrivain mais les questions fusent sur l’actu. Dans un billet précédent, il fut noté la tendance à la déformation des propos tenus afin de mieux marcher sur la Ligne.  En fait, pas tant déformés que ça. Et même, certains propos de type conversation de comptoir n'ont pas été reproduits sur le site.

L’entretien de 42 mn se découpe comme suit :
- Apollinaire, promo first. Première question de Guillaume le Spécialiste « C’est votre ami Apollinaire ? ». Il se mouille pas Guillaume le Sociologue, la littérature, c’est pas son rayon, vaut mieux poser une vaste question, que l’invité se démerde avec, de toute façon il est en promo il trouvera bien de quoi remplir.
Mais de littérature nous n’aurons que nenni que dalle, du niet au cube. Apollinaire et l’Académie française. Un truc directement au poil en rapport avec l’invité.
Apollinaire et MOI, voilà la réponse. C’est de toute façon le thème du livre en promo. Au programme, quelques citations balancées à la volée pour faire le kéké, et quelques éléments de bio.
- Nous sommes à 3’25’’ de l’entretien, fin de la partie Apollinaire. Guillaume-l’Homme-Pressé a expédié vite fait la partie chiante, il devra y revenir un peu à la fin mais bon presque rien. Il va maintenant se donner tout entier à l’actu. Donc d’abord l’entrée de l’invité à l’Académie française. Déroulage de bio de l’invité à partie de cette super question : « Vous y êtes rentré, pourquoi ? »
L’avocat/écrivain s’emballe et balance, toujours à la volée, que les institutions ne servent à rien. Guillaume-pas-Apollinaire n’en attendait pas tant, c’est même trop, alors il tique un peu, parce que ça fait un peu beauf sur les bords cette remarque. François Sureau le sent, alors il corrige « elles ne servent pas au point où elles devraient servir ».
Eh vous avez vu comme en même pas 5mn on a basculé dans la discussion de comptoir, mine de rien ?
Ce n’est pas une gaffe, une bévue, non, c’est la Ligne Générale en action.
Bifurcation sur l’académicien Max Gallo, sur l’Histoire de France.
- Généralité sur « les rapports à l’écriture et à la lecture ». Et à la 10ème mn mesdames et messieurs, Guillaume le Populaire aborde un nouveau sujet d’actu, le succès d’Arsène Lupin. Eh, tout le monde en parle, alors faut y aller, alors fonce, fonce, fonce, Guillaume-il-est-sept-heures-je-sais-plus-quoi-j’en-ai-marre !
Et vous savez quoi ? L’invité les a lus ! Quand il était en seconde et en première ! Mais notez-le bande d’abrutis, notez-le !
- 13ème mn : la gifle de la semaine, enfin ! 13 mn pour en arriver là, comme ce fut long !
La question du journaliste de base : « La gifle, qu’en pensez-vous ? », Ah il est allé la chercher loin cette question Guillaume-l’Original.
- 17ème mn, Guillaume-l’organisé recentre le débat, il rappelle que l’invité est là pour Apollinaire, ou plutôt pour vendre son livre de chez Gallimard, et non pour dégoiser des généralités sur la société française. Alors on va causer Apollinaire, mais dans 20 mn parce que là tout de suite c’est le journal de 8h.

… 20 mn et des poussières plus tard…
- Après avoir rappelé nickel comme il faut les références du livre, Guillaume-minute-maid nous fait comprendre sans détour qu’il en a rien à cirer d’Apollinaire, et ceci malgré son joli prénom, car il enchaîne direct les références du livre avec la situation au Mali, sur laquelle il attend des commentaires éclairés de spécialiste. François Sureau n’a pas d’avis, il refuse de se lancer dans un sujet qu’il ne maîtrise pas. Merdouille de merdouille doit penser Guillaume-honni-soit-qui-Mali-pense, sans qu’il pense une

                                                                                                                                                                                                                                ...à suivre...



Dernière édition par Curly le Dim 13 Juin 2021, 21:02, édité 1 fois

Curly 

Curly

1021
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La liberté, c'est bien 2/2 - Dim 13 Juin 2021, 09:44

[suite de La liberté, c'est bien 1/2]

seule seconde à le couper pour passer à autre chose parce que l’invité génial a l’idée de génie de basculer en Afghanistan, qu’il maîtrise un chouilla mieux. Yessssssss de yesssssss doit penser Guillaume-le-roi-de-l’Afrique, c’est bon quand même.
- Autre sujet d’actu, la nasse pendant les manif’, condamnée par le Conseil d’État. Alors l’invité, il est pour ou contre ? Pour ceux qui sont contre ? Contre ceux qui sont pour ? Devinez !
- Après 10mn d’actu politique, Guillaume-le-cultureux se souvient qu’il devait se coltiner un machin sur Apollinaire. Il serait temps, l’entretien tire plus vers sa fin que vers son début. Il nous avait promis une archive exceptionnelle, la voice of Apollinaire, la vraie, alors la voici ! Tadadam !
Les Matins de France Cucure sont allés chercher loin, très loin, comme un bohémien, par la Nature… Ils sont allés chercher cette archive loin (très) sur YouTube. « Le pont Mirabeau » de et par l’auteur, vous le trouvez partout on the net, mais maintenant vous l’avez aussi dans les Matins de la Tuture.
Retour en studio, Guillaume-il-est-bientôt-neuf-heures a sorti la question pointue de son chapeau de même qualité : « Votre réaction, François Sureau ? »
Eh bien deux choses : la lecture est atroce & c’est quand même Apollinaire, alors on projette toute sa bio dans cette lecture, et c’est émouvant quoi merde.
- Au bout de 2mn de rappel de bio, on arrive à un autre point crucial, parce que la bio c’est bien joli, mais là ça commence à bien faire, revenons à l’aujourd’hui : le féminisme. Apo était féministe avant l’heure. C’est dingue le nombre de féministes avant l’heure qu’il y a eu dans l’Histoire !
Il y a « un côté féministe hard » chez Apo. C’est visible à l’œil nu dans son œuvre.
- Bon passons à la partie « love story », sa relation avec Lou. Un petit commentaire littéraire, « ça a donné lieu à l’un des plus beaux poèmes écrits par un soldat ». Nouvelle citation. Ah... « C’est indépassable ». Récitée à deux cents à l'heure juste pour briller devant le micro, c'est sûr que cette poésie est indépassable, nous sommes tous prêts à l'admettre.
C’est le syndrome de Luchini, qui consiste à jouer au kéké en nous jetant des citations dans la gueule pour ajouter juste après que c’est beau mais que c'est beau ! Si vous compreniez vous les manants qui m'écoutez, vous comprendriez comme c'est beau !
- Alors autre passage tarte à la crème : la modernité, avec la poésie sans ponctuation. Comme pour l’archive de tout à l’heure, la nette impression d’être dans une pastille d’Apollinaire pour les nuls, où l’on nous débite des infos ultra rabâchées partout en nous faisant croire que c’est de l’exceptionnel. Parce que pour dire ce qui est dit, pas besoin d'inviter François Sureau, suffit de lire un digest de wikibidule et pis voilà.
Mais pas de soucis, y'en a juste pour deux/trois mn, et encore.
- Guillaume-la-boussole-des-Matins ne perd pas le nord, il sent qu’il faut relancer la macchina avec un leitmotiv martelé à coups de pilon sur la chaîne de la tuture obsédée par les chiffres : la poésie, ça s’vend pas trop.
Ajoutons-y donc un peu de cul et de « rapport au monde », formule passe-partout en vide de sens, puisque nous sommes tous en rapport avec le monde, nous vivons tous dans notre époque.
Ça nous fait une belle gambette.
C’est vrai !
Sachez que le monde de la Belle Époque était un monde complexe. Mais nous croyions que la complexitude était l’apanage de notre présent de l’aujourd’hui ! On nous aurait menti ? Le monde du passé nous aurait donc copié ?
Nous avons presque parcouru toute la Ligne Générale : féminisme, modernité, complexité, Gallimard.
- Il reste 5mn. Au programme, l’évocation express de Lytton Stratchey, et la conclusion : l’invité est un homme libre ! Libre de partir en roue libre.
Un homme libre qui nous livre des considérations générales sur notre société actuelle : la fièvre des commémorations.
La liberté s’exprime librement : ras le bol des commémorations, débaptisons les places, déboulonnons les statues !
Il en a « par dessus la tête comme tout le monde ». Allez ! Tournée générale !
Il veut déboulonner, mais attention, il n’est pas comme la basse plèbe, « pas pour les mêmes raisons », lui c’est pour des raisons esthétiques et idéologiques. L’idéologie envahit notre espace de vie et ça commence à bien faire. Ça suffit la propagande et la politique !
Il n’en peut plus qu’on nous dise quoi dire quoi faire. Quoi !
« La République nous sermonne » commence-t-il à sermonner, et chantonner aussi, dans un élan de colère. Et France Cucure, elle nous sermonne pas à longueur de journée ? Il sait où qu’il cause l’académicien ? Sur la chaîne des sermons, des « il faut » et du « repensage de sociétés dans le bon sens, le mien ».
Ouais ! Arrêtons de commémorer !
Aïe aïe aïe, l’invité s’emballe un peu. Qu'est-ce qu'ils ont mis dans son café ?
Il faut multi-conclure, car dans les Matins, il y a de la place pour plein de conclusions. Donc il faut, c'est évident, remplacer ces commémorations par d’autres : « nous avons oublié ce qu’il y a à commémorer dans notre Histoire, c’est que les institutions sont là pour nous aider »
- Il faut encore conclure, alors l'invité va tartiner quelques vagues machins sur la liberté, de type que la liberté s’accompagne de l’égalité. Comme il manque cinq minutes, pas le temps de caser la fraternité.
Là-dessus, transition magistrale de Guillaume-le-transitoire qui nous amène vers une autre conclusion : « Juste en conclusion, Apollinaire aimait beaucoup son époque, c’était pas la même que la nôtre aussi, c’est peut-être c’qui explique cet amour immodéré qu’il avait d’sa modernité à lui ».
La réponse est tout aussi grandiose : oui Apo aimait la modernité de son aujourd’hui à lui, il allait voir voler les petits avions, c’était super choupinette. Et malgré le passage de la Grande Guerre, il est resté cubiste dans l’âme, « et ça c’est une leçon exceptionnelle. » Il reste à voir comment il l'a passée, la Grande Guerre, mais c'est une autre histoire qu'il n'est pas souhaitable d'aborder là tout de suite, ça ferait bousculade de conclusions en fin de matinale et y'a plus de place.
Sur ce tournoiement d’idées, Guillaume-il-est-bientôt-neuf-heures rappelle le titre et l’éditeur de l’œuvre avant de jeter dans l’arène ses chroniqueurs de l’extrême qui vont nous parler de foot et de solitude en solitaire.

Le titre des Matins, indigne d’un stagiaire - même en boucherie charcuterie - était « Du droit à la poésie : la liberté, une passion fleuve. » Un titre à la coule.
L’après-midi du même jour, poésie avec Shakespeare – promo Gallimard again -
« Eloge du renversement et trouble dans le genre : aujourd'hui, Shakespeare en poète subversif. »
...genre...subversif…
...l’art de matraquer les mêmes mots à longueur de temps sur tous les sujets pour les vider de leur sens.

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