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La Fiction à France Culture    Page 34 sur 34

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Curly 


331
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L'étranger d'après Albert Camus, réalisation Christine-Bernard Sugy - le Dim 21 Juin 2020, 22:19

La bonne surprise du mois de juin, la nouvelle diffusion d'un feuilleton de 2002.
La réalisation est riche. Elle superpose narrateurs et temporalités. Meursault est incarné ponctuellement par Albert Camus que l'on entend brièvement en ouverture de certains épisodes, et par Jean-Michel Dupuy.
Le réalisme de la bande son, enregistrée au Maroc, donne encore plus de force notamment à la longue scène qui aboutit au meurtre, moment magistral qui chevauche le cinquième et sixième épisode.
Bande son enrichie des commentaires musicaux de la contrebassiste de jazz Hélène Labarrière.
Derrière la voix intérieure du narrateur défilent les retours en arrière, et la réalisation, à travers cette profondeur de champ sonore, met en avant que l’étranger, Meursault, est aussi un étranger pour lui-même, ce qui nous emmène au-delà de la présentation scolaire de France Culture, qui préfère s’en tenir au classique et désormais éternel « interroger la société ».


Le roman de Camus a été lu par son auteur en 1954 pour l’émission de François-Régis Bastide «Lecture du soir ». Ce sont des extraits de cet enregistrement qui sont utilisés dans le feuilleton.


L'étranger d'après Albert Camus, feuilleton en 10 épisodes - décembre 2002

Adaptation : David Zane Mairowitz et Nicole Marmet
Réalisation : Christine Bernard-Sugy

Avec : Jean Michel Dupuis (Meursault), Daniel Laloux (Salamano), Constance Dollé (Marie), Jean Claude Leguay (Raymond Sintès), Guillaume de Tonquedec (l'avocat), Christian Pereira (Le juge d'instruction),Patrice Melennec (Masson), Philippe Magnan (le procureur), Philippe Houriet (le président de la cour), Eric Caruso (l'aumônier), Paul Rieger (Thomas Perez)...

Musique originale et contrebasse Hélène Labarrière
Bruitage Bertrand Amiel
Prise de son, montage, mixage : Marie-Thérèse Ferrand et Marie Dominique Bougault
Assistante à la réalisation : Anne Depelchin

Philaunet En ligne

Philaunet
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332
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''Genousie'' de René de Obaldia - le Lun 29 Juin 2020, 15:15

Sous le titre "Comment se remonter le moral en une leçon"
Curly(http://regardfc.1fr1.net/t849p130-vu-sur-le-site-et-dans-les-programmes-de-franceculture-fr#33037) a écrit: (...) il paraît nécessaire de se requinquer en compagnie de René de Obaldia. De toute urgence.

a) Bénédiction Urbi et Orbi , radio-réalité dans l'aéroport d'Orbi truffée d'idées de haute tenue, comme celle de la vie d'une jeune fille commentée comme un match de football, et Jean Passe...
b) Le général inconnu avec Claude Piéplu
c) Apprentissage d'une nouvelle langue avec Génousie .

Distributions royales, mises en onde de choc (Jean-Jacques Vierne, Alain Trutat, José Pivin).
Génousie , c'est fait. Quelle joie d'écoute ! Et nous sommes en... 1957 ? Une créativité de tous les diables, des interprétations à se pâmer, des effets sonores surprenants.  

Une nouvelle diffusion de 2019 rétablissait le nom correct de la pièce "Genousie" sans accent.

Et puis qui voilà mentionnée à l'improvisation à la guitare en fin de générique ?  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-05.09.2016-ITEMA_21066948-0.mp3" debut="58:42" fin="60:49"]

Mildred Clary, la grande Mildred, dont la rediffusion "Beethoven, l'âme singulière" de 1995 se poursuit enfin en ce mois de juin ("Beethoven, l'âme singulière" : Vienne 1810 , par Mildred Clary).
La Genousie est un pays imaginaire d’où vient la splendide nouvelle femme du célèbre Hassingor, écrivain. Elle ne parle presque que le genousien, ce qui est évidemment est [sic] propice aux malentendus et aux fantasmes les plus variés…
Cette comédie est la première pièce de théâtre de René de Obaldia. Elle fut créée à la radio en 1957.

Réalisation Alain Trutat.
Avec : Maurice Escande (Hassingor), Jean Marie Serreau (Dr de Suff), Ludmilla Hols (Mme de Suff), Sophie Mallet (Mme Jonathan), Michel Etcheverry (Jonathan), André Thorent (le professeur Vivier), Jacques Hilling (le domestique), Jacques Dufilho, (le fantôme), Mildred Clary (guitare), Silvia Monfort (Irène Hassingor), Pierre Pernet (Christian Garcia), Madeleine Lambert (madame de Tubéreuse)
*******************

Récapitulatif hebdomadaire : 20 contributions du du lundi 22 au dimanche 28 juin 2020 (semaine 26)

Philaunet En ligne

Philaunet
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333
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''Le règne de l'os, c'est schloss'' - le Mar 30 Juin 2020, 22:04

Toujours et encore sous le titre programmatique "Comment se remonter le moral en une leçon"
Curly(http://regardfc.1fr1.net/t849p130-vu-sur-le-site-et-dans-les-programmes-de-franceculture-fr#33037) a écrit: (...) il paraît nécessaire de se requinquer en compagnie de René de Obaldia. De toute urgence.

a) Bénédiction Urbi et Orbi , radio-réalité dans l'aéroport d'Orbi truffée d'idées de haute tenue, comme celle de la vie d'une jeune fille commentée comme un match de football, et Jean Passe...
b) Le général inconnu avec Claude Piéplu
c) Apprentissage d'une nouvelle langue avec Génousie .

Distributions royales, mises en onde de choc (Jean-Jacques Vierne, Alain Trutat, José Pivin).
Le général inconnu (1ère diffusion : 08/07/1973), c'est fait également.

Texte comique,  numéros d'acteur qui mettent en transe, bruitage aux petits oignons : qui ne rit pas aux larmes et ne se confond pas en admiration est insensible. Claude Piéplu en très grand acteur, Jeannine Berdin [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-15.02.2016-ITEMA_20913711-0.mp3" debut="04:33" fin="09:30"], Suzelle Goffre  et la voix de Roger Brette (orthographe sous réserve). Réalisation José Pivin.

Résumé

Extrait de la fin de la pièce La tirade d’Achille dans Le Général Inconnu de René de Obaldia

*******************

Récapitulatif hebdomadaire : 20 contributions du du lundi 22 au dimanche 28 juin 2020 (semaine 26)

Philaunet En ligne

Philaunet
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334
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Urbi et orbi (René de OBALDIA a 102 ans) - le Mer 01 Juil 2020, 20:26

"Comment se remonter le moral en une leçon", ou plutôt en trois leçons :
Curly(http://regardfc.1fr1.net/t849p130-vu-sur-le-site-et-dans-les-programmes-de-franceculture-fr#33037) a écrit: (...) il paraît nécessaire de se requinquer en compagnie de René de Obaldia. De toute urgence.

a) Bénédiction Urbi et Orbi , radio-réalité dans l'aéroport d'Orbi truffée d'idées de haute tenue, comme celle de la vie d'une jeune fille commentée comme un match de football, et Jean Passe...
b) Le général inconnu avec Claude Piéplu
c) Apprentissage d'une nouvelle langue avec Génousie .

Distributions royales, mises en onde de choc (Jean-Jacques Vierne, Alain Trutat, José Pivin).
"Urbi et Orbi", c'est aussi fait. Très distrayante pièce radiophonique dont le montage littéraire rappelle la composition "en miettes" du texte de Georges Perec, "La vie mode d'emploi". Plusieurs moments de bravoure, la vie d'Olga comme un match, la pièce de théâtre retransmise à la radio ou autre mise en abyme l'émission de "radio-vérité" qui espionne les paroles des voyageurs à l'aéroport... d'Orbi ou encore le poème écrit et déclamé par un voyageur catholique. On ne s'ennuie pas une seconde et l'on se prend à se demander pourquoi France Culture ne peut plus de nos jours produire des créations inventives et drôles.

*************

Le théâtre radiophonique de René de Obaldia ou la radio comme outil idéal au service des avant-gardes [Susanne Becker Automne 2015] passionnante sur le genre du radio-drame.

Extrait (l'intrigue de la pièce) : "Le radio-drame Urbi et Orbi diffère des pièces précédentes en ce que bruit et musique ne sont plus ici des entités d’une valeur artistique auto­nome, mais plutôt l’accompagnement d’une action tout à fait réaliste. La pièce constitue une tentative de radio dans la radio et peut être considérée comme une réflexion sur ce moyen de communication. Un dimanche après-midi un vieillard est assis seul dans sa chambre devant son poste de radio. Incapable de se concentrer sur une seule émission, il tourne le bouton – le sifflement des ondes le trahit – et saute entre plusieurs programmes : les informations catastrophiques, la retransmission de la pièce théâtrale du dimanche, la retransmission d’une sorte de match de football traitant la vie et la mort d’une jeune femme, la retransmission d’une cérémonie religieuse durant laquelle le Pape donne sa fameuse bénédiction, l’émission La Vérité en miettes qui se déroule à l’aéroport d’Orbi et pour laquelle des microphones ont été cachés pour capter les conversations des voyageurs et passants. "

Le site de l'Académie française René de OBALDIA

Curly 

Curly

335
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Le crime d'Orcival - Le mystère de la chambre jaune - le Sam 15 Aoû 2020, 12:44

Le crime d’Orcival d’après Émile Gaboriau, feuilleton en 18 épisodes (13 août au 1er septembre 1984)
adaptation Henri Weitzmann – réalisation Jeanne Rollin-Weisz
bruitages Dominique Aubert, Frédéric Antoine
avec Gérard Lartigau, Marie-Hélène Breillat, François Marthouret, Helène Sielka, Emmanuelle Weisz, Yves Fabrice, Bruno Balp, Bernard Flore, Fred Personne, Charles Marosi, Léon Lesacq, Jacques Maire, Jean Coste, Christian Zanetti, Serge Grand, Jean Coste, Christian Zanetti, Jean-Jacques Steen, Jacques Brylant, Jacques Charby, Raoul Guillet, Mario Santini, Josette Boulva, Nathanièle Benchimoun, Françoise Jacquet, Daniel Tarrare, Didier Conti, Philippe Bardy, Jean-Daniel Pernet, Michel Paulin, Berthe Chernel, Hervé Colombel, Patrick Gallais, Jean Péméja, Colette Ripert, Georges Beauvilliers, Alain Christie, Pierre-Yves Demonceaux.
Les voix malicieuses du générique : Nadia Barentin & Claude Nicot

L’inspecteur Lecoq est l’ancêtre d’enquêteurs de type Sherlock Holmes. Il apparaît ici aussi, surtout dans les derniers épisodes, comme un policier au charisme inspiré de celui de Vidocq.
Les enquêtes de l’inspecteur, ou commissaire, Lecoq ont été aussi adaptées à la fin des années 50 dans les Maîtres du mystère, Le crime d’Orcival ayant été laborieusement comprimé en une dramatique d’une quarantaine de minutes en 1960.
En 18 épisodes, l’intrigue respire avec aisance, et la radio permet d’étaler sur plusieurs épisodes des conversations entre deux ou trois personnages. Dialogues argumentatifs, expositions d’hypothèses, ces longues discussions au coin du feu agrémentées de cigares et d’alcools prennent ici le temps de se développer amplement.
Le récit du juge de paix Plantat, qui va aider Lecoq dans son enquête, est l’occasion d’un immense retour en arrière de plus de deux heures (un peu plus de 4 épisodes).
La réalisation est particulièrement chargée. Outre l’utilisation abondante des bruitages, des dialogues se superposent, les personnages commentant en arrière plan les propos tenus au premier plan.
L’emploi de la musique, essentiellement celle du Carnaval des animaux de Saint-Saëns, sert de commentaire à l’action, avec toutefois quelques ratés, comme dans le premier épisode, où la découverte du crime est ponctuée toutes les trente secondes, parfois moins, de l’ouverture du Carnaval. Cette surcharge ressemble au départ à un effet de distanciation par rapport à l’horreur de la scène du crime, puis à un canular où l’on se demande s’il n’y a pas eu d’erreur de manipulation durant le montage. L’attention de l’auditeur est mal captée par la musique, et la scène de carnage tombe à plat.
Par contre, les résumés et les génériques dits par Claude Nicot, accompagné de Nadia Barentin, sont un régal. Chaque épisode se termine par un distique interrogatif :
« Que va dire Jenny à l’ami d’Hector ?
Sauvrezy sera-t-il fixé sur son sort ? »

Les trois derniers épisodes, compte tenu du retour des moulinades socios/popos/écos, ne seront diffusés que dans les Nuits, ce qui ne présente aucun inconvénient particulier puisque l’ensemble du feuilleton est déjà disponible en podcast. Alors à quoi sert la diffusion en flux dans l’après-midi, si c’est pour planter les auditeurs au moment du dénouement ?

Le mystère de la chambre jaune , d’après Gaston Leroux, adaptation de Philippe Derrez, réalisation Jean-Jacques Vierne (25 épisodes, 1er août au 2 septembre 1983)
avec Philippe Nicaud – Rouletabille
Philippe Derrez – Sainclair
Michel Ruhl – Darzac
François Maistre – Frédéric Larsan
André Weber – le père Jacques
Évelyne Séléna – Mathilde Stangerson
André Valmy – le professeur Stangerson
Roger Carel – le juge d’instruction De Marquet
Yves Peneau – Maleine
Philippe Clay – Sir Rance
Serge Sauvion – le père Mathieu
Gabriel Gobin – Monsieur Bernier
Anne Alexandre – Madame Bernier
Claude Piéplu – le Président Rocoux…
Dans la même veine, mais plus sobre dans sa réalisation. Là aussi, l’une des spécificités de la radio est de permettre des conversations très longues entre deux personnages dans un même lieu sans jamais ennuyer.
Ce sont des méandres des différents raisonnements des enquêteurs (Rouletabille, Larsan, et le superficiel juge De Marquet) qu’il s’agit, d’une action criminelle qui va être décortiquée dans ses moindres détails.
Un feuilleton de grande classe. A suivre avec Le parfum de la dame en noir  ?

Pour finir,  dans la grande série La défaite de la culture :
Un mag’ cultrurel a pondu un articulet sur la série, où est faite cette seule et unique observation :
« Le son du générique craque un peu, et les voix de Philippe Nicaud et Philippe Derrez, à la diction claire et au ton parfois docte, sont joliment évocatrices d’une autre époque. »
Une ambiguité : « une autre époque » = celle de Rouletabille, ou celle où France Cultrure faisait de la radio culturelle, celle où la diction était claire ?
Et que signifie « au ton parfois docte », expression à connotation franchement péjorative  ? Parce que parfois il est pas docte ?
Et puis quelle suffisance pour sous-entendre que c’est une vieillerie radiophonique, car il faut avant tout défendre les brassages de vides actuels.
L'une des seules choses que remarque la préposée au cirage, c'est que les musiques viennent de microsillons et que « ça craque un peu ».
C’est un peu comme si on résumait les films de Charlot au fait que c’est en noir et blanc mais que c’est sympa quand même, c'est « évocateur d’une autre époque ».

masterkey 

masterkey
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336
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Le parfum de la dame en noir - le Lun 24 Aoû 2020, 12:51

Curly(http://regardfc.1fr1.net/t452p330-la-fiction-a-france-culture#35937) a écrit:
Le mystère de la chambre jaune , d’après Gaston Leroux, adaptation de Philippe Derrez, réalisation Jean-Jacques Vierne (25 épisodes, 1er août au 2 septembre 1983)
avec Philippe Nicaud – Rouletabille
Philippe Derrez – Sainclair
Michel Ruhl – Darzac
François Maistre – Frédéric Larsan
André Weber – le père Jacques
Évelyne Séléna – Mathilde Stangerson
André Valmy – le professeur Stangerson
Roger Carel – le juge d’instruction De Marquet
Yves Peneau – Maleine
Philippe Clay – Sir Rance
Serge Sauvion – le père Mathieu
Gabriel Gobin – Monsieur Bernier
Anne Alexandre – Madame Bernier
Claude Piéplu – le Président Rocoux…
Dans la même veine, mais plus sobre dans sa réalisation. Là aussi, l’une des spécificités de la radio est de permettre des conversations très longues entre deux personnages dans un même lieu sans jamais ennuyer.
Ce sont des méandres des différents raisonnements des enquêteurs (Rouletabille, Larsan, et le superficiel juge De Marquet) qu’il s’agit, d’une action criminelle qui va être décortiquée dans ses moindres détails.
Un feuilleton de grande classe. A suivre avec Le parfum de la dame en noir  ?

Les impatients et les allergiques au problème de l'arrêt pourront trouver ici une archive zip contenant une captation sur cassette audio (par le collectionneur 3runo, qu'il en soit loué) du Parfum de la dame en noir, réalisé l'année suivante avec les mêmes acteurs.

http://www.regardfc.com

Philaunet En ligne

Philaunet
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337
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Re: La Fiction à France Culture - le Jeu 17 Sep 2020, 08:57

On sent que ça va être créatif, poétique, fantaisiste, bref, d'une folle originalité...

La Fiction à France Culture - Page 34 Scre1456

****************
Et pendant ce temps-là : Eat the Buddha by Barbara Demick BBC 4 [14-18/09/2020]

La Fiction à France Culture - Page 34 Scre1457
Barbara Demick tells Tibet's modern history through the lives of Ngaba's inhabitants, from the last princess of the region, to ordinary townspeople and its monks, creating an illuminating portrait of what life is like for today's Tibetans who struggle to maintain their identity in the face of one of the most powerful countries in the world.

Barbara Demick raconte l'histoire moderne du Tibet à travers la vie des habitants de Ngaba, de la dernière princesse de la région aux simples citadins et à ses moines, créant ainsi un portrait éclairant de la vie des Tibétains d'aujourd'hui qui luttent pour maintenir leur identité face à l'un des pays les plus puissants du monde.

Trad. DeepL

Curly 

Curly

338
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Encore un message que la médiatrice qui coupe le segment en son milieu jetterait à la corbeille... - le Jeu 08 Oct 2020, 18:25

L’équipe fiction de France Culture ne se donne plus la peine d’aller chercher des auteurs plus ou moins confirmés. Grâce aux efficaces « appels à projets », les auteurs viennent tout seuls. Viennent en tout cas les auteurs qui ont répondu à l’appel, qui ne vont pas coûter cher au niveau du porte-monnaie, et qui sont agréés par la Ligne Générale de la Direction qui pilote le tout, refusant de déléguer, refusant d’avoir à supporter un projet qui basculerait au-delà de la Ligne : tout doit dire quelque chose de notre époque d'aujourd'hui, doit faire écho aux problèmes actuels et cela doit être bien bassiné, bien appuyé, que le plus neuneu des auditeurs comprenne bien. Surtout ne jamais faire confiance à l'intelligence des auditeurs, qui, s'ils réfléchissaient deux minutes, seraient capables de se rendre compte qu'ils écoutent une fumisterie.
Dans le bilan comptable, forcément comptable, de l’année précédente, le communiqué qui nous informe du caractère génial et révolutionnaire de la fiction sur cette antenne , qui depuis la rentrée ne ressemble à rien (les redif’ se ramassent bien, mais à la pelle), le seul argument qui souligne la qualité du projet est le nombre de téléchargements.
Avec ce raisonnement, il est évident que les prime de TF1 sont les programmes les plus inventifs qui soient.
Les fictions de l’année dernière ont brillé par leur manque d’imagination et leur interprétation bancale. La qualité technique : à fond les manettes pour le mixage, il faut qu’on entende le moindre mouvement de glotte de chaque acteur.

« ces podcasts de fiction française salués par la critique ont su renouveler le genre de la création radiophonique avec plus de 3 921 500 téléchargements. » S’ensuit une ribambelle de chiffres qui ont valeur d’argument.
Or, je fais partie de ces millions, et je fais partie aussi de ceux qui ont téléchargé, écouté le début et balancé le tout à la corbeille parce que faut pas pousser.
Renouveler le genre de la création radiophonique : de la poudre aux yeux alors que chacun sait que la création radiophonique n'a jamais été aussi à la ramasse. C’est la misère qu’on masque à coup de com’.
Ces fictions sont de pâles décalques des séries télés en vogue, les rebondissements sont téléphonés, les dialogues ressemblent à un croisement de « Plus belle la vie » et du naphtaliné « Inspecteur Derrick », et l’interprétation aussi déprimée que déprimante. La fiction radiophonique a été un genre foisonnant et inventif, et des auteurs, parfois prestigieux (Sarraute, Obaldia, Dubillard, Beckett…) ont écrit spécifiquement pour la radio des pièces que les auditeurs qui les ont entendues ne sont pas près d’oublier. La direction actuelle, en ne diffusant quasiment plus de fictions issues des archives de l’INA dans les nuits comme ailleurs, tente de faire croire qu’avant elle c’était le néant radiophonique alors qu’il s’agit plutôt de l’inverse.  La cancel culture dans toute sa splendeur.

Pour les fictions nouvelles multi-podcastées, reste à expliquer en quoi le genre a été renouvelé : ce qu’aucun article du site de la station-service-cultturre n’a été pour l’instant capable de détailler plus avant. En dehors des chiffres, vous pouvez toujours courir, ou plutôt faire confiance à vos propres oreilles, votre propre intelligence.
Les médias partenaires, en dehors d’une critique enthousiaste de quelques lignes alignant les clichés les plus éculés, reprenant les éléments de langage soufflés très fort par la direction agitée de la station-service-cultture, inutile de compter sur eux sinon pour pondre de maigres publi-comptes-rendus de quelques lignes.
Ces médias qui rendent compte de fictions radiophoniques ne sont pas très nombreux, et sont des partenaires de la station, qui ne disent jamais de mal de rien du tout : « tout va bien et surtout, rendez-nous la pareille » est en substance le résumé de ces critiques dithyrambiques.

Curly 

Curly

339
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Les palmes de François Pérache - le Mar 20 Oct 2020, 10:03

Le palmes de François Pérache
Réalisation : Cédric Aussir
Conseillère littéraire : Céline Geoffroy
Avec : Caroline Piette, Henri  Alexandre , Blanche Cluzet, Gauthier Baillot, Luc Tremblais, Marine Behar, Yan Tassin, Caroline Arrouas, Philippe Dusigne, Lucia Sanchez, Nathalie Lacroix, Mathilde Hennegrave, Julie Quesnay , Carine Goron, Alexandre Bierry, Maelys Ricordeau 
Bruitage : Elodie Fiat
Enregistrement, montage et mixage : Claire Levasseur, Emilie Couet
Assistante à la réalisation : Sophie Pierre


Pas de chance pour cette contre-programmation, mais si France Culture s’occupait moins de l’actualité (il existe France Inter, France Info, RFI...) et plus de culture radiophonique, cette dramatique originale aurait pu être un peu plus légitimement mise en avant par la station.
La dramatique est enregistrée en studio, ce qui est devenu chose de plus en plus rare. En public, l’auditeur se retrouve dans la salle, avec les bruits du public, et non dans le décor de l’histoire.
François Pérache s’est fait une spécialité de la critique caustique de milieux institutionnels. Le régal est qu’ici l’auteur ratisse les clichés sur l’Éducation Nationale, n’hésite pas à pousser le bouchon le plus loin possible. De l’humour noir, très noir, des personnages caricaturaux qui accumulent toutes les tares : le concierge pédophile, le principal homo qui ne s’assume pas, les profs dépressifs, les adjoints qui se suicident à la chaîne, et le recteur obsédé par le langage pédagogique abscons, ce qui donne une scène d’ouverture de près de 5mn digne d’un diablogue de Dubillard.
[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13026-17.10.2020-ITEMA_22457891-2020C3067E0076.mp3 " debut="00:30" fin="04:37"]

Suite à l’attentat de vendredi, certaines répliques grincent encore plus...
La fin est de toute beauté, la chute atroce et drôle. C’est affreux, sale, méchant, et enfin on rit noir pendant une petite heure sur cette antenne par ailleurs sinistre. La dramatique résonne comme une parodie du monde vu par les programmes de débats d’actu qui inondent l’antenne.
Dès l’ouverture, la ponctuation finale du générique par un son de guimbarde vient en écho aux musiques sarcastiques de Morricone pour les westerns spaghettis.
Le rythme enlevé, les musiques, l’interprétation, rappellent ce qu’il y avait de mieux dans « 57, rue de Varenne ».
Une perle rare, très rare, sur cette antenne.

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Re: La Fiction à France Culture -

La Fiction à France Culture     Page 34 sur 34

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